• Lisière

    Kapka Kassabova

    Quand elle retourne dans son pays natal, la Bulgarie, pour la première fois depuis vingt-cinq ans, c'est à la frontière avec la Turquie et la Grèce que Kapka Kassabova se rend. Elle se souvient que, dans les années 1970, alors qu'elle était encore enfant et que la guerre froide battait son plein, c'était la zone la plus poreuse du rideau de fer, une frontière encore plus facile à traverser que le mur de Berlin pour rejoindre le bloc de l'Ouest. Un carrefour qui grouillait de militaires et d'espions, où il ne faisait pas bon s'aventurer. Au gré de son voyage, Kapka découvre les lieux qui furent dominés par des forces successives : l'empire Ottoman, le régime soviétique, et d'autres encore, mythiques et légendaires. Son livre est peuplé de magnifiques portraits de contrebandiers, chasseurs de trésor, botanistes et gardes-frontières, et aussi de migrants. Lisière est à la fois le récit d'une immersion dans les coulisses de l'Histoire, un regard neuf sur la crise migratoire en Europe et une plongée au coeur de géographies intimes.

  • Le maccarthysme a beau déferler sur l'Amérique au tournant des années cinquante, Ira Ringold se croit à l'abri de la chasse aux sorcières. Non seulement parce que son appartenance au Parti communiste est ignorée même de ses amis, mais surtout parce que l'enfant des quartiers pauvres de Newark, l'ancien terrassier au lourd passé, s'est réinventé en Iron Linn, vedette de la radio, idéale réincarnation de Lincoln, et heureux époux de Eve Frame, ex-star du muet. Mais c'est compter sans la pression du pouvoir, sans les aléas du désir et de la jalousie, sans la part d'ombre que cachent les êtres les plus chers. Car si Ira a changé d'identité, Eve elle-même a quelque chose à cacher. Et lorsqu'une politique dévoyée contamine jusqu'à la sphère intime, les masques tombent et la trahison affecte, au-delà d'un couple, une société tout entière. Ne reste alors aux témoins impuissants, le frère d'Ira et son disciple fervent, le jeune Nathan Zuckerman, qu'à garder en mémoire ces trajectoires brisées, avant enfin, au soir de leur vie, de faire toute la lumière sur une page infâme de l'Amérique.
    À l'instar de Pastorale américaine, J'ai épousé un communiste rend justice à ces individus détruits par la tourmente des événements et décrit avec une rare puissance comment l'Histoire ébranle la trame même de nos existences.

  • Deux mètres dix

    Jean Hatzfeld

    'Troisième tentative, Tatyana se reprend. Elle sort à une vitesse folle de sa courbe d'élan, mais au lieu de taper le sol du talon pour générer l'impulsion, elle l'effleure de la pointe, elle se laisse emporter dans les airs. Sa main et son bras s'élèvent en arabesque, le dos se cambre en un demi-cercle d'une élégance merveilleuse. Complices, les jambes virevoltent. Elle chute à la verticale sur la nuque, souple, termine en galipette plus qu'en roulade. Elle entend les clameurs avant d'ouvrir les yeux.'

    En pleine guerre froide, quatre athlètes s'entraînent pour les Jeux olympiques. Les rivalités entre les Américains, Sue et Randy, et les Soviétiques, Tatyana et Chabdan, sont teintées d'admiration et d'incompréhension réciproques. Des années plus tard, ils se retrouvent et lèvent le voile sur cette époque aussi sombre que lumineuse, qui cabossa ses héros.

