• Antonio José Bolivar Proaño est le seul à pouvoir chasser le félin tueur d´hommes. Il connaît la forêt amazonienne, il respecte les animaux qui la peuplent, il a vécu avec les Indiens Shuars et il accepte le duel avec le fauve. Mais Antonio José Bolivar a découvert sur le tard l´antidote au redoutable venin de la vieillesse : il sait lire, et il a une passion pour les romans qui parlent d´amour, le vrai, celui qui fait souffrir. Partagé entre la chasse et sa passion pour les romans, le vieux nous entraîne dans ce livre plein de charme dont le souvenir ne nous quitte plus.

  • Jeune diplômé désargenté, Satyacharan accepte un poste de régisseur aux confins du Bihar, dans le nord est de l'Inde. Quittant Calcutta, ce Bengali raffiné et mondain est bientôt fasciné par l'exubérance de la faune et de la flore et par la diversité des habitants de ce vaste domaine forestier.

    L'illustre roi des Santals garde ses vaches à l'ombre d'un banyan sacré, Yugalprasad embellit la jungle en y plantant de nouvelles espèces, Dhaturiya préfère danser sans manger plutôt que travailler aux champs...
    Satyacharan sait qu'il est le dernier témoin d'un formidable écosystème ; il doit pourtant en orchestrer la disparition. Son rapport au monde en sera à jamais bouleversé.

  • Je les revois dans la brume épaisse de l'aube, pendant la saison des pluies. Ce n'étaient que des femmes. Elles arrivaient silencieusement dans une longue pirogue de bois et accostaient un peu à l'écart de l'embarcadère. Deux ou trois rameuses restaient dans le bateau pendant qu'une dizaine d'autres descendaient sur la terre ferme. Elles étaient toutes nues, la peau presque noire avec des reflets rouges, leurs longs cheveux couvrant leurs parties intimes. Elles se promenaient d'un pas souple dans les rues avec leurs petites filles. Elles avaient l'air de savoir exactement où elles allaient.

    On raconte qu'au xvie siècle, des conquistadors espagnols ont affronté une armée de femmes semblables à celles de leurs récits mythologiques, qui leur inspira le nom de cette région : « Amazonie » . On raconte aussi qu'un peuple féminin, les Icamiabas, y a longtemps vécu à l'écart des hommes. Les femmes qui se racontent dans ce livre doivent une grande part de leur combativité à ces guerrières qui n'ont peut-être jamais existé - ou qui existent peut-être encore.

    Nina Almberg réalise des reportages et des documentaires notamment pour Arte radio, France Culture et la RTS. La Dernière Amazone est son premier livre publié.

    Nina Almberg aime les récits faisant dialoguer le passé et le présent, les archives et les destins de femmes. Diplômée d'un master en histoire contemporaine et d'un autre en réalisation documentaire, elle réalise des documentaires historiques et politiques pour France culture et Arte radio.
    En Amazonie, elle rencontre de nombreuses femmes avec le projet de réaliser une série de reportages sur les féministes brésiliennes. Son documentaire forme la matière première de ce livre.

