• Pâris, le jeune prince troyen, a enlevé la belle Hélène et la retient derrière les remparts de sa cité. Pour la reprendre, les Grecs assiègent Troie et engagent dans la bataille leurs plus grands héros. Mais les dieux de l'Olympe s'en mêlent, et chacun choisit son camp. Quelle sera l'issue de ce terrible combat?

  • Depuis neuf ans, Grecs et Troyens luttent sous le regard des dieux, arbitres des destinées humaines. La beauté d'une femme et les richesses d'une cité sont l'enjeu de la guerre. Mais le sort est fixé d'avance : Troie doit tomber aux mains des Achéens. Cependant, voici qu'une terrible querelle éclate au sein de l'armée grecque entre le chef d'expédition Agamemnon et le vaillant héros Achille : permettra-t-elle aux Troyens et à leurs alliés divins de retenir le cours inévitable de l'histoire et de repousser encore le jour fatal de la défaite ?

  • L'Iliade et l'Odyssée

    Homère

    L'Iliade et l'Odyssée st sans nul doute l'un des livres les plus connus et les plus lus depuis l'antiquité. Nos enfances n'ont-elles pas été bercées par ces légendes ? Ne connaissons-nous pas l'histoire d'Ulysses, d'Achille d'Hercule, d'Hector, ou encore de la célèbre Hélène de Troie ou de Paris ? La guerre de Troie nous est-elle inconnue ?

    Le décor est celui de la Grèce Antique et nous présente la célèbre Guerre de Troie qui opposa les Achéens aux Troyens et leurs alliés. Ce livre est divisé en deux parties, avec d'une part l'Iliade qui relate la guerre de Troie, et d'autre part l'Odyssée qui nous présente le retour d'Ulysse et de ses compagnons chez eux.

    Bien plus qu'un simple texte, ce livre a inspiré des centaines d'artistes au cours des âges, et a donné lieu à de nombreuses oeuvres picturales ou sculpturales, mais aussi cinématographiques.L'Iliade est l'Odyssée peut aussi être vu comme un témoignage d'une époque, où les Dieux régnaient encore parmi les mortels. D'une époque où la magie et l'enchantement étaient monnaie courante.

    Toutes ces légendes sont issues de ce formidable livre que nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir.

  • Que penser de Cronos dévorant ses enfants ? D'Athéna sortie de la tête de Zeus ou de Persée décapitant la Méduse ? se demande d'emblée Walter F. Otto. L'invraisemblance de ces mythes tend à maintenir une distance avec ce qu'ils entendent illustrer. Pourtant, le mythe est constitutif de notre être, il gît dans l'ombre quand la raison se déploie dans la lumière, comme le jour cède à la nuit. Il est aussi un garant de la poésie. Que l'on songe à Dante, Homère ou Goethe. Dynamique, le mythe apparaît créateur et appelle l'action. Avec passion, Otto révèle son essence et, par là, nous invite à comprendre ce qui, fondamentalement, nous anime, voire nous enthousiasme, au sens propre.

    Le philosophe et historien des religions Walter Friedrich Otto (1874-1958) est l'auteur de deux chefs-d'oeuvre, Les Dieux de la Grèce (1929) et Dionysos, le mythe et le culte (1933). Aux côtés de Karl Reinhardt, il est l'une des grandes figures de la philologie allemande. Son approche originale du paganisme et des mythes a permis de renouveler la connaissance de la civilisation grecque.

  • 401 avant notre ère, Méditerranée orientale... Trente années d'affrontements sans merci ont laissé Sparte et Athènes exsangues.