  • L'incroyable histoire vraie d'une machine à explorer le temps, cachée dans les archives secrètes du Vatican !
    Mars 1938. Le physicien italien Ettore Majorana disparaît au large de la Sicile. Avec lui, le projet secret sur lequel il travaillait depuis des années.
    Automne 1955. On retrouve par miracle les notes du physicien disparu. Elles inspirent au père Ernetti une idée folle : construire une machine à voir dans le temps. Un chronoviseur.
    Sur ordre de Pie XII, le prêtre plonge deux mille ans en arrière. L'objectif est simple : prouver l'existence du Christ.
    Commence alors une course folle entre le Vatican, la CIA, le KGB et le Mossad. Car ce que le père Ernetti va découvrir, en pleine guerre froide, pourrait changer l'ordre du monde.
    Ce roman est fondé sur une histoire vraie.
    - - - - "
    La Machine Ernetti est de la trempe du
    Da Vinci Code. Le roman est bâti comme une série télé, avec les ingrédients qui ont fait le succès de Dan Brown : chapitres courts, rebondissements en cascade, rythme échevelé. " - Mohammed Aïssaoui, Le Figaro
    " Quelque part entre
    Da Vinci Code et James Bond, Roland Portiche nous divertit avec un thriller diablement rythmé, où foisonnent dangereux espions et enlèvements crapuleux, et interroge avec malice les origines du christianisme. Parole d'évangile : on prie déjà pour qu'il y ait une suite ! " - Paris Match
    " Ce thriller quantique dépoussière l'un des plus fascinants mystères du Vatican et réveille la fibre dan-brownienne qui sommeille en nous " - Julie Malaure, Le Point
    " Les fils de l'intrigue noués avec suspense et brio font de ce premier roman un thriller impossible à lâcher. " - Point de Vue
    " Un thriller catholique...Maître du suspense, Roland Portiche nous entraîne, nous envoûte, nous donne le vertige. " - RCF
    " Magistralement conduite, cette
    Machine Ernetti se lit, se monte et se démonte avec jubilation. " - Le Figaro Magazine

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre
    Comment être Russe aujourd'hui ? Et comment comprendre une Russie sur laquelle semblent déferler de bien mauvais vents nationalistes ? La meilleure des réponses est d'arpenter son immense territoire, de recueillir les témoignages et de reconstituer, au coin d'un feu réconfortant dans les neiges et le froid de l'hiver, l'histoire extraordinairement tragique de ce grand pays.
    Il faut redécouvrir la Russie, marquée de façon indélébile par son immensité géographique. Il faut se glisser dans la tête de ses habitants, sortis à la fois si traumatisés et si fiers de tant de convulsions historiques. La superbe langue de Pouchkine déroule, insatiable, des récits à vous couper le souffle que seuls les toasts portés avec vos petits verres remplis de vodka vous permettront de digérer. Laissez-vous emporter par cette terre d'aventure animée d'une inextinguible soif spirituelle et si riche en drames, en émotions, en grand espaces.
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Il raconte le glacis impérial russe, des portes de l'Europe aux marches de l'Asie. Un voyage amoureux mais lucide dans une Russie toujours à la recherche de son grand dessein.
    Un voyage historique, culturel et linguistique pour mieux connaître les passions russes. Et donc mieux les comprendre.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - "[...] Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un «décodeur» des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités [...]. A chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    - "Comment se familiariser avec "l'âme" d'un pays pour dépasser les clichés et déceler ce qu'il y a de juste dans les images, l'héritage historique, les traditions ? Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir." - Librairie Sciences Po
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Analyste politique et spécialiste de questions humanitaires, Alain Délétroz travaille en Russie et dans l'espace ex-Soviétique depuis plus de vingt ans. Sa passion russe a, toujours, guidé son écriture.
    EXTRAIT 
    Bien des années plus tard, une image remonte dans ma mémoire, aussi vivante que si tout cela était arrivé hier. Chaque fois que je retrouve les trottoirs d'une grande ville russe en hiver, le même souvenir m'assaille. Chaque fois que je hume l'air froid à pleins poumons, que mes yeux sont attirés par la démarche raffinée de jeunes femmes emmitouflées dans de tendres fourrures sibériennes ou que mes narines sont chatouillées, sur l'escalator d'une station de métro, par les effluves de graisse à moteur typique des chemins de fer russes, c'est ce premier hiver en Russie qui renaît.
    Décembre 1991 : j'arrive en Union soviétique pour effectuer un séjour linguistique dans le terrible hiver russe. La famille qui me reçoit a organisé une petite fête en mon honneur pour la Noël catholique, qui se célèbre quinze jours avant la Nativité orthodoxe russe. L'appartement, d'une seule pièce, à la fois chambre à coucher, salon et salle à manger, suffoque sous une épaisse fumée de tabac. Le gel glace les vitres. Les premiers toasts commencent à réchauffer les estomacs et les coeurs. Et voilà qu'apparaît, sur l'écran de la télévision posée dans un coin de la pièce, le visage contracté du président de l'URSS... qui annonce la dissolution de la grande Union.

