• Aimer et travailler constituent les deux grandes entreprises de la vie et de la psychanalyse, selon Freud. L'auteur propose d'y ajouter : « être capable de se quitter ». Car, tout au long de la vie, la séparation scande le rythme de la présence et de l'absence, dans ses passages, ses aléas et ses désordres, dans ses rencontres et dans ses créations. Le rôle de la psychanalyse est aussi de faire cet apprentissage par l'expérience de la fin de la thérapie.
    « Maintenant, il faut se quitter » : c'est l'injonction douloureuse qui résonne à nos oreilles lors de scènes de séparation et de disparition. Cet ouvrage les expose et interroge : comment y parvient-on ? Au-delà de la classique trilogie freudienne (angoisse, deuil, douleur), sont abordées les humeurs noires qui annoncent la clinique (dépressions), la métapsychologie (pulsion de mort), l'histoire via la littérature (Shoah), et l'amour maniaque, illustration de la lutte parfois folle, parfois indispensable, contre l'absence et l'oubli.
    En traitant des angoisses liées à la séparation et à l'absence, la psychanalyste révèle alors une ultime question : le patient, guéri, peut-il se séparer de son médecin ?

  • Un cri du ventre ; être femme malgré tout Nouv.

    « Je voudrais partager avec vous une douleur qui ne me lâche pas... Après tout, c'est parfois réconfortant de se confier, et j'ai le sentiment que ce que je vais vous exposer ici pourra trouver un écho chez certaines d'entre vous. J'ai 39 ans et je n'ai pas d'enfant. Je crois que mon corps ne m'en donnera pas. Bon nombre d'entre vous le savent désormais : j'ai un mal qui me ronge, l'endométriose. »
    Avec des mots simples et crus, Enora Malagré aborde des réalités qui ne se cachent plus. À l'aube de la quarantaine, elle jette un regard franc sur son parcours, les expériences et les souffrances qui ont fait celle qu'elle est aujourd'hui.

    Un cri du ventre et d'espoir pour toutes les femmes, les mères, et celles qui ne le sont pas.

    Née le 20 juillet 1980 à Morlaix, Enora Malagré est comédienne. Après sept années de bonheur sur Radio Nova, elle connaît une grande notoriété en tant que chroniqueuse dans l'émission Touche pas à mon poste ! animée sur C8 par Cyril Hanouna.
    En 2018, elle lance le site féminin WTF, la « Women Trend Family » et monte sur les planches dans La Dame de chez Maxim, au Théâtre du Gymnase à Paris (mise en scène Alain Sachs).
    Elle est actuellement chroniqueuse dans l'émission culturelle Bons Baisers d'Europe de Stéphane Bern, diffusée sur France 2.
    "En publiant Un cri du ventre, la blonde animatrice, devenue comédienne, partage avec talent et un joli brin de plume une expérience particulièrement douloureuse : celle de l'endométriose, maladie encore trop mal connue qui touche une femme sur dix" - Elle.
    "À l'occasion de la sortie de son ouvrage Un cri du ventre, elle s'est confiée, avec le naturel et les mots qu'on lui connaît, sur le mal qui la ronge et la prive de son désir d'enfant : l'endométriose - Magic Maman.
    "Un témoignage aux allures d'essai politique" - Cheek Magazine.

  • « Un lit de malade, six pieds de long : voilà le monde qui est le mien. [...] Douleurs, tourments, hurlements, analgésiques : chercher timidement un sentier de vie sur le chemin de la mort, et désirer avec avidité une faible paix, quelle dérision ! et pourtant, dès lors que l'on demeure en vie, il y a des choses que l'on tient absolument à dire. » Pendant l'été 1902, tourmenté par une tuberculose osseuse, Shiki publie chaque jour quelques lignes dans un grand quotidien. Loin de tout lamento, imprévues, souvent joyeuses, parfois déchirantes, ces notes au fil du pinceau sourdent directement du corps et de ses humeurs. Fenêtre ouverte sur le monde, la nature, la vie quotidienne, le passé, les arts, les gens, elles présentent un Japon vivant, à mille lieues de tout cliché. Masaoka Shiki (1867-1902) est célèbre pour avoir donné une vie nouvelle à un genre moribond, le haiku, mais il s'est également attaqué à la réforme de l'autre genre poétique majeur, le waka, ainsi qu'à la mutation de la prose moderne. Il était le meilleur ami de Sôseki.

