• 2000 pages de dossiers classés secret défense, jamais relevés par l'État français.
    Entre 1966 et 1996, la France a procédé à 193 essais nucléaires en Polynésie. Le dernier sous la présidence de Jacques Chirac. En trente ans, le programme a laissé des traces : dans la société polynésienne, dans les corps de ses habitants et de nombreux vétérans, dans l'environnement de ce territoire vaste comme l'Europe. Grâce à l'exploitation de 2 000 pages d'archives déclassifiées, de centaines d'heures de calculs et des dizaines de témoignages, ce livre présente le résultat d'une enquête de plus de deux ans sur cette expérience collective, traumatique et encore taboue.
    Fruit d'une collaboration inédite entre un scientifique expert du nucléaire, un journaliste du média d'investigation Disclose et Interprt, un collectif d'architectes spécialisés dans l'analyse criminalistique, ce travail met au jour ce qui a longtemps été caché au public : les conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires français dans le Pacifique.

  • Le Feu

    Henri Barbusse

    Pour les hommes du 231e régiment d'infanterie, les différences d'âge et de condition sociale n'importent plus. Tous sont venus s'enterrer dans les tranchées boueuses de Crouy, sous la pluie et le feu de la mitraille allemande. Leur seule certitude face aux armées ennemies : "I' faut t'nir".
    Barbusse fut l'un des leurs. Tiré de ses carnets de guerre, ce roman, prix Goncourt 1916, révéla à ceux de l'arrière le quotidien des poilus : leur courage, leur camaraderie, leur argot, mais aussi la saleté, l'attente et l'ennui. Cette guerre, l'état-major, le gouvernement et la presse patriotique la censurent. Il faudra un roman comme Le Feu pour en dire toute la barbarie mécanique, mais aussi l'espoir : celui d'en sortir vivant...
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    Dossier :
    1. Propagandistes et bourreurs de crâne
    2. Dire la "vérité" de la guerre
    3. La réception du Feu (1916-1919)
    4. Oublier, condamner, commémorer.

  • D'étranges oiseaux de métal sillonnent le ciel. Ils sont armés de missiles et tuent. Ceux qui les commandent ne sont pas à leur bord. Confortablement assis dans des salles climatisées à l'autre bout du monde, ils les pilotent par joysticks et écrans d'ordinateurs interposés. Ceci n'est plus de la science-fiction. Les drones, avions fantômes télécommandés, caméras létales volantes, sont devenus le fer de lance d'une nouvelle forme de pouvoir militaire hypertechnologisé. Aux États-Unis, où l'on forme aujourd'hui davantage d'opérateurs de drones que de pilotes classiques, les plans officiels prévoient de convertir, demain, la majeure partie des forces aériennes et, après-demain, des forces terrestres elles-mêmes, en engins robotisés. Le drone est l'instrument d'une violence à distance, où l'on peut voir sans être vu, toucher sans être touché, ôter des vies sans jamais risquer la sienne. C'est l'arme de combattants invisibles et invulnérables, seulement présents sur le champ de bataille par le spectacle de la dévastation qu'ils y impulsent, mais à jamais absents par leurs corps. C'est le bras armé de guerres asymétriques devenues opérations unilatérales, où la mort devient le privilège exclusif de l'ennemi. Au plan politique, c'est la solution trouvée aux contradictions de puissances impérialistes qui voyaient leur volonté d'intervention bornée par "l'aversion pour les pertes", réelle ou supposée, de leurs "opinions publiques".

  • Un jour les morts se sont relevés...
    Une vague de terreur et de cannibalisme se répand aux Etats-Unis. Bannerman Clark, capitaine de la Garde nationale, est chargé d'une mission capitale: découvrir l'origine de ce désastre et l'empêcher de gagner Los Angeles. Son enquête le mène en Californie où une femme détiendrait le secret de l'Epidémie. Mais elle est frappée d'amnésie. Et pour la protéger, Bannerman doit venir à bout de zombies de plus en plus nombreux, invisibles ou dotés de pouvoirs dignes de super-héros.
    Apprenez comment l'horreur a commencé...

