Ramsay Editions

  • Le film

    Cynthia Sardou

    Louise Godwin est une jeune actrice qui à 23 ans décroche sa première nomination aux Oscars américains pour le film "Secret dans la nuit". Cette nomination lui tient beaucoup à coeur, non seulement parce que c'est l'aboutissement de sa passion et de son travail de plusieurs années, mais aussi à cause du rôle particulier qu'elle joue dans le film. Elle incarne le personnage d'une femme tourmentée, victime de la domination et de la violence de son mari. Pour attendre le verdict des Oscars, Louise est accompagnée de Kevin, son charmant agent californien.
    Mais pourquoi Kevin ne sourit pas quand la nomination de Louise est mentionnée ? Qui est cet homme qu'on rencontre souvent au fil des pages sans arriver à le cerner ? Ce que Louise ne sait pas c'est que sa vie va prendre un tournant hitchcockien. La fiction rejoint la réalité ; sa propre vie tourne au cauchemar. Contrairement au film qui l'a rendue célèbre, pourra-t-elle s'en sortir ?
    Ce roman met en scène des femmes qui marquent le monde du cinéma par leur talent et leur ténacité.

  • Le milieu règle ses comptes Nouv.

    Lorsque le Milieu règle ses comptes, il le dit rarement avec des fleurs. Ou parfois bien plus tard, lors des funérailles...
    Cet ouvrage vous raconte des affaires criminelles bien réelles dans lesquelles le Milieu est omniprésent. Aucun risque de s'endormir, l'action est présente à tous les instants, la « viande froide » est la règle commune des hommes du Milieu, et le lecteur pourra constater que la réalité dépasse de loin la fiction ! Plusieurs de ces affaires, pour les plus récentes, ont été personnellement vécues par l'auteur lors de sa carrière de flic de terrain. Il vous retrace ces moments avec un véritable cachet d'authenticité, celui qui est l'âme d'une indispensable vérité historique. Le langage est parfois cru, mais c'est celui qui était utilisé par « Messieurs les hommes » et par les poulets de cette époque.
    Un glossaire des termes argotiques et spéciaux propres à ce monde du Milieu vous permettra de vous immerger encore plus dans ces passionnantes histoires. Ces récits vous permettront de suivre, pas à pas, au fil des ans, l'évolution des moeurs et du langage, tant dans la pègre que dans la maison d'en face, celle de la Police judiciaire.

  • Ce que Camus ne m'a pas appris Nouv.

    Anne-Laure est née à Bordeaux. Chambertin vit à Saint-Étienne. Elle est juge d'instruction, il a tué un homme. Sans ses amis ni sa famille, elle s'ennuie. Il s'isole, inaccessible, indifférent et bientôt misanthrope.
    De leurs routes qui se croisent, naît une impossible rencontre. Le méprise-t-elle ? La jeune femme issue de la belle bourgeoisie peut-elle comprendre un homme qui passe tous ses samedis avec les Gilets Jaunes ? Et lui, le petit prof raté, qu'entend-il à la vie des autres, celles de sa femme, de sa maîtresse ou de la jolie juge, quand il ne cesse plus de lire Camus sans trouver les bonnes réponses ? Deux parcours et deux trajectoires jusqu'au bureau-carrefour d'un Palais de Justice où se construisent et se détruisent les destins.
    Un roman social, dans l'air du temps, où les personnages à la Houellebecq évoluent en quête d'un sens à leur existence. Entre sentiment de l'absurde et espoir d'un bonheur enfin accessible, Anne-Laure et Chambertin sont les étrangers du nouveau siècle.

  • Tout commence par une lettre au président de la République adressée par Etienne Poussergues, un élu local, magistrat à la retraite, qui lance un véritable défi au chef de l'État en lui rappelant la situation désastreuse de la justice et des prisons françaises. Étienne Poussergues est convoqué à l'Élysée pour exposer son projet de réforme. Le Président relève le défi qui lui a été lancé dans le courrier. Il charge l'élu local de formuler des propositions précises pour réformer la justice pénale.
    Pris dans l'engrenage du pouvoir, maltraité par les cabinets ministériels, Étienne joue des coudes et trouve peu à peu une place de choix qui lui permet avec son équipe de formuler un projet convainquant. Profitant de sa notoriété naissante, il initie et développe en parallèle un nouveau courant politique qui connaît un succès rapide dans le pays.
    Résistera-t-il aux pressions ? Gardera-t-il la confiance de ce Président dont il ne partage pas la plupart des idées ? Combien de temps pourra-t-il mener de front une réforme et en même temps un projet politique nouveau ?

