• Encore plus !

    Louis Maurin

    • Plon
    • 4 Mars 2021

    Un palmarès économique et social à rebours des idées reçues qui lève ainsi le voile sur cette France des " encore plus " : ceux qui traversent les crises sans embûches, tout en prétendant le contraire.Qui sont les privilégiés ? Uniquement des " super-riches " contre lesquels la gauche est vent debout ? Non, répond Louis Maurin, directeur de l'Observatoire des inégalités, qui dresse un tableau économique et social à rebours du discours ambiant.
    Entre ces super-riches et la France populaire et moyenne, les classes aisées vivent bien, voient leurs revenus progresser quand ceux des autres catégories stagnent. Elles affichent de plus en plus leur mépris pour la France des " perdants ", tout en réclamant davantage et en faisant tout pour maintenir leurs privilèges.
    Pendant ce temps, chômage et précarité font progresser l'insécurité sociale. Une armée de " flexibles ", souvent jeune et peu qualifiée, doit se soumettre pour répondre au mieux aux besoins des plus favorisés. La crise économique et sociale qui accompagne la crise sanitaire accentue encore un peu plus ces fractures.
    Pour séduire le peuple, les privilégiés détournent son attention en lui livrant des boucs émissaires " assistés " ou étrangers. Ils mettent en avant une hypocrite égalité des " chances " pour mieux défendre un système inégalitaire et célébrer les premiers de cordée. Les revendications légitimes des classes les moins favorisées sont étouffées. Mais la France d'en haut n'a pas gagné la partie, loin s'en faut. Les Français réclament instamment la justice sociale.

  • Quand tout sera privé, nous serons privés de tout ! Ce slogan, vu dans les manifestations contre la réforme des retraites ou en défense de l'hôpital public, à l'hiver 2019-2020, est le révélateur d'une prise de conscience collective : alors que les controverses autour des privatisations n'ont longtemps intéressé que des cercles restreints, désormais des mobilisations citoyennes nombreuses s'opposent à ces opérations de prédation, considérant qu'il serait irresponsable d'abandonner des biens publics aux logiques concurrentielles.
    Depuis 1986, la France est frappée par les privatisations. Avec le temps, le séisme a pris de l'ampleur et, après les banques, l'industrie et la finance, de nombreux secteurs stratégiques et services publics sont cédés aux appétits privés (aéroports, autoroutes, EDF) et d'autres sont directement menacés (Sécurité sociale, hôpital public, université, La Poste, SNCF). Le modèle français est démoli par pans entiers au profit d'une marchandisation généralisée.
    Le nouveau capitalisme, plus tyrannique que le précédent, ne connaît pas de bornes, et ce livre apporte de nombreuses révélations sur l'affairisme qui a constamment accompagné ces cessions. Toutefois l'analyse de ce processus montre que toutes les grandes vagues de nationalisations du xxe siècle ont débouché sur des échecs. C'est pourquoi il invite à former un nouvel avenir loin du capitalisme (comme du communisme) d'État : celui des communs.

  • La tentation d'un pouvoir autoritaire dans la France de 2019 trouve ses racines dans la vision économique du candidat Macron. En défendant l'idée d'une transformation néolibérale radicale du modèle économique, ce programme conduit à un inévitable conflit avec une population opposée à une telle évolution. Incapable de construire une majorité autour de ce projet, le pouvoir n'a d'autres solutions que de durcir la démocratie par un excès d'autorité permanent.
    La tentation d'un pouvoir autoritaire dans la France de 2019 trouve ses racines dans le projet économique du candidat Macron.
    Depuis des décennies, la pensée néolibérale mène une guerre larvée contre le modèle social français de l'après-guerre. La résistance d'une population refusant des politiques en faveur du capital a abouti à un modèle mixte, intégrant des éléments néolibéraux plus modérés qu'ailleurs, et au maintien de plus en plus précaire d'un compromis social. À partir de la crise de 2008, l'offensive néolibérale s'est radicalisée, dans un rejet complet de tout équilibre.
    Emmanuel Macron apparaît alors comme l'homme de la revanche d'un capitalisme français qui jadis a combattu et vaincu le travail, avec l'appui de l'État, mais qui a dû accepter la médiation publique pour " civiliser " la lutte de classes. Arrivé au pouvoir sans disposer d'une adhésion majoritaire à un programme qui renverse cet équilibre historique, le Président fait face à des oppositions hétéroclites mais qui toutes rejettent son projet néolibéral, largement à contretemps des enjeux de l'époque. Le pouvoir n'a ainsi d'autre solution que de durcir la démocratie par un excès d'autorité. Selon une méthode classique du néolibéralisme : de l'épuisement de la société doit provenir son obéissance.