  • Dès leur accession au pouvoir, les nazis ont développé une politique culturelle agressive, qui se poursuivit par des saisies et des pillages en France et dans tous les territoires occupés. L'organisation Rosenberg (ERR) fut notamment créée en 1940 dans le but d'éliminer la vie culturelle juive dans toute l'Europe, à travers la confiscation des oeuvres d'art et des bibliothèques.
    C'est dans ce cadre qu'une cellule consacrée à la musique a vu le jour, le Sonderstab Musik (commando « musique »), composée d'éminents musicologues allemands, chargés de localiser des instruments, des partitions, des manuscrits.
    Dans cet ouvrage, qui a nécessité plus de dix ans de recherches, Willem de Vries révèle pour la première fois l'organisation de ce commando qui, entre 1940 et 1944, fit « transférer » vers l'Allemagne plusieurs centaines de milliers d'ouvrages et plusieurs dizaines de milliers d'instruments et de partitions.
    Le compositeur Darius Milhaud, les pianistes Wanda Landowska et Artur Rubinstein, le critique musical Arno Poldès, le violoncelliste Gregor Piatigorsky furent parmi les victimes de ces spoliations massives, dont les acteurs, le fonctionnement et l'ampleur sont enfin mis au jour.
    Né à Amsterdam en 1939, Willem de Vries est docteur en musicologie. C'est au cours de la rédaction de sa thèse sur « Darius Milhaud et le jazz », entre 1984 et 1991, qu'il a découvert l'existence du commando « musique », auquel il consacra ensuite ses recherches.


  • Résumé :

    Hannah Nadel est juive. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, c'est au service de la soeur de Léon Degrelle, leader du mouvement d'extrême droite Rex, que la jeune fille officie comme servante, échappant ainsi à la déportation.

    Simone Korkus a rencontré ceux qui ont sauvé la vie d'Hannah et révèle ainsi cette histoire incroyable, qui met aussi en lumière les nombreuses zones d'ombre de la guerre.

    En reconstruisant la vie d'Hannah et en découvrant les secrets de la famille, l'auteure se heurte à ses propres préjugés. Quand nous portons le regard sur les autres et jugeons leurs comportements, où se situe réellement la vérité ?



    Auteure :

    Simone Korkus vit en Israël, où elle travaille en tant que journaliste pour différents médias (De Groene Amsterdammer, Knack,Sunday Times ou encore Ha'Aretz).


  • Découvrez le témoignage extraordinaire d'un ancien commando marine de l'Armée Française, à travers 10 histoires vraies de missions conduites par des militaires d exception. Au coeur d expériences extrêmes et de situations ultra-violentes, Julien B. nous emmène en immersion dans la vie personnelle et professionnelle de ces hommes d'action au parcours hors du commun. Comment réagit-on face à une personne tuée devant soi ? Comment aborder un go-fast de nuit dans un océan déchaîné des Caraïbes ? Comment ne pas mourir en plein soleil dans le désert ? Comment vit-on le fait d être assiégé par 60 talibans dans un village afghan ? Comment protéger un VIP dans une zone de guerre ? Au fil de ces 10 histoires, ce sont autant de principes clés d'enseignement pratique qui sont dévoilés progressivement. Entre témoignage saisissant et manuel d'enseignement pratique, réveillez le héros qui sommeille en vous !

  • Les Aux' T.1 ; le faucheur

    David Gunn

    Sven Tveskoeg est un tueur féroce et la pire tête de mule de l'empire.
    Il n'est humain qu'à 98,2%, le reste lui permettant de guérir d'atroces blessures en un temps record... C'est sans doute pour ça que l'empereur l'a repéré et incorporé dans son armée d'élite : les Faucheurs ! Là, on lui offre une nouvelle vie... en échange d'une mission. Ou plutôt, un baroud d'une extrême violence hurlée à un rythme effréné. Au coeur de cet ouragan de métal et de feu, Sven comprend vite qu'il n'est qu'un pion dans un jeu mortel.
    Et la règle veut que les pions soient toujours sacrifiés. Mais Sven Tveskoeg emmerde les règles : il crée les siennes.

