• D'un cheval l'autre

    Bartabas

    « Il y a dans son regard de la compassion, celle des chevaux qui voient les pauvres hommes aller d'une comédie à l'autre. »

    Ils s'appellent Zingaro, Chaparro, Lautrec, Le Caravage... L'un fut sauvé in extremis de l'abattoir, un autre légué par un torero en déroute, un autre encore, racheté pour une poignée de pesetas à un maquignon véreux. Ces chevaux ont marqué la vie de Bartabas, célèbre fondateur du théâtre Zingaro. Grâce à leur complicité naturelle, il est devenu un écuyer d'exception, réalisant des prouesses qu'aucun artiste n'avait accomplies avant lui.
    Avec ce livre poignant, Bartabas nous entraîne dans les coulisses de ses spectacles et offre à ses compagnons de route leur plus beau tour de piste.

  • « Une femme, pour être en mesure d'écrire, doit avoir de l'argent et une chambre à elle ; et cela, comme vous allez le voir, ne résout en rien le grand problème de ce qu'est la vraie nature de la femme et la vraie nature de la littérature. »Virginia Woolf interroge dans cet essai incontournable toutes les constructions historiques, économiques et sociales qui, au fil des siècles, ont empêché les femmes d'écrire, de penser et de créer avec la même liberté que les hommes. Avec un regard volontairement impertinent et résolument moderne, elle mène une réflexion remarquable sur « les femmes et la littérature », et nous livre un texte féministe intemporel et nécessaire.Traduction et notes de Sophie Chiari.Préface de Lauren Bastide.

  • Le saut d'Aaron Nouv.

    Un roman qui doit être compté parmi les meilleurs livres écrits par un écrivain tchèque contemporain. "Berta croyait au pouvoir rédempteur de l'art. A travers l'art, elle cherchait ce que vous cherchez en Dieu. La vérité."
    Dans l'Europe des années vingt et trente, déchirée par la guerre et la révolution, la jeune Berta Altmann cherche sa voie en tant qu'artiste et femme indépendante. Sa quête de liberté la conduira de Vienne à l'école du Bauhaus, de Weimar à Berlin et jusqu'à Prague. La rencontre et la confrontation intellectuelle avec les artistes célèbres de son temps la poussent à s'engager dans des combats esthétiques et idéologiques à une époque où ceux-ci représentent des choix à la vie à la mort.
    C'est à travers l'objectif d'une équipe de tournage israélienne du xxie siècle que nous découvrons le destin extraordinaire de cette femme, inspiré de l'histoire réelle de Friedl Dicker-Brandeis, qui enseigna l'art aux enfants dans le camp de transit de Terezín et fut assassinée à Auschwitz. Sans le savoir, les documentaristes, aidés par la petite-fille d'une de ces enfants, libéreront la force obsédante de secrets longtemps enfouis.
    Cette fresque couvrant un siècle d'histoire de l'Europe centrale aborde avec force ce qu'il en coûte de se jeter dans l'inconnu afin d'oser s'affirmer en tant qu'individu et artiste.
    -- finaliste du prix Lidové Noviny du livre de l'année

  • L'amour au temps des scélérats Nouv.

    Une histoire d'amour dans un des lieux les plus outragés de la planète par l'intolérance religieuse, la guerre perpétuelle, la tyrannie meurtrière : le Proche-Orient.

    Tout commence quand se présente, à la frontière entre Turquie et Syrie, un étrange candidat au Jihâd, français et converti, du nom de Tammouz. Qui est-il, cet avatar du diable, aimé des chats et fâché avec son Patron ?
    Parti à la recherche de la femme qu'il a follement aimée, il rencontre sur sa route Zayélé, adepte d'une vieille religion minoritaire mais aussi Adams, pilote de drones engagé avec le Kurde Ferhat dans les forces démocratiques syriennes qui se battent contre Daesch ou encore Houda et Yassir, l'apprentie artiste et son amant, tous les deux en fuite... Des personnages authentiques, attachants et surprenants qui, dans une Syrie devenue folle, devront choisir entre conscience et survie.
    Confronté aux violences qui secouent la Syrie, Anouar Benmalek n'a peur de rien et, d'une plume acérée, nous livre, avec L'Amour au temps des scélérats, un grand roman d'amour et d'aventure, intense, efficace, tragique, drôle et universel.
    Mathématicien, auteur d'une quinzaine de livres, plusieurs fois primé, traduit dans une dizaine de langues, le romancier franco-algérien Anouar Benmalek est considéré comme « l'écrivain algérien le plus talentueux depuis Kateb Yacine ». Ses romans ont souvent été violemment attaqués dans le monde arabe par l'islamisme intégriste. Anouar Benmalek vit à Paris.
    La presse en parle
    « Art de visionnaire. » - Le Monde
    « Un Faulkner méditerranéen. » - L'Express
    « Un imaginaire romanesque exceptionnel. » - Le Magazine Littéraire
    « En vrai romancier, impitoyable dans sa relation des faits, plein de compassion envers ses personnages. » - Le Figaro

