• Quitter psagot

    Berg Yonatan

    Dans Quitter Psagot, Yonatan Berg revient sur son enfance au sein d'une colonie juive de Cisjordanie peuplée de Juifs pratiquants, à quelques centaines de mètres de Ramallah, capitale de l'autorité palestinienne.Yonatan Berg raconte l'organisation du village, l'endoctrinement de la jeunesse dans une ligne religieuse marquée à droite, comment il s'est senti mal à son aise dans ce milieu, surtout après son passage dans un lycée de Jérusalem puis en trois années de service militaire.Quitter Psagot est un texte personnel, touchant aux questions de l'éducation et des choix de vie. Et une fois le choix fait d'une vie non conforme à la route tracée par les parents, hors de la colonie et de l'engagement religieux extrême, une douleur persiste.

    Yonatan Berg est un écrivain et poète, né en 1981 à Jérusalem dans une famille pratiquante. Il a grandi à Psagot, une colonie juive de Cisjordanie proche de Ramallah. Mal à l'aise dans ce milieu religieux et nationaliste, il s'en nourrit pour écrire. Après son service militaire et trois années à l'étranger, il suit des études littéraires. Il vit à présent à Jérusalem.Son premier roman Donne-moi encore cinq minutes est paru en traduction française à l'Antilope en 2018.

  • Alternant récits individuels, portraits de juges et d'avocats, histoire régionale et réflexion juridique, Michael Sfard revient sur cinquante ans de lutte contre l'occupation dans les Territoires occupés. Véritable immersion dans le système judiciaire, Le mur et la porte s'organise autour de huit thématiques fondamentales - déportations, colonies, torture, mur de séparation, avant-postes non autorisés, détention administrative, démolitions punitives, assassinats ciblés -pour chroniquer le combat mené par les avocats et les organisations humanitaires devant la Cour suprême d'Israël.

    De grands procès en rebondissements judiciaires, Sfard souligne aussi les limites et les paradoxes de son combat - et l'on apprend pourquoi l'ouverture d'une porte dans le mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie lui pose un délicat cas de conscience... Le mur et la porte nous implique magnifiquement dans le quotidien des défenseurs des droits des Palestiniens dans les Territoires occupés.

  • Les origines du peuple hébreu ne sont pas directement accessibles à l'historien : aucun témoignage extérieur ne nous parle en effet d'Israël avant sa mention dans la stèle de l'an 5 du pharaon Merneptah (1207 avant notre ère), et la première rédaction de la geste des origines d'Israël, sous la forme de la généalogie des patriarches Abraham, Isaac et Jacob-Israël, ne date probablement que de l'époque de la royauté unifiée sous David et Salomon, ou d'une époque plus tardive...

  • Bnaya et Yoav ont grandi dans une colonie juive de Cisjordanie, entourée de fils barbelés, aveugle aux villages palestiniens qui l'entourent. Bnaya y habite toujours, fidèle à la religion. Yoav l'a quittée pour la Tel-Aviv laïque.Ce roman fait pénétrer dans deux univers israéliens que l'on croyait si bien connaître grâce aux médias : celui de l'implantation religieuse au coeur des territoires occupés et celui de Tel-Aviv, la ville laïque, cosmopolite, toujours en éveil.Mais à travers Bnaya et Yoav, les repères sont bouleversés. Sans complaisance, sans jugement, avec beaucoup d'émotion.

    Yonatan Berg est né en 1981 à Jérusalem dans une famille observante. Il a grandi dans une colonie juive de Cisjordanie proche de Ramallah.

    Il n'est pas à l'aise dans ce milieu religieux et nationaliste. Durant son service militaire, il est exposé à des situations violentes, en Cisjordanie.

    Il passe trois ans en Inde et en Amérique du Sud. Drogue, sexualité débridée, bouddhisme, il se perd et se cherche. De retour, il s'installe à Tel-Aviv et suit des études littéraires.

  • Le Proche-Orient, où l'on regroupe l'Égypte, la Syrie, le Liban, l'Irak, la Jordanie et Israël, occupe une place centrale sur l'échiquier géopolitique mondial. Au coeur des tensions qui marquent cette région, se trouve le conflit israélo-palestinien entré, depuis septembre 2000, dans une nouvelle phase paroxystique.