  • Un hommage à l'esprit de résistance jivaro contre toute politique d'assimilation.On les appelle Jivaros. Ils préfèrent se dénommer Achuar, les Gens du Palmier d'eau. Isolés dans la jungle de Haute-Amazonie, aux confins de l'Equateur et du Pérou, cette tribu légendaire fut protégée durant des siècles de l'incursion des Blancs par son inquiétante réputation de chasseurs de têtes. Plus qu'une condition de leur indépendance, la guerre est pour ces Indiens une vertu cardinale ; elle donne du prestige, renforce la solidarité, raffermit l'identité ethnique et permet le renouvellement rituel des âmes. Grâce à elle, les Achuar sont encore plusieurs milliers, fiers de leurs traditions et farouchement attachés à leur mode de vie. Ce livre est une chronique de leur découverte et un hommage à leur résistance.L'auteur y relate au quotidien les étapes d'une intimité affective et intellectuelle croissante avec ce peuple dont il a partagé l'existence pendant près de trois années comme anthropologue. Tableau des temps ordinaires comme des événements tragiques, ce récit évoque aussi un apprentissage initiatique mené à l'écoute des mythes et des chants magiques, de l'interprétation des rêves et de l'enseignement des chamans. Une pensée riche et poétique s'en dégage, bouleversant nos conceptions de la connaissance, du sentiment religieux et des rapports à la nature. Des fondements de la violence collective à la logique de la sorcellerie, des principes de l'autorité politique à la définition de l'identité culturelle, de la philosophie de l'échange à l'intelligence de l'environnement, ce témoignage exceptionnel sur une manière libre, et presque oubliée, de vivre la condition humaine tire d'une expérience singulière un enseignement pour le temps présent.

  • - 13%


    « J'ai des choses à dire à mes enfants... »
    Invité par la forêt amazonienne à lui prêter sa plume, Laurent Huguelit nous fait découvrir l'enseignement de ce grand esprit que les peuples indigènes appellent « Madre » - la Mère.

    Présentation
    C'est lors d'un séjour en Amazonie que l'auteur a été désigné porte-parole de la grande forêt par l'esprit de la mère de toutes les mères en personne. Conformément au contrat spirituel qui s'est lié au sein de cette matrice végétale, Laurent Huguelit a mis sur papier les paroles, les visions, les impressions et les anecdotes que la forêt lui a demandé d'exprimer. C'est un enseignement prodigué par la nature qui nous est livré dans ces pages, un pèlerinage au coeur de la grande famille du vivant. On y croise, tour à tour, l'arbre ancestral, la clarté de la conscience, la compassion, les chamanes et leurs chants de guérison - mais également, parce que tout doit être connu, les affres de l'obscurité. Avec Mère, l'intention de la forêt est de rétablir le lien sacré qui relie l'humanité à la planète Terre, pour qu'une nouvelle conscience puisse émerger - et pour que les enfants de la forêt retrouvent celle qui les a vu naître et grandir. Pour qu'ils la respectent, la préservent et l'aiment.

    L'auteur
    Chamane suisse et pratiquant bouddhiste formé aux traditions de différentes cultures comme aux techniques modernes développées en Occident, Laurent Huguelit est le fondateur de L'Outre-Monde, un centre de pratiques chamaniques. Il est aussi membre de la Faculté des enseignants de la FSS (Foundation for Shamanic Studies, créée par l'anthropologue Michael Harner) pour les pays francophones d'Europe.
    Auteur de Les Huit Circuits de conscience et co-auteur de Le Chamane & le Psy, Laurent Huguelit a également préfacé La Voie du chamane, Caverne et Cosmos et Chamanes célestes, publiés chez Mama Éditions.

  • - 27%

    Cet ouvrage est double : il est écrit par deux auteurs, l'anthropologue Jeremy Narby et le chamane amazonien Rafael Chanchari Pizuri, sur deux plantes, le tabac et l'ayahuasca, sous deux angles différents, le savoir indigène et la science. Deux éclairages visionnaires et complémentaires sur les « plantes maîtresses ».


    Présentation

    Pour le monde occidental, le tabac est une plante dangereuse et mortifère. Or les peuples indigènes, qui l'utilisent dans sa forme la plus pure, la voient comme une plante enseignante et guérisseuse.

    Quant à l'ayahuasca, elle suscite à la fois l'intérêt de ceux qui la considèrent comme un remède puissant contre nombre de maux mais aussi la méfiance de ceux qui l'associent à un hallucinogène dangereux. Mais qu'en est t-il vraiment ?

    Ce livre réunit, à propos de ces deux plantes puissantes sud-américaines, deux systèmes de savoirs : l'expertise d'un chamane amazonien et les connaissances scientifiques d'un anthropologue.

