• Miarka

    Antoine de Meaux

    • Phébus
    • 1 Octobre 2020

    Denise Jacob a dix-neuf ans quand elle entre en résistance, sous le nom de Miarka. Agent de liaison à Lyon, elle recueille les demandes de faux-papier, collecte et achemine les informations, jusqu'au jour de son arrestation, le 18 juin 1944.
    Soumise à la torture, Miarka révèle un courage extraordinaire. Elle ne parle pas, ne lâche rien.
    C'est ensuite la déportation dans le camp de Ravensbrück puis celui de Mauthausen, alors qu'au même moment sa famille, dont sa petite soeur, la future Simone Veil, est plongée dans la nuit de la Shoah.
    Antoine de Meaux a bien connu Denise Jacob devenue Vernay par son mariage après-guerre. Il retrace ici la bouleversante histoire de Miarka et de sa famille emblématique en s'appuyant sur des archives inédites, sa correspondance, ses écrits intimes et poétiques, et les carnets de son père, André Jacob.
    Miarka, portrait sensible d'une femme d'exception, est un superbe hommage à l'esprit de la Résistance, et une oeuvre de combat, plus que jamais nécessaire.
    Né en 1972, Antoine de Meaux est écrivain, poète, réalisateur de documentaires. Membre du comité éditorial de la revue Nunc, il est l'auteur, entre autres, de L'Ultime désert, vie et mort de Michel Vieuchange.

  • En 1941, lorsque l'Allemagne se retourna contre l'URSS, des dizaines de milliers de Polonais - hommes, femmes et enfants - furent libérés des camps de prisonniers soviétiques et autorisés à rejoindre l'armée polonaise formée dans le sud du pays. Le peintre et officier de réserve Joseph Czapski fut l'un des survivants de ce périple meurtrier. Le général Anders, commandant en chef de l'armée, assigna à Czapski la tâche d'accueillir les Polonais qui s'engageaient et d'enquêter sur la disparition de milliers d'officiers disparus. Bloqué à tous les échelons par les autorités soviétiques, Czapski ignorait qu'en avril 1940, les officiers avaient été abattus dans la forêt de Katyn. Le récit de Czapski sur les années qui ont suivi sa libération du camp, la formation de l'armée polonaise et son périple en Asie centrale et au Moyen-Orient pour combattre sur le front italien est un témoignage capital sur les souffrances des Polonais en URSS. L'auteur y mêle des portraits de ses compagnons, des réflexions philosophiques ainsi que le récit de ses rencontres avec de grandes figures littéraires, dont Anna Akhmatova.
    Né à Prague en 1896 dans une famille aristocratique polonaise, Joseph Czapski passa son enfance en Biélorussie, puis fit des études de droit à Saint-Pétersbourg et de peinture à l'Académie des Beaux-arts de Cracovie. Czapski fut parmi les rares officiers de l'armée polonaise qui survécurent au massacre de Katyn en 1940. Son livre Souvenirs de Starobielsk retrace ses efforts pour faire connaître la vérité à propos de ce crime.
    Comme peintre, Czapski est connu notamment pour son appartenance au mouvement kapiste, qu'il contribua à fonder avec quelques amis, pendant son séjour à Paris (1924-1933). Après la Seconde Guerre mondiale, il vécut en exil en France, à Maisons-Laffitte, dans la banlieue de Paris. Il participa à la fondation du mensuel culturel polonais Kultura de Jerzy Giedroyc. Il y est mort en 1993.