  • 1945. La guerre est finie. Un nouvel affrontement, d'une nature et d'une ampleur inédites, commence. George Orwell lui donnera un nom : la guerre froide. De 1947 à la chute du mur de Berlin (1989) puis de l'Union soviétique (1991), le monde va vivre sous cette menace. John Lewis Gaddis en livre une synthèse magistrale. Sur le fondement d'archives qui n'avaient jusqu'alors jamais été ouvertes, il fait revivre tous les épisodes majeurs de cette époque qui, plus que toute autre, a façonné la nôtre : blocus de Berlin, course aux armements nucléaires, guerre de Corée, crise de Suez, répression de l'insurrection hongroise, construction du mur de Berlin, crise de Cuba, écrasement du Printemps de Prague, crise des euromissiles... Gaddis décrypte, recueillant bon nombre de témoignages et fouillant les notes et Mémoires, la personnalité des acteurs : Churchill, Roosevelt, Staline, Truman, Brejnev, Nixon, Castro, Che Guevara, Kennedy, Reagan, Khrouchtchev, Jean-Paul II, Thatcher, Walesa, Bush, Gorbatchev... Gaddis raconte le comment et le pourquoi : pourquoi les États-Unis et l'Union soviétique se retrouvèrent dans une impasse mortelle ; comment nous sommes passés très près de l'apocalypse nucléaire ; ce que les dirigeants avaient à l'esprit, de Staline à Mao Zedong, de Reagan à Gorbatchev ; comment des agents secrets agirent dans l'ombre et comment des vacanciers d'Allemagne de l'Est firent tomber les premières pierres du mur de Berlin... C'est une histoire de situations de crise et de subterfuges, de négociations et de mensonges, de tyrans et de lutte pour le pouvoir - et d'hommes ordinaires qui changent le cours de l'Histoire.

  • Il y a, à la périphérie de l'Europe, une frontière démantelée, jetée au rebut de l'histoire, puis érigée à nouveau. Jadis, elle était surtout destinée à empêcher ceux qui ne croyaient pas à l'avenir radieux du communisme de se faire la belle ; aujourd'hui, elle est censée empêcher les migrants d'Asie et d'Afrique de se rendre dans l'eldorado occidental. Trente ans après la chute du mur de Berlin, l'ancien Rideau de fer est devenu la frontière sud de l'Union européenne. La Strandja, ces monts arides aux confins de l'Europe, à cheval entre la Bulgarie et la Turquie, est le théâtre de cette curieuse facétie de l'histoire.
    Au volant d'une vieille Subaru Forester, l'auteur nous emmène sur cette frontière balayée par les vents d'Anatolie. On y découvre, au fil de ses rencontres, des personnages attachants, lumineux, mais aussi particulièrement inquiétants, à l'instar de ces chasseurs de migrants et miliciens nationalistes.
    Comme souvent dans les Balkans, les histoires se télescopent à l'infini et le voyage devient beaucoup plus personnel et intime, sur les traces d'une jeunesse perdue dans les dernières années de la Guerre froide.
    Alexandre Lévy est rédacteur en chef du magazine Books et collabore au quotidien suisse Le Temps. Ancien du Monde et de Courrier international, il a publié Le Gang des barbares (Hachette Littératures, 2009), une enquête choc sur l'affaire Ilan Halimi. Il est né en Bulgarie, pays qu'il quitte à l'âge de 21 ans, peu après avoir, lui aussi, effectué son service militaire à la frontière turque.