    Avec une écriture claire et accessible, cet ouvrage permet au lecteur d'accéder à des savoirs complémentaires et de tirer ses propres conclusions.

  • Chez les Indiens Zapiros, gare à celui qui ne trouve pas les mots pour se défendre ! C'est le cas du jeune Tarir qui se fait traiter de mangeur de capincho, la pire des insultes chez les Zapiros, et qui encaisse en silence. Grave erreur. Ne rien dire, c'est laisser la rumeur se répandre, la calomnie s'abattre sur lui et son clan. Tarir devient alors un paria. Il doit fuir s'il ne veut pas mourir. Il peut aller mendier comme tant d'autres indiens à Los Blancos ou rejoindre les meurtriers, les sacrilèges dans la forêt du Pays mort...

  • Il existe une région du monde où les femmes ont toujours joué un rôle majeur : l'Amazonie. Ce sont elles en effet qui ont fait resurgir le glorieux passé de ce territoire vaste de sept millions de kilomètres carrés, révélant les connaissances en ingénierie et le savoir scientifique exceptionnel des tribus de la forêt.  L'auteur, archéologue lui-même et grand spécialiste de l'Amazonie, offre une galerie de portraits de ces pionnières. Nourri de leurs toutes dernières recherches, l'ouvrage aborde une diversité de thèmes, de l'art rupestre à l'architecture amérindienne, en passant par les géoglyphes d'Amazonie occidentale, le traitement des défunts et la pêche précolombienne.  Grâce à la plume alerte de Stéphen Rostain (auteur d'Amazonie. Les 12 travaux des civilisations précolombiennes, 2017), Amazonie, l'archéologie au féminin  met en valeur de nombreuses facettes méconnues de l'Amazonie et de celles qui les ont révélées.  

  • Illustré de douze gravures de l'auteur
    Quelle mouche a bien pu piquer l'honorable M. Biard, peintre de son état, fêté à Paris, de s'aller exiler au lointain Brésil ? La curiosité, le goût de l'aventure, le désir d'offrir à sa palette de nouveaux horizons ? Tout cela sans doute. Et peut-être aussi le besoin de s'éprouver : d'accéder à soi-même par le dur et sûr moyen de la souffrance assumée.
    Le voici donc embarqué pour la haute Amazonie, escorté de l'inquiétant Polycarpe, un Indien malencontreusement « civilisé » dont l'âme est partagée entre deux sentiments contraires : l'envie irrépressible d'assassiner son maître et la crainte de se faire pincer. Mais les artistes ont la tête dure et savent faire face aux dangers, lesquels sont ici à chaque tournant.
    Auguste Biard (1798-1882) est né à Lyon où il s'est formé à la peinture. De retour d'Orient il s'installe à Paris où il connaît un certain succès à la cour du roi Louis-Philippe. Sa femme, la belle Léonie d'Aunet avec qui il voyage beaucoup, devient la coqueluche du Tout-Paris et la maîtresse de Victor Hugo. Le couple se sépare et Auguste Biard repart alors au Brésil notamment d'où il rapportera ce récit plein d'esprit et d'humour publié pour la première fois en 1862.

  • Description du livre Rio de Janeiro, Recife ou S ã o Paulo ? Le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon moderne et indispensable de votre voyage au Brésil.

    °Initiation à la langue : 21 leçons de brésilien °Les p

  • Un moine sort de la clôture pour prendre la défense du pape qui veut abattre les murs. Rompant le silence, c'est un cri d'alerte qu'il lance : l'Église sera selon François ou se défera ! Un guide contemplatif et pratique pour répondre au plus grand défi historique depuis 2000 ans.
    Comment opérer la " révolution systémique " que beaucoup attendent pour que l'Église soit aujourd'hui à hauteur d'Évangile ? Au fondement de la théologie, remettre l'amour comme tendresse, don et sacrifice, plutôt que comme vérité et pouvoirs. À cette lumière revoir en profondeur la signification et la pratique des espaces majeurs du catholicisme classique : la " messe " et le " prêtre ". Ce faisant, rejoindre les intuitions essentielles de Vatican II, que le pape François reprend avec la force prophétique dont témoigne le récent Synode pour l'Amazonie, puissante esquisse de " l'Église autrement ".
    Une réflexion sans concession. Un guide de résistance et de libération.