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  • Józef Czapski (1896-1993) a vécu de nombreuses vies au cours de ses quatre-vingt-seize années d'existence. Il était étudiant à Saint-Pétersbourg pendant la Révolution russe et peintre à Paris durant les Années folles. En tant qu'officier de réserve polonais luttant contre l'envahisseur nazi aux premières semaines de la Seconde Guerre mondiale, il a été fait prisonnier par les Soviétiques. Au camp de Starobielsk, il fut l'un des très rares détenus à avoir échappé au massacre de Katyn, un meurtre de masse ordonné par Staline et mis sur le compte des Allemands. (Voir Proust contre la déchéance et Souvenirs de Starobielsk, chez Noir sur Blanc - et Libretto -, ainsi que Terre inhumaine, repris dans la « Bibliothèque de Dimitri »).
    Czapski n'est jamais retourné en Pologne après la guerre. Installé en région parisienne avec sa soeur et les intellectuels de la revue polonaise Kultura, il a travaillé sans relâche à faire connaître le sort de sa patrie soumise au totalitarisme.
    Czapski était une personnalité publique de tout premier plan, mais c'est la peinture a donné un sens à sa vie. Eric Karpeles, également peintre, révèle la complexité de Czapski, réunissant ici tous les fils de cette vie remarquable.
    Né en 1953 dans l'État de New York, Eric Karpeles est peintre, écrivain et traducteur. Il est diplômé de la New York Arts Students League et membre du Czeslaw Milosz Institute du Claremont McKenna College en Californie.
    Son précédent ouvrage, Le Musée imaginaire de Marcel Proust (Thames & Hudson), a connu un très grand succès tant en anglais qu'en français. C'est d'ailleurs en menant ses recherches sur Proust qu'il a découvert le nom, puis l'oeuvre de Joseph Czapski, pour lequel il s'est pris d'une passion singulière.
    Publié en 2018 aux États-Unis, Presque rien - L'art et la vie de Joseph Czapski fut magnifiquement reçu par la critique américaine, faisant naître un intérêt inédit pour la figure de Czapski à l'étranger. Fort de ce succès, Eric Karpeles vient de faire paraître en anglais, chez Thames & Hudson, une monographie des peintures et dessins de Joseph Czapski : Apprenticeship of Looking (L'apprentissage du regard), 2019.

  • Le bateau fraise

    Alain Labbé

    • Phébus
    • 5 Mars 2020

    Pendant douze ans, Alain Labbé fut navigateur. Aujourd'hui, il est producteur de fraises à Plougastel.
    Dans la lignée d'Une année à la campagne de Sue Hubbell, il décrit son quotidien d'agriculteur, entre récoltes, marchés, soucis économiques et bonheurs gustatifs.
    Alain Labbé embarque en 1974 avec Eric Tabarly. Il navigue durant douze ans, en solitaire ou en équipage et notamment avec Olivier de Kersauson. Après deux tours du monde en course et deux traversées de l'Atlantique, il s'installe en 1999 à Plougastel comme producteur de fraises. Le Bateau Fraise est son premier livre.



  • « Le ministre socialiste avait annoncé la construction d'une prison à la place des Forges comme plan de reconversion pour les travailleurs. Idée monstrueuse et provocatrice. Nous l'avions averti que s'il venait à la manifestation, nous le jetions dans le canal. D'ailleurs nous avions mobilisé deux maîtres-nageurs pour ce jour-là. »
    Aux Forges de Clabecq, usine sidérurgique située près de Bruxelles, pour Silvio et ses collègues, le quotidien, c'est d'abord le combat contre les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne de trente ans de luttes pour améliorer les conditions de travail et pour empêcher la fermeture annoncée du site.
    Son mandat syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre l'« esprit de Clabecq ». Pour mener leurs combats, c'est sur leurs propres forces et sur leur connaissance de leur métier que les ouvriers de Clabecq s'appuient. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il déclare ne plus rien pouvoir pour eux. Par sa confiance jamais démentie dans le potentiel émancipateur de sa classe, Silvio donne une leçon salvatrice d'optimisme militant.



  • « C'est un travail dangereux de souder à quelques centimètres d'une cuve de pétrole. Une seule étincelle est capable d'amorcer une bombe qui peut emporter une raffinerie. C'est pour cela qu'on vous dit d'utiliser cette bâche gris sale, qui résiste aux températures élevées car elle est produite avec une substance légère et indestructible : l'amiante. Avec elle, les étincelles restent prisonnières et vous, vous restez prisonnier avec elles, et sous la bâche en amiante, vous respirez les substances libérées par la fusion de l'électrode. Une seule fibre d'amiante et dans vingt ans vous êtes mort. »
    Alberto Prunetti raconte l'histoire de son père, Renato, né en 1945 à Livourne. Soudeur dans les raffineries et les aciéries italiennes depuis l'âge de quatorze ans, Renato s'empoisonne lentement au travail : il respire de l'essence, le plomb lui entre dans les os, le titane lui bouche les pores de la peau, et finalement, une fibre d'amiante se glisse dans ses poumons. Il meurt à 59 ans, après plusieurs années passées à l'hôpital.
    En contrepoint de ce récit tragique, l'auteur rapporte ses souvenirs d'enfance, entre parties de foot et bagarres, et décrit une époque, sa musique, ses dialectes, ses grands événements sportifs - dans cette Toscane ouvrière où les années 1970 furent une décennie de luttes sociales, avant que les restructurations des années 1980 n'y mettent bon ordre.
    L'opposition entre le père, parfait représentant de l'idéologie stalinienne du travail, et le fils qui incarne très vite la figure du précaire, n'empêche pas que s'exprime le profond amour qui les lie, teinté d'agacement et d'amusement avant que la maladie ne s'installe. L'humour constant, la délicatesse des sentiments, l'érudition historique et technique se mêlent dans ce récit.