  • Voici, pour la première fois, une enquête complète sur la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), théâtre de la fameuse série Le Bureau des légendes. La DGSE n'a qu'un but : défendre les intérêts de la France. Pour cela, la loi l'autorise à " entraver " clandestinement, à l'étranger, les ennemis de notre pays. Si la Boîte, comme la surnomment ses 7 000 agents, baigne dans le secret, l'ouverture est très nette, et, paradoxalement, plus personne ne parle aujourd'hui de la DGSE sans évoquer sa spectaculaire vitrine, Le Bureau des légendes, que notre enquête éclaire d'un jour nouveau. Assassinats ciblés, infiltration croissante des services russes, chasse aux " taupes " chinoises, cyberguerre, opérations secrètes en Afrique..., autant d'histoires inédites, enfin révélées dans ce livre. C'est aussi le quotidien des agents secrets qui est dévoilé : de leur entrée dans le service, sur concours ou par contrat, à leur plongée dans l'espionnage sous une identité fictive - la fameuse " légende "...


  • Incarnée par Emmanuel Macron et Édouard Philippe, une nouvelle noblesse d'État dirige la France. Une " caste " de hauts fonctionnaires plus que jamais minée par l'entre-soi et les conflits d'intérêts.

    Ils exploitent leurs carnets d'adresses pour faire fortune comme banquiers d'affaires, consultants ou lobbyistes. Ils bénéficient du démembrement de l'État qu'ils ont eux-mêmes organisé. Ils se répartissent des postes très lucratifs en multipliant les établissements publics inutiles. Et parviennent à masquer leurs échecs, même les plus graves. Par quel miracle ?
    Grâce à une centaine de témoignages et à des documents inédits, cette enquête révèle les secrets inavouables de ces intouchables d'État si nombreux au sein de la Macronie : des hauts cadres de Bercy rémunérés plus de 200 000 euros par an, puis recrutés par de grands groupes pour leur révéler les fragilités des règles fiscales... qu'ils ont eux-mêmes édictées ; des conseillers d'État qui monnayent dans le privé leur connaissance intime de l'appareil administratif... avant de revenir dans la fonction publique profiter à vie de leur statut ; des inspecteurs des Finances dont les erreurs de gestion coûtent des millions d'euros aux contribuables, qui sont rarement sanctionnés... et souvent promus.
    Après deux ans d'enquête, Vincent Jauvert dévoile la face cachée de cette haute fonction publique qu'il est urgent de moraliser.

  • Les voraces

    Vincent Jauvert

    Jamais sous la Ve République les élites qui dirigent notre pays n'ont été aussi riches et obnubilées par l'argent.
    Jamais autant de hauts fonctionnaires n'ont pantouflé à prix d'or dans le privé.Jamais autant de ministres n'ont été multimillionnaires.Jamais autant de responsables politiques, et non des moindres, ne sont devenus lobbyistes ou avocats d'affaires...Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi la situation a-t-elle empiré sous Macron ?Après deux ans d'enquête et grâce à une quarantaine de témoignages inédits, Vincent Jauvert révèle les moeurs de ces élites si voraces qui ont pris le pouvoir dans le sillage du nouveau président de la République. Il décrit leur course à l'argent, leurs campagnes en coulisses pour dissimuler leurs véritables revenus et leurs conflits d'intérêts. Un document implacable.