  • Platon, Aristote, l'invention de la démocratie : c'est une toute autre image de la Grèce que montre ce livre, celle d'un pays sacrifié et humilié - comme il l'est aujourd'hui. On y verra comment la Résistance grecque, l'une des plus actives et efficaces de l'Europe occupée par les nazis, fut mise au pas et massacrée par les collaborateurs et les Anglais en 1944 : il fallait ramener le roi sur le trône, rétablir l'ordre social d'avant-guerre, éviter que la véritable démocratie de la Résistance ne s'impose à la Libération. On y découvrira une image peu flatteuse de Churchill, capable de tout et même de nuire à l'effort de guerre pour maintenir la Grèce dans l'orbe britannique. On assistera au flottement fatal de la direction du parti communiste, lâché par l'URSS et acculé aux compromis. On verra, en 1945, la terreur, lancée par le gouvernement et les bandes armées d'anciens collaborateurs, qui s'abat sur les résistants désarmés, les syndicalistes, les démocrates. Les lignes de front sont tracées et la Grèce s'apprête à vivre troisannées de guerre civile qui laisseront le pays exsangue. Trois années pendant lesquelles ce sont les Américains, dans le contexte de guerre froide, qui prennent la relève des Anglais dans la répression du mouvement populaire. Tout ce qui va advenir par la suite, de la dictature des colonels à la mise à mort actuelle du pays, sommé de payer "sa dette", est en germe dans cette histoire tragique de la Résistance grecque. Diplômée de Sciences Po et agrégée, Joëlle Fontaine a longtemps enseignée l'histoire en lycée et collège. Elle est l'auteur de travaux universitaires sur le résistance grecque et a publié L'image du monde des babyloniens à Newton (avec Arkam Simaan, éditions ADAPT, 1998).

  • James Miranda Barry fut médecin militaire, chirurgien avant-gardiste, inspecteur général des hôpitaux de Sa Majesté et... l'un des plus grands imposteurs de tous les temps.

    Au moment de sa mort en 1865, au terme d'une carrière de plus de quarante ans au sein de l'armée britannique, James Miranda Barry n'a pas eu droit aux honneurs dus à son rang. Les autorités militaires ont plutôt jugé bon de l'enterrer à la sauvette, dans un coin reculé d'un cimetière quelconque. Car le scandale qui éclata à sa mort était d'une telle ampleur, qu'il devint la principale raison pour laquelle Barry passerait à l'histoire, reléguant dans l'ombre presque tout ce que le médecin avait mis tant d'efforts et d'années à accomplir.
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    Dans chacune des colonies où on l'avait posté, James Barry avait fait tout en son pouvoir pour améliorer les conditions de vie et les soins de ses patients. Il avait forgé sa réputation sur une pratique nouvelle et moderne de la médecine, par sa spécialisation dans les domaines de la chirurgie, des maladies tropicales, de l'obstétrique, du traitement de la lèpre et des maladies vénériennes. Sur trois continents, Barry a imposé des nouvelles conditions sanitaires, des méthodes révolutionnaires de quarantaine, des diètes alimentaires, ainsi que des traitements efficaces contre les plus terribles maladies connues à l'époque. Sans contredit, les réformes de James Barry ont sauvé des milliers de vies à travers le monde.

    Mais pourquoi a-t-on profané ainsi la mémoire d'un brillant médecin, dont les accomplissements n'avaient d'égal que la controverse dont Barry aura été l'auteur presque tout au long de sa vie? Sylvie Ouellette retrace ici la vie et la carrière d'un être humain hors de l'ordinaire, qui n'était absolument pas ce que ses contemporains auraient pu croire.