  • Edition enrichie (Introduction, notes, dossier sur l'oeuvre et bibliographie)«Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d'un jeune homme d'une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d'étranges conjectures.»
    Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce voeu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l'âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : «Chacun de nous porte en soi le ciel et l'enfer.»
    Et ce livre lui-même est double : il nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d'opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu'il parut, en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d'être un roman réaliste, tout ensemble, et un roman d'esthète - fascinants, l'un et l'autre, d'une étrangeté qui touche au fantastique. 

  • Hôtel Berlin 43 Nouv.

    Hôtel Berlin 43

    Vicki Baum

    Écrit en anglais par l'auteure exilée et scénariste à Hollywood, ce roman est publié en 1943 aux États-Unis, l'auteure le traduit en allemand ensuite et il sera publié en 1947 à Amsterdam puis dans les années 70, cette fois avec des coupes. Il paraît en France dans les années 50 à partir de la version américaine. Notre nouvelle traduction de l'anglais, fidèle au style de l'auteur, lui rend son charme et son ironie.
    1943, dans un palace à Berlin.
    Poussés par le rationnement et les bombardements, tout ce que la ville compte de diplomates, de généraux, d'hommes d'affaires ou de héros du champ de bataille se retrouvent dans ce lieu au luxe suranné, comme dans un ultime refuge. La comédie humaine se poursuit jusqu'à l'absurde, et les dignitaires fatigués cherchent les étoiles qui pourraient continuer d'entretenir leurs rêves de victoire ; au milieu de tous ces hommes brillent Tilli, une femme facile mais désargentée, et Lisa Dorn, égérie du Führer pour qui la foule envahit encore chaque soir le théâtre.
    C'est elle que va rencontrer Martin Richter, l'étudiant révolté, le téméraire opposant au régime, poursuivi par la Gestapo. Guidée par lui, elle va ouvrir les yeux sur la réalité et la barbarie du nazisme, puis l'aider dans sa folle aventure et sa fuite éperdue, jusqu'à succomber à son charme...
    Tandis que les bombes font vaciller les vieux murs, l'étau se resserre autour de cet amour naissant, symbole de liberté en ce lieu où chacun règle ses comptes et s'apprête à acquitter le prix des exactions commises pendant la guerre.
    Roman d'anticipation, le livre raconte avec un réalisme surprenant ce que personne, en Allemagne, n'aurait osé imaginer.

  • Deux artistes de deux pays et deux générations très différentes, Ken Loach et Edouard Louis, échangent sur l'art, le cinéma, la littérature et leur rôle aujourd'hui. Comment l'art peut-il, notamment, poser et repenser la question de la violence de classe ? Comment représenter les classes populaires comme ont tenté de le faire les deux auteurs du présent livre dans leur travail ? Et quel est le rôle de l'art dans un contexte politique mondial où les plus précaires se tournent vers l'extrême-droite ? Comment repenser la gauche pour défaire cette tendance, palpable tant dans la montée du Front National, que dans l'ascension de Trump, ou encore de Bolsonaro ? En confrontant leurs réflexions, et à partir de leurs oeuvres, Loach et Louis tentent de répondre à ces questions.

  • LE GRAND RETOUR DE DON MIGUEL RUIZ !

    Vous êtes sur le point de découvrir que tout ce que vous preniez pour la réalité n'est rien d'autre qu'un rôle que vous avez fort bien appris. Le moment est venu pour vous de devenir l'auteur et le metteur en scène de votre propre vie !
    Don Miguel Ruiz, auteur des Quatre Accords toltèques, revient sur le devant de la scène avec une oeuvre magistrale : un cours sur le mystère de la vie qui provoquera incontestablement en vous une révolution intérieure.
    Saviez-vous que la première habileté que nous acquérons - avant même le langage - est de jouer un rôle ? Nous sommes des interprètes nés et nous passons notre vie à parfaire notre art.
    À travers ce livre, conçu comme de véritables leçons données à l'école des mystères, don Miguel Ruiz explore le théâtre qu'est l'humanité, ainsi que le rôle joué en son sein par chacun de nous. Il nous montre que nous choisissons les rôles que nous jouons selon les situations et les personnes auxquelles nous devons faire face.