  • Ce livre reconstruit les deux vies et les deux visages du plus important État de type nouveau du XXe siècle. Il repose sur les documents d'archives rendus disponibles par l'effondrement de l'URSS, sur les mémoires post-soviétiques, sur les recensements, les oeuvres littéraires, les témoignages de la dissidence, ainsi que sur les recherches novatrices qui sont parues après 1991. Ces sources, dont une présentation raisonnée - à la fois thématique et chronologique - sert d'introduction au volume, ont permis à l'auteur de présenter une image nouvelle, et plus crédible, d'une histoire qui a fasciné et effrayé le XXe siècle.

  • Dès que son mal de vivre commence à l'anéantir, Arvo Pallas s'en va, fermant derrière lui les portes de ses vies antérieures. Arvo Pallas est le nom fictif d'un être intense dont la vie, bien réelle, reste énigmatique. Ce récit polyphonique le suit dans sa trajectoire douloureuse : l'invasion de l'Estonie par l'Armée rouge, les réseaux des services secrets pendant la Guerre froide, le rôle du jeu d'échecs dans cette nébuleuse, la flambée des mouvements contestataires puis leur extinction. Les femmes de sa vie racontent un combat plus intérieur. Mais quels que soient les éclairages, intimes ou pas, Arvo Pallas ne coïncide jamais avec les portraits que les gens dressent de lui.

  • S'il existe un Eldorado des idées reçues, c'est bien la Russie ! Vue de France, et plus globalement d'Occident, son image tour à tour magnifiée ou caricaturée se focalise
    alternativement sur le Bien ou le Mal... mais toujours dans une belle unanimité.
    De George Turberville qui en 1568 écrit : « en peu de mots, le pays est trop froid et les gens sont bestiaux », à l'équation sommaire « Poutine = Staline », la Russie de Catherine II fut louée par Voltaire, celle de Staline chantée par Aragon, et la gorbimania submergea un Occident qui ne pardonnera jamais à Eltsine d'avoir mis fin au rêve d'un « socialisme à visage humain ». Ces visions manichéennes de la Russie traversent les siècles sans prendre une ride, s'accordant bien à cet autre poncif d'une « Russie éternelle ».
    Analysant une quinzaine d'idées reçues sur la société, l'économie ou les relations internationales de la Russie contemporaine, Pascal Marchand nous permet, grâce à
    une réflexion approfondie et nuancée, de mieux comprendre ce « rébus enveloppé d'un mystère au sein d'une énigme » (Churchill).

  • Les ecrivements

    Matthieu Simard

    • Alto
    • 25 Septembre 2018

    Les traces de pas dans la neige finissent toujours par disparaître, comme des souvenirs qu'on est forcé d'oublier, soufflés par le vent ou effacés par le soleil. Celles de Suzor, parti un soir de décembre 1976, n'existent plus depuis longtemps. Pourtant, Jeanne les voit encore chaque jour par la fenêtre du salon.
    Pendant quarante ans, elle s'est promis de ne jamais le chercher, mais lorsqu'elle apprend qu'il est atteint d'alzheimer, sa promesse ne tient plus?: elle doit retrouver Suzor avant qu'il oublie.
    Dans un Montréal enneigé, aidée par une jeune com­plice improbable, Jeanne retracera le chemin parcouru
    par Suzor et devra, pour ce faire, revisiter leur passé.
    La famille qu'ils n'avaient pas. Leur jeunesse en solitaire. Le voyage en Russie dont elle porte encore les cicatrices. Le trou dans le mur de la cuisine. Le carnet que la petite n'avait pas le droit de lire. Les boutons trouvés sur le trottoir.
    «?Je ne veux pas être la seule condamnée au souvenir de nos bonheurs?», dira Jeanne dans ce doux roman sur les caprices de la mémoire, sur ces choses qu'on oublie sans le vouloir et celles qu'on choisit d'oublier.

