• Qui de nous n'aurait pas pleuré à la mort de Joli-Coeur ?


    Rappelez-vous, Joli-Coeur, le singe de Vitalis, musicien de rue, montreur de spectacles par les villages, avec son singe et son chien Capi.
    Sans Famille a été pour des milliers et milliers d'entre nous le livre de l'enfance, le grand livre de l'initiation.
    L'enfant trouvé, vendu par le méchant pour 40 francs au musicien errant, mais c'est celui qui lui apprendra à lire, chanter et jouer de la harpe.


    Nous vivions alors chacun dans nos villages. Le monde était inconnu. Perec lui aussi se gavera de ces livres comme Le tour de France de deux enfants, qui nous permettaient de savoir ce qu'il en était, au-delà de l'horizon visible.
    Vitalis va emmener Rémi de ville en ville, par les provinces, jusqu'à Paris. Il y aura la prison, l'injustice, et l'hiver avec la mort du petit singe. Puis Paris et cet aperçu sur l'enfer. Vitalis n'y survivra pas.
    L'orphelin s'en va seul, apprend tous les métiers. Il sera jardinier, il descendra dans la mine. Et puis le rejoindra Matta, Italien comme l'était Vitalis, musicien né, et avec qui la musique des rues revient au premier plan.


    Tout ce livre est une obsession de musique et chant. Dans
    le sombre roman de l'enfant volé, puis le long chemin des retrouvailles, souvent c'est la musique, et le spectacle, qui les sauveront.


    Comment ne pas renouer adulte avec Vitalis et Rémi ? La carte de France, par ses hommes et ses villages, est restée la même, sous l'immense humanité de ce texte.


    FB

  • Quelque part au nord du monde. Le froid, la faim. Un campement attaqué, des chiens éventrés. Un ours devenu fou. L'expédition punitive tourne mal, le sang rougit la banquise. Un jeune chasseur armé d'un simple harpon se retrouve seul à suivre les traces du redoutable carnassier. Mais en vérité, qui traque qui ?

    Rédigé dans une langue sobre, d'une rare intensité, Kamik est l'histoire cruelle de cette chasse au long cours, à la fois haletant récit d'aventures et quête initiatique. C'est aussi le tout premier roman écrit par un Inuit du Canada, un geste d'une portée historique et sociale considérable. Traduit fidèlement depuis l'inuktitut, Kamik est un classique de la littérature autochtone nord-américaine.

    Markoosie Patsauq est un écrivain inuit du Canada, né en 1941 dans la toundra près d'Inukjuak (Nunavik), au sein d'une famille semi-nomade, à une époque où le mode de vie traditionnel est encore possible. Il devient pilote d'avion, se fait connaître dans le monde entier par ses textes de fiction et ses autres écrits, puis joue un rôle politique en tant que leader communautaire. Il est décédé en mars 2020.

  • Dans les années 1980, pour oublier la mort de son fils, Cizia Zykë lance dans l'aventure de l'or au Costa Rica parmi les policiers corrompus, les prostituées, les trafiquants en tous genres.

    Excellent manipulateur, intuitif et bouffeur de têtes, 357 Magnum bien en vue, il nous attire dans son univers ahurissant ou nous n'oserions pas aller. Plus qu'un récit, c'est une véritable leçon de vie. Le sexe, la drogue, les dollars, la folie, l'humour, la violence, les maladies, tout dans cette aventure vécue est bien réel.
    Dans cette jungle hostile, truffée de serpents et de moustiques agressifs, en dictateur, il mène son équipe de psychopathes alcooliques jusqu'à leurs extrêmes limites. Sa soif de liberté et son audace l'obligent à traversée toutes ces embrouilles à un rythme de folie incroyable ou rien ne le fera fléchir pour atteindre son but : l'OR.