    Encore humiliée par ses anciennes défaites de Marathon et Salamine, la Perse des Achéménides n'espérait que cet instant pour fondre à nouveau sur la Grèce affaiblie. L'Empire, pourtant, connaît lui-aussi des dissensions.
    À Persépolis, deux frères se disputent le trône. Ambitieux et fantasque, Cyrus veut renverser son aîné Artaxerxès en lançant contre lui une armée mercenaire dont dix mille vétérans grecs seraient le fer de lance. Pour les chiens de guerre que grise la perspective de l'exploit, commence alors une marche épuisante jusqu'au coeur de la Mésopotamie.
    Dans les chaleurs du plein été, sous les murs de Babylone, c'est l'affrontement décisif... Mais que peuvent l'audace et la vaillance au combat lorsque tous les princes d'Orient ont juré de venger leur monarque offensé ?
    Bientôt traqués à travers steppes, déserts et montagnes sauvages, les survivants de la bataille doivent se frayer un chemin par des voies que nul avant eux n'avait osé emprunter. Pour regagner leur patrie, il faudra bien plus que du simple courage aux fugitifs qui ont désormais élu un lettré à leur tête : l'Athénien Xénophon, jeune homme de trente ans, ancien disciple de Socrate et admirateur des lois de Sparte...
    Odyssée flamboyante et cruelle, Les Neuf Noms du Soleil est le roman-monde d'une Antiquité âpre et grandiose.
    Dans les rues d'Athènes grouille le petit peuple des marchands et des artisans affairés ; sur l'agora, sophistes et philosophes s'apostrophent sous les moqueries des hétaïres ; Socrate cherche pourquoi l'oracle de Delphes l'a désigné le meilleur des hommes alors que des jeunes gens trop bien nés sèment le trouble aux pieds de l'Acropole sitôt que tombe le soir. C'est l'époque d'Aristophane et de Thucydide ; de Platon, d'Alcibiade, d'Aspasie et des maîtres qui n'ont pas encore oublié qu'on ne saurait prétendre à la sagesse avant d'avoir été guerrier...
    Ambitieux, exigeant et spectaculaire, Les neuf noms du Soleil est un récit d'exception digne des plus grands péplums et des plus belles aventures.
    Parce que l'imaginaire n'est pas la seule voie qui mène vers l'épopée et que rien n'est plus fascinant qu'une histoire vraie !
    Après les quatre volumes du Siècle des chimères (2005-2007), le cycle du Marquis d'Orgèves (2008-2011) et Hobboes (2015), Philippe Cavalier ressuscite aujourd'hui l'antique Hellade et l'armée des Dix-Mille. Généreux et visionnaire, il y révèle le meilleur de son talent.

  • Métro 2034

    Dmitri Glukhovski

    La Sevastopolskaya, une des stations habitées les plus méridionales du métro moscovite, produit une grande part de l´électricité qui alimente celui-ci. Harcelée par des monstres des tunnels sud, elle ne doit sa survie qu´au courage de ses défenseurs et à l´afflux constant de munitions en provenance de la Hanse. Cependant, la dernière caravane d´approvisionnement n´est jamais revenue de la ligne Circulaire, pas plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche.

  • La colère d'Achille, les origines de Rome, la création de Pandore, la première femme, la peste d'Athènes, le mythe de la caverne, la débauche de Néron ou le festin de Trimalcion, autant de pièces maîtresses de la littérature antique rassemblées dans cette bibliothèque idéale. Non seulement les Grecs et les Latins ont inventé la plupart des genres, de la tragédie à la satire en passant par l'histoire et le roman, mais ils y ont tant excellé qu'ils ont servi de référence et influencé toute la pensée jusqu'à l'époque contemporaine: Homère, Virgile, Platon ou Tite-Live sont nos premiers classiques.
    Fidèle à la tradition des Belles Lettres de partager avec le plus grand nombre la culture antique, la Bibliothèque classique idéale a puisé dans dix siècles de littérature plus de soixante textes fameux allant d'Homère à Marc Aurèle, enrichis de repères chronologiques ainsi que d'une présentation de leurs auteurs.

  • IOLO ou le cri immémorial qui déchire les siècles comme un trou de boulette. IOLO ou l'affirmation de notre finitude. Héraclite avait le Flux universel. Platon avait la Dialectique. Horace avait le Carpe Diem. Lucrèce avait les Atomes. Augustin avait Michel. Cicéron avait... bon, Cicéron avait que dalle mdr. Mais nous autres, nous avons la Roue Libre. ROTA LIBERANDA EST. IOLO SPQR PTDR IOLO ou cinquante chefs-d'oeuvre grecs et latins résumés par les Boloss des Belles Lettres pour les Belles Lettres.