  • Marx

    Léon Trotsky

    Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part : lectures inaugurales, compagnons de tous les jours ou sources auxquelles on revient. La collection « Les Auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un auteur classique. Elle reprend le principe des « Pages immortelles », publiées dans les années trente et quarante chez Corrêa/Buchet Chastel : chaque volume se compose d'une présentation de l'auteur choisi ainsi que d'une anthologie personnelle. Ces rencontres extraordinaires, ici partagées, sont pour le lecteur de belles occasions de relectures ou de découvertes.
    1939. Leon Trotsky vient de fonder la Quatrième Internationale, mais le fascisme triomphe et il sera bientôt minuit dans le siècle. Réfugié au Mexique où il sera assassiné par les agents de Staline l'année suivante, Trotsky livre avec cet essai sur l'actualité de la pensée de Marx l'un de ses derniers textes.

  • Un angle parfaitement original : le récit classique de navigation au grand large, avec ses épisodes haletants, sert d'arrière-plan à des escales mouvementées, des confrontations musclées avec des voleurs de voilier, de déboires tordus - et amusants - avec les mauvais payeurs de la voile en charter.
    Cahier de photographies « vintage ». Elles rappellent l'époque où le yachting devenait la plaisance.
    Après quelques souvenirs très vifs de l'occupation de 1940 à 1944 et de la Résistance, nous abordons le vif du sujet, en commençant par « l'appel du large », à douze ans.
    Le chapitre Raid sur Skidad évoque la récupération manu militari de Babeth, le voilier d'un ami pied-noir que les récentes autorités algériennes de Philippeville escomptaient récupérer frauduleusement.
    Piratages. Après la descente de Camaret à Lisbonne, émaillée de force incidents, du Sea Bird Mariara, le voilier est volé à Cadix où il avait été laissé en garde. Repéré quelque temps après dans un port du Maroc, il est « piraté » par notre équipe musclée.
    Grandes vacances. C'est mon « adieu aux armes »; après onze ans de service dans les unités parachutistes et l'aviation de l'Armée de Terre, je choisis la voile au Club Méditerranée. Expériences intéressantes sur de grands catamarans et Dogres des Glénans. Et aussi, le chemin que j'avais choisi pour reprendre contact avec la vie civile sous ses dehors les plus aimables.
    Comment ne pas monter un entreprise de location de voilier, conte mon expérience et mes déconvenues dans cette activité en Corse, lorsque je fais confiance à quelqu'un, qui n'était pas corse, et ne la méritait pas. Une récupération musclée adaptée aux circonstances mettra fin à ces déboires.
    Boutres d'Arabie. Durant une mission de deux ans des plus intéressantes en Arabie Saoudite, je profite de mes loisirs pour naviguer sur les boutres, chasser le requin en apnée, et construire un trimaran de ma conception.
    Officier parachutiste, ancien pilote militaire, délégué en mission spéciale par le ministère des Armées Gérard Contard a connu la Résistance, navigué sur des boutres en Arabie Saoudite, chassé le requin en apnée, enseigné la voile au Club Méditerranée. Aujourd'hui, homme d'affaires, il partage son temps entre la France et le Vénézuela mais n'a pas oublié l'appel du large.


  • Un récit kaléidoscopique qui, subtilement, fait du bien.