  • Soeurs d'armes

    Chérif Zananiri

    Les peintres savent que par moment, un pinceau léger suffit pour suggérer des sentiments diffus, des tranches de vie dont ne restent que les instants singuliers. L'auteur a voulu, à la manière des peintres, narrer un moment difficile de la ville de Saint-Quentin : la période d'occupation dès 1914, puis l'évacuation de la ville, enfin sa destruction.
    Il faut imaginer que cette ville de 40 000 âmes, était considérée comme germanisée dès 1914. Les conditions de vie étaient très difficiles, avec près de 8 000 soldats et officiers installés chez l'habitant, terrorisant, affamant, emprisonnant, séquestrant, prenant des otages et mettant la ville à feu et à sang. Dans ce roman, des personnages attachants, en majorité des femmes, s'aperçoivent qu'il faut prendre en charge les affaires de la cité, organiser la résistance, faire le possible pour bouter les envahisseurs allemands hors de France. Puis, comme c'est souvent le cas, les femmes lorsqu'elles accomplissent des actes héroïques, préfèrent reprendre discrètement leur place dans la cité, sans chercher ni la reconnaissance, ni les honneurs officiels.
    Ce roman raconte leur histoire.

  • L'île aux fées Nouv.

    L'histoire de « L'île aux fées » se déroule dans la première moitié du XVIIIe siècle. Solange, une orpheline misérable, mâtinée de sorcière va échapper au triste destin promis aux autres « Solanges » anonymes du fin fond du Berry. Elle va connaître plusieurs vies singulières et une ascension fulgurante : d'abord Versailles, puis au-delà des mers, Pondichéry sous Dupleix, et l'univers esclavagiste de Port-François à Saint-Domingue.
    Cette saga est l'occasion de croiser des représentants de la société d'alors (des paysans éternels au Roi Louis XV, monarque sans caractère, en passant par les nobles, les religieux, les francs-maçons). On y rencontre aussi des personnages illustres : du jeune Voltaire plein de verve au marquis d'Argenson, ministre des Affaires étrangères aux idées de réformes vouées à l'échec.
    « L'île aux fées » est un roman historique qui puise son inspiration dans des récits de voyages, de sorcellerie et dans la littérature d'un XVIIIe siècle plein d'ombres et de lumières.

  • Clément, vétérinaire, revient en France après avoir travaillé au Congo. Il s'installe à la Limonaderie, un ensemble industriel reconverti en habitations et travaille à l'abattoir de Peyrac. Témoin de la maltraitance dont sont victimes les animaux, il s'oppose aux pratiques de l'entreprise et se fait tabasser en représaille. Mais bientôt, les responsables de ces usages brutaux disparaissent.

  • Religieuse, intrigante, femme de lettres : telles sont les trois carrières de Mme de Tencin, qui connut son heure de gloire sous la Régence puis sous Louis XV. Cette « nonne défroquée », qui fut aussi la mère du philosophe d'Alembert, a fait de sa vie un chef-d'oeuvre de dissimulation et d'intelligence. Alexandrine de Tencin qui vit le jour à Grenoble en 1682 semblait avoir son avenir tout tracé. Son frère aîné hériterait de la fortune de leurs parents tandis que ses deux soeurs et son plus jeune frère seraient élevés comme elle, dans un couvent.
    Renoncer au monde et à ses plaisirs ? Jamais ! Son ambition était trop grande de s'y faire un nom, une place, de briller dans les salons. Mais il lui fallait quitter cet habit de nonne pour triompher de la cruauté des hommes. Le jour vint où elle fut rendue à la vie civile et son entrée dans le monde fut fracassante ! Tout ce qu'elle n'avait pas connu entre les murs du couvent, elle allait le vivre, intensément ! La politique, l'ambitieuse la faisait sur l'oreiller. Elle travailla sans relâche à l'ascension de son frère dans la hiérarchie ecclésiastique ; il était bien le seul homme qu'elle eût jamais aimé. Et dans son salon littéraire, elle brillait par son esprit et sa culture.
    Cependant, du plus honteux secret qui pesait sur son nom, tout Paris se délectait. Et pour tous, Madame de Tencin demeurait « La Défroquée ».