  • Autonome, inventif, persévérant, la tradition classique fait d'Ulysse un idéal d'humanité tourné tout entier vers l'accomplissement de sa mission et la perfection de soi. Mais cette lecture laisse dans l'ombre toute la « matière anthropologique » que l'Odyssée transforme en récit épique, à savoir l'attachement ambivalent de l'homme au plaisir. Car l'Odyssée est bien l'épopée des plaisirs. La réussite d'Ulysse ne repose pas sur des choix rationnels guidés par la maîtrise de soi et des autres. Ulysse polutropos, complexe, insaisissable, parvient à ses fins parce qu'il s'appuie sur les effets que produisent ses récits ; il est efficace car il plaît et prend un plaisir immodéré à plaire. Culturellement exceptionnelle, l'Odyssée contredit l'idée profondément ancrée dans la pensée occidentale selon laquelle le plaisir serait assimilé au seul souci de soi. Dans l'Odyssée, le plaisir peut provenir de l'insouciance dangereuse de l'oubli (les Sirènes), de l'obéissance aux recommandations (Circé), de la soumission à une épreuve (signes de reconnaissance de Pénélope), de la confusion physique et intellectuelle. Cette désorientation causée par le plaisir est potentiellement destructrice. Elle est aussi, pour Ulysse, la possibilité d'une intelligence augmentée, acquise dans la fréquentation d'êtres et de lieux qu'il ne maîtrise pas. Anthropologiquement fécond, cet essai interroge le sens de l'efficacité dans un univers changeant et imprévisible. Il met en lumière différents aspects de la pensée classique délaissés par la tradition des Humanités, comme le lien entre intelligence et plaisir, le rapport à l'altérité, ou encore le désir de chacun de nous de ponctuer son existence de mots, de récits et de fiction.

  • Homère : l'aède aveugle qui chante pour les princes ou le poète mendiant qui erre à travers le monde grec. L'Odyssée : un récit d'aventures si célèbre qu'il est devenu un nom commun. Au-delà des clichés qui hantent la mémoire collective, ce livre fouille au plus profond un « récit primitif » dont la complexité n'a rien à envier aux plus sophistiqués des romans modernes. Voici que s'éclairent les valeurs du monde d'Ulysse. Et l'on comprend mieux pourquoi, d'Homère à Joyce ;et Kazantzakis, cet être de mémoire, qui ne rêve que de retour, n'a cessé d'incarner l'humanité.

  • Une rançon

    David Malouf

    Une rançon marque le retour au roman de l'immense écrivain qu'est l'Australien David Malouf, prix Femina étranger pour Ce vaste monde. Il réinterprète ici magistralement l'une des scènes les plus célèbres de L'Iliade. Celle où Priam, du haut des murs de Troie, assiste à la profanation du corps d'Hector, traîné derrière le char d'un Achille rendu fou de douleur par la mort de son ami Patrocle. Prêt à tout pour récupérer le cadavre de son fils, le vieillard, dépouillé des attributs de la royauté, se dirige alors vers le camp des Grecs dans une simple charrette tirée par des mules. Achille et Priam: deux hommes face à leur souffrance, au chagrin, en quête de rédemption. Incandescent et crépusculaire, ce livre au lyrisme puissant et délicat, à l'instar de l'épopée légendaire qu'il restitue, résonne singulièrement dans le monde d'aujourd'hui.«Un chef-d'oeuvre, superbement écrit, plein de sagesse et extraordinairement émouvant, élaboré avec cet art indiscernable qui laisse le lecteur pantois.» Alberto Manguel«Un livre impressionnant qui marque durablement l'esprit du lecteur.» The New York Times

  • Victor Bérard (1864-1931), illustre savant, helléniste en barbe à pointe et cheveux au vent, consacra une bonne partie de son existence à l'Odyssée, en offrit une traduction inoxydable et sillonna la Méditerranée sur les traces d'Ulysse.