    Parfois, Michka tremble et vacille. Quoi qu'il en soit, sa lumière brille toujours plus vive.
    Qu'elle sillonne les mers sur le voilier construit de ses mains ou qu'elle se consacre à ses petits, qu'elle retourne à la nature dans la forêt de l'Ouest canadien ou fréquente le bitume parisien, cette femme qui a le goût d'explorer crée sa vie au moyen des idées et des croyances.
    En 1995, elle avait déjà écrit trois livres sur son « amie et alliée », la marijuana, lorsqu'elle se retrouva, au cours d'un procès largement médiatisé, face à un respecté professeur de médecine, conseiller de l'Organisme Mondial de la Santé et qui, depuis plus de vingt ans, mettait en avant des recherches faites en dépit du bon sens, « démontrant » toutes la prétendue dangerosité du cannabis. Ce procès précipita Michka dans l'arène - il en fit une guerrière pacifique.
    Tout comme il est traditionnel, en France, d'honorer une personne publique en lui dédiant une rose nouvellement obtenue, on a récemment célébré sa « contribution exceptionnelle à la connaissance du cannabis » en lui dédiant une variété d'herbe portant son nom, la Michka. Elle est la première femme à recevoir ce tribut.

  • « Allez aux périphéries ! » dit, en substance, le pape François aux catholiques en les pressant de sortir de leur zone de confort.
    Cette démarche était déjà au coeur de la pratique de nombreux prêtres qui exerçaient leur ministère au moment du concile Vatican II. Souvent discrets sur eux-mêmes, ils ont vécu la convocation du Concile en 1960 comme une libération du carcan qui les enfermait dans une Église catholique figée dans ses certitudes.
    Ils racontent au fil des chapitres de ce livre ce qui a motivé leur vocation, leur passage au séminaire, leurs doutes et leurs passions pour un Évangile vécu en résonance avec la vie des femmes et des hommes qu'ils côtoient.
    Cette plongée au coeur d'un moment décisif de la vie de l'Église catholique est particulièrement éclairante au moment même où elle traverse une grave crise de crédibilité. « Il faut ouvrir les fenêtres de l'Église », disait Jean XXIII en convoquant le Concile. Soixante ans plus tard, ne faut-il pas renouveler ce geste ?
    Ouvrage réalisé en coopération avec la Conférence catholique des baptisé-e-s francophones (CCBF). Préface d'Anne Soupa, cofondatrice.

  • Au début des années 1950, à Bordeaux, un collégien fait son entrée en sixième au lycée Montaigne.

    Il y découvre la vie, ses enjeux, ses plaisirs, ses défis, ses frustrations, ses injustices et ses rapports humains. En classe, ses résultats ne sont d'abord pas à la hauteur de ses attentes, et surtout de celles de ses parents. Il se lie d'amitié avec des camarades pittoresques, se dispute avec son père, s'improvise acteur de théâtre, boit les paroles de tel professeur, se moque de tel autre camarade...

    Peu à peu s'élabore sa propre vision du monde. Et il sera de plus en plus déterminé à obtenir le Tableau d'honneur, la plus haute distinction de la vie lycéenne de cette époque. De telles rencontres et expériences, insolites ou communes, le mèneront ainsi d'échecs en succès.

    Ce récit initiatique, que l'on peut qualifier de roman autobiographique, narre le début de l'adolescence d'un homme qui entrera à l'École normale supérieure (Ulm) et deviendra spécialiste de l'histoire du catholicisme et de la papauté, Philippe Levillain, élu membre de l'Institut en 2011 et membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux en 2018. Mais c'est surtout un récit à la gloire d'un corps enseignant remarquable, celui de l'après-guerre, dans un climat d'études et de maturation attentif, chaleureux et subtil.

  • Entre le 18 mars et le 2 juin 2020, Hervé Macé a tenu son journal, un jour sur deux.
    Chaque marche représente une étape, une évolution, un instant saisi et contemplé à la lumière de cette étrange période. L'actualité est passée en revue, croquée par la plume exigeante de l'auteur. Et si ces pages sont au présent, elles relatent un passé recomposé, avec subtilité et une certaine ironie.
    Professeur d'histoire dans deux collèges des Sables-d'Olonne, Hervé Macé livre cet état des lieux d'un confinement quelque part en Vendée. Acceptation, renoncement, choix, distance puis liberté très mesurée, pas après pas.