  • Ella Marge a 17 ans en 1965. Issue d'une famille juive aisée de Rouen, ses parents, survivants de la Shoah, sont traumatisés par la guerre. Ella et son frère Sébastien font partie de la deuxième génération, nés après l'innommable mais souffrant des séquelles indélébiles du supplice que vécurent leurs parents. Brillante littéraire, Ella tente de quitter sa famille oppressante, son père, violent, la tourmentant sans relâche. Lors d'une réunion culturelle, elle rencontre l'écrivain et activiste espagnol Jorge Semprún qui deviendra son mentor. Ce premier volet de ce diptyque historique évoque des souffrances mais aussi de grands amours. Alliant travaux académiques, références musicales et cinématographiques, l'auteure aborde également les thèmes de l'identité et de la reconstruction. Outre la découverte de la France des années 60 et 70, ce roman entraîne les lecteurs en Espagne et en Israël, à la rencontre de personnalités historiques, de la Guerre des Six jours à la transition démocratique espagnole en passant par Mai 68.
    Nelly Ben-Israël est bibliothécaire à l'Université hébraïque de Jérusalem. Née au Maroc, de nationalité israélienne, de culture française et espagnole, elle a la chance de maîtriser plusieurs langues, ce qui fut une incroyable richesse pour appréhender ce livre, et décrire la complexité identitaire de son héroïne en France, Espagne et Israël. Ella est son premier roman.

  • Un crime atroce vient secouer le calme de la petite commune de Bougival. Nous sommes en mars 1862 et la veuve Lerouge a été sauvagement assassinée dans sa maison isolée. Lecoq, un jeune agent de la Sûreté parisienne, est envoyé sur les lieux. Il s'adjoint les services d'un détective amateur, le père Tabaret, pour mener à bien l'enquête qui s'annonce difficile. Grâce à la révolutionnaire méthode d'investigation psychologique du père Tabaret, le duo d'enquêteurs pittoresque et atypique fera la lumière sur l'extraordinaire complot à l'origine du meurtre de Bougival.

  • La vachère

    Alain Charre


    Une jeunesse en montagne ardéchoise

    « Il y avait sept ou huit vaches et deux boeufs ; un jour, l'un d'entre eux m'avait renversée, dans le bois... À huit ans... Oh ! S'il m'avait tué, il en restait encore... Oh garce, quelle vie ! J'aurais mieux aimé rester chez mes parents, à la ferme et torcher les petits.
    Quand il faisait mauvais temps, je n'avais pas de parapluie, même pas un imperméable ; je faisais un capuchon avec une boge et la posais sur ma tête ; elle me couvrait les épaules.
    Je languissais ma maison, je mangeais sans appétit ; pourtant, on me donnait à manger, mais je ne mangeais pas souvent, j'avais mal au ventre... »
    Thérèse raconte sa jeunesse d'enfant loué, la vie et les moeurs en montagne ardéchoise dans la première moitié du XXe siècle.

  • L'amour rendu visible

    Helene Langlet

    Cette période de confinement m'a permis d'achever l'écriture de mon témoignage autobiographique depuis l'accident de la route qui m'a rendu tétraplégique il y a 18 ans jusqu'à ce jour.
    En évoquant mes sept années de vie en Inde à la découverte et l'expérimentation de la médecine ayurvédique, du yoga et de la méditation, je décris mon parcours thérapeutique et mon chemin de vie alliant l'amour, le voyage, la spiritualité et la vie avec le handicap...

    J'ai à coeur de partager mon expérience personnelle dans l'espoir d'éveiller chez d'autres que moi, handicapé ou non, le goût du voyage et de la découverte de soi, j'aimerais transmettre un message d'espoir, de résilience, ouvrir une fenêtre sur le yoga et la méditation comme une alternative possible au désarroi et à l'isolement des personnes à mobilité réduite.