    Il s'est ainsi fabriqué d'un tome l'autre une oeuvre foisonnante, son odyssée propre. De même que Victor Bérard a réinventé l'Odyssée, Sophie Rabau invente ici Victor Bérard en Victor B., son double créatif, figure de l'imagination en train de pratiquer l'enchantement du monde.

    Dans cet essai romanesque plein d'une joie - d'une gaieté - dangereusement contagieuse et d'une érudition sans faille et sans complexe, elle nous pousse ainsi d'une main assurée au bord des abîmes de l'interprétation littéraire et offre de nouvelles couleurs à l'un des plus beaux poèmes qui soit.

  • Les conquêtes d'Alexandre répandirent le grec jusqu'aux confins de l'Ancien Monde. Outre les Hellènes, des Égyptiens, des Syriens, des Hébreux, des Romains même allaient commercer, composer, chanter, philosopher et dogmatiser dans la langue nouvelle. Cette carrière universelle qui s'ouvrait à la culture née jadis en Hellade inaugura un nouvel âge, cette époque dite « hellénistique » qui allait assister au si au bouleversement de l'ordre politique du monde : les cités-États de l'âge classique s'effacèrent devant les grandes monarchies des successeur d'Alexandre, lesquelles à leur tour durent se fondre dans la domination romaine.
    C'est l'histoire de cette révolution culturelle que retrace le présent ouvrage, suite de l'Histoire de la littérature grecque d'Homère à Aristote publiée dans la même collection. Il évoque notamment toutes les formes nouvelles de culture qui, surgissant au cours de cet âge nouveau, en font le père de la modernité : la chronique se transforme avec Polybe en histoire universelle, elle-même charpentée par la première philosophie de l'histoire, d'inspiration stoïcienne ; Plutarque invente la réflexion historique, cependant que les lettres voient naître le roman, la poésie bucolique, la comédie de moeurs, la vogue de la satire et de la parodie. La science, avec Archimède et Ptolémée, accomplit des progrès décisifs tandis que la philosophie procède à de vastes synthèses prétendant rendre compte de l'ordre du cosmos.
    Enfin l'époque hellénistique accueille avec ferveur les cultes orientaux, qui viennent s'unir aux traditions locales pour créer des formes syncrétiques de religiosité nouvelle. La principale de ces religions est le christianisme, qui use du grec pour propager son message dans tout le bassin méditerranéen. La façon dont il se mêle à l'héritage culturel hellénique, notamment à sa philosophie néoplatonicienne, est déterminante pour toute la civilisation ultérieure.
    Cette vaste aventure de l'esprit est dépeinte dans un récit qui, alliant la richesse à la clarté, révèle les racines de l'Occident moderne.

  • Homère a-t-il existé ? Les hellénistes ne se posent plus guère la question. Mais la question de savoir comment l'Iliade et l'Odyssée ont été composées reste d'actualité. Car le texte homérique, avec ses scansions, ses fulgurances, sa puissance d'évocation, porte trace d'une tradition orale perpétuée par les chanteurs, les scribes, les aèdes. D'où l'intérêt de mettre les épopées homériques en regard avec d'autres poésies orales, comme s'y emploie Dominique Casajus dans cet essai majeur. Chants touaregs, poésie arabe archaïque, bardes serbo-croates, troubadours et ménestrels : autant de complaintes récitées ou chantées, autant de " situation d'oralité ", diffusés par des interprètes itinérants. Le narrateur éploré, l'amant délaissé qu'ils mettent en scène n'est jamais qu'une transposition poétique de la solitude dans laquelle ils oeuvraient en tant que poètes.

  • Qu'il soit franc ou quelque peu voilé, le sourire de l'époque archaïque fait place, un siècle plus tard, à la gravité bien tempérée qui caractérise l'époque classique.
    Il arrive que cette sérénité fasse place parfois au sourire mondain des personnages platoniciens voire à l'une ou l'autre grâce alexandrine en attendant les rudes leçons d'Aristote, d'Épicure ou d'Épictète. Le doute et le repli s'instaurent alors, des sarcasmes de Lucien à la mystique-refuge de Plotin, en attendant l'effondrement annoncé par le nihilisme d'un Palladas.