  • " Ce qui est simple est toujours faux. Ce qui ne l'est pas est inutilisable ", disait Paul Valéry. Alors que les impôts font partie du quotidien des Français, la complexité du système fiscal et budgétaire empêche les citoyens comme les parlementaires de se prononcer utilement sur ces questions. L'impression de se perdre dans un labyrinthe confisque le consentement à l'impôt.
    La fabrique de l'impôt et de la dépense publique appartient pourtant aux citoyennes et citoyens. C'est à eux qu'il revient d'y consentir, d'en contrôler l'usage et de demander aux responsables publics de rendre compte de leur action. Devenu à 34 ans le nouveau rapporteur général du budget
    - le plus jeune à ce poste - Laurent Saint-Martin porte un regard neuf sur le travail parlementaire. Il entend permettre à chacun de comprendre l'élaboration du budget et se réapproprier le fonctionnement des finances publiques. Car l'impôt n'a de sens et d'efficacité que si le citoyen en comprend et en contrôle la " fabrique ". C'est le seul moyen pour que le consentement à l'impôt, essentiel à la vie civique, ne soit pas une simple formule de style.

  • Premier palais de la République, l'Elysée brille d'un éclat particulier... et d'un certain mystère. Patrice Duhamel et Jacques Santamaria invitent à un voyage dans la grande et petite histoire de ce lieu pas comme les autres devenu le coeur du pouvoir. Une nouvelle édition, enrichie et mise à jour, de ce dictionnaire drôle et sérieux, truffé de révélations supplémentaires et d'anecdotes inédites. Ce livre sera utile à tous les citoyens qui se demandent pourquoi Napoléon appelait l'Elysée sa " maison de santé " ; comment Félix Faure a imposé à sa femme de marcher à deux pas derrière lui ; ce qui provoqua la décision d'Émile Loubet de faire tirer à la carabine dans le parc ; pourquoi et comment le général de Gaulle décida de quitter mystérieusement le palais le 29 mai 1968 ; quels travaux Georges Pompidou fit entreprendre au sous-sol du jardin d'hiver ; en quelle occasion Valéry Giscard d'Estaing constata qu'on avait dérobé des pièces de robinetterie ; à quoi François Mitterrand consacra curieusement sa soirée du 29 mars 1993 ; devant qui Jacques Chirac poussa un coup de gueule à faire trembler les murs du palais ; quel interlocuteur Nicolas Sarkozy bombarda d'appels un soir d'avril 2011 ; et dans quelles conditions François Hollande décida d'instaurer l'état d'urgence et de décréter un deuil national après les attentats tragiques de 2015 et 2016...

  • En un demi-siècle, Marseille a connu des bouleversements sociaux, économiques culturels et urbains majeurs. Dans ces tourmentes, et en contraste avec sa réputation de ville rebelle, renommée pour la violence de ses affrontements électoraux, Marseille n'a