    En reconnaissant être devenus des maîtres en la matière, nous avons une chance de modifier notre comportement et d'exploiter nos talents avec lucidité. Mais surtout, nous pouvons choisir de cesser de faire semblant et de cultiver notre authenticité.

  • À la cour du roi Henri II, la princesse de Clèves, jeune mariée, craint d'aimer le duc de Nemours, dont elle est aimée. Cruellement déchirée entre son désir et son devoir, elle avoue ses sentiments à son époux, qu'elle met au désespoir. Le prince meurt bientôt, rongé par le chagrin. Mme de Clèves lui reste fidèle et s'interdit de jamais céder à sa passion pour le duc.
    Peinture d'une âme tourmentée érigée en symbole de vertu, le roman de Mme de Lafayette demeure l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature amoureuse.

    + Étude de l'oeuvre
    o explications de texte
    o points de grammaire
    o La Princesse de Clèves au cinéma
    + Parcours : « Individu, morale et société »
    o amour et morale au XVIIe siècle : la critique de la passion amoureuse
    o « J'ai un amant ! » : amour, sexualité et morale dans la littérature, du XVIIIe au XXIe siècle
    + Cahier photos
    + Sujets de bac.

  • Dans ce conte philosophique, l'auteur de la Saga de Grimr, fauve d'or 2018, traduit avec force le regard singulier que Penss porte sur le monde, aux antipodes de celui de l'humanité de ces temps préhistoriques...
    À l'aube des temps, Penss, piètre chasseur, passe ses journées à contempler la beauté de la nature. Rejeté par son clan, il est contraint à la survie en solitaire et promis à une mort certaine. Mais au printemps, il arrache à la terre son plus grand secret : tout dans le monde se déplie inéluctablement. Une nouvelle vie commence pour Penss et, il en est certain, un nouvel avenir pour l'humanité...

  • Épopée romanesque d'une incroyable intensité, chronique poignante de l'amitié masculine contemporaine, Une vie comme les autres interroge de manière saisissante nos dispositions à l'empathie et l'endurance de chacun à la souffrance, la sienne propre comme celle d'autrui.
    On y suit sur quelques dizaines d'années quatre amis de fac venus conquérir New York. Willem, l'acteur à la beauté ravageuse et ami indéfectible, JB, l'artiste peintre aussi ambitieux et talentueux qu'il peut être cruel, Malcolm, l'architecte qui attend son heure dans un prestigieux cabinet new-yorkais, et surtout Jude, le plus mystérieux d'entre eux. Au fil des années, il s'affirme comme le soleil noir de leur quatuor, celui autour duquel les relations s'approfondissent et se compliquent, cependant que leurs vies professionnelles et sociales prennent de l'ampleur.
    Révélant ici son immense talent de styliste Hanya Yanagihara redonne, avec ce texte, un souffle inattendu au grand roman épique américain.
    Traduit dans vingt-trois pays, Une vie comme les autres, lauréat du Kirkus Award et sélectionné pour le Man Booker Prize, a déjà conquis plus d'un million de lecteurs.
    Hanya Yanagihara vit à New York.

  • Parisiennes, les quatre soeurs connaissent tous les secrets de la capitale... ou presque. Mais depuis que Lisa participe à un concours lancé par son magazine préféré sur Paris, elles traquent le moindre mystère dans les rues, les musées et sur les ponts. Bientôt, Lou affiche une attitude bizarre. Cacherait-elle quelque chose, ou quelqu'un  ? Quand Laure reçoit d'étranges SMS, le doute n'est plus permis. Paris recèle de multiples secrets, qu'il leur faut vite découvrir !
     
     

  • Enchantment of ravens Nouv.