    Membre de la Classe des Arts de l'Académie royale de Belgique, Pierre Somville a enseigné l'Esthétique et la Philosophie de l'art à l'Université de Liège de 1987 à 2007. Il est Secrétaire Général de l'Institut Royal d'Histoire de l'art et archéologie de Bruxelles (situé au Parc du Cinquantenaire, MRAH) depuis 2009. Auteur de nombreux ouvrages, dont des études sur Dürer, Memling et le Caravage (Derouaux, Liège).

  • : bigarré, irisé, mosaïqué et surtout à l'image de l'esprit d'Ulysse, tel a été conçu cet ouvrage collectif consacré, avec les méthodes et les points de vue les plus contemporains, aux épithètes homériques où la Renaissance sut projeter sa création et sa réflexion. Dans la multitude des genres ici étudiés (lexiques, commentaires, traductions, réécritures), chaque épithète, avec sa spécificité morphologique, grammaticale, étymologique, sémantique et symbolique, constitue un fil lumineux qui, réapparaissant à la surface de la trame de la poésie et de la poétique du XVIe siècle, en révèle le fonctionnement en profondeur. Dans l'inlassable voyage de retour vers le modèle que constitue toute forme d'exégèse de Ravisius Textor à Scaliger, des traductions latines aux traductions dans les langues vernaculaires, des poètes mineurs au grand Ronsard la complexité des interprétations tissées en toile de Pénélope représente la forme la plus sûre d'intelligence fidèle au texte homérique.

  • La manière Barrow

    Hélène Vachon

    • Alto
    • 5 Février 2013

    Grégoire Barrow a toujours rêvé de monter sur scène pour interpréter des personnages plus grands que lui, mais c'est dans la pénombre d'un studio de doublage qu'il exerce son art. Que ce soit pour faire mousser les ventes de Viagra, doubler un canard ou un acteur américain de second ordre, il s'exécute avec la même touche surréelle : la manière Barrow.


    Jusqu'au jour où il décide de faire les choses à sa façon et de suivre sa propre voix.
    Variation empreinte de sensibilité sur les errances d'une société du divertissement qui, sous le couvert de la démocratie culturelle, nie la diversité des goûts et des couleurs, La manière Barrow se veut un hommage aux mots, à leur pouvoir d'élévation, à leur façon d'instiller leur magie là où on l'attend le moins, pour mieux infléchir les destins. À une certaine manière de résister, en somme.

  • Somme de nos connaissances actuelles dans ce domaine, l'Histoire de la littérature grecque de Luciano Canfora fait, en tant qu'ouvrage de référence, autorité.Nous ne connaissons de la littérature grecque que ce qui nous en a été légué. Après avoir examiné comment les oeuvres de la Grèce antique sont parvenues jusqu'à nous, l'auteur envisage ce qui peut être connu ou reconstitué des lettres grecques.Par quels hommes, pour quels hommes ces oeuvres furent-t-elles écrites ? Pourquoi traitèrent-elles ces sujets et revêtirent-elles ces formes ? À ces questions, Luciano Canfora tente de répondre en restituant, au terme d'enquêtes minutieuses, nourries des recherches les plus récentes, ces oeuvres dans le monde culturel, les circonstances historiques et les conditions politiques qui les viennent naître et qu'elles influencèrent en retour.Le développement de la littérature grecque est retracé selon la chronologie et selon les genres. Les deux critères se confondent d'ailleurs à l'origine, les époques successives privilégiant des genres précis : ainsi la poésie épique cède-t-elle la place à la poésie lyrique, qui s'efface elle-même devant le théâtre. Avec le temps, ces lettres se diversifient : théâtre, historiographie, art oratoire et philosophie en sont les grands phénomènes simultanés.Véritable reconstitution archéologique de la genèse et de l'épanouissement de la littérature hellénique classique, l'Histoire s'achève avec Aristote, qui, tant par ses rapports privilégiés avec la monarchie d'Alexandre que par son organisation encyclopédique du savoir, inaugure la période alexandrine, où l'hellénisme, et avec lui les lettres grecques, changent de nature.Cette étude, aux dimensions considérables mais à la clarté constante, fait renaître la littérature grecque comme un phénomène vivant, expression des croyances, des moeurs, des passions et des goûts d'une société qui a déterminé les destins de la culture européenne.

