• La conquête du Brésil par les Français est un des épisodes les plus extraordinaires et les plus méconnus de la Renaissance.
    Rouge Brésil raconte l'histoire de deux enfants, Just et Colombe, embarqués de force dans cette expédition pour servir d'interprètes auprès des tribus indiennes. Tout est démesuré dans cette aventure. Le cadre : la baie sauvage de Rio, encore livrée aux jungles et aux Indiens cannibales. Les personnages - et d'abord le chevalier de Villegagnon, chef de cette expédition, nostalgique des croisades, pétri de culture antique, précurseur de Cyrano ou de d'Artagnan. Les événements : le huis clos dramatique de cette France des Tropiques est une répétition générale, avec dix ans d'avance, des guerres de religion.
    Fourmillant de portraits, de paysages, d'action, Rouge Brésil, écrit dans une langue à l'ironie voltairienne, prend la forme d'un roman d'éducation et d'amour. Mais plus profondément, à travers les destins et les choix de Just et de Colombe, ce livre met en scène deux conceptions opposées de l'homme et de la nature. D'un côté, la civilisation européenne, conquérante et universelle, qui se veut libératrice et se découvre meurtrière. De l'autre, le monde indien, avec sa sensualité, son sens de l'harmonie et du sacré, le permament appel du bonheur...

  • À partir de 1881, Guy de Maupassant se rend à plusieurs reprises au Maghreb pour le journal Le Gaulois. Il fait le récit des paysages, des villes et du désert, des moeurs et des cultures qu'il découvre... Il est avant tout un observateur curieux et avide de transmettre.

    Ces articles alternent avec une veine plus engagée, sous la signature "Un colon". Le ton se fait incisif, accablant l'ignorance de l'administration française. Face aux conflits générés par la colonisation, Maupassant condamne la violence de l'État et défend une position qui respecterait les colonisés, croyant une entente possible... tout en ayant conscience des cruautés et des absurdités de l'entreprise française : "C'est nous qui avons l'air de barbares au milieu de ces barbares, brutes il est vrai, mais qui sont chez eux."

    Guy de Maupassant (1850-1893) poursuit des études de droit, est mobilisé lors de la guerre de 1870 puis occupe des postes dans divers ministères avant de se consacrer à l'écriture. Sa vie est d'échanges avec les auteurs majeurs de son temps (Flaubert, Mallarmé, Huysmans...), de liaisons, de voyages qui l'aident à fuir ses troubles de santé et ses angoisses. Il est l'auteur, notamment, de Boule de Suif, Bel-ami, Le Horla. Il est interné à Passy en 1892 où il mourra des suites d'une syphilis.

  • « Dits d'insoumission afin de déboulonner assises et nations. »

    Résumé
    "Je veux écrire à marée basse."

    Rien du tout, c'est l'espace où tout s'effondre, la forme, le genre, l'être. S'ouvre le trou noir, auquel il faut revenir pour naître. Ces fragments frôlent l'extinction, débordent, fuient, rejoignent la chute, les limites. Se mêlent et se contaminent générations, itinéraires, désirs. Dits d'insoumission afin de déboulonner assises et nations. L'écrit revendique sa survie, irrécupérable, jusqu'à la fin.

    Extrait
    Écoute : je ne cherche pas à rétablir, à déterrer les preuves, je ne cherche pas à me refaire une histoire pour revenir à quelconque origine. Je chante les mémoires minées, une dislocation désirante, je chante le coeur effondré des étoiles, l'horizon absolu d'un trou noir qui défigure l'espace-temps, je chante l'orgasme et la dépossession. Les glaciers fondent, relâchent des bactéries millénaires. À marée basse, on découvre les corps des noyés. Je veux écrire à marée basse.

    Point de vue de l'auteure
    Ce livre marque un autre rapport au genre, à la forme, à l'écriture. Il y a quelque chose de beaucoup plus vulnérable, mais aussi de beaucoup plus risqué. Je ne me mesure pas à la certitude des formes. Je ne suis plus intéressée par les prothèses narratives, les personnages, les événements. Je veux retracer autre chose. Le mouvement d'effritement de la vie même. Je veux que mon écriture veille les nombreuses extinctions dont nous sommes témoins.