  • Le 9 octobre 1943, neuf membres de la résistance belge et néerlandaise étaient exécutés à Rhijnauwen (près d'Utrecht). Parmi eux, deux moines de l'abbaye du Val-Dieu. En suivant le parcours de ces deux ecclésiastiques, le livre retrace de façon précise l'histoire des groupes d'espionnage et des lignes d'évasion.

    Ces lignes de secours étaient utilisées par des prisonniers de guerre évadés, par des pilotes alliés abattus, par des personnes d'origine juive et des ressortissants néerlandais en fuite vers l'Angleterre. La ligne d'évasion partait d'Allemagne et des Pays-Bas pour rejoindre Eijsden, puis Mouland et Visé. Une fois arrivés au pays de Herve ou de Liège, les réfugiés étaient conduits à Givet ou à Bruxelles, où d'autres groupes de résistance les prenaient en charge. En 1942, le contre-espionnage allemand infiltra ces groupes. Ainsi débuta l'Hannibalspiel. L'issue en sera dramatique.

    En cherchant à comprendre pourquoi, dans la région de Liège, ces deux moines se sont décidés à entrer en résistance, l'enquête met en lumière le rôle joué par l'Église et par l'abbaye du Val-Dieu, mais aussi par leurs familles.

  • Ferdynand Ossendowski raconte ici ses souvenirs de la guerre russo-japonaise et de son emprisonnement dans les geôles du tsar après l´échec de la révolution de 1905. Le récit que l´auteur de Bêtes, Hommes et Dieux fait de la vie des prisonniers russes en

  • Ensemble, faire société

    Tout citoyen français est un et indivisible. Le vécu que lui suggère sa foi est-il compatible avec le vécu que lui propose la République ? Dans un contexte où la laïcité est sans cesse redéfinie, et le vivre-ensemble sans cesse questionné, cet ouvrage confronte les valeurs des trois religions abrahamiques (judaïsme, christianisme, islam) avec celles de la République. Pour ce faire, il propose une étude comparée, rigoureuse et scientifique, qui s'appuie sur les textes fondateurs et qui dégage des points de convergence. Documentée et constructive, cette approche est une invitation concrète à faire société autour de 18 valeurs.

    Avec la contribution de Claude Sultan, Jean-Charles Descubes, Tarik Abou Nour, Abderrahman Belmadi et François Clavairoly.

  • « Quand tu es capitaine commandant, tu es propulsé. Tu es mis sur un piédestal en permanence. Mais le commandement, c'est du paraître. C'est du théâtre ! C'est que de la com'. Il faut attirer l'attention.
    Et ce sont les subordonnés qui en redemandent. Ils demandent que tu sois mégalo... un petit peu. Un chef, il faut que, de temps en temps, il pète un câble. Ils veulent un capitaine qui a de la gueule. ta modestie, ils n'en veulent pas... Ils veulent que de la gloriole ! Du foutre, de la gloriole et de la fierté. »
    Alors que la lutte contre le terrorisme nous habitue toujours plus à la présence de militaires dans l'espace public, et que certains en appellent à l'armée pour « recadrer » et « remotiver » la jeunesse déshéritée, on en sait en réalité bien peu sur cette institution. Cet ouvrage, fruit d'une enquête par immersion en milieu officier, nous ouvre les portes d'un univers encore méconnu et en renouvelle les cadres d'analyse tout à la fois sociologiques et politiques. On découvre une institution étonnante traversée par des conflits et des rapports de force qui nous éclairent sur la violence ordinaire du monde social.