  • Comment reconstruire une vie d'homme et de sportif en refusant d'accepter l'impuissance d'un corps mutilé ?
    Arrivé au sommet de la compétition automobile, Yves Dhotel connait le pire dans un terrible accident qui le prive de ses 2 jambes. Il fait connaissance d'une souffrance physique qui ne le quittera plus, sa vie durant.
    Il surmonte les tentations de l'alcool, du suicide, pour se relever et se reconstruire par la pratique passionnée de la voile.
    Il retrouve l'ambiance de la compétition dans la régate et la course au large, il retrouve l'esprit d'équipe dans la vie d'équipage.
    Malgré son terrible handicap, Yves Dhotel vit et raconte des aventures nautiques si passionnantes et si fortes qu'il surclasse l'immense majorité des navigateurs valides.

  • Julie et Mélissa ont été enlevées le 24 juin 1995. Ce n'est que quatorze mois plus tard, le 17 août 1996, que les corps sans vie des petites filles seront retrouvés. Un épisode qui fera date dans les annales judiciaires belges. Une date qui est gravée dans toutes les mémoires. Dans cet ouvrage, pour la première fois et sur un ton très juste, Carine Russo, la maman de Mélissa, s'exprime longuement sur son ressenti, ses émotions, son combat durant ces quatorze mois et sa détermination sans faille à retrouver les fillettes. Un récit bouleversant, profond, sans langue de bois.

  • Qui fait peur à maman ?

    Tibet

    Quand le petit Gilbert quitte Marseille, sa ville natale, et arrive en Belgique, il n'a que quatre ans. Il s'installe avec sa maman, ses deux frères et sa soeur dans une petite ville près de la frontière française. Ce déménagement est censé calmer les crises de sa mère, qui a une phobie maladive de Marseille et de tout ce qui en provient. Les enfants se voient ainsi séparés de leur papa, joueur de l'Olympique de Marseille et propriétaire d'un magasin de sport. Tandis que la maman et la fille logent dans une pension de famille, les garçons goûtent aux joies de l'internat. Le petit Tibet découvre la vie dans ce sordide pensionnat. Il ne quittera que trois ans plus tard pour Bruxelles, la ville aux cent vingt cinémas. Il y fera les quatre cents coups avec ses frères et ses amis, chez les louveteaux et les scouts. Plus doué en dessin que dans les études, il y rencontrera Hergé qui lui prodiguera gentiment quelques conseils. Il y débutera également sa carrière aux côtés d'un certain André-Paul Duchâteau avec qui il travaillera pendant soixante ans.
    Tibet nous livre son enfance sous forme de savoureuses tranches de vie, à la fois drôles et émouvantes.
    Le livre est préfacé par Salvatore Adamo, un ami de longue date de l'auteur.

    Ce qu'en dit la presse...
    « Un diamant brut des frasques de l'enfance »
    Daniel Couvreur (Le Soir)

    « Un livre doux-amer de la lecture duquel on sort ému »
    Francis Matthys (La Libre Belgique)

    « Simplement passionnant même si, parfois, les histoires sont dures et cruelles »
    Eddy Przybylski (La DH)

    « Un texte tendre et sensible »
    Cécil de Froidmont (BX-Sudpresse)

    « Une chronique douce-amère empreinte de pudeur, de nostalgie et d'humour »
    Jean-Louis Lechat (La Lettre de Dargaud)

    « Un régal »
    Ciné Télé Revue

  • Stella est aux anges lorsqu'elle apprend son admission au lycée Saint-Joseph, où elle pourra exprimer pleinement sa passion pour le karaté dans un club réputé. Mais très vite, le rêve tourne au cauchemar : plusieurs élèves de sa classe se liguent contre elle et la harcèlent sans raison apparente. Au plus mal, la jeune fille cherche simplement à survivre à son année scolaire, mais elle n'est pas au bout de ses peines... Une prise de conscience bouleversante qui met en lumière les dangers du harcèlement scolaire.