    L'auteure
    Née à Montréal, Olivia Tapiero fait partie des voix les plus assumées de sa génération. Écrivaine et traductrice, elle a publié chez Mémoire d'encrier en 2017 Phototaxie.

  • Petit blanc

    Nicolas Cartelet

    L'espoir de trouver meilleure fortune ailleurs.
    Albert Villeneuve s'embarque pour un long voyage vers les colonies avec sa femme et sa fille. Il accoste seul à Sainte-Madeleine, son moral et ses espoirs noyés loin derrière lui. Commence alors une nouvelle vie, faite d'alcool, de mensonges et de frustrations. Piégé sur cette île devenue prison, Albert fuit la folie vengeresse du sergent Arpagon et cherchera, sur la route du café, la paix intérieure.

    Petit Blanc est un conte cruel et onirique sur l'absence et les espoirs perdus. Nicolas Cartelet nous révèle la face cachée des cartes postales et de leurs couleurs chatoyantes.

  • Longtemps passées sous silence, la sexualité dans les empires coloniaux et la domination sur les corps apparaissent aujourd'hui comme des sujets de recherches majeurs. Les héritages de cette histoire font désormais débats dans nos sociétés de plus en plus métissées et mondialisées. Six siècles d'histoire ont construit des imaginaires, des fantasmes et des pratiques analysés dans cet ouvrage au fil des cinquante contributions de spécialistes internationaux.

    Coordonné par un collectif paritaire de dix chercheur.e.s de plusieurs disciplines, l'ouvrage Sexualités, identités et corps colonisés tisse des liens entre passé et présent, et explore les nombreuses facettes de cette histoire. La publication de Sexe, race & colonies en 2018 a initié débats et polémiques, mais a aussi reçu un écho sans précédent. Ce nouveau livre va plus loin.

    Aux quinze articles majeurs du précédent ouvrage, réédités pour les rendre accessibles au plus grand nombre, ont été ajoutées trente contributions inédites éclairant la transversalité de cette question dans tous les empires coloniaux jusqu'aux sociétés postcoloniales actuelles. Ce livre permet de saisir comment la sexualité et les hiérarchies raciales ont été consubstantielles à l'organisation du pouvoir dans les empires et à l'invention d'imaginaires transnationaux. Déconstruire les regards coloniaux qui sont omniprésents dans nos représentations suppose de regarder en face cette hégémonie sexuelle mondialisée et ce passé, aussi complexe soit-il. C'est à ce prix qu'une décolonisation des imaginaires sera possible.

    Avant-propos d'Antoine Petit, président du CNRS

    Postfaces de Leïla Slimani et Jacques Martial

  • Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste.
    Il en traverse les différents cercles, en partant de son centre et en progressant vers ses marges.
    Ainsi sont examinées les différentes puissances d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer.
    Saisir les avantages respectifs dont ces puissances ont successivement tiré parti renvoie à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent.
    La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France.
    L'auteur revient régalement sur le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des États d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne qui, cause et effet à la fois, ne peuvent prendre part à l'expansion européenne.
    Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la «?cour des grands?».
    L'ouvrage examine enfin les principales forces sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et, dès lors, de se développer selon leur logique propre.
    Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit de ses atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
    Alain Bihr renouvelle et enrichit, grâce aux acquis historiographiques les plus récents, les intuitions et les analyses qui ont jalonné l'histoire du développement capitaliste.
    La dimension narrative et descriptive n'est pas le moindre atout de ce travail.