  • L'idée de ce livre est née il y a 23 ans dans un camp militaire en Bosnie, par une nuit glaciale, lorsque trois amis légionnaires profitèrent d'une accalmie pour évoquer leurs passions et leurs rêves d'avenir. Pedro Cabanas nourrissait le voeu de réaliser un ouvrage réunissant ses poèmes et les photos de ses deux amis, Victor Ferreira et Fernand Altimira. Cet ouvrage est donc l'aboutissement de ce rêve et couronne une amitié soudée par l'engagement et les épreuves partagées. Ce recueil réunit donc une quarantaine de poèmes de Pedro Cabanas, sublimés par les photos de Victor Ferreira, prises notamment lors de ses missions aux quatre coins du monde. Ces poèmes racontent la vie d'avant la Légion, pendant et après, la mort, l'amour, les armes... Ils iront droit au coeur de tous ceux qui apprécient une poésie interrogeant le sens de l'engagement mais aussi la violence du monde, les dé

  • Les préparatifs de son centenaire en témoignent une fois encore : la société française porte un regard intense, souvent chargé d´émotion, sur la Première Guerre mondiale.


    En 100 mots et 128 pages, André Loez propose un point unique des savoirs accumulés et questions débattues par les historiens à propos de la Grande Guerre. S´il fait la part belle aux citations et aux mots de l´époque, c´est pour donner aussi à entendre la voix des contemporains et faire part de leur expérience de cette guerre. Mot après mot, sont ainsi racontés l´entrée en guerre et ses causes (« Sarajevo », « alliances »...), le déroulement du conflit (« bataille de la Marne », « Gallipoli », « révolutions »...), ses acteurs (« Clemenceau », « Pétain », « soldats coloniaux », « munitionnettes »...), la vie des soldats du front (« tranchées », « permission », « barbelé »...) et celle des sociétés à l´arrière (« inflation », « propagande »...), l´empreinte laissée par la guerre (« anciens combattants », « monuments aux morts », « Der des ders »...), sa mémoire (« cinéma », « musées »...) et enfin des termes qui font débat parmi les historiens (« brutalisation », « guerre totale »).

  • Jamais, dans l'histoire du monde, deux démocraties ne se sont fait la guerre. Mais avant qu'elles ne le deviennent, que de massacres ! Ainsi l'Angleterre et la France se sont-elles affrontées, souvent avec une incroyable violence, durant sept cent quarante-neuf ans. Chacune a essayé d'envahir l'autre, ou de la dominer, ou de l'empêcher d'en dominer d'autres. Toutes deux ont justifié l'appellation mutuelle d'"ennemi héréditaire". Pour bâtir ensuite une paix, puis une alliance, qui dure maintenant depuis deux cents ans. Et pour construire ensemble une Union européenne, que l'une des deux s'apprête à quitter. On attribue à saint Augustin l'aphorisme "nul ne peut prédire ce que sera le passé". C'est sans doute pourquoi l'impression dominante de la longue histoire du couple franco-britannique donne l'Angleterre toujours victorieuse et la France toujours vaincue. Ce qui est faux, du moins sur le plan militaire. Durant leur millénaire face-à-face, les deux pays ont participé à une trentaine de guerres, seuls ou dans le cadre de coalitions, et se sont combattus au cours de deux cents batailles majeures. On sait rarement que la France a en remporté les deux tiers. Ce livre, fruit d'une minutieuse recherche, en retrace le cheminement.

  • Points clés




    Tome 2 du roman vrai de la Révolution française vécue par l'aïeul de l'auteur, de nombreux évènements inédits: les suites du massacre de Nancy,mais aussi Varennes -l'arrestation et la décapitation du roi et de la reine, Valmy... . Pourquoi Valentin quitte-t-il son pays?
    Tome 1 : Prix du roman historique Strasbourg 2018.