  • Lorsque Mathilde fait le bilan de ses vingt dernières années, elle ne peut s'empêcher de vider ses poumons dans un long soupir. Elle, la hippie un brin rebelle et globe-trotteuse dans l'âme, ne se voyait pas, deux décennies plus tard, enfermée dans un bureau à répondre aux mails et au téléphone huit heures par jour, accompagnée de Chantal, sa collègue commère en chef. Le destin est parti en sucette quelque part, mais où, quand, comment ?
    Heureusement, son blog de voyage participatif est là pour lui maintenir un semblant de rêve à défaut de les vivre, car sa vie sentimentale est également en berne. L'homme idéal, elle y a renoncé depuis longtemps. C'est comme ça, le grand Amour n'existe pas. Mathilde est seule face à elle-même et navigue dans cette existence sans surprise.
    C'est sans compter sur ce message intrigant, reçu un beau jour et qui modifiera peut-être - ou pas - la donne de son chemin de vie et celui de ses rêves enfouis.

  • Au hameau de Petite-Croix, chacun, dit-on, porte sa croix : l'inimitié et le ressentiment règnent.
    Chloé, jeune fille sage, aime Guillaume en dépit de l'opposition du père de celui-ci. Il y a Marie-Quatorze, la vieille bergère, voyante ou délirante, Cavarnac l'homme puissant, Charlène, folle de son corps, son mari Carlucet et Vitus, son amant, Martial Villedieu, un peintre ayant eu son heure... Il y avait aussi Karen. On l'a retrouvée morte (et enceinte) dans la neige d'un matin de Noël. Une succession de pluies diluviennes provoque une rupture du barrage. Les villageois, cernés par les eaux, gravissent la pente de la montagne et se rassemblent dans les ruines du château de Crève-Coeur. À l'abri de cette sorte d'arche de Noé, les gens voisinent de nouveau. Ce serait peut-être l'occasion de rétablir la concorde entre toutes ces personnes que d'immémoriales rancoeurs et des malentendus séparent... Martial, le peintre, invite la communauté à une grande repentance en forme de confession publique...
    Si compatissante et généreuse, son offre sera-t-elle reçue comme il l'attendait ? Le pardon ou la haine : qui triomphera ?

  • Les soeurs Charpy

    Serge Camaille

    Sonia, Barbara, Virginie, trois soeurs aux caractères bien trempés, mais diamétralement opposés. Le jour où le destin frappe à leur porte en leur annonçant la disparition de leur père, elles se retrouvent avec un héritage bien embarrassant...
    Une ferme au coeur du Berry ! Sonia, l'aînée, ouvrière hautement qualifiée, a les idées solidement ancrées à gauche et aimerait bien transformer l'endroit en ferme pédagogique. Idée utopique de bobo de gauche, pensent les deux autres. Barbara, la cadette, avocate d'affaires et Parisienne dans l'âme, déteste la campagne et aimerait tout vendre à son agent immobilier de mari qui souhaiterait y construire le plus grand golf de la région. Pas question de vendre leur maison d'enfance, protestent les deux autres. Virginie, la benjamine, indécrottable rêveuse romantique, tient une petite librairie dans la ville voisine. Elle verrait bien la ferme devenir un gîte rural pour tous les touristes et autres randonneurs qui sillonnent les bords de l'ancien canal de Berry. Qui va le gérer ? objectent les deux autres. Dans ces conditions, laquelle des trois aura raison des deux autres ?
    Ce seront quelques secrets bien enfouis qui finiront par réunir les soeurs Charpy après quelques manigances qu'elles tourneront à leur avantage.