    Isobel est une jeune artiste peintre de grand talent, qui travaille pour des clients bien particuliers : les redoutables faés, des créatures immortelles capables de jeter de terribles sorts. Il y a néanmoins une chose que les faés envient terriblement aux humains : leur Art, car eux-mêmes sont incapables de tracer un trait de plume ou de faire cuire du pain sans tomber en poussière.
    Les tableaux d'Isobel sont très demandés, jusqu'à ce qu'elle reçoive la première commande exceptionnelle d'un membre de la famille royale, Corvus, le prince d'Automne. En peignant son portrait, la jeune femme fait une grave erreur : elle le représente avec dans le regard l'éclat d'un chagrin tel qu'en éprouvent seulement les mortels. En trahissant ainsi ce qui est considéré comme une faiblesse chez les Faés, elle a mis Corvus dans une position difficile, qui pourrait lui coûter la vie.
    Furieux, le prince l'oblige à le suivre jusque dans son royaume pour comparaître devant un tribunal - mais en chemin, ils vont tous deux se retrouver cernés d'ennemis, et contraints de s'en remettre l'un à l'autre pour survivre...
    « Une douce romance, qui ne manque ni d'action ni d'humour » - School Library Journal
    « Une lecture formidable » - RT Book Reviews

  • Poésies

    Stéphane Mallarmé

    Pour Mallarmé, l'expérience du réel est trop subtile et trop complexe pour être communiquée par le langage courant, l'« universel reportage ». Le poète, cédant l'initiative aux mots, permet au dire de retrouver sa virtualité par un jeu infini de correspondances. À la tradition de l'énonciation claire et directe, chère à Boileau et à ses successeurs, il oppose une poétique de l'allusion, de la suggestion et du mystère.
    Chantre de la modernité, le poète symboliste lance un défi au lecteur : en faisant appel à son imagination créatrice, c'est à lui de déchiffrer le sens du poème. Car « nommer un objet, écrit Mallarmé, c'est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème qui est faite de deviner peu à peu : le suggérer, voilà le rêve ».

  • 1995, Londres.

    Quand Sir James Harrison, un des plus grands acteurs britanniques de sa génération, meurt à l'âge vénérable de 95 ans, il laisse derrière lui une famille dévastée, mais aussi un secret si choquant qu'il pourrait faire trembler la royauté - on parle même d'un enfant caché qui changerait l'ordre de succession...
    Joanna Haslam, une jeune et ambitieuse journaliste, est chargée de couvrir les funérailles du grand acteur. Toute la jet-set mondiale semble s'être donné rendez-vous pour l'événement, mais sous les paillettes et le glamour, Joanna devine quelque chose de sombre. Une intuition confirmée quand elle apprend l'existence d'une lettre que James Harrison aurait laissée et dont le contenu fait l'objet de toutes les convoitises depuis 70 ans. Mais à mesure que Joanna lève le voile sur les mensonges qui entourent ce mystère, elle comprend qu'elle est devenue la cibles de forces cachées dans l'ombre, prêtes à tout pour protéger ce secret...
    La Lettre d'amour interdite est un roman palpitant, plein de secrets, de mensonges et de retournements, comme sait les écrire la grande Lucinda Riley.
    Lucinda Riley est née en Irlande. Après une carrière d'actrice au théâtre, au cinéma et à la télévision, elle écrit son premier roman à 24 ans. Ses livres ont depuis été traduits dans plus de trente langues et se sont vendus à vingt millions d'exemplaires dans le monde entier. Elle figure fréquemment en tête de liste des auteurs best-sellers du New York Times et du Sunday Times. Les cinq premiers tomes de sa série Les Sept soeurs se sont hissés en tête des meilleures ventes dans toute l'Europe.

  • Un homme découvre qu'il se retrouve prisonnier d'un scénario de film qu'il connaît par coeur. Arrivera-t-il à en changer l'issue ?

    Milan doit se rendre à l'évidence : tout converge. Les attaques de corbeaux qui frappent Paris, les cours de cinéma qu'il donne sur Hitchcock, la mort de son épouse, Suzanne, dans les mêmes circonstances que celle de l'institutrice des Oiseaux.
    Et cette ressemblance frappante entre Suzanne Pleshette, la comédienne du film, et la femme qu'il aime.
    C'est comme si la fiction avait ouvert une porte sur le monde réel, par laquelle les oiseaux se seraient engouffrés pour semer la terreur.
    Milan doit se rendre à l'évidence, une chance s'offre à lui. Une chance inestimable.
    Son projet est simple, invraisemblable, irrationnel : emprunter ce passage en sens inverse. Entrer dans Les Oiseaux. Puis suivre le scénario pour retrouver Suzanne...
    Après De l'autre côté du lac (Anne Carrière, 2019), Xavier Lapeyroux continue à développer un fantastique littéraire dans la lignée de Bioy Casares et Julio Cortázar.
    Dans les oiseaux est à la fois un roman palpitant et une puissante allégorie de l'homme face au destin.
    Xavier Lapeyroux a 46 ans. Il collabore au Monde diplomatique, rubrique « Littératures du monde ». Dans les oiseaux est son quatrième roman.