  • Adossée à l'idée que l'Europe communautaire serait sortie en droite ligne des projets de la Résistance, l'historiographie clas-sique tend à passer sous silence tout ce que cette entreprise doit aux cercles intellectuels et politiques issus de la Révolution nationale. À ce titre, ce livre offre une perspective nouvelle sur la construction européenne. Il retrace de manière minutieuse l'influence de la troisième voie corporatiste et personnaliste sur la genèse des premières institutions européennes, du régime de Vichy à la Guerre froide. Il montre en particulier ce que le projet d'une autorité supranationale chargée de gérer l'économie de marché sans contrôle parlementaire, proposé par Jean Monnet et Robert Schuman le 9 mai 1950, hérite des conceptions de l'économie et de la politique issues de la troisième voie : ni capitalisme, ni socialisme. L'acte fondateur de la construction européenne apparaît ainsi sous un jour nouveau, non pas tant comme une origine que comme une fin.
    Ce livre est donc, aussi, une passionnante réflexion, en acte, sur la construction de l'histoire en train de se faire. Une généa-logie de la « communauté européenne ».

  • La géopolitique

    Pascal Boniface

    • Lizzie
    • 13 Août 2020

    50 chapitres thématiques et documentés pour comprendre les enjeux géopolitiques du monde contemporain.La géopolitique, en tant qu'étude des relations internationales, rend compte du phénomène de la mondialisation tout en analysant ses mécanismes.
    Pédagogique, ce guide commence par définir la géopolitique.
    Pratique, il propose ensuite 50 chapitres thématiques et documentés pour dresser un panorama des conflits, des problématiques et des tendances du monde actuel. Il constitue une synthèse d'introduction et de référence sur le sujet.
    Table des matières :Partie 1 Qu'est-ce que la géopolitique ?

    Chapitre 1 Les définitions classiques
    Chapitre 2 Un déterminisme géographique ?
    Chapitre 3 La naissance d'une discipline
    Chapitre 4 Une discipline diabolisée puis réhabilitéePartie 2 Les 10 défis géopolitiques

    Chapitre 1 La gouvernance mondiale
    Chapitre 2 Le terrorisme
    Chapitre 3 La prolifération nucléaire
    Chapitre 4 La permanence de la guerre
    Chapitre 5 Le réchauffement climatique
    Chapitre 6 Le choc des civilisations
    Chapitre 7 Les États faillis
    Chapitre 8 Les guerres de l'espace
    Chapitre 9 Les cyberguerres
    Chapitre 10 Les migrationsPartie 3 Les principaux conflits et crises

    Chapitre 1 Chine/États-Unis : le piège de Thucydide ?
    Chapitre 2 Ukraine - Russie
    Chapitre 3 L'État islamique
    Chapitre 4 Israël - Palestine
    Chapitre 5 L'Iran
    Chapitre 6 La Syrie
    Chapitre 7 Le Yémen
    Chapitre 8 La Libye
    Chapitre 9 L'Afghanistan
    Chapitre 10 L'Inde et le Pakistan
    Chapitre 11 La Chine et Taïwan
    Chapitre 12 Tensions en mer de Chine
    Chapitre 13 Le Tibet et le Xinjiang
    Chapitre 14 La Corée
    Chapitre 15 Le Mali et le Sahel
    Chapitre 16 Le SoudanPartie 4 Les 10 tendances structurelles

    Chapitre 1 La fin de l'hyperpuissance américaine
    Chapitre 2 La fin du monopole occidental de la puissance
    Chapitre 3 Les États-Unis basculent vers le Pacifique
    Chapitre 4 La prolifération étatique
    Chapitre 5 La Chine, prochaine première puissance mondiale
    Chapitre 6 La montée en puissance de l'opinion publique
    Chapitre 7 Le soft power
    Chapitre 8 La redéfinition de la puissance
    Chapitre 9 La justice internationale
    Chapitre 10 La démocratie progressePartie 5 Les 10 questionnements

    Chapitre 1 La fin des frontières
    Chapitre 2 La mondialisation universelle
    Chapitre 3 L'impuissance de la puissance militaire
    Chapitre 4 Les NTIC : transparence démocratique ou nouveau totalitarisme ?
    Chapitre 5 L'obsolescence des États
    Chapitre 6 La privatisation de la guerre
    Chapitre 7 Les matières premières
    Chapitre 8 Les compétitions sportives mondialisées
    Chapitre 9 L'Europe est-elle en déclin ?
    Chapitre 10 La crise du multilatéralisme

  • Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le processus d'internationalisation de la science s'accélère et le projet - déjà ancien - d'établir « un espace européen de la recherche » se précise. La science fait débat et désigne désormais, dans une conception qui s'élargit, un ensemble de systèmes de savoirs, de pratiques et de dispositifs institutionnels. Le contexte de la guerre froide et les pratiques et échanges scientifiques interagissent. La guerre froide entraîne des reconfigurations, entre les États-Unis et l'Europe notamment, sans stopper les circulations entre les blocs rivaux. Trois questions principales traversent cet ouvrage qui s'inscrit dans le champ des « Cold War Studies » : quelle est la place du chercheur dans le réseau des institutions scientifiques, des structures politiques et des flux financiers ? Comment les réseaux scientifiques se mettent-ils en place à l'intersection de la science et de la politique ? Quelles sont les modalités des circulations, transferts et échanges entre les différentes cultures scientifiques ?

  • L'Office de presse et d'information du gouvernement fédéral conquiert en une dizaine d'années une importance considérable. D'un simple bureau, destiné à seconder le chancelier Adenauer dans sa tâche de réhabilitation de l'Allemagne dans le monde, il devient une organisation quasi-ministérielle affranchie du « complexe de Goebbels ». Pour la première fois, l'analyse passe au crible l'histoire de la communication d'État ouest-allemande à l'étranger, qui acquit budget officiel et reconnaissance du Bundestag au tournant des années 1960, en réaction à l'ultimatum de Khrouchtchev sur Berlin (27 novembre 1958) et à une offensive communiste, en particulier est-allemande, dans le domaine de l'information. L'analyse révèle les continuités à l'oeuvre dans le choix du personnel et des méthodes, alors même que s'élabore un discours prônant la rupture avec le passé récent, c'est-à-dire avec le régime nazi. L'étude de cas consacrée à la France entre 1958 et 1969 étaye la thèse d'un dynamisme accru de la communication politique ouest-allemande à l'étranger, à rebours de celle du « profil bas » que lui préfère souvent la recherche.

  • La Première Guerre mondiale éclate en 1914 après plusieurs décennies de tensions. L'ouvrage traite de la préparation à la guerre par le dessin (caricatures, livres d'enfants etc.), des « guerres culturelles franco-allemandes » au niveau des artistes, des tentatives pour éviter le « grand Kladderadatsch » (August Bebel) voire en ignorer le danger, et ce à tous les niveaux de la politique internationale et nationale (socialistes, féministes, pacifistes). Un panorama riche en phénomènes peu connus attirera l'attention du lecteur : Alsace, Autriche, Espagne, publications pacifistes et peintures militaires en France et en Allemagne, oeuvres « apocalyptiques » de peintres « expressionnistes », caricatures du futur ennemi et machines de guerre d'un Robida, manuels scolaires et livres d'enfants, publications nationalistes d'artistes et de musiciens jusqu'à l'Exposition universelle à Lyon.

  • Originellement paru en 1920 en contrepoint des "Conséquences économiques de la paix" de John Maynard Keynes (qu'il connaît et critique), l'ouvrage demeure sans aucun doute le plus brillant et le plus prémonitoire de Bainville sur l'évolution nécessaire de l'Europe à la suite de la paix boiteuse de Versailles.