  • En vingt ans s'est constituée en France une véritable oligarchie vertébrée notamment par l'Inspection des finances. Fonctionnant comme une caste, cette oligarchie capitaliste s'est installée pour durer, en occupant les postes clés de l'État, pour imposer ses vues et ses réformes néolibérales. Quelle est la vraie nature de ce pouvoir dont Emmanuel Macron est l'étendard ? Histoire de la trahison des élites publiques françaises.
    L'accession au pouvoir d'Emmanuel Macron n'est pas seulement la conséquence d'un séisme historique, qui a vu l'implosion du Parti socialiste et du parti Les Républicains. C'est aussi l'aboutissement de l'histoire longue de la haute fonction publique, qui a cessé de défendre l'intérêt général pour se battre en faveur de ses seuls intérêts.
    Pour comprendre cette sécession des élites publiques et décrypter les débuts du nouveau quinquennat, il faut savoir comment la caste a d'abord réalisé, grâce aux privatisations, un hold-up à son profit sur une bonne partie du CAC 40 ; puis comment, par le jeu des pantouflages ou de rétropantouflages, elle est parvenue à privatiser quelques-uns des postes clés de la République jusqu'à porter l'un des siens au sommet de l'Etat.
    C'est cette enquête que
    La Caste s'applique à mener, en dressant l'état des lieux du système oligarchique français ; en se plongeant dans les combats engagés par les défenseurs de la République - en 1848, en 1936 ou encore en 1945 -, pour que celle-ci dispose enfin d'une haute fonction publique conforme à ses valeurs.

  • C'est le ministère le plus prestigieux de la République - le gardien de la " grandeur " de la France. Pourtant, malgré les apparences, le Quai d'Orsay est aujourd'hui à la dérive. Quels sont les vrais privilèges de la nomenklatura diplomatique ? Jusqu'où les petits arrangements entre amis gangrènent-ils l'institution ? Pourquoi le Quai vit-il désormais aux crochets de grands groupes privés ? Comment Laurent Fabius en a-t-il fait une machine à sa propre gloire ? Grâce à une centaine de témoignages et à de nombreux documents confidentiels, La Face cachée du Quai d'Orsay révèle les secrets inavouables de ce haut lieu de pouvoir qui traverse la plus grande crise de son histoire : l'impunité dont jouissent encore les ambassadeurs malgré les scandales qui s'accumulent ; le montant de leurs revenus réels, que l'Administration s'emploie toujours à taire ; l'étendue des malversations qui règnent dans certains consulats ; la puissance d'un réseau de hauts diplomates, surnommé " la secte ", qui dans l'ombre influence les choix de la France ; ou encore la présence de bases d'écoutes clandestines de la DGSE sur les toits de certaines ambassades... Après deux ans d'enquête, Vincent Jauvert lève le voile sur les coulisses du ministère des Affaires étrangères.

  • Ils s'appellent Gaëlle, Charlotte ou Julien. Ils vivent dans un village de l'Allier, à Cerbère, sur la Côte Vermeille, ou à Neufchâteau, dans les Vosges. Ils sont jeunes, compétents, et cherchent aujourd'hui leur voie professionnelle. Le champ des possibles devrait leur être grand ouvert. Pourtant, leur horizon est largement bouché.
    Parce qu'ils grandissent loin des centres de décisions, à l'écart des flux économiques, parce qu'ils résident au coeur de petites villes, dans des zones pavillonnaires, des villages ou des espaces ruraux, 60 % de nos jeunes n'ont pas les mêmes chances de réaliser leur potentiel que leurs camarades des grandes métropoles.
    Ces millions de Français, absents du débat public et dispersés sur le territoire, ont un point commun : le parcours d'obstacles qui s'impose à eux. Autocensure, manque d'informations, assignation à résidence, fragilité économique, absence de réseaux, fracture digitale... ils cumulent les difficultés et, pire, se sentent ignorés. Hors radar.
    Les Invisibles de la République apporte un éclairage inédit sur les questions d'égalité des chances et propose des solutions pragmatiques, issues du terrain.
    La jeunesse de la France périphérique n'a plus à subir ce déterminisme territorial. Pour eux, pour nous, il faut agir !