  • Dans les années 1970, Louise quitte le nord de la France et sa carrière d'institutrice pour se réfugier au « Mas Lucille », le hameau ensoleillé de sa grand-mère. En relançant le fournil abandonné, elle veut faire table rase de son passé. Mais Louise se heurte ainsi à l'hostilité de Martial Carrière, le compagnon de sa mère Julia, qui souhaite vendre ce lieu déserté. Heureusement, sur place, la jeune femme trouve un allié inattendu : Julius Fontanes, un vieillard un peu sauvage, passionné de peinture, qui redoute l'hospice.
    Hélas, pour arriver à ses fins, Martial menace de révéler des aspects troubles de son histoire.

  • Paru en 1959 sous le titre Zanko, Chef tribal, Traditions, coutumes, légendes des Tsiganes chaldérach, ce livre marque un tournant dans l'histoire de la civilisation des Roms. Pour la première fois, un dépositaire de la mémoire romani, Zanko, la transmettait à un « gadjo » : « Je ne vous ai pas dit notre secret pour que vous le gardiez pour vous. Je sais ce que j'ai fait. Je suis Vieux. J'ai vu beaucoup de choses. Je ne veux plus qu'on nous prenne pour des sauvages. Je ne veux pas que mes enfants et mes petits-enfants soient traités comme nous l'avons été ».
    L'homme à qui s'adresse Zanko est le père Chatard, un dominicain qui, sous l'Occupation, était intervenu pour adoucir les conditions d'internement d'enfants tsiganes. Il poursuivra après la guerre son combat en faveur des Roms, au prix d'être inquiété par sa hiérarchie et par les services de l'État. Les deux amis souhaitaient que l'ouvrage soit présenté comme la Bible du peuple rom. C'est sous ce titre que nous le republions. Il rassemble les récits des origines, raconte la naissance et la fin du premier monde, la chute du roi Pharavono - malédiction après laquelle les Roms n'eurent plus ni roi ni territoire - puis détaille les coutumes et pratiques religieuses de ce peuple.

  • Folco

    Alex Conil

    Petite Camargue 1960. Un enfant observe la vie à travers les adultes et les événements qu'il croise...
    Au cours de ce récit, Folco a de huit à douze ans. Enfant sensible, affuté, mélancolique et marrant, il pose un regard poétique sur le monde qui l'entoure. Entre Petite Camargue et Provence, il nous invite dans une déambulation ponctuée de vergers et de mas, de grillons et de cigales, de gelées blanches et de mistral, à apprivoiser les effluves des chevaux et celles des chiens mouillés, à faire corps avec les fortes chaleurs ou les toniques pluies d'hiver. Dans une langue raffinée il nous conte son rapport à l'école, son amour pour la campagne, les églises, la poésie, et les épaules dorées des filles d'été. Il nous offre en partage les affres de l'internat, et nous convie à travers de fines tranches de vie, à découvrir une palette de personnages, éclairés ou stupides, denses ou fades, pittoresques ou ternes. Il nous révèle l'étendue de ses émotions d'enfant avec une troublante subtilité ...


  • Talh de vida d'una dròlla de la montanha

    « Li aiá sèt o uèt vachas e dos buòus ; un jorn, n'i a un que m'aiá esversada, dins lo bòsc... A uèt ans... Ò ! Si m'aiá tuada, ne'n restava encara... Ò garça, quanta vida ! Auriá mèlhs amat restar vèrs mos parents, travalhar a la bòria e panar los petits.
    Quand fasiá marrit temps, aiá gis de parapluèia per m'abrigar, pas megius un empermeable ; fasiá un capuchon eme una bòtja e la botave sobre la tèsta ; m'acaptava las espatlas.
    Lenguissiá mon ostau, manjave sens apetit ; pasmins, me bailavan a manjar, mè manjave pas sovent, aiá mau de ventre...»
    Terèsa cònta sa joinessa de dròlla lojada e lo biais de viure en montanha d'Ardecha dins la prumèira mitat delh sègle XX.