  • Ce deuxième tome de «Le premier âge du capitalisme» est intitulé «La marche en avant de l'Europe occidentale vers le capitalisme». Il analyse méthodiquement les voies et les formes sous et lesquelles se poursuit, du 15e au 18e siècle, la transition de l'Europe occidentale du féodalisme au capitalisme, sous l'impulsion de l'expansion commerciale et coloniale outre-mer dont a traité premier tome, «L'expansion européenne».
    S'arrêtant notamment sur le déploiement multiforme de la manufacture, les prodromes de l'industrie mécanique, la formation des premiers marchés proprement capitalistes, la mise en oeuvre des politiques mercantilistes, mais loin de s'en tenir aux seuls aspects économiques de ce processus pluriséculaire, il en scrute tout aussi bien les facettes sociales, politiques et culturelles.
    Il comprend donc des développements consacrés: à la transition d'une société d'ordres à une société de classes; à la formation d'un nouveau type d'État, dont la monarchie absolue est le principal mais non pas le seul avatar; à ces révolutions culturelles majeures qu'ont été la Réforme, la Renaissance et les Lumières; enfin à l'émergence d'un nouveau type d'individualité cultivant son autonomie, appelé à un bel avenir dans les âges ultérieurs du capitalisme.

  • C'est une histoire de la colonisation de l'Abitibi. Un portrait d'hommes et de femmes qui ont tout quitté pour aller s'installer dans le Nord. Le récit d'un petit village qui s'appelle Guyenne. Sauf que Guyenne n'est pas une paroisse comme les autres. C'est une coopérative. Le bois que tu coupes là ne t'appartient pas et la coop garde 50 % de ton salaire pour financer le développement de la colonie. Dans le coin, il y en a qui appellent cet endroit, « la petite Russie ». C'est là que Marcel et Antoinette vont vivre durant vingt ans.

  • Le chant du barde

    Poul Anderson

    Une révolution conduite par un héros de chanson dans une Amérique totalitaire... Des naufragés cosmiques attendant le salut d'une Terre mère dont le souvenir est hypothétique... Jupiter, monde hostile, conquis par l'avatar d'un paralytique... Les héritiers d'un empire déchu se réapproprient le plus horrible des crimes... Explorateurs, guerriers, poètes, détectives et joueurs, les héros du Chant du barde redécouvrent les mythes fondateurs de l'humanité. Poul Anderson (1926-2001), l'un des grands auteurs de l'Âge d'Or américain, est considéré comme un maître avec le cycle de La Patrouille du temps publié dans la même collection. Le Chant du barde réunit les neuf meilleurs récits de science-fiction de Poul Anderson, dans des traductions inédites ou révisées. Six d'entre eux lui ont valu le prix Hugo.

  • Dans ce livre, on verra comment, pour résoudre la question juive, le sionisme a fait émerger la question palestinienne qui n'en finit pas de se poser depuis soixante ans. On comprendra que le Palestinien d'aujourd'hui est l'homologue, au déplacement géographique près, du Juif d'Europe d'autrefois -qualifié des mêmes épithètes, considéré avec le même mépris. On apprendra que le "sémitisme", pure invention du XIXe siècle racialiste, entre dans ce qu'on appelle l'orientalisme - l'Orient vu par la domination occidentale. Et que "abrahamisme ", cher à Emmanuel Lévinas et Jacques Derrida, recouvre sous des dehors égalitaires et généreux une bonne dose de crainte et de méfiance de l'Islam. La persistance de la question palestinienne, livre ironique qui s'attaque frontalement aux idées dominantes, se situe dans la ligne de pensée du maître et inspirateur de Massad, Edward Said. Joseph A. Massad est Associate Professor of Modern Arab Politics and Intellectual History (Columbia University, New York). Il est notamment l'auteur de Colonial Effects: The Making of National Identity in Jordan (Columbia University Press, 2001) et de Desiring Arabs (University of Chicago Press, 2007).

  • Le passé colonial de l'Europe occidentale ne cesse de ressurgir en ce début de XXIe siècle. L'histoire de cette dernière à l'époque contemporaine est, de fait, inintelligible si on la prive de sa composante coloniale. Mouvement général européen, phénomène de domination et d'oppression transcendant les frontières idéologiques, la colonisation a durablement modifié les sociétés « indigènes » et ce, jusqu'à l'intime, mais aussi les métropoles coloniales elles-mêmes. Elle revêt dans ce double mouvement, dans le cadre de « rencontres coloniales » extrêmement diversifiées, de multiples formes - y compris celle de l'extrême vio-lence - selon les empires, les terrains coloniaux et les populations considérées.
    Rassemblant dix-huit chercheuses et chercheurs qui lui assurent un caractère tant international que plu-ridisciplinaire, ce livre propose de plonger au coeur des sociétés coloniales, sans jamais détacher le fait colonial d'une perspective comparative qui le réintègre pleinement à l'histoire des sociétés métropolitaines dont elles sont issues.