  • " J'ai consacré ma vie à la sécurité des Français. Pendant quarante ans, j'ai servi en tant que policier. J'ai commandé des unités prestigieuses, composées d'hommes et de femmes admirables, en sécurité publique, en police judiciaire, aux stups, à la police aux frontières, en coopération internationale, en unité d'intervention. J'ai achevé mon parcours dans l'horreur des attentats de 2015 et 2016 à la tête du RAID, mais j'ai sauvé des vies et c'est ma fierté. Au fil des ans, j'ai vu la situation des forces de sécurité se dégrader, leur efficacité baisser, leur présence sur la voie publique diminuer. Aujourd'hui, beaucoup de Français ont peur. Il est temps de réagir. Il faut restructurer nos forces de police et gendarmerie, redéfinir nos politiques de sécurité, renforcer l'implantation de la police de sécurité du quotidien, grand défi de la prochaine décennie. Les Français méritent que l'on monte au front pour eux et pour leur sécurité. "

  • La démocratie est-elle en crise ? Non, répond l'avocat Paul Le Fèvre : la crise est celle de la représentativité. Les élites et les élus seraient coupés du réel. Une solution : introduire le tirage au sort dans la vie politique.
    Les chiffres record de l'abstention et le mouvement des gilets jaunes témoignent d'un fossé toujours plus profond entre l'élite et le peuple, les gouvernants et les gouvernés. Qu'elle soit ou non légitime, cette crise de confiance peut ruiner la démocratie. Comment rétablir le lien entre les électeurs et les élus étant entendu que la démocratie directe, sans délégation de pouvoir, serait vouée à un échec dramatique.
    Avocat, familier des procès d'Assises, Paul Le Fèvre s'inspire de son expérience des jurys populaires. Instauré en 1791, le jury est choisi par tirage au sort suivant des procédures très strictes. Il a rempli très honorablement son office depuis plus de deux siècles : pacifier les rapports sociaux ou, au moins, canaliser leurs débordements. Ses décisions peuvent être imparfaites mais aucune décision judiciaire ne l'est, y compris celles rendues exclusivement par des magistrats.
    Pourquoi ne pas étendre le tirage au sort à la vie politique ?
    Selon Paul Le Fèvre, l'expérience des jurys populaires réfute les objections selon lesquelles les " gens " ne sauraient appréhender un domaine complexe qu'ils ne maîtrisent pas. Le fonctionnement des jurys montre aussi qu'il n'y nulle propension de ces mêmes " gens " à céder aux excès ou aux illusions de l'émotion populaire.
    L'introduction du tirage au sort comme mode de désignation des représentants du peuple aux côtés (et non à la place) du mode classique de l'élection contribuera à réconcilier deux mondes qui se servent depuis trop longtemps de boucs émissaires réciproques. Elus et gens ordinaires seront désormais tous à bord du même bateau et responsables ensemble de son cap.

  • Sensible, intense, terrifiant, Des hommes et des murs est le récit d'un voyage au coeur des prisons, un regard sur l'humanité entre les murs. Il commence à la Chancellerie en 1984, se poursuit à travers les prisons de Rennes, Liancourt, Nanterre, Bois d'Arcy, Fresnes, Fleury Mérogis pour se terminer à l'inspection des services pénitentiaires en 2012.À la tête des plus grands établissements, Joaquim Pueyo raconte, telles qu'il les a vécues et ressenties, les péripéties qui ont parsemé sa carrière : prise d'otages, mutinerie, évasions, suicides, viols, tabassages... Il n'a pas voulu dissimuler ses propres incertitudes face aux inévitables cas de conscience ni réaliser un ouvrage technique sur les prisons. Il nous invite à explorer la vie cachée derrière les murs, où se côtoient détenus et personnels. C'est un monde violent, où la générosité et les amours - mêmes interdites - trouvent aussi leur place. Qu'il peigne des anonymes ou des célébrités, l'auteur donne à voir à travers ses anecdotes une galerie de portraits fascinants.Loin d'une vision misérabiliste, ce témoignage apporte, parfois avec humour, une note d'espoir.