  • Animus

    Jean-Baptiste Ferrero

    Déchiqueté par les balles des mitrailleuses allemandes, relégué dans un hôpital militaire où l'on peut cacher ce qui reste de son corps martyrisé, Pierre Tallandier acquiert le pouvoir incroyable de s'emparer du corps d'autrui. Ivre de revanche contre le monde qui lui a volé sa vie et sa jeunesse, Pierre retrouve sa liberté au prix de celle d'autrui.
    Des tranchées de la Première Guerre Mondiale aux camps de concentration nazis, il va mener une longue quête qui, d'aventure en aventure, le conduira finalement à répondre à la question qui le hante, qui nous hante tous : quel est cet inconnu en moi qui dit « Je » ?

  • De retour de la Grande Guerre, Alphonse Fragondin aide ses parents pour l'exploitation d'une métairie dans la vallée de la Dore, en Auvergne. Mais le propriétaire, sous des prétextes contestables, refuse de renouveler le bail. La mort de son père entraîne le départ d'Alphonse et de sa mère, qui entrent au service d'une marquise excentrique. Devenu riche, l'homme revient se venger.

  • Tête de paille

    Gérard Glatt

    En mars 1984, un après-midi, le père du narrateur lui annonce la mort de son frère, Daniel, qu'il n'avait pas revu depuis le mois de mai 1968. À cette époque, seize ans plus tôt, il effectuait son service militaire. C'est à l'occasion d'une permission qu'il avait appris qu'à la suite d'une colère incontrôlable, en présence des gendarmes et des pompiers appelés à la rescousse, rien moins que la force de trois ambulanciers avait été nécessaire pour maîtriser le jeune homme et le conduire dans un hôpital psychiatrique de la région parisienne. Daniel va y être interné pendant presque treize années, un tunnel sans fin, avant d'être admis, à Evry Petit-Bourg, dans une maison spécialisée pour handicapés mentaux adultes. Trois années plus tard, un cancer des poumons devait l'emporter. Il aurait eu 39 ans...
    Le narrateur, qui n'est autre que l'auteur de ce roman autobiographique raconte à sa manière, et sans pathétisme, l'histoire d'une vie brève, peuplée d'orages et de superbes éclaircies.

  • Élève, muse, amie, complice : voici ce que fut Jeanne Baudot pour Renoir pendant plus de vingt-six ans. Elle vouait au maître une admiration sans borne que la passion commune pour la nature et ses beautés exacerbait. Que de moments précieux et joyeux partagèrent-ils ! Dès son plus jeune âge, évoluant au coeur de la sphère privilégiée d'intellectuels, d'artistes et de collectionneurs parisiens de la Belle Epoque, cousine de Paul Gallimard, amie des petites Manet, de Degas, Mallarmé, Maillol, Maurice Denis, Valéry et de tant d'autres, Jeanne ne pouvait que succomber à l'appel de l'Art. La peinture l'ensorcela.
    À la lumière de Renoir tente de percer le secret de cette folle passion aux vertus rédemptrices. « Grâce à la peinture, j'ai éprouvé dans ma vie des émotions et des joies esthétiques qui m'élevèrent dans le royaume de la Beauté pure et m'immunisèrent contre tant d'atteintes terrestres. », dira-t-elle dans ses souvenirs.


  • 1967 - Île de La Réunion.
    Les cinq enfants de la famille Hoareau sont embarqués dans un avion chargé d'enfants comme eux. Pourquoi leur mère les a-t-elle forcés à partir ? Quel est donc ce papier qu'elle a signé ? À l'aéroport d'Orly, Martin s'échappe. Ses frère et soeurs, eux, sont dirigés vers le centre d'accueil de Paris pour y être « triés ». Émelie, Flora et Youli se retrouvent au foyer de Guéret, protégés par Apollina, leur soeur aînée. Dario, un jeune réunionnais se rapproche d'eux. Pourquoi insiste-t-il autant pour les aider ? Que cache-t-il ? Chaque membre de la fratrie recevra un nouveau nom avant d'être envoyé dans un lieu inconnu et différent.

    Apollina se jure de les retrouver un jour. Ce qui deviendra son obsession au fil des années. Même lorsqu'elle rencontre le bonheur avec Jean, le souvenir ne la laisse pas en paix. Elle va se battre. Mais elle n'est pas la seule. Des drames se jouent dans l'ombre. Chaque enfant suivra son propre chemin pavé d'obstacles...