  • Samoa à l´aube des années 1890 : les missionnaires viennent de commencer leur conquête des âmes en Polynésie. Mautu, pasteur de la nouvelle religion dans le village de Satoa, se prend d´amitié pour un écumeur des mers anglais athée, grand raconteur de récits fabuleux, échoué sur leurs côtes. À travers ce roman historique à la riche trame narrative, qui retrace l´existence d´une famille samoane, Albert Wendt met en scène cinquante années durant lesquelles l´archipel passe de la domination allemande à celle de la Nouvelle-Zélande. Malgré l´épidémie de grippe espagnole qui décime la moitié de la population, Satoa s´ouvre progressivement à l´ère du capitalisme tout en préservant certaines des structures communautaires héritées du passé. La fille surdouée et favorite de Mautu traverse ce demi-siècle de bouleversements en incarnant les espoirs et les ambiguïtés d´un peuple à l´écart des grands courants de communication mais dont le sort rappelle étrangement les mutations récentes subies par d´autres nations confrontées à une modernisation prometteuse et risquée.

    A l´intérieur de l´oeuvre d´Albert Wendt, l´écrivain le plus célèbre du Pacifique Sud, ce roman s´inscrit dans la lignée des grandes sagas familiales qui sont emblématiques de l´histoire d´une société conformiste et pétrie de religion chrétienne mais où règne le goût du pouvoir et de l´argent. Avec Le Baiser de la mangue, Albert Wendt continue à pourfendre le mythe des Mers du Sud prétendument paradisiaques et écrit un pan essentiel de cette «comédie humaine» polynésienne qu´il construit volume après volume depuis les années soixante-dix.

  • Un poème, une fleur, il n'en faut pas plus pour qu'Anne-Marie, une enseignante lorraine, voie son destin basculer à l'Île de la Réunion.
    Présent et Passé, personnages imaginaires et réels sont étroitement mêlés dans ce roman. Il peut se lire comme l'histoire d'un amour plus fort que le temps et la mort. Mais c'est aussi la découverte de deux régions françaises d'aujourd'hui, la Lorraine et la Réunion, et la description de la vie quotidienne à la Cour de Léopold et à l'Isle Bourbon au début du XVIII ème siècle, époque de la colonisation et de l'esclavage.

  • En 1608, alors qu'il navigue sur le Saint-Laurent, Champlain se trouve en face de ce qui deviendra la ville de Québec, implantée le long d'un fleuve magnifique. Adapté spécialement pour le jeune public, cet album fait le récit de la vie du grand explorateur, et de sa fondation de la Nouvelle-France. Il est magnifiquement illustré par les aquarelles de François Girard, spécialiste du XVIIe siècle au Canada.
    Sur le CD, les chansons de Gaëtane Breton, qui racontent la vie quotidienne des colons de Nouvelle-France, sont accompagnées par Gilles Plante, Michel Robidoux et des musiciens de l'ensemble Claude-Gervaise.