  • La métamorphose semble revenue au premier plan dans les littératures d'enfance et d'adolescence, comme dans la culture populaire. Les vampires, loups-garous, hybrides et anges déchus sont les héros cathartiques des narrations contemporaines. Cet essor d'un imaginaire qui reprend des figures anciennes suscite de nombreuses questions.
    Ce livre offre une réflexion panoramique et historique sur le champ de la littérature pour la jeunesse comme sur ses déclinaisons en images (mangas, films) et ses modes de réception particuliers (fan-fictions). Comme dans Pinocchio et dans les aventures d'Alice, le mythe contemporain continue à mettre en scène des questions cruciales en figurant des êtres qui changent, image de la croissance mais aussi de l'inscription dans une identité sexuée. Mais quels sont les enjeux de ce mythe en ce début de millénaire ? Jusqu'à quel point se transforme-t-il ?
    De prime abord, le plus frappant est que la métamorphose devient une chance, l'horizon à atteindre d'une adaptation merveilleuse. L'être métamorphosé n'est plus l'autre que l'on regarde mais un miroir de celui que l'on pourrait devenir. Au prisme de ce thème, sont interrogés les rapports entre féminin et masculin, humain et non-humain, vie et mort, essence et artifice. Des classiques de la métamorphose aux figures et pratiques singulières de la période actuelle - de la culture sérielle au domaine littéraire -, les objets et questions envisagés ici mettent en lumière des mutations cruciales pour la compréhension d'un imaginaire contemporain.

  • L'Iliade et l'Odyssée résonnent du fracas du bronze ; l'or et l'argent nimbent les actions héroïques de lumière : sur le bouclier d'Achille, l'armure d'Agamemnon, dans le palais de Phéaciens et la demeure des dieux, le métal précieux est partout chez les puissants. Témoin de l'histoire parvenu jusqu'à nous, le métal raconte les histoires de ceux qui l'ont possédé : les élites guerrières ou marchandes, souvent porteuses d'évolution, de nouveauté, d'ouverture, et encore davantage leur monde imaginaire, celui des représentations dans lesquelles les métaux servent de métaphores, incluant alors le fer. Sur la base des travaux d'Isabelle Ratinaud-Lachkar, dont la recherche portait sur les technologies, les usages et les routes commerciales des métaux dans le monde grec de l'époque géométrique, vingt-trois chercheurs ont souhaité saluer sa mémoire en croisant leurs spécialités et leurs périodes pour développer cette approche historique originale autour de quatre cibles de recherches : la place sociologique des métaux (symbolique travail, objets), les stratégies des élites, la naissance ou la renaissance des villes, les échanges culturels.

  • L'Odyssée

    Homère

    L'épopée d'Ulysse pour revenir de Troie, en Asie Mineure, jusqu'à sa terre natale, l'île d'Ithaque, dans la mer Ionienne, à l'ouest de la Grèce. Récit et conte merveilleux, cette épopée est, dans le monde antique, le texte fondateur source de toute culture.

  • L'Iliade

    Homère

    La colère d'Achille, la mort d'Hector, le cheval de Troie... Ce texte fondateur est servi par une traduction qui revient aux sources orales de l'oeuvre d'Homère : l'occasion pour l'étudiant, l'enseignant ou le lecteur de redécouvrir une épopée d'un souffle inouï, étonnamment romanesque.