  • En cinquante ans et bientôt soixante-dix films, Werner Herzog a battu mille records et échappé autant de fois à la mort. Il est le seul cinéaste de l'histoire à avoir tourné sur les sept continents. Signes de vie et Grizzly Man, Aguirre, la colère de Dieu et Bad Lieutenant : Escale à La Nouvelle-Orléans : l'immensité de son oeuvre éclaire le cinéma moderne. De préhistoires en apocalypses, de traversées du désert en retours triomphaux, l'itinéraire qu'il a tracé est unique. Comment ressaisir celui-ci dans sa totalité ? Et comment épouser les continuités et les évolutions du voyant, de l'écrivain, du marcheur que Herzog est aussi ? En allant non pas film à film mais période par période, idée par idée : pas à pas.

  • Cet essai est né d'une rencontre avec des chefs indiens d'Amazonie. Que pensons-nous qu'ils ne pensent pas ? Que savent-ils que nous ignorons ? La science nous sauvera-t-elle, et son progrès n'est-il qu'heureux ? Ou bien est-elle devenue la cause de toutes sortes de méfaits ? Ces questions suscitent des débats d'autant plus vifs que les « accidents » se multiplient (nucléaire, dérèglement climatique, vache folle...). Pour Étienne Klein, c'est la question même du projet politique de la cité qui se trouve là posée.
    Galilée et Descartes sont ceux qui ont préparé l'avènement de la science moderne. Mais en mathématisant la nature, la science a instauré une hiérarchie que seul l'Occident reconnaît, avec l'homme en haut de l'échelle, et, réduits au rang d'entités utilitaires, les plantes, les arbres, les animaux...
    Cette conception a rendu possible l'exploitation de la nature. En un demi-siècle à peine, nous sommes passés d'un régime où science et technique étaient liées par de complexes rapports à l'empire d'une vaste technoscience, qui vise la seule efficacité. Cette efficacité n'est-elle pas en train de se retourner contre nous ? Allons-nous liquider la science au motif d'un mauvais usage du monde ?

  • Invitée d'honneur d'une manifestation écologiste à Portland, bien que n'aimant guère les mondanités, Esther, jeune militante de La Ligue Verte accepte de s'y rendre. Elle souhaite ainsi remercier ceux qui lui font confiance.
    Quand le commando lourdement armé pénètre dans la salle au beau milieu de son intervention, Esther devine le piège qui vient de se refermer sur elle. Elle va payer pour ce qu'elle a commis dix ans plus tôt sur le site de l'Harp, en Alaska. Emprisonnée dans un cachot sordide, privée de lumière, privée de tout contact et affaiblie, elle n'est plus la fière guerrière d'antan. Le colonel Powel tient sa vengeance.
    Il ignore qu'à Nantes, de l'autre côté de l'Atlantique, une fillette de dix ans se prépare à porter secours à Esther. Il ignore que l'enfant porte dans ses gènes le secret d'une légende millénaire, un secret préservé par la plus ancienne tribu amazonienne que la Terre ait portée.
    Parce qu'elle s'appelait Alizéa,
    Parce qu'elle est la fille d'Esther, la petite soeur du vent.