  • Enquête sur un monde syndical à la dérive. Le directeur des ressources humaines d'Air France courant pour échapper à des délégués en colère, la chemise en lambeaux ; le port de Marseille bloqué pour la dixième fois en dix ans ; la SNCF en grève pendant le bac ou les fêtes de Noël ; une dizaine de syndicalistes en moyenne jugés en correctionnelle chaque année pour détournement de fonds... le syndicalisme français va très mal. Ces débordements, qui choquent à juste titre le grand public et les observateurs étrangers, ne sont pas l'indice d'un excès de pouvoir. Ils prouvent au contraire un affaiblissement dangereux, qui incite par exemple certaines organisations à tolérer l'islamisme radical en leur sein pour assurer leur survie ! De plus en plus coupées du terrain, plombées par les luttes internes, beaucoup moins éloignées du patronat qu'elles ne veulent bien le dire, la CGT, la CFDT, la CFTC ou FO sont incapables de prévenir des dérives graves dans les ports, les imprimeries, le rail, les entreprises de nettoyage ou la police, sans oublier certains grands comités d'entreprise, transformés en fiefs et ponctionnés à outrance. Le tout sous le regard consterné de milliers de délégués qui se demandent quand ils auront des organisations à la hauteur de leur dévouement personnel... Une plongée inédite dans un monde syndical en plein naufrage.

  • Depuis la crise de la vache folle, notre pays se targue d'avoir l'une des meilleures viandes au monde et d'être à la pointe de la sécurité alimentaire. Le message des industriels de la viande se veut clair et rassurant : " La viande est tracée et contrôlée de la fourche à la fourchette. " Les Français peuvent savourer en paix.
    Cela tombe bien, nous consommons en moyenne 84 kilos de viande par personne et par an.
    L'envers du décor est beaucoup moins idyllique. Depuis quelques années, plusieurs rapports des inspecteurs vétérinaires européens, du ministère de l'Agriculture ou encore de la Cour des comptes tirent la sonnette d'alarme. Abattoirs non conformes, carcasses contaminées, prédominance de l'abattage halal et casher pour des raisons économiques, diminution du nombre d'inspections vétérinaires, absence de sanctions.
    Conséquences ? Des tromperies à répétition, des intoxications alimentaires et des maladies qui peuvent affecter gravement jeunes enfants et personnes âgées.
    Bon appétit ! dresse un bilan sans concession et vous donne les clés pour mieux choisir votre alimentation.

  • Le premier livre qui révèle les scandales financiers, politiques et sociaux liés aux délocalisations.0500 Le scandale des délocalisationsentraîne le lecteur dans les coulisses d´une réalité, dont l´ampleur et la gravité sont soigneusement occultées par les dirigeants d´entreprises et les responsables politiques. Il découvrira comment un fonds crée par Nicolas Sarkozy pour lutter contre la crise finance les délocalisations. Il apprendra comment l´Union européenne, déjà impuissante à crée des emplois, s´empresse de détruire ceux qui existent.
    En délocalisant massivement, les industriels occidentaux sont tombés dans un véritable piége, soigneusement tendu par l´Inde et la Chine, et les bénéfices de la mondialisation leur échappent désormais.
    Au terme de cette enquête emplie de révélation,Le scandale des délocalisationspose une question cruciale : un pays peut-il perdre ses emplois et continuer de prospérer ?0300 Le scandale des délocalisationsentraîne le lecteur dans les coulisses d´une réalité, dont l´ampleur et la gravité sont soigneusement occultées par les dirigeants d´entreprises et les responsables politiques. Il découvrira comment un fonds crée par Nicolas Sarkozy pour lutter contre la crise finance les délocalisations. Il apprendra comment l´Union européenne, déjà impuissante à crée des emplois, s´empresse de détruire ceux qui existent.
    En délocalisant massivement, les industriels occidentaux sont tombés dans un véritable piége, soigneusement tendu par l´Inde et la Chine, et les bénéfices de la mondialisation leur échappent désormais.
    Au terme de cette enquête emplie de révélation,Le scandale des délocalisationspose une question cruciale : un pays peut-il perdre ses emplois et continuer de prospérer ?