  • Depuis des décennies, le Soudan se caractérise par une évolution particulièrement tourmentée : guerres civiles, rébellions et insurrections s'y succèdent. Après le coup d'État de 1989, les femmes, les intellectuels, les artistes, les minorités et des populations de la marge ont subi une répression féroce et continue. L'accumulation des haines, les frustrations et multiples contradictions ont conduit à la révolution de décembre 2018 et à son triomphe, le 11 avril 2019. Une grave crise politique a alors éclaté entre une multitude d'acteurs civils et militaires, menaçant le pays d'une implosion violente et meurtrière.
    Une médiation africaine s'est rapidement mise en place et est parvenue, avec ingéniosité, à un accord efficace de mise en oeuvre d'une transition démocratique et inclusive au Soudan.
    Dans ce livre, Mohamed El Hacen Lebatt raconte, dans un style fluide et attractif, l'histoire de cette retentissante réussite africaine.
    Il confirme ici que lorsque l'Afrique prend elle-même en charge la solution de ses problèmes, dans un esprit d'ouverture à ses partenaires internationaux, elle fait la différence.
    Mohamed El Hacen Lebatt, universitaire mauritanien, a contribué avec succès aux principales négociations et médiations en Afrique ces vingt dernières années.
    « Soudan, chemin de paix » apporte une contribution vivante à la doctrine internationale des médiations, facilitations et dialogues nationaux des pays en graves crises politiques.
    Mohamed El Hacen Lebatt est également l'auteur de « Facilitation dans la tourmente » (éditions de L'Archipel).

  • Le prix de la vie, cette vie à savourer, cette existence dont il est important de profiter pleinement, qui le connaît mieux que ceux qui, chaque jour, côtoient la maladie ? Dans cet ouvrage poignant, Marie-Claude Blondeau nous emmène à la rencontre de familles et de patients qui ont tous en commun une volonté indestructible et une joie de vivre à toute épreuve.
    Marie-Claude Blondeau est issue d'une fratrie frappée par une maladie génétique. Elle a pris la décision de suivre une formation de psychologie afin d'être en mesure d'accompagner et d'aider au mieux les patients souffrant de leucodystrophies ainsi que leurs proches. Chaque rencontre est pour elle précieuse et inoubliable et c'est cet intérêt pour les autres qu'elle relate, à travers différents parcours de vie, dans ce livre touchant.

  • Après le décès de son père en 2003, l'auteure a recherché la trace de ses ancêtres. Grâce à des albums de photos, des archives, elle met en forme un arbre généalogique afin de retrouver l'empreinte génétique des siens. Aujourd'hui, ces recherches lui ont permis de raconter leur vérité, creusant ainsi dans les sillons du passé. L'écriture a permis une prise de recul sur les aléas de la vie, et lui donne enfin le droit de pleurer, de s'exprimer, de laisser libre cours à sa souffrance devenue légitime.
    Ce livre renferme un terrible secret de famille, une remise en question perpétuelle.

    Le temps passe, la douleur s'estompe et les traces restent.


    Marie-Claire Bauceré Dehaene, née en 1953, a exercé en tant que secrétaire bilingue anglais, et secrétaire de direction qualité au sein de l'entreprise pharmaceutique AstraZeneca. Aujourd'hui retraitée, elle se passionne pour l'art sous toutes ses formes. Elle s'intéresse également aux écritures et aux langues étrangères (anglais, néerlandais, espagnol), aux voyages et aux félins. Véritable battante, elle ressent sans cesse le besoin de se surpasser et ne supporte pas l'inertie.

  • Palestine by nights aurait pu être le carnet de bord quotidien d'un expatrié français vivant et travaillant à Naplouse, Palestine, ville traditionnelle et enclavée du nord des territoires occupés. Le choc des cultures, la sensualité orientale, le poids de l'occupation, mais aussi la médiocrité du monde diplomatique français, la « crise de la cinquantaine » et surtout la mort soudaine d'un père en ont décidé autrement...




    Nuit 7. Le soleil s'est couché comme un oeil se clôt. Il était jaune et plein, écrasait de la brume à pleines mains au loin, au-dessus de la mer. Puis il fut orangé, drapé d'un coup de gros nuages : la brume entre temps avait enfanté. Il y eut un moment de rouge intense, entre deux baisers, trois murmures, et nos membres tendus malgré nous. Et puis soudain plus rien : l'horizon avala le soleil comme une bouche malade ingurgite un cachet. Le jour, fade, avait ressemblé à une migraine qui ne veut pas lâcher prise. La nuit serait un baume, ou bien un cataplasme. Mais avant qu'elle ne nous écrase, nous serons rentrés nous protéger. Lui chez lui, moi chez moi. Un jour viendra peut-être où nous serons réunis, et, ce jour-là, le soleil sera au firmament.