  • Notre intestin, cet organe discret lové dans notre abdomen, ne cesse de travailler à notre bien-être. Mais parfois, lassé d'être malmené, il se rebelle et manifeste sa colère plus ou moins douloureusement. Un aliment dont la date de péremption est dépassée, des repas trop riches, des mauvaises graisses ou un abus de sucre, mais aussi une contrariété, un stress, et il réagit : il gonfle, il se contracte, il se bloque ou au contraire il se lâche. Il est temps de s'occuper de lui !
    Sophie Lemmonier est le pseudonyme d'une journaliste et auteure de nombreux livres à succès (cuisine, vie quotidienne pratique...), vendus à + de 2 millions d'exemplaires.

  • Tombée des nues

    Violaine Bérot

    Baptiste et Marion vivent ensemble et sont heureux. Ils ont repris une ferme, à la lisière d'un village un peu paumé et élèvent des bêtes.
    Une nuit, Marion est prise de douleurs foudroyantes et accouche, à son plus grand étonnement, d'une petite fille.
    Le roman, qui fait entendre les voix des différents personnages, raconte ces quelques journées sidérantes.
    Née en 1967, Violaine Bérot vit dans les Pyrénées. Son parcours éclectique l'a menée de l'informatique à l'élevage de chèvres. Dans cette vie en soubresauts, une seule constante : écrire.

  • Un cas sur cinq aux urgences ne nécessite aucune intervention médicale ! Paradoxalement, on recense environ 50 000 morts subites par an, dues à une prise en charge trop tardive : les personnes ne se sachant pas en danger. Tout oppose ces deux situations et, pourtant, un point commun les rapproche : la méconnaissance des symptômes ressentis.
    Résultat : à chaque fois qu'un problème apparaît - du type grosse fièvre, migraine, mal de ventre, douleur à la poitrine, malaise, etc. - les mêmes questions reviennent : est-ce grave ? Y a-t-il urgence ?
    Cet ouvrage est là pour vous aider, aussi bien à dédramatiser les petits soucis qu'à déterminer les signes plus graves qui nécessitent une intervention sans délai. Ainsi vous pourrez :
    - Identifier le degré de gravité de vos symptômes ;
    - Savoir s'il faut consulter votre médecin, aller aux urgences ou appeler le SAMU ;
    - Reconnaître les différentes pathologies associées à vos symptômes.

  • Ici, ailleurs

    Matthieu Simard

    • Alto
    • 19 Septembre 2017

    Ils ont planté l'antenne quelques années avant que nous achetions la maison du vieux. Depuis, le village se vide. Certains habitants s'en vont, d'autres meurent, d'autres encore disparaissent dans la forêt.

    Il en reste bien quelques-uns - Fisher l'homme à tout faire qui ne fait rien, Madeleine la serveuse autrefois sexy, l'épicier déterminé à vendre ses coeurs d'artichaut -, mais ceux qui restent ne veulent pas vraiment de nous. Ce n'est pas grave, nous ne sommes pas venus ici pour nous mêler à leurs histoires, mais pour oublier, nous retrouver peut-être.

    Recommencer. Nous sommes venus ici pour ne pas être ailleurs. Nous n'en repartirons peut-être pas.

  • À partir d'une recherche menée avec des danseurs professionnels, Valérie Bloch nous invite à « danser avec la douleur chronique » et à nous laisser porter par la musicalité d'un corps dansant atteint dans sa chair. Sa prise en compte et son écoute de cette douleur méconnue et mal aimée, parce qu'invisible, impalpable et invalidante, nous incite à regarder autrement le monde de la danse en souffrance et le monde de la santé au travail. Ce livre nous interpelle d'autant plus que les usages du corps dans l'univers de la danse en disent long sur tous les autres corps de métier aux prises avec une douleur sans substrat anatomique connu, à l'heure où la machine est réputée plus performante, plus rapide et plus productive que bien des humains, au sein d'une société de consommation orientée vers le profit. En plaçant le corps et ses usages au centre du débat, Valérie Bloch y révèle les postures, tant physiques qu'intellectuelles, qu'adoptent les danseurs professionnels et les juxtapose à celles des experts. Portée par une stratégie oblique, à la fois non conventionnelle et à rebours du discours dominant, elle interroge tout particulièrement la valeur accordée aux dires des uns et des autres et de ce qui leur vaut de se faire taxer d'imposture. Résolument située en dehors des sentiers battus, elle en appelle aux récits de vie des danseurs blessés, à certains philosophes et anthropologues et aux savoirs d'autres systèmes de santé que ceux du monde occidental pour questionner les a priori et décoder le langage du corps.