    Contenu


    Valentin avait eu du mal à se remettre du massacre de Nancy. Mais l'Histoire de la France était en marche, inexorable, comme une liberté rebelle qui refuse à jamais de ne pas naître. Le voilà à Varennes en 1791 pour protéger un convoi... alors qu'on y arrête Louis XVI. Rappelé au front, il assiste, impuissant, à la prise de Longwy et de Verdun par les Prussiens qui, peu après, plieront à Valmy (photo de couv.). La République est proclamée. Le roi est guillotiné. Toute l'Europe se ligue contre la France et défait ses armées à Neerwinden et prend Valenciennes. Contre toute attente les patriotes relèvent la tête à Hondschoote et à Wattignies-la-Victoire. Mais que faire, pour Valentin, dans une France qui guillotine aussi la reine Marie-Antoinette ? Ces pages qui traversent les grandes dates des premières années de la Révolution, pleines de promesses et pleines de désespoirs, retracent le récit dramatique d'un conformiste impuissant à s'opposer à l'écroulement du vieux monde où il cherchait la figure d'un père protecteur. Dans ce roman historique parfois cruel et souvent visionnaire se trame en filigrane un récit psychologique dont la véracité échappe au temps.

  • - Je crois qu'il serait bon que tu laisses Saumur et que tu reviennes t'installer à Noirmoutier...

    28 avril 1943.
    Cette ligne, extraite d'une lettre que vient de recevoir Camille, la décide : elle va retourner sur l'île de Noirmoutier avec ses deux enfants. Son amie Léa l'approuve :
    - Tes beaux-parents ont besoin de toi et là-bas au moins, tu seras à l'abri des bombardements.
    À l'abri des bombes ? Peut-être, mais surtout à la merci des heures des marées qui règlent invariablement le célèbre Passage du Gois, gardé par l'ennemi.
    Au péril de sa vie, Camille va assurer le ravitaillement si précieux en ces temps si noirs, alors que son François est prisonnier en Allemagne.

    Une histoire vraie, pleine de tendresse et d'amour, vécue par une femme au caractère bien trempé, qui gardera toute sa vie un souvenir impérissable : celui d'avoir vu ces beaux GI's venus de si loin libérer notre pays, un matin de juin 1944.

  • Saviez-vous que : o Au plus fort du débarquement à Omaha Beach, le général Eisenhower rédigea un message de défaite ? o Les Anglais quelques mois au préalable y avaient envoyé deux sous-marins de poche ? o Une armée fantôme était stationnée face au Pas-de-Calais pour accréditer l'idée que les troupes y débarqueraient. o Un espion international informa Hitler du débarquement en Normandie, mais il refusa de le croire. - Un agent secret allemand, envoyé à Londres, travaillait en fait pour l'espionnage anglais. o De Gaulle avait chargé une star d'Hollywood d'être son ambassadeur auprès de Roosevelt. - De Gaulle offrit les cigares de Churchill au chauffeur du général Leclerc. o Les déportés du camp de Dora sabotaient les VI et les V2 destinés à bombarder l'Angleterre. - Les STO belges avaient saboté les mines anti-personnelles allemandes qui protégeaient les plages normandes. o C'est Rommel qui inventa l'appellation « Le jour le plus long ». o Un pigeon déclencha le débarquement. - Un parachute du débarquement devint une robe de mariée. - Les photos du débarquement de Robert Capa étaient floues. - Hemingway correspondant de guerre fut éconduit par Leclerc. o Sur la route de la Normandie, la division das Reich extermina un village entier. o Le gouvernement américain était contre les mariages binationaux. - Les GI's furent aussi des VRP des produits américains. Etc.
    Autant d'anecdotes et de petites histoires, qui font la grande Histoire du 6 juin 1944. L'auteur les présente de façon chronologique et les a réunies au long d'une patiente enquête sur les lieux mêmes de cette grande page de la seconde Guerre mondiale au terme de laquelle la paix fut ramenée en Europe. Un livre qui se lit comme un roman d'aventures et comme un thriller d'espionnage.
    Après avoir débuté à La-Voix-du-Nord, Jean-Louis Guidez a exercé comme journaliste à La-Dépêche-du-Midi. Déterminé peut-être par un père déporté en Allemagne après avoir tenté de rejoindre les Forces françaises libres, il a toujours été passionné par la Deuxième guerre mondiale et le Débarquement de Normandie. Il n'a cessé d'enquêter sur place et de rencontrer des témoins comme cet ancien de la 2e DB, chauffeur de Leclerc. Il a ainsi accumulé des anecdotes et des éclats d'Histoire qu'il restitue dans ce livre consacré au 6 juin 1944 et raconté de façon inédite.