  • La hache

    Alain Gerber

    Un sous-lieutenant français se trouve affecté avec trois autres soldats dans la zone occupée par l'armée d'un pays imaginaire qui pourrait être situé en Europe de l'Est, sans doute de confession orthodoxe, car il y a un pope au village. II est logé dans une ferme où habitent un fermier, sa femme et sa fille adolescente. Un crime de guerre a eu lieu dans cette région, mais on ignore quels en sont les coupables. L'officier passe son séjour entre l'ennui de cet exil, dans un lieu peu hospitalier, avec les autochtones dont il ne parle pas la langue et les soldats placés sous ses ordres avec lesquels il n'a rien de commun. Il imagine qu'un jeu de séduction s'instaure avec la jeune fille, bien vite interrompu par le père qui pour couper son bois manie une hache au fer étincelant. Peu à peu se révèle la vérité sur ce qui s'est passé dans ce village, avec la découverte d'un charnier.
    Connue toujours chez Alain Gerber, l'intrigue a moins d'importance que la psychologie extrêmement subtile des personnages, la narration jouant sur les non-dits, les ellipses, les silences. Rien n'est clairement révélé, tout est suggéré, laissant au lecteur le soin de combler les vides du récit. Tout cela servi par un style inimitable, que porte une écriture belle et limpide.

  • Mars 2019, Qui a intérêt à voir Caroline Malandain disparaître ? Battue, violée et laissée pour morte, ce sont les derniers mots de son agresseur qui lui donnent la force de rester en vie. « Le contrat est rempli », telle est la terrible réalité qu'elle découvre en entendant cette phrase. On souhaite l'éliminer, mais qui, et pourquoi ?
    Cette femme, agent d'entretien pour la société de ménage HNA, mène une vie des plus banale et ne représente une menace pour personne... Bien loin d'imaginer les dessous de ce torrent de violence, Caroline va affronter une vérité qu'elle n'est peut-être pas prête à entendre : les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être.
    Un thriller haletant, une histoire totalement inédite qui sort des sentiers battus de l'auteur, spécialiste des thrillers technologiques.

  • Deux amis, Ganymède et Calixte, partent à la découverte de pays inconnus, l'un la Phéraizie, l'autre, la Zapockie. Durant leurs séjours respectifs, ces arrière-petits-cousins des Persans de Montesquieu, ces lointains descendants du Huron de Voltaire se font part de leurs observations. Ils échangent leurs impressions, les sentiments que leur inspirent les moeurs, les coutumes, les façons de vivre de leurs hôtes. Leur étonnement, surtout, devant le constat que leur propre patrie accumule en maints domaines un retard considérable. Ainsi leur correspondance dessine-t-elle, mais en creux, le portrait d'une France dont l'image, pour surprenante qu'elle paraisse parfois, ressemble, en définitive, trait pour trait à celle que nous connaissons aujourd'hui. C'est dire que l'amertume se mêle à l'ironie. Que la satire, souvent hilarante, débouche sur une réflexion on ne peut plus sérieuse.
    Et le véritable french tacos du titre ? Celui qui en chercherait la recette dans ces pages irait au devant d'une cruelle désillusion : il est métaphorique et symbolise, à lui seul, l'état de notre civilisation, comme le lecteur pourra s'en apercevoir au fil du texte..

  • Pour Antoine Aria, vieux tragédien au chômage, la coupe est pleine. Jouer la carotte dans une publicité alimentaire est indigne de lui. Alors, quand on lui propose d'interpréter un ancien chef mafieux pour un cachet à nombreux zéros, il n'hésite pas. Seulement cette fois nous serons sur du live. Les partenaires n'auront que très peu connu le Conservatoire et les flingues seront bien réels. Une réconciliation des branches française et américaine de la «Famille» assez éloignée d'une quelconque distanciation brechtienne, qui pourra s'avérer... plutôt dangereuse.

