• Rick Bass a quitté sa vallée sauvage du Montana afin de rendre visite à ses mentors, disséminés à travers les États-Unis et l'Europe, pour leur cuisiner un repas raffiné, en guise de remerciement, car ces héros lui ont appris non seulement à écrire, mais aussi à vivre. C'est parfois un dernier hommage puisque le pèlerin ne reverra pas certains d'entre eux, ainsi Denis Johnson, John Berger ou Peter Matthiessen, disparus peu après.
    Sur la route et en cuisine est un exercice d'admiration, une succession de portraits intimistes et d'épisodes drôles, truculents, voire hilarants : une dinde explose chez Thomas McGuane, des chiens de prairie pestiférés hantent un camping par une nuit d'orage, Rick Bass remarque des traces de sang à l'aéroport de Londres, Joyce Carol Oates s'offusque d'être photographiée, certains dîners se transforment en d'inénarrables fiascos.

  • Le paysage de nos vallées pyrénéennes au milieu du XXe siècle, reflétait l'harmonie d'un équilibre déjà réalisé au Moyen Âge. Des champs, des prés, des granges au-dessus des villages et des pacages de haute montagne composaient une mosaïque ordonnée, conquise, et entretenue dans l'espace montagnard. À partir de cette date, cet équilibre et cette économie basculent totalement. Les jeunes quittent les vallées pour les villes. Nous assistons à la fin d'une civilisation dont les derniers acteurs voient disparaître avec nostalgie les fondements de leur vie. Adrien Castéran, dernier berger de cette longue lignée, rassemble toutes les qualités et les valeurs de ces hommes qui ont façonné la montagne, attachés à leur terre, leur troupeau et leurs amis. Originaire du Nistos, dans le piémont, il va parcourir les montagnes de la vallée d'Aure et principalement celle de Cap de Long. Ces pages retracent sa vie, dans ses montagnes et dans les plaines gasconnes lors de la transhumance d´hiver au milieu de ses brebis en liberté. Ce récit apporte un témoignage de la vie des bergers et éleveurs de la vallée et du piémont.

  • Ce livre relate l´histoire de la découverte fortuite de nombreux médicaments et, à travers ces aventures, tente de cerner le concept de sérendipité, la science des découvertes dues au hasard. Pourtant cette science est mal maîtrisée puisqu´elle fait intervenir des évènements improbables, aléatoires ou fortuits. Vu le nombre et l´importance des médicaments ainsi découverts, les auteurs font une approche empirique et passionnante des processus de recherche qui ont abouti aux découvertes de ces produits.


    Les chemins qui mènent à la découverte de médicaments ne sont pas tous gravés dans le marbre de la science ou de l´orthodoxie des procédures, loin s´en faut : un fabuleux hasard est souvent intervenu, servi par l´intuition ou l´attention de chercheurs ; l´étude et l´exploitation de ce hasard a donné naissance à la « sérendipité », science initiée par les anglo-saxons. Cet ouvrage retrace les chemins parcourus pour mener à la découverte d´une trentaine de médicaments qui ont tous en commun ce parcours original. Il en est ainsi d´histoires illustres comme celles de la découverte de la pénicilline par Fleming ou de l´insuline par Banting et Best mais aussi d´autres moins connues, révélées par l´enquête des auteurs, comme le modafinil (lutte contre le sommeil) ou la cyclosporine (greffe d´organes). La sérendipité a contribué également au renouveau de larges secteurs thérapeutiques, comme la psychiatrie dans les années 50, lorsque des médicaments comme le Largactil®, le Valium® ou les benzodiazépines ont fait leur apparition, ou la cancérologie, avec le cis-platine, la navelbine ou le taxotère. Hasard toujours présent dans ce qui a constitué l´un des éléments de la libération de la femme, la découverte de la pilule. Au-delà de la simple histoire de la découverte de nouveaux médicaments, cet ouvrage met également en exergue la persévérance de certains chercheurs comme Henri Laborit dont le nom est lié à celui du Largactil®, Frank Berger à celui de l´Equanil®, Roland Kuhn à celui de l´imipramine (Tofranil®) et Ernest Fourneau et Auguste-Louis Loubatières à celui des sulfamides antibactériens et hypoglycémiants. Ces nombreux exemples valorisent le travail des chercheurs qui, parfois au péril de leur vie comme pour Roger Althounyan (antihistaminique) ou John Cade (lithium), ont su faire triompher leurs recherches ; car comme l´affirmait Pasteur, le hasard ne favorise que des esprits préparés...