  • Quelques jours avant la fin de la guerre 39-45, deux enfants sont assassinés avec sauvagerie dans un petit village.
    Un officier SS doit prendre en charge l'enquête car la police française est quasi-inexistante...
    Dans ce roman « Les galets du ruisseau », Fabrice Cart tient à rappeler des faits réels tout en revisitant le passé.
    L'action se déroule à la fin de la guerre de 40 dans le Jura, à Lons-le-Saunier, et dans ses villages environnants. Ces petits galets qu'il jette et qui font ricocher l'histoire comme l'eau, sans en changer leur cours, troublent cependant leur surface et font trébucher le lecteur.
    Les personnages ont eux des petits cailloux dans le pied. Il s'agit de Hans, un soldat SS, au-delà de tout espoir et de toute compassion, amené à enquêter sur le meurtre de deux gamins, d'un commissaire d'opérette, une caricature, d'un chef de la gestapo digne du nom, d'un jeune agent inexpérimenté, des indics, des résistants, ou des passants par-là, par cette époque.
    Par quels sentiments Hans est-il animé ? La justice, la loyauté, l'indulgence, l'amour ? Peuvent-ils éclore en enfer comme une fleur au milieu des ruines ?
    Avec romantisme Fabrice Cart cherche à effleurer les états d'âmes sans en bousculer les frontières que l'on sent fragiles...
    Un texte audacieux, insolite et captivant rehaussé d'un vrai suspense du début à la fin.

  • Qui étaient les premiers sapeurs-pompiers ? Où et quand agissent-ils ? Avec quels moyens ? Comment sont-ils formés ? Cet ouvrage présente des hommes et des femmes dont la vocation hors du commun les conduit à risquer leur vie pour préserver les nôtres.


  • Les femmes, quoi que l'on puisse en penser, ont toujours été présentes sur les champs de bataille. Plus ou moins activement, plus ou moins officiellement, à l'arrière ou sur le front, avec des armes ou avec leur coeur : elles étaient là pour défendre leur patrie, leurs biens, leurs vies et celles des autres.
    Amazones, reines guerrières, cantinières, infirmières, munitionnettes, aviatrices, résistantes, et aujourd'hui sous-marinières... : retour sur ces femmes qui, au cours de l'Histoire, ont toujours accompagné le monde combattant.

  • Binche 14-18

    Ansion Frederic

    Le 15 novembre 1916, Binche est sous la glace. Un silence de mort pèse sur la ville. 615 civils Binchois vont être déportés en Allemagne... Binche 14-18 relate des témoignages inédits sur cette terrible journée. Au-delà de ce douloureux centenaire, l'auteur fait revivre la vie des Binchois durant la Grande Guerre. Rien n'est oublié dans cet ouvrage complet et indispensable à tout amateur de cette période de l'histoire : l'analyse de correspondances familiales inédites, le déroulement de la bataille de Péronnes-Lez-Binche, le premier coup de canon donné par les Anglais à quelques encablures de la Grand'Place, l'arrivée de l'occupant en août 1914 jusqu'à l'Armistice... l'ensemble est illustré de documents colorisés qui donnent à cette période une nouvelle dimension. Né à Binche, de famille binchoise, Frédéric Ansion est agent immobilier, courtier en banque et assurances. Depuis toujours, il est passionné d'histoire locale et principalement du carnaval de Binche. Il a apporté sa collaboration à de nombreux ouvrages écrits sur le sujet ainsi qu'à plusieurs documentaires. Enfin, depuis de nombreuses années, Frédéric Ansion est gille au sein de la Société Royale Les Récalcitrants dont il est actuellement le secrétaire. Il est également l'auteur de deux ouvrages parus aux Éditions Luc Pire, "Carnaval de Binche. Mémoire en images et Binche au fil de l'histoire".

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