    Livre en occitan

  • A partir d'une légende connue dans toute la Provence, où, entremêlant roi de Majorque, Sarrasins, trésor (maudit à celui qui le trouvera) et chèvre gardienne du secret, Paul Arène (né en 1843 à Sisteron, mort en 1896 à Antibes), construit une « fable subtile » dans laquelle la Provence, ses habitants - et surtout ses habitantes - jouent les premiers rôles...
    C'est bien sûr la Provence éternelle que nous fait découvrir Paul Arène, celle que Frédéric Mistral, Jean Giono ou Marcel Pagnol, dans des genres différents, sauront également porter à son pinacle.
    Alors entrez dans le monde de Paul Arène, vous ne le regretterez pas ! et partez à la découverte du secret de la Chèvre d'Or...
    Nouvelle version entièrement recomposée et illustrée des gravures de René Bénézech en couleur (la précédente édition les proposait en noir et blanc).

  • Lumière d'argile

    Fatma Omar

    Un ouvrage qui consacre l'art au rang qu'il mérite, au rang le plus beau c'est à dire proche de chacun de nous. Fatma Omar choisit à juste titre la sculpture, cet art troublant qui seul permet de matérialiser la lumière, le temps, l'équilibre. Le héros de son roman, Settir, est cet artiste qui grâce à la rencontre de Socco, son maître va chercher tout au long de sa vie à créer l'oeuvre à travers laquelle il se révèlera à lui-même. C'est cette quête que Fatma nous raconte dans un style bien à elle, avec la poésie et la rigueur des grands contes moralistes. Le récit se déroule en Egypte il y a quelques siècles... Voyage d'argile, de pierre, de marbre et de bois, autant dire merveilleux... Destination : bonheur... Arrivée : tout près de soi.


    Extrait

    Voici l'histoire d'un jeune sculpteur, devenu vieux. Il a fait un long chemin, mais il sculpte toujours. Maintenant, c'est seulement un plaisir, l'obsession du créateur l'a enfin quitté. Settir laisse cette gymnastique au Tout-puissant. Il vit auprès de sa femme et ses deux grandes filles dans la maison de son père. Son frère aîné et sa soeur vivent avec leur famille, à quelques pas de chez lui. Settir et Ali, amis de toujours projettent d'ouvrir, dans quelques jours les portes de leur troisième association. Elle ne sera pas aussi ambitieuse que l'Arche de l'espoir, mais elle pourrait venir en aide à beaucoup de gens. Ce récit se déroule il y a bien longtemps. Settir était encore un enfant et il cherchait un sens à sa vie. Bien sûr, il ne savait pas qu'il était déjà en quête. Pour lui ce n'était que de l'ennui. Il ignorait qu'il cherchait une raison à son existence, un but à son être, un endroit pour son corps et son âme, ensemble. C'était il y a tant d'années et pour lui c'est comme si c'était hier...

  • « Le paysage désertique, d'une froidure immaculée, reflète pleinement mon état d'âme. Ma quête entamée par mon déménagement se termine ici, dans un cul-de-sac existentiel. »
    Anne quitte Montréal pour se réfugier en Abitibi. Au milieu de cette nature encore sauvage, elle cherche des réponses.
    Sa décision l'entraîne sur la piste des Premières Nations qui ont foulé cette terre. Un passé, jalonné d'épreuves et de magie, se dévoile.
    Son chemin croisera celui d'Orenda, Iroquoise, chamade séculaire et prisonnière d'un tragique destin. Entre rêve et réalité, secrets enfouis et amours saccagées, pourront-elles guérir de cette rencontre ?
    L'intrigue s'étale sur une période de quatre cents ans, du début de la colonisation de la Nouvelle-France, à nos jours. Basé sur la spiritualité amérindienne, ce récit relève un pan de l'histoire des nations qui peuplent aujourd'hui le Québec.