  • Il aura fallu plus de dix ans pour que la médecine pose un mot sur ses « maux ». L´endométriose (présence de muqueuse utérine en dehors de l´utérus) infiltre les tissus. Réagissant aux hormones, elle prolifère à l´insu des patientes C´est une maladie

  • Myriam

    Jean-Yves Revault

    Â l´âge de quarante ans, Jacques Golberg apprend qu´il n´est pas le fils d´un héros mort dans un accident d´avion avant même sa naissance, mais le fruit d´un viol collectif. Sur son lit de mort, Myriam Golberg lui révèle la terrible vérité, ajoutant même qu´elle ne l´a gardé que pour qu´un jour il la venge de ce que lui ont fait subir ses cinq violeurs la nuit du 30 juin 1970. Il ne peut faire autrement que promettre...
    Que sont devenus les cinq hommes de cette nuit de cauchemar, et comment s´arrangent-ils avec leur conscience ? Jacques Golberg pourra-t-il poursuivre sa mission à l´ONU où il est chargé... du contrôle des naissances pour tout le tiers-monde ? Et que décidera-t-il quand il apprendra que la femme qu´il aime... n´est autre que la fille d´un des cinq monstres ?...
    Ce nouveau roman de Jean-Yves Revault traite de l´opposition cornélienne entre désir (légitime ?) de vengeance et aspiration (impossible ?) au pardon.

  • 1989. Le poète vient de subir une séparation douloureuse. Sa recherche du bonheur va l'amener à goûter quelques fruits dont il nous livre ici la saveur avec humour, tendresse, ironie ou gravité, mais toujours avec gourmandise, dans un langage poétique, chantant et délicieux. Quand il quitte Cannes pour aller poser ses valises à Blesle, ...

  • « Architecture, oh ! architecture ! Miroir des civilisations, grandeur nature. Audacieusement, dans ma tête, tu construis. Dans la vie, sans cesse, tu m´instruis. Si le temps passant, ton harmonie décline, Il en fait une beauté par tes ruines. Architecture, oh ! architecture ! Grand musée, en pleine nature. »

  • La douleur est un espace de silence dans lequel on ne peut s'aventurer qu'avec la prudence d'un artificier : chaque mot doit être désamorcé avant que ne soit prise ou donnée la parole, véritable bombe à retardement dans les oeuvres de Dostoïevski, Sarraut

  • « Rita est venue au cabinet aujourd'hui. Elle voulait absolument me parler de toi. C'est sadique. Mais comme j'aime entendre ton nom, Je l'ai laissé faire. Elle m'a dit que tu l'as "testée" tout le week-end. Testée en tant que secrétaire je suppose ! J'ai vu que vous étiez souvent ensemble. Ce n'est pas grave, Mais ça fait mal quand même. »

  • « Le réveil de Mathilde et d'Alexandre et toute leur journée ne furent que silence. Leur nuit avait été courte, agitée malgré les somnifères. Mathilde s'était plantée très tôt devant la fenêtre. Le jour était là, sombre, en deuil peut-être. Des personnes, hommes, femmes, col relevé traçaient leur chemin, insouciants, l'allure vive. Le temps s'écoulait déjà, sans pitié, indifférent à leur douleur, à toutes les douleurs. "Le temps, la vie, n'a pas le temps pour ces choses-là. Qu'est-ce qui peut être beau, utile quand la vie s'acharne à ce point ? Y a-t-il un sens à tout ça ?", ruminait-elle. » Un couple ordinaire, en apparence seulement, dont la singularité ne s'affiche pas : enfouie pour Alexandre qu'un secret familial ronge, tragique pour Mathilde qui ne sait quel sens donner à la disparition de ses proches. À leurs côtés, Samuel, Quentin, Dacha dont la vie illustre les nuances du vide : l'absence subie d'une personne aimée, sa disparition inattendue, sa perte brutale. Autant de situations et de résonances reliées au manque de l'autre et à la douleur qui nous assiège comme une empreinte vivante et perpétuelle. Avec une sensibilité à fleur de peau, Benabdallah Dridj donne à ressentir cette existence incomplète, amputée, passée à colmater le silence, à remuer nos doutes, à ravaler nos peurs... à faire avec. Troublant, son roman questionne les blessures, titille les cicatrices. C'est un dialogue grave, sarcastique et parfois drôle. Particulier aussi car si constitué pour l'essentiel de questions n'appelant pas forcément de réponses, il cherche avec avidité un sens.