  • En novembre 2008, lors de l´élection de Barack Obama, des millions de téléspectateurs du monde entier ont vu des images du Kenya et des Etats-Unis, reflets des liens historiques existant entre les continents africain et américain. ll ne manquait que les rivages de l´Amérique du Sud et les images de mégalopoles européennes pour que les contours complets de « l´Atlantique noir » apparaissent de manière tangible. Cette notion géo-historique, forgée par le sociologue anglais Paul Gilroy au début des années 1990, a doté l´anthropologie des sociétés et des cultures afro-américaines d´objets, de problématiques et de cadres théoriques nouveaux. Elle étudie les productions culturelles afro-américaines en évitant le piège des oppositions binaires (essentialisme/anti-essentialisme, tradition/modernité) et dessine les routes maritimes de la terreur esclavagiste comme étant une dimension consubstantielle de la modernité. Révélant l´océan Atlantique comme lieu de circulation, de création et de résistance culturelle, l´ouvrage de Gilroy est rapidement devenu un classique des sciences sociales, discute dans plusieurs pays, langues et disciplines. Comment historiens, anthropologues, géographes ou sociologues d´Amérique latine, d´Afrique et d´Europe se sont-ils approprie la démarche et les problématiques de l´Atlantique noir ? Quels échos renvoie cette notion lorsqu´elle est travaillée depuis ses différentes franges côtières ou pour des époques différentes ? Quels sont les enjeux - politiques, épistémologiques des multiples débats qu´elle a suscites ? En quoi les perspectives ouvertes par cette approche novatrice ont-elles transforme la manière de penser les relations entre les trois continents ? C´est à ces grandes questions qu´entend répondre cet ouvrage, qui offre une polyphonie d´échos des travaux de PaulGilroy et en atteste l´impact dans la pratique des sciences sociales en ce début de XXIe siècle.


  • Pierre-Napoléon Bonaparte (1818-1881)



    "La France, la République, les Armes, voilà les aspirations de toute ma vie de proscrit..."




    Neveu de Napoléon Ier et fils de Lucien, Pierre-Napoléon Bonaparte fut plus connu pour un fait divers : le meurtre du journaliste Victor Noir. Dommage car le personnage est beaucoup plus intéressant !




    Dans "Un mois en Afrique", il relate ses efforts, en tant que proscrit, pour entrer dans l'armée, son court séjour en Algérie et tente de se justifier d'une soi-disante désertion.

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    C'est également un véritable playdoyer en faveur des officiers étrangers de la Légion Etrangère.

  • « Je me suis efforcé d'y montrer Abdel-Kader tel qu'il a été, tel qu'il est, tel que je l'ai vu, et, m'inspirant des nobles paroles placées en tête de ces pages, de rétablir à son égard (dût même quelquefois notre amour-propre national en souffrir) la vérité des faits, qui seule explique et la durée de la résistance et les difficultés de la victoire. » A. Bellemare
    L'émir Abd el-Kader, l'homme qui défia les armées françaises de 1832 à 1847 avant de créer les bases d'un véritable État algérien, est aujourd'hui considéré par l'Algérie indépendante comme l'une des figures les plus marquantes de son histoire. La noblesse de son attitude après sa capture et la protection très efficace qu'il apporta aux chrétiens de Damas à la fin de sa vie lui valurent aussi un très grand prestige chez ses anciens adversaires.
    Un document historique et biographique rare, avec de nombreux documents d'époque, dont de nombreux extraits des Écrits et de la Parole de l'émir Abd El-Kader.
    Édition relue, corrigée, mise en forme et enregistrée au Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Guidée par son insatiable curiosité denfant, une petite Tahitienne interroge les faits dont elle est le témoin. Elle les raconte en détail, et avec toute linnocence qui caractérise son âge, à son ami Poutaveri (Bougainville). Ces nuées dobservations évoquent un moment pathétique de lhistoire et dessinent lémouvante silhouette dun peuple qui ne veut pas mourir.

  • Dans un geste hautement symbolique, le 5 mai 2018, le président Emmanuel Macron a remis au gouvernement calédonien les deux actes originaux des prises de possession de la Nouvelle-Calédonie et de l'île des Pins.
    Mais dans quelles circonstances ces documents ont-ils été établis et signés ? Comment l'expédition a-t-elle été organisée et vécue à bord du navire le Phoque ?
    Dans ce texte de 1892, Albert de Salinis nous présente les témoignages croisés du commandant Candeau, chef d'état-major, et du comte de Marcé, aide de camp de l'amiral Fébvrier des Pointes, deux participants de l'aventure qui changea à jamais le destin de la Nouvelle-Calédonie.