    "Jacques Bainville est Journaliste et historien français. Après ses études secondaires, un voyage en Allemagne lui fait découvrir la puissance de l'Empire allemand. Il se demande si la République française est suffisamment forte pour faire face à un si redoutable voisin. Peu après son retour, il entre en relation avec Charles Maurras dont il devient le disciple et l'ami. Il débute alors dans le journalisme à la Gazette de France et publie Louis II de Bavière (1900). Tout en continuant à s'intéresser aux affaires allemandes (Bismarck et la France parait en 1907). Lorsque L'Action française devient un quotidien en 1908, Charles Maurras lui confie le secteur de la politique étrangère, que Bainville détiendra jusqu'à sa mort. Pendant la guerre, il donne, sur le thème de l'ennemi héréditaire, un exposé cursif des relations franco-allemandes, Histoire de deux peuples (1915), puis, en 1916, il est chargé d'une mission officielle en Russie d'où il rentre très pessimiste. Peu après, il évoque avec ironie les engouements germanophiles de certains milieux intellectuels et politiques français du XIXe siècle dans l'Histoire de trois générations (1918), qui demeure un de ses meilleurs livres. La paix revenue, il déplore le maintien de l'unité allemande dans Les Conséquences politiques de la paix (1920) et marque les points de la carte sur lesquels ne manquera pas de s'exercer la poussée germanique qui fera sauter l'oeuvre des traités. En 1924 parait l'Histoire de France qui connaît un énorme succès de librairie. Bainville est, depuis 1920, directeur de la Revue universelle et écrit, non seulement dans L'Action française, mais dans Le Petit Parisien, La Liberté, Candide, etc. Il publie Jaco et Lori (1927), Napoléon (1931) et, en 1935, La Troisième République. Il est élu la même année à l'Académie française. Les recueils de ses articles publiés après sa mort se lisent toujours avec intérêt : La Russie et la barrière de l'Est (1937), L'Angleterre et l'Empire britannique (1938), L'Allemagne (1939-1940)." Cit. François Léger (encyclopédie Universalis)


    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Oshima

    Serge Lamothe

    • Alto
    • 27 Août 2019

    Pour Akamaru, jeune Eurasien établi à Paris, le moment semble mal choisi pour se lancer dans un périple de dix mille kilomètres afin de rejoindre Oshima, son île natale.

    En 2043, l'écroulement de la civilisation thermo-industrielle entraîne déjà de graves pénuries et la crise sociale s'intensifie. Mais le pire reste à venir?: l'Effondrement global des réseaux paralyse Internet et tous les systèmes électriques ou électroniques. La terre entière se retrouve soudainement plongée dans l'obscurité et le silence.

    Si Akamaru se résout à quitter des êtres chers, c'est que l'appel des origines et sa quête d'identité sont à ce prix. Sur un chemin semé d'embûches, il évitera les pièges d'un monde soumis au chaos.

    Avec ce roman de la route futuriste et intime, Serge Lamothe nous convie à la rencontre d'une humanité résiliente, héritière d'une culture millénaire, et rappelle que c'est à travers l'expérience de nos limites que nous est révélée notre véritable nature.

  • Ouvrage posthume réunissant des articles publiés par l'historien nationaliste Jacques BAINVILLE (1879-1936) dans "L'Action française" et "La Liberté", de 1908 à 1935: sur la Russie et l'U.R.S.S., la Roumanie, la Turquie et autres pays d'Europe, sur l'Asie, la Perse et l'Afghanistan, sur les relations internationales des années 1920-1930.