  • Pour Akiloe, le jeune indien Wayana qui se baigne dans le fleuve, au coeur d'une réserve dans la forêt amazonienne, l'univers des blancs ne s'exprime qu'à travers la voix du transistor de radio Paramaribo ou dans les reflets d'aluminium des ustensiles de cuisine qui s'empilent comme des totems divins sous les "carbets", ces fragiles habitations des Indiens de Guyane. Son avenir semble dicté par l'esprit des arbres et du fleuve, par le "souffle de la forêt". Passer de l'âge de pierre à celui d'Ariane en assimilant la culture républicaine devient alors un parcours initiatique d'une singulière complexité dont le jeune Indien triomphe peu à peu. Le parcours original d'un enfant qui sera formé par une jeune institutrice à l'âme de missionnaire, adopté par un réfugié polonais restaurateur et physicien, avant de s'élever vers le ciel : Akiloë sera sauteur à la perche avant de passer toutes les épreuves pour devenir astronaute. Jusqu'au jour où il s'envolera enfin pour l'espace, porté par le souffle de la forêt. Quels effets "l'éducation occidentale" peuvent produire sur un enfant surdoué, fort imaginatif, dont la culture originelle n'a pas été définitivement fixée par l'expérience ? Tel est le thème de ce roman nourri d'émotion où les éléments du savoir sont soumis au filtre d'une sensualité native, celle d'un habitant de la forêt. Philippe Curval a su trouver la fraîcheur inventive de l'imagination indienne pour écrire une fable cruelle et magique, celle des tribus amazoniennes face à l'invasion de la civilisation blanche, dans le décor déconcertant d'une Guyane confrontée à l'oubli d'un passé peu glorieux, à ses contradictions économiques, sociales, raciales, juste au moment où l'avenir spatial s'affirme sur son territoire.

  • Júlio Santana, bon chasseur et bon tireur dans son Amazonie natale, a appris la profession de tueur à gages à 17 ans avec son oncle qui lui assure que, s'il récite dix Ave Maria et vingt Pater Noster après chaque meurtre, il n'ira pas en enfer.
    Il note soigneusement sur un cahier d'écolier le nom des victimes, le nom des commanditaires, la date et le lieu du crime, ce qui lui a permis de compter 492 personnes au long de 35 années de carrière.
    Júlio raconte ses drames, ses rêves, ses faiblesses. C'est un homme sensible, un bon fils, un mari aimant et un père affectueux.
    Il a pour commanditaires l'armée, des maris jaloux ou des pères vengeurs, des grands propriétaires terriens qui éliminent des syndicalistes ou des "sans terre'.

    Pour la première fois, un reportage raconte, avec un grand talent littéraire, la vie surprenante d'un homme que tout destinait à être un pêcheur comme son père et son grand-père, mais qui est devenu le plus grand tueur professionnel connu au monde.

  • La vie d'un cinéaste bouleversée par le chant d'un chamane amazonienPropulsé par son métier aux quatre coins d'une planète tourmentée, plongé dans le désarroi par un projet d'adoption difficile, Jacques Dochamps voit sa vie basculer et ses certitudes s'effondrer. C'est en plein coeur de l'Amazonie, où il s'est rendu pour tourner un documentaire sur les Kichwas de Sarayaku, que l'espoir renaît en lui. Le chant secret du vieux chaman de ce peuple qui résiste à la déforestation le bouleverse. Grâce aux " perruches du soleil ", il découvre les pouvoirs cachés de celui qui se réconcilie avec sa nature et son destin.
    À l'heure où les enjeux climatiques pèsent sur le futur de la planète et de l'humanité, Jacques et le peuple de Sarayaku nous inspirent pour imaginer un Nouveau Monde, celui de la paix et d'une fraternité réinventée avec le Vivant.


  • Éditorial

    Synode sur l'Amazonie : un modèle pour l'Église - François Euvé


    International

    Turquie : les ressorts de la crise - Dorothée Schmid
    Les nouvelles routes de la soie - Jean-Pierre Cabestan


    Société

    La virilité en partage - Mariette Darrigrand
    L'homme est-il le seul animal moral ? - Entretien avec Alain Prochiantz
    Le visage de l'animal - Laurence Devillairs


    Religion

    La fécondité dans la Bible - Marion Muller-Colard
    Les rivalités entre Moscou et Constantinople - Céline Marangé


    Culture

    Un peintre jésuite à la cour de Chine - Hsiyun Ho

    Sans oublier les chroniques, expos, films, livres...