  • Hiver 1918. Nastia quitte sa chère Russie natale et débarque en France. Aujourd'hui, un de ses effets personnels est redécouvert, et il se met à parler... Le lecteur suivra les errances et voyages d'un bijou, un bracelet qui a traversé le temps au poignet de femmes, au destin fort loquace. Dans ces allers-retours entre passé et présent, un objet inanimé prend pourtant vie, se met à nu et nous dévoile son âme.
    La curiosité toujours en éveil de Lily Sarey s'empare du bijou pour en faire le témoin et l'emblème d'une époque. L'ancien lorsqu'il parle à notre présent est propice à la rêverie. Ode au pouvoir infini de l'imaginaire, « Le porteur de secrets » est le nouvel ouvrage de Lily Sarey, après « Attends... encore quelques mots » (2018).

  • Revenant sur plus d'un souvenir éminemment douloureux, Alice Gahunga Durand expose sa vie à travers celle de sa mère, dans le Rwanda tumultueux des années 1990. L'auteure fait le bilan d'une existence mouvementée, marquée par le caractère impitoyable du destin qu'elle a vaincu avec un espoir aux accents de bravoure. Une preuve que l'on peut choisir de surmonter les épreuves que l'on traverse et en ressortir grandi... en refusant la haine, tourné vers l'avenir.
    Artiste peintre, Alice Gahunga Durand est née au Rwanda. Elle souhaite que ses créations soient un pont entre Afrique et Occident.

  • Entre racisme, liberté, privation, exclusion, handicap, injustice et tant d'autres thèmes, Éveils d'un introverti impudique est plus qu'une autobiographie. C'est un don silencieux qui nous est offert au fil des pages. Un témoignage fait de nombreux morceaux d'espoir et de sourires le long d'une vie souvent abîmée et éparse, portés par un courage affiné avec le temps. Tran Dinh Thao force ici l'admiration sans rentrer dans la démagogie. Lentement le puzzle de sa vie s'assemble, pièce après pièce. Sa détermination est à la mesure de sa réussite, toujours centrée sur une ligne directrice de tolérance. Abolissant l'exclusion, l'injustice et dénonçant l'égoïsme caractériel de notre existence moderne.

  • Fulgence, qui a grandi à la périphérie de Pointe-à-Pitre, embarque au début des années soixante avec ceux qu'ils désignent comme les « exilés économiques ». Il se défend de faire partie de cette main-d'oeuvre, lui qui part s'ouvrir les portes de la connaissance de l'autre côté...
    Lors de son parcours personnel et professionnel, il questionnera la politique d'État mise en place à l'égard des populations d'outre-mer.
    Quels cheminements individuels se sont dessinés pour ces ressortissants au fil des décennies, comment en parler aujourd'hui et quoi en dire ?
    Travailleur social, formé également à la psychologie, à l'anthropologie et à l'art-thérapie, Victor Gilbert Faraux cultive en parallèle sa pratique des arts plastiques. Il est l'auteur de « Chronique insulaire » (Éditions du Panthéon, 2019).

  • Après une brutale rupture sentimentale, Cyril Alaric, guitariste en herbe, abandonne sa famille, sa ville et ses études de lettres pour traverser l'Atlantique. Il y puisera la liberté et la maîtrise de son art. De retour en France, l'amour surgira au coin d'un couloir du métro parisien, la notoriété dans la cabine d'un studio d'enregistrement. Mais le destin, sera-t-il toujours aussi généreux ?
    Des sixties à nos jours, de la Provence à Greenwich Village, du Tennessee à la Californie, de Paris à la Côte basque, autour d'une guitare acoustique de valeur, Vince un américain exilé sur la Côte d'Azur, Randy un vieux chanteur country, Fabien un luthier ex-maoïste, Marie une jeune écrivaine entremêlent leurs trajectoires autour de celle de Cyril.

  • Une vision du XVIIIe siècle, dans le coeur même de la France, le Berry. Le lecteur y découvre deux familles. L'une, paysanne, les Chapelin, survit au jour le jour ; l'autre, les De Nuys, aristocratiques, a soif de terres et de pouvoir. Très vite, la confrontation entre les deux clans devient inévitable. Disettes, sorcières contant des lendemains de malheur, trahisons, gabelous... Les deux familles auront fort à faire. Fresque historique précédant Le Fils des Lumières, cette plongée au coeur de ce premier XVIIIe siècle dévoile le Berry sous un nouveau jour : plus qu'une terre de paysans et de légendes, c'est une terre violentée par l'Histoire.