    "Jacques Bainville est Journaliste et historien français. Après ses études secondaires, un voyage en Allemagne lui fait découvrir la puissance de l'Empire allemand. Il se demande si la République française est suffisamment forte pour faire face à un si redoutable voisin. Peu après son retour, il entre en relation avec Charles Maurras dont il devient le disciple et l'ami. Il débute alors dans le journalisme à la Gazette de France et publie Louis II de Bavière (1900). Tout en continuant à s'intéresser aux affaires allemandes (Bismarck et la France parait en 1907). Lorsque L'Action française devient un quotidien en 1908, Charles Maurras lui confie le secteur de la politique étrangère, que Bainville détiendra jusqu'à sa mort. Pendant la guerre, il donne, sur le thème de l'ennemi héréditaire, un exposé cursif des relations franco-allemandes, Histoire de deux peuples (1915), puis, en 1916, il est chargé d'une mission officielle en Russie d'où il rentre très pessimiste. Peu après, il évoque avec ironie les engouements germanophiles de certains milieux intellectuels et politiques français du XIXe siècle dans l'Histoire de trois générations (1918), qui demeure un de ses meilleurs livres. La paix revenue, il déplore le maintien de l'unité allemande dans Les Conséquences politiques de la paix (1920) et marque les points de la carte sur lesquels ne manquera pas de s'exercer la poussée germanique qui fera sauter l'oeuvre des traités. En 1924 parait l'Histoire de France qui connaît un énorme succès de librairie. Bainville est, depuis 1920, directeur de la Revue universelle et écrit, non seulement dans L'Action française, mais dans Le Petit Parisien, La Liberté, Candide, etc. Il publie Jaco et Lori (1927), Napoléon (1931) et, en 1935, La Troisième République. Il est élu la même année à l'Académie française. Les recueils de ses articles publiés après sa mort se lisent toujours avec intérêt : La Russie et la barrière de l'Est (1937), L'Angleterre et l'Empire britannique (1938), L'Allemagne (1939-1940)." Cit. François Léger (encyclopédie Universalis)




    Format professionnel électronique © Ink Book édition.


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    Une collection à prix découverte unique pour apprendre sans se ruiner.

  • Consacré aux chevauchements entre la musique et le politique, le numéro hiver de la revue Circuit, dirigé par Luis Velasco-Pufleau, réunit des textes provenant de part et d'autre de l'Atlantique. Ce numéro propose d'examiner la dimension politique des situations dans lesquelles l'action musicale a lieu. Il invite ainsi à se pencher sur la manière dont les compositeur.rice.s, les musicien.ne.s et les auditeur.rice.s mobilisent une réflexion éthique au sein d'événements qui les obligent à penser différemment leur rapport au monde. Issues des pratiques musicales de la Pologne et du Québec, en passant par l'Allemagne, la France et le Pays basque, les oeuvres discutées dans ce numéro apparaissent comme autant de reflets artistiques des contingences politiques des dernières décennies. Aussi au sommaire, la rubrique « Le Cahier d'analyse » présente une lecture par Ana Dall'Ara-Majek de l'oeuvre Le trésor de la langue de René Lussier.

  • En 1945, l'Allemagne est en ruine. Après une « guerre totale », le pays est occupé par les quatre Alliés et doit retrouver sa place parmi les peuples civilisés. En 1949 la Guerre froide conduit à la division de l'Allemagne. En 1961, le Mur de Berlin devient réalité pour tout un peuple et le symbole de l'Europe divisé en deux blocs. Au coeur de ce conflit global s'accentue la rivalité entre la RFA à l'Ouest et la RDA à l'Est, deux pays qui, dans leur affrontement politique, social et culturel, ne cessent de se comparer l'un à l'autre et prétendent chacune incarner la nation dans son entier. Sans passer sous silence les points qui séparent les deux Allemagnes, cet ouvrage se propose de mettre l'accent sur deux entités certes structurellement antithétiques et politiquement rivales, mais qui restent à bien des égards tributaires l'une de l'autre. Premier à présenter en France cette approche intégrée de l'histoire allemande, ce livre expose les résultats de la recherche récente dans des domaines choisis, afin de faire découvrir aux lecteurs l'Allemagne des années 1950 dans sa diversité et ses contradictions. Cet ouvrage comprend une bibliographie choisie et une chronologie qui en font un manuel accessible à tous ceux qui s'intéressent à l'Allemagne.

  • En 1989, une équipe de coureurs français, sponsorisée par l'épicerie et la brasserie du coin, s'apprête à effectuer une course sans précédent de Béziers à Moscou pour célébrer le bicentenaire de la Révolution. Son long trajet à travers l'Europe sera ponctué de drames amoureux et de rencontres saugrenues qui prendront peu à peu le pas sur l'exploit sportif à proprement parler. Les quatre hommes et les quatre femmes sont en effet loin de s'imaginer que, dans ce contexte de guerre froide, leur équipée va attirer l'attention des services secrets américains et européens et qu'ils vont avoir un rôle à jouer dans la chute du Mur.

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