    Après son premier livre de « jeune » auteur, Naplouse, Palestine - Portraits d'une occupation, un recueil où il s'ouvrait aux autres et livrait vingt-et-unes chroniques au plus près des palestiniens et palestiniennes côtoyés pendant trois ans, Stéphane Aucante remplit les blancs laissés entre chaque portrait et comprend à quel point certains l'ont affecté. Infecté peut-être... En cherchant à s'approcher de la vérité des autres, aurait-il trouvé un peu de la sienne ?...
    Dans ce nouvel opus arabo-musulman, l'apprenti diplomate retourne le miroir et nous avoue, par fragments, sans fard ni pudeur, mais avec la même sensibilité, la même humanité, le même sens du détail et de l'humour parfois que dans ses portraits palestiniens, à quel point son expérience dans les territoires occupés l'a secoué et transformé. Après la lumière du regard bienveillant posé sur les autres, des nuits claires puis des jours gris d'introspection et de coups d'oeil plus aigres. Des nuits d'amour et des jours de deuil aussi...
    Entre reportage, divagations et moments quasi contés, par envols ou par touches, Palestine by nights rappelle au fond qu'il est des voyages ailleurs qui se muent en quêtes intérieures. A moins qu'il s'agisse d'un journal intime, celui d'un adolescent occidental de cinquante ans, qui, angoissé, déprimé, stressé, mais malgré tout curieux et engagé, se demande ce qu'« être humain » peut bien vouloir dire...

  • Les souvenirs d'une enfance douloureuse.
    J'aurais tellement aimé avoir un papa aimant, tendre et protecteur. Ce fut tout le contraire. Mon père n'était pas un père. Mon quotidien était coups de martinet, privations et fessées. À la maison, la violence était omniprésente. Je vivais dans la peur. Mon adolescence fut mouvementée. J'étais révoltée et je devenais une enfant de plus en plus difficile. J'ai fugué et je bravais les interdits sans réaliser que je mettais ma vie en danger. Les années ont passé, je suis devenue une femme, une mère, une grand-mère et mon père s'est transformé avec la maladie d'Alzheimer en un vieillard tendre et attachant. J'ai passé deux jours fabuleux avec lui l'été 2019, même s'il me demandait pourquoi je l'appelais papa. Deux mois après il mourait. Je pensais l'aimer. Je voulais simplement me persuader que j'avais un papa comme tout le monde. Il ne me manque pas.

  • L'addiction alcoolique, une maladie encore sous-estimée, entraîne sa victime dans le cercle infernal de la solitude et de la dépression. À travers ces pages, l'auteure fait part de son expérience, sans fard, et nous confie que l'espoir est là, bien vivant, recroquevillé dans un coin. En acceptant aide et accompagnement thérapeutique, on peut trouver la force de le laisser se déployer pour enfin quitter l'enfer.
    Terrassée par le décès de son époux, Séverine Bizeau a sombré, un temps, dans cet enfer. L'art-thérapie a été non seulement sa bouée de sauvetage mais aussi son guide sur un nouveau chemin de vie. Transposition de son mémoire d'études, cet ouvrage propose chiffres et pistes de réflexion ainsi qu'une immersion saisissante dans la contrée de la dépendance.

  • Le père de Christian Pluchon était tanneur, spécialisé dans le traitement des peaux de vache pour en faire du cuir. Mélange d'opposition et d'affection, la relation entre les deux hommes a été jalonnée par la présence de ces paisibles ruminants. À travers différentes anecdotes, l'auteur invite le lecteur à découvrir son univers et son chemin de vie.
    D'abord ingénieur, chercheur dans l'industrie de l'aluminium, Christian Pluchon s'est ensuite intéressé à la méditation, au développement personnel et plus particulièrement à l'ennéagramme. Enrichi de toutes ses expériences, il porte aujourd'hui un regard apaisé sur son existence.

  • Être une baby-boomer : cela fait-il inévitablement de vous une ennemie de la nature, indifférente à votre impact sur l'environnement ?
    Ce livre vous emmène, de rencontre en rencontre, dans une déambulation. À travers des histoires d'animaux, toutes vécues, il vous propose de réfléchir ensemble à ce qui est essentiel : ce qui lie les humains à la nature n'est pas qu'une affaire de statistiques pour mesurer une biodiversité en déclin mais c'est surtout une question d'identité.

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