  • Alcide Mara, nom de plume de Pierre Louyot, a publié plusieurs ouvrages, notamment un recueil de poèmes, « Boire les miroirs », à l'Arpenteur chez Gallimard et « Tout n'est pas rose », un texte illustré par Jean-Marie Queneau aux Éditions de la Goulotte.

  • Cicatrices est un recueil d'histoires pour se souvenir, guérir et s'épanouir. Au menu, des histoires délicieuses assaisonnées tantôt de peine, des fois de joies avec un zeste d'humour. Lire ce recueil, c'est entamer un voyage en soi, pour percevoir, au lieu de blessures du passé, des cicatrices pansées, au lieu de douleurs d'antan, une paix dans le présent. Ci-dessous un extrait à déguster lentement : « Smiley est l'ami fidèle de plusieurs, et peut-être même de la plupart des gens. Pourquoi ? Parce qu'il leur permet de cacher leurs véritables émotions, aux autres... et à eux-mêmes. Petit ou grand, il semble réel et sincère, et pourtant il est le plus trompeur de tous les sourires... C'est la raison pour laquelle on a estimé qu'il est un sourire en plastique. Parce qu'il est toujours tout sourire, jamais triste, toujours en gaieté, jamais renfrogné. Mais en le côtoyant un peu plus souvent, on se rend compte qu'il n'est pas si réel que ça. Il est en fait un masque... Eh oui ! un masque qu'on enfile sur la face quand on se sent très mal à l'intérieur et que comme un leurre, on ne veut le montrer à personne... »

  • « Grâce à la mort, nous avons appris à raconter des histoires, et grâce aux histoires, nous avons appris à apprendre.» Nous sommes en 2115. Puisque la fiction est le meilleur mode de programmation des êtres humains, on a demandé à une cohorte de 2000 cyborgs écrivains d'enseigner la mort aux robots dotés de conscience, deuxième génération, les T******-******-879. Ce livre leur enseigne comment mourir. Si vous ne faites pas partie de cette catégorie, veuillez ne pas tenir compte de ce livre. Il n'a pas été écrit pour vous.

  • Douze histoires entre brutalité et candeur, volupté et désillusion, douze éclaircies
    qui se fraient un chemin jusqu'à nos sens, réveillés par la prose charnelle et musicale - déjà étonnamment mature - d'une jeune écrivaine qui signera plus tard Griffintown (Prix France-Québec).

    «?Les recueils de nouvelles ont rarement le même pouvoir d'attraction que les romans, de nos jours, mais ils ont ce charme qui parle beaucoup aux mélomanes comme
    Marie Hélène et moi?: celui de fonctionner comme des albums. Un grand recueil de nouvelles est comme une bonne playlist, dont on peut isoler les morceaux et les jouer dans le désordre, mais aussi en admirer la séquence et la laisser agir sur
    nous au fil du temps.?»

    Extrait de la préface

  • Dans la singulière lignée de Nulla dies sine Milena, Clément David poursuit son introspection poétique, sous une forme plus thématique. De l'ombre à la lumière en s'attardant sur le clair-obscur, cette articulation en triptyque brosse le chemin parcouru entre la douleur infinie du départ de sa fille et la reconstruction de sa vie ces dernières années.

  • Anna est bouleversée. La douleur qu'elle éprouve face à tous les bouleversements qui défilent dans sa vie est trop intense pour rester sereine. Elle va devoir se remettre en question et accepter l'aide des spécialistes qui s'inquiètent de son état.
    Toutefois, Caleb est présent à son côté et l'aide à se reconstruire peu à peu, même s'il doit lui mentir, cachant les menaces qui pèsent sur sa famille. Ce n'est pas le moment pour l'informer qu'une personne, tapie dans l'ombre, les observe attentivement, mettant en place un plan pour leur nuire.
    Évidemment, Caleb ne laissera pas faire. Il est prêt à tout pour arrêter le responsable de ces menaces qui s'accumulent, mettant le couple et les enfants au bord du chaos, même s'il doit en payer le prix.
    Car l'amour n'en a pas, et il ne compte pas perdre la famille qu'il reconstruit sans réagir.

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