  • Palestine

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    «Plomb durci» (2008-2009), «Pilier de défense» (2012), «Bordure protectrice» (2014): les trois dernières offensives militaires d'envergure menées par Israël contre Gaza ont fait des milliers de morts du côté palestinien et donné lieu à de nouvelles expropriations de terres en Cisjordanie. Ces guerres de conquête israélienne ont ravivé, chez les militant.e.s de la justice sociale, le besoin d'exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien et l'importance de renouveler le vocabulaire politique lié à cette question. Dans cet ouvrage en partie rédigé dans le feu de l'action, à l'été 2014, Noam Chomsky et Ilan Pappé, deux ardents défenseurs de la cause palestinienne, mènent une longue conversation dirigée par Frank Barat, militant des droits de la personne. Pour eux, le problème palestinien est depuis le début un cas évident de colonialisme et de dépossession, même si on préfère le traiter comme une affaire complexe soi-disant difficile à comprendre et, plus encore, à résoudre. Leurs échanges portent à la fois sur le sionisme en tant que phénomène historique, la pertinence d'analyser la situation en Palestine comme un apartheid, l'efficacité de la campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) et la viabilité de la solution à un ou à deux États... Tour d'horizon de la question palestinienne, ce livre a le mérite d'envisager la situation en Palestine comme un baromètre de la répression politique. Car l'injustice qui accable le peuple palestinien a des ramifications partout dans le monde. «De Ferguson à Barcelone, en passant par Mexico, nombreux sont les gouvernements qui calquent les méthodes employées par Israël pour opprimer les Palestiniens. Leur recours aux mêmes tactiques et, souvent, aux mêmes armes démontre que les Palestiniens servent maintenant de cobayes - et que la Palestine est devenue un grand laboratoire», écrit Frank Barat.

  • Avec la reconfiguration territoriale et la mise en place de l´Autorité palestinienne qui ont suivi les accords d´Oslo, puis les bouleversements liés à la seconde Intifada, les orientations et les priorités des ONG palestiniennes ont évidemment évolué, not

  • Palestine by nights aurait pu être le carnet de bord quotidien d'un expatrié français vivant et travaillant à Naplouse, Palestine, ville traditionnelle et enclavée du nord des territoires occupés. Le choc des cultures, la sensualité orientale, le poids de l'occupation, mais aussi la médiocrité du monde diplomatique français, la « crise de la cinquantaine » et surtout la mort soudaine d'un père en ont décidé autrement...




    Nuit 7. Le soleil s'est couché comme un oeil se clôt. Il était jaune et plein, écrasait de la brume à pleines mains au loin, au-dessus de la mer. Puis il fut orangé, drapé d'un coup de gros nuages : la brume entre temps avait enfanté. Il y eut un moment de rouge intense, entre deux baisers, trois murmures, et nos membres tendus malgré nous. Et puis soudain plus rien : l'horizon avala le soleil comme une bouche malade ingurgite un cachet. Le jour, fade, avait ressemblé à une migraine qui ne veut pas lâcher prise. La nuit serait un baume, ou bien un cataplasme. Mais avant qu'elle ne nous écrase, nous serons rentrés nous protéger. Lui chez lui, moi chez moi. Un jour viendra peut-être où nous serons réunis, et, ce jour-là, le soleil sera au firmament.




    Après son premier livre de « jeune » auteur, Naplouse, Palestine - Portraits d'une occupation, un recueil où il s'ouvrait aux autres et livrait vingt-et-unes chroniques au plus près des palestiniens et palestiniennes côtoyés pendant trois ans, Stéphane Aucante remplit les blancs laissés entre chaque portrait et comprend à quel point certains l'ont affecté. Infecté peut-être... En cherchant à s'approcher de la vérité des autres, aurait-il trouvé un peu de la sienne ?...
    Dans ce nouvel opus arabo-musulman, l'apprenti diplomate retourne le miroir et nous avoue, par fragments, sans fard ni pudeur, mais avec la même sensibilité, la même humanité, le même sens du détail et de l'humour parfois que dans ses portraits palestiniens, à quel point son expérience dans les territoires occupés l'a secoué et transformé. Après la lumière du regard bienveillant posé sur les autres, des nuits claires puis des jours gris d'introspection et de coups d'oeil plus aigres. Des nuits d'amour et des jours de deuil aussi...
    Entre reportage, divagations et moments quasi contés, par envols ou par touches, Palestine by nights rappelle au fond qu'il est des voyages ailleurs qui se muent en quêtes intérieures. A moins qu'il s'agisse d'un journal intime, celui d'un adolescent occidental de cinquante ans, qui, angoissé, déprimé, stressé, mais malgré tout curieux et engagé, se demande ce qu'« être humain » peut bien vouloir dire...

  • Correspondant du journal Libération de 2002 à 2005 à Jérusalem, Jean-Luc Allouche retrace ses «choses vues», entendues, senties, au milieu des belligérants israéliens et palestiniens. Généraux et guérilleros, épiciers et paysans, intellos et travelos, colons et candidats kamikazes, mais aussi journalistes fanfarons et diplomates arrogants se retrouvent sous sa plume. Ce livre sait mêler la vie quotidienne à la «grande politique», avec ses héros et ses salauds, ses bravaches et ses humbles, ses moments d'humanité simple et sa cruauté inouïe.
    Pratiquant l'hébreu et l'arabe, l'auteur a parcouru Israël, la Cisjordanie et Gaza pendant les années de la seconde intifada. Jamais dupe de vérités trop tranchées, il cultive l'humour et la distance face aux deux camps. Et affiche une certitude : la paix n'est pas pour demain.

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