  • Poutous sur le popotin (Kisses in the Nederends) ne s´adresse pas aux âmes sensibles. Contrairement aux Petits contes du Pacifique (Tales of the Tikongs) à l´humour «acceptable», ce livre cru devrait en choquer plus d´un. Un roman qui parle exclusivement d´un anus ? Dont l´auteur est un insulaire du Pacifique, originaire de la très pieuse Tonga ? Mais quand on persévère, on s´aperçoit que ce roman a des choses importantes à dire sur la complexité du Pacifique contemporain, car il traite de tradition et de modernité, d´autonomie et de dépendance, d´impérialisme et d´exploitation.

    La descente d´Hau´ofa dans la région érogène située entre les hanches et les cuisses, le point de vue qu´il nous offre de cette perspective toute en bassesse nous aide à porter un regard nouveau sur nos délicats problèmes de société. C´est ce qui distingue ce roman des autres romans du Pacifique : l´absurdité et l´improbabilité du récit de Hau´ofa, les éclats de rire qui l´accompagnent et qui imprègnent cette critique sérieuse, au final, de la vie moderne.

  • Les résistances à la domination et la conquête coloniale font partie intégrante de l'histoire congolaise. La période allant de la fin du XIXe siècle jusqu'au début du XXe siècle a été riche d'événements : l'expansion coloniale, la mise en place du système concessionnaire, l'introduction de l'impôt de capitation, le travail forcé, le portage, la construction du chemin de fer et l'éveil du nationalisme. Ces événements seront à la l'origine de la remise en cause du système colonial sous diverses formes de contestation à l'ordre établi. Il y a une nécessité de faire une relecture de l'histoire des mouvements de résistance à la pénétration, la conquête et la domination coloniale au Congo. Ce travail structuré autour de trois parties compte six chapitres. La première partie est consacrée à la domination coloniale française et les jalons des résistances congolaises à la fin du XIXe siècle. La deuxième partie porte sur les résistances à l'intrusion et à l'occupation coloniale dans la première moitié du XXe siècle. La troisième partie enfin analyse les lendemains des résistances congolaises à la domination coloniale (1944-1959). L'histoire des résistances à la conquête et la domination coloniale est indissociablement liée à celle de la formation de la société congolaise moderne.

  • Il ne sagit pas là dun travail dhistorien au sens strict du terme, mais simplement dun regard sur lhistoire. Le témoignage dun homme. Au détour des rencontres, on découvre litinéraire de Jacques Lafleur. Grand propriétaire foncier, homme daffaires très riche ayant fait fortune dans lexploitation du nickel, chef de file de la droite calédonienne, il semble cumuler toutes les caricatures de la colonisation. Coups de force, coups de gueule et décisions unilatérales ! Lhomme aime la polémique voire la provocation. Mais, il y a aussi lautre Lafleur, tout aussi désarçonnant. Lhomme des Accords. La poignée de main de lhôtel Matignon en juin 1988 avec Jean-Marie Tjibaou restera pour la Nouvelle-Calédonie un acte fondateur. Il y a aussi Lafleur, lhomme du partage, celui qui a accepté de céder son domaine foncier aux clans kanaks du Nord et surtout, plus fondamental peut-être, celui qui permet lentrée des Kanaks dans le monde très fermé et très européen de la mine. Le rêve du rééquilibrage se réalise et il est difficile de dire que Jacques Lafleur ny est pour rien. Cest dabord le journaliste qui interroge lhomme politique. Puis, au fil des conversations, le registre change. Au détour dune phrase, cest un Kanak et un Caldoche qui se rencontrent et sinterrogent sur leur histoire commune et les regards partagés. Là, sans contourner les non-dits, sans esquiver les postures, ils se disent les choses dhomme à homme, parlant de leur intimité calédonienne, de leurs excès, de leurs pudeurs, de leurs contradictions aussi et de ce sentiment très fort dun destin commun qui les dépasse.

  • Guidée par son insatiable curiosité denfant, une petite Tahitienne interroge les faits dont elle est le témoin. Elle les raconte en détail, et avec toute linnocence qui caractérise son âge, à son ami Poutaveri (Bougainville). Ces nuées dobservations évoquent un moment pathétique de lhistoire et dessinent lémouvante silhouette dun peuple qui ne veut pas mourir.

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