  • Serge Dassault est l'un des hommes les plus puissants de France. Milliardaire, pilier de la défense nationale avec ses Rafale, sénateur UMP, propriétaire du Figaro, l'industriel parle à l'oreille des présidents de la République.
    L'avionneur a conquis une ville, Corbeil-Essonnes. C'est la revanche du fils mal-aimé sur son père, le mythique Marcel Dassault. Serge s'est pris d'affection pour cette cité ouvrière. Il en a fait une sorte de laboratoire social, avec sa fortune personnelle. Mais sa ville lui donne bien du souci.
    Élections annulées, enquête judiciaire sur des soupçons d'achats de vote, racket... rien ne va plus dans le fief de Serge Dassault.
    Après plus d'un an d'enquête, Sara Ghibaudo et Yann Philippin lèvent le voile sur certains secrets bien gardés du milliardaire et mettent au jour un " système " qui, au fil des années et des millions d'euros, s'est dangereusement enrayé.


  • Fantasme ou réalité, la puissance occulte des francs-maçons ? Voici deux siècles de documents et de témoignages (dont des archives inédites), pour se faire une opinion en toute liberté.
    La franc-maçonnerie, société initiatique vieille de plus de 250 ans, est par essence un lieu de discrétion puisque ses membres prêtent serment de garder le secret sur ce qui s'y dit et s'y fait. Mais un secret n'a d'intérêt que s'il est dévoilé un jour... C'est ce que fait Emmanuel Thiébot avec ce dossier de témoignages et documents souvent inédits.
    Peu de Frères se sont risqués à écrire leurs Mémoires, on s'en doute. Cependant, il existe bel et bien des témoignages du rôle et de l'activité des francs-maçons. Ils viennent des archives des loges elles-mêmes. On peut ainsi assister à l'initiation de l'anarchiste Proudhon en 1847 ou du champion de boxe Djamel Lifa de nos jours, voir Coluche " plancher " devant les Frères d'une loge parisienne en 1986, s'amuser de l'indignation d'une loge bas-normande devant l'achat d'un crucifix pour une école, et plus encore des rapports faits à la police par des infiltrés...
    Tour à tour tolérée, acceptée, choyée par le pouvoir politique en place ou au contraire haïe, voire interdite, la franc-maçonnerie a toujours été un organe vivant de la société française. Il est légitime de se demander pourquoi. On trouvera la réponse dans ce dossier, en même temps que d'autres à ces questions subsidiaires : pourquoi la franc-maçonnerie est-elle une société secrète ? Pourquoi a-t-elle connu un tel succès ? Dans quelle mesure est-elle nuisible à l'ensemble de la société ? Dans quelle mesure est-elle bénéfique ?

  • Les grandes organisations syndicales sont-elles corrompues ? Le soupçon grandissait depuis quelques années en découvrant que des patrons " fluidifiaient les relations sociales ". Ce livre d'enquête arrache le voile pudique que les " partenaires sociaux " et le monde politique veulent maintenir sur le sujet.


    Roger Lenglet et Jean-Luc Touly, enquêteurs redoutés, apportent la démonstration, preuves à l'appui, de la maladie qui ronge les syndicats : malversations, détournements, enrichissements personnels, financements inavouables et docilité des structures... Le constat est sidérant : le syndicalisme français est étranglé par la corruption et la soumission à ceux qui les paient.


    Ce livre nous fait pénétrer au coeur des grandes entreprises (publiques, comme la SNCF, Air France, la RATP, EDF, ou privées, telles Axa, IBM, Nestlé, SFR, GDF-Suez, France Telecom, Continental, Virgin, Sanofi, Total, Veolia, Dassault-Aviation...), des organismes d'État et des organisations syndicales pour révéler des pratiques en complète contradiction avec les discours de façade.