  • La fascination pour les oiseaux qui accompagne l'auteur depuis son enfance (une maladie qu'il appelle Birding Compulsive Disorder) est devenue un prétexte pour écrire sur l'art, la littérature, l'histoire et le cinéma. De quel oiseau-roi Mitterrand a-t-il voulu faire son dernier repas ? Quel est le lien de l'agent 007 avec l'ornithologie ? À quoi pensaient les oiseaux d'Hitchcock ? Quel effet l'amour de Jonathan Franzen pour les oiseaux a-t-il eu sur sa prose ?
    Bien entendu, l'auteur ne s'inspire pas uniquement de ses lectures ! C'est un homme de terrain et son texte est nourri de toutes ses expériences dans la nature, mais aussi en ville.
    Il y a désormais des millions de gens qui s'adonnent à l'observation des oiseaux. Pour beaucoup, c'est une passion dévorante et les cas d'agression, d'évanouissement ou de crise cardiaque ne sont pas rares sur le terrain. Lubie´nski n'a encore tabassé personne, son coeur est heureusement en bon état, mais comme son amour des oiseaux est tout aussi excessif, il affronte sans se plaindre les conditions les plus inconfortables, jusqu'à être victime de la « malédiction du bruant », un mal qui frappe les amis des oiseaux...
    Stanislaw Lubie´nski est né en 1983. Après des études en anthropologie de la culture, il a collaboré à la plupart des magazines culturels de Pologne. Auteur d'un essai historique sur l'anarchiste ukrainien Nestor Makhno (Le Pirate des steppes), il a reçu de nombreux prix pour son livre Douze pies par la queue, dont le prestigieux Nike dans la catégorie « Choix du public ». Sa passion pour les oiseaux détermine la plupart de ses voyages, mais aussi son engagement de citoyen. Il vit à Varsovie, où vient de paraître son nouvel essai : Le livre des déchets, qui traite de la gestion catastrophique de nos ordures comme d'un problème de civilisation.

  • Inavouable

    Zygmunt Miloszewski

    Une version polonaise, contemporaine et surprenante de Monuments Men !
    Zakopane, chaîne des Tatras, 26 décembre 1944. Un résistant serre contre lui un étui métallique. À ses oreilles résonnent encore les dernières instructions de l'officier nazi qui lui a confié " le plus grand secret de cette guerre "... Alors qu'il est pris dans une tempête de neige, sa formation d'alpiniste pourrait se révéler cruciale. Non loin de là, dans une auberge, un homme contemple par l'une des fenêtres la même bourrasque déchaînée. Après une ultime hésitation, il croque sa capsule de cyanure.
    Une matinée d'automne, de nos jours, à Varsovie. Chef du département de recouvrement de biens culturels rattaché au ministère des Affaires étrangères, le docteur Zofia Lorentz est convoquée par le Premier ministre : le
    Portrait de jeune homme du peintre Raphaël, tableau le plus précieux jamais perdu et recherché depuis la Seconde Guerre mondiale, vient d'être localisé. Accompagnée d'un marchand d'art cynique, d'un officier des services secrets à la retraite et d'une voleuse légendaire, Zofia s'envole pour New York, étape d'une quête contrariée qui pourrait inverser la lecture de l'Histoire et la politique internationale moderne...

  • Passing strange Nouv.

    Passing strange

    Ellen Klages

    San Francisco, 1940. Six femmes, avocate, artiste ou scientifique, choisissent d'assumer librement leurs vies et leur homosexualité dans une société dominée par les hommes.
    Elles essayent de faire plier la ville des brumes par la force de leurs désirs... ou par celle de l'ori-kami.

    Mais en science comme en magie, il y a toujours un prix à payer quand la réalité reprend ses droits.

  • Senso

    Alfred

    Il n'était pas convié. Elle ne voulait pas venir. Les voilà pourtant réunis à cette fête de mariage, dans un vieil hôtel du sud de l'Italie, entouré d'un parc immense. Leur rencontre, inattendue, est celle de deux personnages un peu à la dérive au milieu d'une fête qui ne les concerne pas. Germano et Elena s'accrochent alors l'un à l'autre et se laissent guider par leur désir mutuel de donner, le temps d'une nuit, un sens à leur vie.