    Claude Monneret est médecin, pharmacien, et directeur de recherche émérite au CNRS ; il fut président de la Société de Chimie Thérapeutique.
    Claude Bohuon est Professeur émérite des Universités, membre de l´Académie nationale de pharmacie.

  • Le Berger, épisode 1

    Boris Akielaszek

    En d'autres temps, en d'autres lieux, vivait un berger à la destinée peu commune. Loin de l'agitation générale, il passait le plus clair de son temps dans un pré parmi ses bêtes. Ses journées étaient faites d'ensoleillement, de lecture, d'apprentissage et de magie. Sa vie s'écoulait ainsi paisiblement, jusqu'au jour où un fléau s'abattit sur le royaume des hommes. Ceux qui étaient touchés par le mal que l'on nommait la Grisaille n'étaient plus capables de ressentir d'émotions. Ils devenaient des errants sans flamme intérieure. L'amour, la tristesse, la joie leur étaient devenus étrangers. Le monde entrait dans son heure la plus sombre et l'avancée des ténèbres allait contraindre le Berger à partir en quête de réponse. Il ne le savait pas encore, mais son voyage allait le mener jusqu'au bout du monde.


  • Le monde touche à sa fin. La bête ancienne et malfaisante, qui se cachait derrière le fléau de la Grisaille, s'est révélée dans toute sa splendeur. Les hommes ne sont plus qu'une horde de pantins articulés au service d'un dragon à la soif inextinguible d'or. Seuls ceux qui ont fui demeurent libres, mais pour combien de temps encore ? Le berger et ses amis l'ont compris, et c'est le coeur lourd qu'ils ont dû abandonner leurs contrées verdoyantes. Le froid et les ténèbres seront leurs alliés. La nuit sera longue et peuplée de créatures étranges. Sauront-ils y trouver une lueur d'espoir ?

  • L´histoire ranime les souffles de vie d´hommes et de femmes ayant réellement vécu à Lus-la-Croix-Haute (Haut Diois) au Ier Empire. Deux bergers, Jean Baptiste Vial et Jean Reymond l´ami des loups, revivent des moments émouvants et attachants. Françoise la jeune bergère devient la femme et l´inspiratrice de Jean Baptiste ; Jean Bonniot le forgeron oeuvre pour le bien de Lus ; le prêtre Joubert veille aux âmes de ses ouailles et Petitpierre aide les vieux. Le juge de paix Anthoard rend la justice. La tête du Fleyrard où la mort blanche règne en hiver domine le lac du haut monde, Lus, et le magnifique vallon que parcourt le Buëch. le bouillonnement de vie et d´espérance de ce village aux contrées sauvages, les métiers oubliés, la coupe et le transport du bois par les radeliers, l´élevage des ovins et les longues transhumances, quelques anecdotes et légendes locales, sont à découvrir dans cet ouvrage.

  • « la Braunhie? on le prononce Brôgne, et se lèvent alors des chênes sans fin, tenaces, tortueux, une dense forêt venue tout droit d'avant même l'Histoire, accrochée sur le dôme qui domine les causses en plein coeur du lot. Braunhie, cet enclos de légendes, ce labyrinthe de crevasses, de vallons secs, de sentiers à fleur d'herbe. » Deux récits, deux personnages: Campriel, le berger qui parcourt et médite sans fin le lieu de son existence, et le pêcheur anonyme penché sur les eaux du Célé.

  • Janos a perdu Ilona, sa bien-aimée. Désespéré, il quitte son village et part à l'aventure pour surmonter sa peine et découvrir des contrées inconnues. En chemin, il doit déployer des efforts surhumains pour franchir des obstacles effrayants, mais il retrouve son amour perdu.

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