  • Sarah, une lycéenne, rêve d'épouser Fabrice, son ami d'enfance. Mais dans leur village de Guéyo, en Côte d'Ivoire, les avis sont partagés. Les uns l'encouragent à poursuivre ses études, sans entraver l'union tant attendue, tandis que les autres considèrent que l'éducation corrompra cette jeune fille « civilisée ». Sarah croit trouver une échappatoire en fuyant vers la ville mais c'est pour y découvrir une réalité peu glorieuse. Son retour à Guéyo sera le début d'une nouvelle ère pour les femmes modernes...
    Comment concilier émancipation féminine et coutume ? Pacôme G. Sénoutché propose dans ce roman la mise en situation et la résolution de ce dilemme de bien des jeunes femmes dans le monde.
    Pacôme G. Sénoutché est né à KoKolo Sassandra en République de Côte d'Ivoire. Il y a effectué ses études en philosophie et théologie. Il est en mission en France après une année d'expérience pastorale en Pologne.

  • L'écarteur est le roman qui caractérise par excellence le monde de la Course landaise. Et Delbousquet est bien à la Course landaise ce que Hemingway a été à la Corrida.
    Nul n'a su, sinon Delbousquet, parler et dépeindre ce monde unique des écarteurs, à la fois enracinés au plus profond de la paysannerie gasconne et propulsés sous les lumières parfois tragiques du spectacle où leur existence ne tient parfois qu'à... un « écart ».
    Au delà de l'histoire de haine et d'amour qui traverse le roman, Delbousquet a su mettre en scène la Gascogne, ses paysages, ses senteurs, ses lumières, ses gens dans un style étincelant et sensuel, qui, un siècle plus tard, n'a rien perdu de son pouvoir d'évocation et de magie.
    Né en 1874, à Sos, dans le pays d'Albret (Lot-&-Garonne), Emmanuel Delbousquet, meurt en 1909, laissant plusieurs romans et nouvelles d'une magistrale qualité d'écriture.

  • Pour nous inviter à comprendre comment une certaine idée de nation argentine s'est construite à Buenos Aires au XIXe siècle, l'auteur nous montre en quoi les formes de sociabilité associative, tissées dans le cadre de manifestations socio-culturelles particulières, se sont imposées aux élites de la ville comme étant les plus aptes à promouvoir le projet politique de nation. Courtoises, policées et pacifiées, ces relations se sont inscrites dans des pratiques diversifiées qui ont permis à ces élites d'appréhender progressivement la société civile et la nation comme communauté d'appartenance. Pilar González Bernaldo de Quirós met ainsi en lumière une configuration de l'imaginaire national dans le Río de la Plata postcolonial. Elle dévoile, dans le même temps, comment la notion de « sociabilité», comprise comme l'expression d'une société policée, s'est enracinée dans l'idée civique de nation, idée qui sera prise comme modèle par les jeunes républiques hispano-américaines.

  • A l'orée du XXème siècle, Noël Cavignac évolue au sein de la bourgeoisie orléanaise. Alors que son avenir est tout tracé à la tête de la manufacture familiale de son père, lui aspire pourtant à un tout autre dessein, plus artistique... Si l'usine est confrontée au choix du progrès industriel, Noël, lui, est tiraillé entre un héritage paternel provincial et des rêves de Beaux Arts à Paris. Au détour d'Orléans, d'Olivet et de la proche Sologne, Noël grandit, découvre, s'amuse. Puis il s'affirme, fait des choix, avant que la vie ne décide pour lui ... Noël est, au tournant de ce siècle, l'incarnation de la délicate transition entre la tradition et la modernité.

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