  • Le naturaliste

    Alissa York

    Naviguer sur le Rio Negro et l'Amazone. Faire escale dans les villages de tribus indiennes. Pénétrer dans la jungle. Une expédition peu commune en cette année 1867. Walter Ash, naturaliste chevronné, l'a pourtant projetée juste avant de mourir. Iris, sa femme, belle et déterminée, et son fils Paul décident de mener à bien ce projet, accompagnés d'une jeune dame de compagnie, Rachel. Malgré leurs robes encombrantes, les deux femmes affrontent sans ciller les rudes conditions de l'expédition, l'obstacle de la langue étrangère, le déroutant face-à-face avec les animaux. Au fil des jours, elles se débarrassent de leurs corsets, au propre comme au figuré, goûtant une liberté que la société leur interdit. Quant à Paul, issu d'un premier mariage de son père avec une Indienne d'Amazonie, le retour à sa famille d'origine va demander un long temps d'adaptation. Chaque personnage sortira transformé de ce voyage au plus près des origines...

  • Cet ouvrage est le fruit de l´une des premières « expertises collégiales » coordonnées par l´Institut de recherche pour le développement (IRD). Il fait le bilan des connaissances sur la présence, préoccupante, du mercure en Amazonie, sur ses effets sur l´environnement et la santé. Il se conclut par un certain nombre de recommandations opérationnelles. Il existe deux modes spécifiques de contamination humaine par le mercure : l´exposition des travailleurs de l´or (orpailleurs ou raffineurs) aux vapeurs de mercure dégagées lors des opérations d´enrichissement du minerai aurifère et de purification des lingots ; l´exposition de la population à un dérivé du mercure, le méthylmercure, principalement par la consommation de poissons eux-mêmes contaminés. Le premier mode, direct, de contamination peut entraîner des troubles de la santé du fait d´expositions prolongées et répétées. Ceux-ci concernent les voies respiratoires, le système gastro-intestinal et le système nerveux central, ce dernier pouvant être l´objet d´altérations irréversibles. Le caractère souvent clandestin et précaire des activités d´orpaillage ne favorise pas l´usage de techniques qui éviteraient ou du moins réduiraient cette contamination. La seconde forme d´exposition est beaucoup plus difficile encore à maîtriser. La méthylation du mercure, issu de l´orpaillage mais aussi contenu dans les sols à l´état « naturel », relève d´activités bactériennes dans des milieux aquatiques privés d´oxygène et riches en matière organique. L´exportation du mercure est facilitée par la déforestation - les sols dénudés favorisent sa libération - et par l´aptitude de ce métal à se complexer aux fines suspensions argilo-organiques véhiculées par les eaux. La contamination des poissons est l´étape suivante de la chaîne de transfert vers l´homme : comme, pour beaucoup de populations amazoniennes, leur consommation représente la source essentielle de protéines, elle constitue un agent d´exposition quasi quotidienne au méthylmercure dans l´ensemble de l´Amazonie et non dans les seules régions d´orpaillage. Cette imprégnation continue entraîne essentiellement l´apparition, tant chez l´adulte que chez l´enfant, d´atteintes neurologiques sévères, plus graves encore chez le foetus au moment de la formation des organes. À partir de ces constats, un certain nombre de recommandations sont avancées : la mise en place d´un observatoire amazonien de surveillance, la création d´une structure d´encadrement de l´orpaillage, l´usage généralisé d´équipements de protection contre les vapeurs de mercure, diverses mesures techniques destinées à réduire l´impact du mercure dans l´environnement, une meilleure diffusion de l´information de base sur les risques encourus, l´adoption d´habitudes alimentaires prévenant l´exposition régulière au méthylmercure, une amélioration des suivis sanitaires.