  • Ces héroïnes qui peuplent mes nuits Nouv.

    Que faire à quarante ans et des poussières, célibataire, sans enfant, quand on se retrouve soudain désoeuvrée ?

    En quête d'un sens à sa vie, Mia lâche tout : son travail, son appartement, son pays, pour partir sur les traces des héroïnes dont les aventures habitent ses nuits. Elle rêve d'Alexandra David-Néel et de son courage, de l'intrépide Karen Blixen, du tour du monde de Nellie Bly.
    Alors, puisant sa force dans leurs parcours, elle nous emmène en Afrique du Sud, en Italie ou au Japon, à la rencontre de femmes qui ont défié le patriarcat et l'ordre établi, et dont les histoires ainsi liées tissent un puissant paysage de sororité.

    Éditrice et correctrice, Mia Kankimäki est passionnée par la culture japonaise depuis des années et enseigne l'ikebana (art traditionnel japonais fondé sur la composition florale). Son premier roman publié en 2015, Things that make one's heart beat faster, a reçu le prix HelMet décerné par les libraires finnois. Ces héroïnes qui peuplent mes nuits est son deuxième ouvrage.

  • Apocalypse show, quand l'Amérique s'effondre Nouv.

    Zombies, extraterrestres, holocauste nucléaire, robots androïdes, disparitions mystérieuses et virus exterminateurs sont révélateurs de la grande peur des États-Unis : la chute de la nation. Les catastrophes et le « monde d'après » hantent les séries télévisées américaines, surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001. The Walking Dead, Battlestar Galactica, The Leftovers, The 100 : ces versions du cataclysme, ces mises en scène de la survie rejouent, chacune à leur façon, l'Histoire américaine, sa violence, ses ruptures, ses conquêtes et ses frontières, et lui offrent une catharsis.
    En banalisant les images de la catastrophe, les séries post-apocalyptiques habituent les gens au spectacle du « pire », sans pour autant les confronter aux menaces réelles que connaît la Terre aujourd'hui, du réchauffement climatique aux désastres industriels. Car comme le démontre Apocalypse Show, quand l'Amérique s'effondre, les États-Unis préfèrent imaginer la fin du monde plutôt qu'envisager la fin du capitalisme.
    Anne-Lise Melquiond est l'autrice d'une thèse intitulée « Apocalypse et fin du monde dans les séries télévisées américaines ». Elle enseigne l'histoire et la géographie. Apocalypse show, quand l'Amérique s'effondre est son premier essai.

  • La langue de ma mère Nouv.

    Hospitalisée suite à une attaque cérébrale, Josée, la mère de l'auteur, perd l'usage de la parole.
    Elle souffre d'une aphasie, une perte presque totale de la capacité de s'exprimer. Désormais, elle émet des sons inintelligibles traduisant son désespoir et sa colère d'être incomprise.
    Ancienne bouchère à Saint-Nicolas, comédienne dans une troupe de théâtre amateur, elle était pourtant connue pour son sens de la repartie et son caractère bien trempé.
    La langue était son instrument principal, désormais son seul combat est de lutter pour essayer d'émettre quelques syllabes.

  • Louis Claret est un professeur vieillissant qui habite en province. Séparé de sa femme depuis quelques années, ses filles vivant désormais des vies très différentes de ce qu'il avait imaginé, il se laisse bercer par le quotidien. C'est sans réfléchir et pour remplir une soirée bien vide qu'il se rend au vernissage d'une exposition de peintures d'Alexandre Laudin - un ancien élève, jadis très effacé mais devenu une célébrité dans le monde artistique. Il ne se figure pas un seul instant à quel point ces retrouvailles avec Laudin vont bouleverser sa vie.
    La Mise à nu parle de ce qu'on laisse derrière soi, au bout du compte. Des enfants. Des amis. Des livres ou des tableaux...
    Jean-Philippe Blondel, dans une veine très personnelle, évoque avec finesse ce moment délicat où l'on commence à dresser le bilan de son existence tout en s'évertuant à poursuivre son chemin, avec un sourire bravache.
    Jean-Philippe Blondel est né en 1964. Marié, deux enfants, il enseigne l'anglais en lycée et vit près de Troyes, en Champagne-Ardennes. Il publie en littérature générale et en littérature jeunesse depuis 2003.

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