    Aujourd'hui, de plus en plus de salariés et de représentants des personnels se sentent trahis par leur hiérarchie syndicale. Grâce à ce livre, chacun saura enfin ce qui se cache sous la paralysie des syndicats en France.

  • En 2000, il dépose une plainte contre Pierre Mauroy - qui sera condamné - pour emploi fictif à la Communauté urbaine de Lille. En 2008, il accuse la Société des eaux du Nord de n'avoir pas restitué 164 millions d'euros aux contribuables, pour des travaux jamais effectués. En 2008, il révèle l'« affaire du Grand Stade de Lille », accusant la Communauté urbaine, sous la houlette de Martine Aubry, d'avoir voté en faveur du projet d'Eiffage (surcoût : 108,5 millions d'euros) au détriment de Norpac-Bouygues, pourtant recommandé par les services techniques. Depuis plus de quinze ans, Éric Darques lutte contre la corruption qui gangrène notre pays dans le domaine des marchés publics. Au lieu d'attendre naïvement que les institutions protègent les deniers collectifs, il a choisi d'agir et d'exiger des comptes. Cet engagement lui a valu le surnom de « chevalier blanc des finances publiques » ou d'« empêcheur de détourner en rond ». Lui se considère, plus simplement, comme un citoyen - et un contribuable - qui refuse de voir l'argent public utilisé à d'autres fins que l'intérêt général. Ce livre raconte son combat. Il pose également une question : pourquoi, malgré les dispositions législatives, les contrôles de légalité des préfectures et les rapports des chambres régionales des comptes, les irrégularités décelées donnent-elles si rarement lieu à instruction judiciaire ?

  • Le récit aussi drôle qu'instructif d'une expérience inédite menée par un jeune journaliste : vivre 100 % français pendant un an. Défi relevé !

    " Un fauteuil, une veste militaire, une table basse, quelques fruits et légumes et deux albums d'Alain Bashung... Avant de commencer mon expérience, ces objets étaient mes seuls biens Made in France : à peine 4 % de mon appartement. Ça ne pouvait pas rester comme ça...
    Pour répondre aux injonctions politiques à consommer des produits français et savoir si le patriotisme économique avait réellement un intérêt, j'ai décidé de passer une année en ne consommant que des produits français et de mener une enquête sur ce qu'est le Made in France.
    Ce livre est un road trip dans la France industrielle et dans les rayons des grandes surfaces à la recherche d'une origine. Il raconte l'histoire des acteurs du Made in France : ceux qui réussissent, ceux qui galèrent. Ceux qui luttent et ceux qui abandonnent. Il dresse le portrait du phénomène le plus intéressant et complexe de l'histoire économique : la mondialisation, et ses conséquences sur notre consommation, sur nos vies. Il suit le défi d'un mec de 25 ans, un véritable enfant de la mondialisation, qui a pourtant décidé de manger, de s'habiller, de se déplacer, de s'équiper, de se cultiver "français' pendant un an et de savoir à quoi son pays était encore bon. "

  • Emporté telle une pierre dans un glissement de terrain, Éric Woerth a tout subi depuis les premiers épisodes de l'affaire Bettencourt, qui est devenue « l'affaire Woerth ». Balayée, la réforme des retraites qu'il avait menée à bon port. Évaporés, ses faits d'armes au ministère du Budget. Ne restent qu'un goût de cendre et une instruction judiciaire en cours.
    Une véritable meurtrissure pour celui qui dit sa stupeur et qui revient, dans ce livre d'entretiens, sur ses premiers pas en politique ; sur les relations qu'il a entretenues avec Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ; sur le fonctionnement d'un gouvernement ; sur les dédales d'une affaire à tiroirs, devenue machine infernale, dont il s'emploie à démonter, une à une, chacune des pièces ; sur les enseignements qu'il en tire.

    Ces entretiens ont été menés par Renaud Revel, rédacteur en chef àL'Expresset responsable de la rubrique Médias.

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