  • Orazio

    Christophe Matho

    En septembre 2012, un éditeur est convoqué chez un notaire qui lui remet un manuscrit confié à son étude il y a très longtemps. Il s'agit d'un roman écrit par une écrivaine, célèbre à son époque, qui craignait que la postérité ne l'oublie. Elle avait donc organisé la découverte de cet ouvrage plusieurs décennies après sa mort. L'arrière-grand-père de l'éditeur, un jeune homme qui fuyait l'Italie fasciste était tombé sur une énigme qu'il avait su résoudre et qui l'avait conduit jusqu'à un autre notaire dans les années trente.
    Ce manuscrit contient un lourd secret. Ce n'est pas le hasard qui a conduit ce jeune Italien et une paysanne creusoise qu'il a rencontrée sur son chemin à résoudre cette énigme. Le cheminement de ce manuscrit à travers le temps a été soigneusement orchestré par ceux qui avaient décidé que son secret ne serait dévoilé que le moment venu.
    De la Toscane au Berry, en passant par la Corse ou Lyon, ce roman propose un périple dans la France de la première moitié du XXe siècle, mais aussi un voyage dans le temps et dans l'imaginaire de la Vallée Noire.

  • La laicite devoilee

    Marc Menant

    Assez !... Depuis des années, malmenée, dévoyée, ravalée synonyme de communautarisme, la Laïcité. Il est grand temps de lutter contre le saccage du premier fondement de notre République, grand temps de démontrer l'hérésie des concessions à l'exercice religieux dans l'espace public comme le port du voile ou du foulard et autres intrusions dans les lieux de travail, à l'école, les universités, les sphères syndicales et politiques, grand temps de confondre les sinistres fossoyeurs de la Laïcité : Laurent Joffrin, Régis Debray, Claude Askolovitch, Benoit Hamon, Nicolas Sarkozy... Dévoilons ici la Laïcité authentique dans toute sa majesté, sa force émancipatrice, remontons à ses racines et donc, aux libertins et à leur combat contre l'intolérance de la religion. Faisons rejaillir Vanini, Voltaire, Émilie du Châtelet, Diderot, Gambetta, Joséphine Backer, Élisabeth Badinter... Confrontons l'ineptie du prêchi-prêcha des femmes voilées en France au martyr de celles sous le joug de l'islam dans le monde.

  • Mais pourquoi une pétasse au volant serait plus pétasse qu'une pétasse à pied ? Parce qu'une voiture protège de tout : des autres pétasses encore plus pétasses, des hommes à petit cerveau et grosse auto, des flicaillons tatillons et des passants envahissants. Dans son cocon, la pétasse est enfin elle-même, libérée des turpitudes, c'est du moins ce qu'elle s'imagine.
    Chanteuse à tue-tête (souvent), romantique (un peu), vulgaire (parfois), maman (quand il faut) et mécano (le moins souvent possible), elle vit sa voiture et la transforme selon son humeur et sa météo personnelle. Tour à tour salon de coiffure, alcôve amoureuse, salle de concert, bureau ou bistrot avec les copines, son auto est le décor de sa vie et de ce roman qui aborde, sur un ton humoristique, des problèmes qui vont bien au-delà de l'anecdote.

  • Alors que la vie de son père ne tient plus qu'à un fil, aura-telle le temps de régler ses comptes affectifs ? En aura-t-elle le courage ? Juin 2011, les vacances se terminent. Sa mère apprend à la narratrice l'hospitalisation de son père. Le voyage de retour ne sera pas celui qu'elle avait prévu. Voilà ce chêne indestructible, qui avait promis de vivre jusqu'à 107 ans, mis K.O. Cette nouvelle donnera un air particulier à la fin des vacances. Bien qu'immobile à la place passager, les souvenirs lui reviennent et les questionnements bouillonnent dans sa tête sur le rapport étrange qu'entretient son père avec ses enfants et sa femme : Quel sentiment éprouve-t-il pour ses enfants ? Que sont-ils pour lui ? Est-il le vrai père ? Qu'est-ce qui empêche ces pères-là de dire à leurs enfants qu'ils les aiment ? Où va la conduire son introspection ? Finira-t-elle par obtenir des réponses à ses questions ? Le père et sa fille se trouveront-ils ?
    Le rythme de l'histoire est à deux vitesses : entre l'envie de rejoindre rapidement sa famille et le besoin de s'arrêter et regarder en arrière pour comprendre ce qui cloche chez ce père énigmatique. D'un côté la réalité du paysage qui défile, de l'autre les souvenirs de vie qui jalonnent l'itinéraire. Et puis, les coïncidences, les fulgurances, les odeurs, les chants, les jours heureux et tous les autres...

empty