  • « Cannibale » est le premier mot à avoir traversé l'Atlantique d'ouest en est : cet ultime volume explore une Amérique qui représente pour l'anthropologie sociale un continent « à part », aux continuités et aux récurrences surprenantes. Des ethnologues ont subodoré une « idéologie panamérindienne » dans laquelle la conception de l'Autre entoure sa consommation de minutieuses structures rituelles. Du Brésil des Tupis aux Grands Lacs des Iroquois, du royaume aztèque aux civilisations andines, le thème confirme son rôle de révélateur des choix politiques primordiaux, ainsi que celui de porteur d'histoire.
    Concluant ce tour du monde sur un sujet déstabilisant la rationalité occidentale, une discussion synthétique analyse les facteurs d'émergence ou de persistance d'une anthropophagie collectivement assumée. En ressortent les motifs inavouables de son incompatibilité avec une société qui s'efforce d'exercer un contrôle massif sur les hommes : le cannibale conserve l'individualité du vaincu, non le « civilisé ».

  • Comment comprendre la pulsion touristique actuelle vers le chamanisme ? Qu'est-ce qui pousse un nombre toujours plus grand d'Occidentaux à entreprendre un voyage initiatique, à participer à cette « fièvre de l'ayahuasca » qui saisit l'Amazonie péruvienne, en absorbant cette plante psychotrope au péril de leur vie, ou du moins de leur santé mentale ?Dans cet essai très original, Jean-Loup Amselle s'intéresse moins aux récits de l'expérience de soi qu'au chamanisme comme fait culturel, économique et social. Les enjeux de cette enquête dépassent le cadre de l'Amazonie péruvienne et de ses pratiques pour interroger nos sociétés occidentales et leurs problèmes. Comment le Sud soigne-t-il le Nord ? Quels sont les fantasmes moteurs de cette « filière du chamanisme » ? Et comment le chamanisme est-il reconfiguré dans la transaction touristique ?En liaison avec le développement massif du tourisme, le chamane devient un professionnel des affaires, un entrepreneur associant les valeurs ésotériques des héritiers du New Age et de la Beat Generation avec le savoir des guérisseurs amazoniens.L'ayahuasca serait bel et bien l'un des religions actuelles des Occidentaux, avec ses risques de dérives sectaires et d'aliénation des individus.

  • Depuis le sommet de Rio de Janeiro en 1992, la diversité du vivant n´est plus l´apanage des biologistes : le concept de biodiversité envisage les relations du monde biologique avec les sociétés. La diversité se trouve en effet à présent au coeur des préoccupations de développement durable et de conservation. L´Amazonie, considérée comme une région de très grande diversité, attire depuis longtemps toutes les convoitises mais suscite désormais des inquiétudes : la nature inépuisable nous apparaît dès lors comme une biodiversité en péril. Mais, comment évaluer l´état et les transformations de la biodiversité de cette immense région ? Quels sont les effets des nombreuses politiques publiques de développement et de conservation qui s´y sont multipliées ces dernières décennies ? Cet ouvrage présente d´abord la complexité de quelques situations locales amazoniennes - des systèmes agricoles indigènes aux fronts pionniers associés à l´élevage extensif. L´imagerie satellitale permet ensuite de cartographier les dynamiques de la biodiversité végétale dans l´espace et le temps à partir d´une analyse des paysages et de l´estimation de leur complexité grâce à une démarche pluridisciplinaire (de la botanique à l´anthropologie). Les transformations des paysages et les variations concomitantes de la biodiversité sont par ailleurs mises en relation avec les politiques publiques et les actions privées. L´approche méthodologique, volontairement simple, a été élaborée avec l´ambition d´être applicable à d´autres espaces forestiers tropicaux.

  • Souvent présenté comme une activité archaïque, l'extractivisme, c'est-à-dire l'exploitation de produits forestiers à des fins commerciales, pourrait n'être que le témoignage de l'un des divers cycles économiques que le Brésil a vécus. Mais les mouvements

empty