  • L´Odyssée

    Homère Mélésigène

    L'Odyssée est une épopée grecque antique attribuée à l'aède Homère, qui l'aurait composée après l'Iliade, vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Elle est considérée comme l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de la littérature et, avec l'Iliade, comme l'un des deux « poèmes fondateurs » de la civilisation européenne.
    L'Odyssée relate le retour chez lui du héros Ulysse, qui, après la guerre de Troie dans laquelle il a joué un rôle déterminant, met dix ans à revenir dans son île d'Ithaque, pour y retrouver son épouse Pénélope, qu'il délivre des prétendants, et son fils Télémaque. Au cours de son voyage sur mer, rendu périlleux par le courroux du dieu Poséidon, Ulysse rencontre de nombreux personnages mythologiques, comme la nymphe Calypso, la princesse Nausicaa, les Cyclopes, la magicienne Circé et les sirènes. L'épopée contient aussi un certain nombre d'épisodes qui complètent le récit de la guerre de Troie, par exemple la construction du cheval de Troie et la chute de la ville, qui ne sont pas évoquées dans l'Iliade. L'Odyssée compte douze mille cent neuf hexamètres dactyliques, répartis en vingt-quatre chants, et peut être divisée en trois grandes parties : la Télémachie, les Récits d'Ulysse et la Vengeance d'Ulysse.
    |Source Wikipédia|

  • Cet ebook bénéficie d'une mise en page esthétique optimisée pour la lecture numérique. VERSION INTÉGRALE TOME I ET II

    Cet ouvrage de référence est essentiel à la bonne compréhension de la mythologie grecque et romaine dans son ensemble. Une introduction très instructive sur l'idolâtrie à travers l'histoire des peuples débute le tome I. Il est ensuite constitué d'une description des différentes divinités classées par typologie : Ciel (Jupiter, Apollon, Venus,...), Eaux (Océan, Neptune, Protée, ...), Terre (Démogorgon, Pan, Midas, ...), Enfers (Pluton, Cérès, Proserpine, ...), divinités particulières (Comus, Esculape, ...). Le tome II est consacré aux Héros ou Demi-Dieux ainsi qu'à leurs fables et leurs aventures historiques. En conclusion, l'auteur aborde les religions des peuples du Nord (Odin, les Valkyries, Le Loup de Fenris, ...) en s'intéressant notamment aux pratiques druidiques.
    Ce livre, très complet tout en étant facile à lire, vous permettra de mieux aborder la mythologie ou l'histoire des Dieux, Demi-Dieux et Héros de l'antiquité païenne.
    EXTRAIT : « La vanité fut une des premières sources des fables. On ne trouva point la vérité assez surprenante, assez belle ; on la para d'ornements étrangers ; et l'on crut agrandir les héros en leur supposant des actions qu'ils n'avaient jamais faites. Peut-être même crut-on porter plus puissamment vers la vertu, en proposant de grands exemples imaginaires ; mais on se laissa tellement entraîner par le goût du merveilleux, que l'on finit par ôter aux hommes célèbres tout le mérite qu'ils pouvaient avoir. Par exemple, lorsque Persée tue Méduse, il la surprend pendant son sommeil ; s'il délivre Andromède, il a les ailes de Mercure. Achille est couvert d'armes invulnérables forgées par Vulcain. On alla jusqu'à prodiguer aux héros tous les attributs des dieux. C'est ainsi que la vanité et les autres passions humaines nous aveuglent, et par leurs excès dépassent le but qu'elles veulent atteindre.
    Avant que l'usage des lettres fut introduit, les grands événements et les belles actions n'avaient d'autres monuments que la mémoire des hommes, ou tout au plus quelques hiéroglyphes obscurs. La tradition conservait donc le souvenir des grandes actions ; mais l'expérience nous prouve combien il est rare de ne point mêler aux récits les plus simples des circonstances qui les embellissent. Lorsque, par la suite des temps, on a voulu écrire ces actions, on n'a plus trouvé que des traditions confuses ; et, en les consacrant dans les histoires, on a, en quelque sorte, éternisé les fables.
    La fausse éloquence et l'envie de louer les morts ont aussi produit des fables. Si l'on composait aujourd'hui l'histoire de la plupart des grands hommes d'après les seuls éloges de leurs panégyristes, on verrait souvent la fable l'emporter sur la vérité. Ces fables cependant étaient d'autant plus dangereuses dans les premiers temps, qu'elles s'unissaient presque toujours à des devoirs religieux ; de sorte qu'une fois admises elles devenaient sacrées, et l'on n'osait plus les combattre. »

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