• «Conscients de la manne financière que représente "leur" Everest pour l'économie nationale comme pour les opérateurs étrangers, ces "sherpas du nouveau millénaire" refusent désormais d'être traités en simples auxiliaires suiveurs qui risquent leur vie pour bien la gagner.»

    Le 18 avril 2014 sur le versant népalais de l'Everest, une avalanche tuait seize sherpas qui préparaient la voie pour leurs riches clients amateurs de sensations fortes. C'était la première fois depuis sa conquête en 1953 que le Toit du monde tuait autant d'hommes
    - tous népalais - en une seule journée.
    Cet accident - et le mouvement de revendication sans précédent qui l'a suivi - a jeté une lumière crue sur les divergences d'intérêts entre ces montagnards locaux qui risquent leur vie pour mieux la gagner, un État népalais dépassé, et des étrangers consommateurs d'exploits.
    Sherpas, fils de l'Everest, rédigé après une enquête et des dizaines d'interviews, témoigne de l'évolution des mentalités des porteurs d'altitude, ces montagnards aux capacités physiques hors norme sans qui l'industrie de l'alpinisme et du trekking népalais n'existerait pas.

  • Dans le but de célébrer le chaurasi de leur grand-mère Chitralekha - soit son 84e anniversaire, très important selon la tradition népalaise -, ses petits-enfants se rendent à Gangtok, dans l'État lointain du Sikkim, en Inde du Nord-Est.
    Agastaya débarque de New York. Bien qu'il soit un médecin reconnu de trente-trois ans, il redoute l'inquisition familiale qui s'annonce puisqu'il n'est toujours pas marié, et il est même terrifié à l'idée que la raison de son célibat soit révélée au grand jour.
    Le rejoignent Manasa et Bhagwati, qui arrivent l'une de Londres et l'autre du Colorado. La première est surdiplômée d'Oxford, la seconde est une fugueuse déshonorée par sa famille.
    Tous trois affichent le même objectif : sortir indemne du chaurasi de leur grand-mère - un objectif qui s'éloigne au fur et à mesure qu'avancent les célébrations, d'autant plus qu'une servante acerbe et un quatrième invité inattendu se joignent à cette épique réunion de famille.
    Une savoureuse comédie de moeurs servie par l'humour et le ton caustique de Prajwal Parajuly. Un livre d'une grande intelligence, original et convaincant, lumineux et irrésistible. Une histoire d'amour et de pardon, tragique et drôle à la fois, pleine d'humanité.
    Prajwal Parajuly, de père indien et de mère népalaise, vit entre New York, Oxford et Gangtok, sa ville natale dans l'Himalaya indien. Fuir et revenir est son premier roman.

  • La biographie-portrait d'un journaliste qui a rencontré à de nombreuses reprises le dalaï-lama.
    Ce livre est le fruit de dix années de rencontres et d'échanges au temple de McLeod Ganj siège du gouvernement tibé- tain en exil, au cours desquelles Mayank Chhaya a débus- qué des facettes insoupconnées du dalai-lama.
    Pour raconter l'homme derrière l'icône, Mayank Chhaya retrace le parcours de Tenzin Gyatso: sa jeunesse mouve- mentée au Tibet, sa formation spirituelle, sa vie en exil, les personnalités politiques et intellectuelles qui ont joué un rôle dans l'élaboration de sa réflexion.
    Il y aborde des thèmes très personnels, tels son célibat, son prix Nobel, sa gestion de la notoriété, son attitude face à la mort, sa succession et, bien sur, son action en faveur du peuple tibétain et de la paix.

  • Lors d'un voyage au Népal, Andrew rencontre un sage. Celui-ci lui confie un remède pour qu'il le remette à la Kumari, jeune déesse vivante de Katmandu. Si Andrew ne s'était pas senti vieux, s'il n'avait pas mangé le Baume du dragon, il ne serait pas en train de rajeunir à vue d'oeil, en route vers un lac perdu de l'Himalaya avec l'exaspérante Kumari, afin de trouver un antidote. Car si le temps continue de remonter, Andrew va disparaître !

  • Quand Nicolas Bouvier et Bruce Chatwin réinventent la littérature de voyage, un autre vagabond sillonne lAsie en un itinéraire expiatoire. Trente après sa parution, voici réédité son chef duvre. Par son ampleur, son lyrisme et son humanité, Le Long Eté évoque LOdyssée autant que Le Livre des merveilles. Mais si Homère et Marco Polo ouvrent pour nous le monde, Pestelli y décrypte profanation et agonie.

  • À 10 ans, Chantal Mauduit écrivait dans son journal intime?: «?J'aimerais faire de l'alpinisme, malgré les dangers qui nous épient, malgré les séracs, les corniches, les avalanches.?» Vingt-quatre ans plus tard, en mai?1998, elle disparaît avec Ang Tsering, son ami sherpa, ensevelie par une avalanche sur les pentes du Dhaulagiri. C'était le septième 8?000 qu'elle rêvait d'atteindre après le K2, le Cho Oyu, le Shisha Pangma, le Lhotse, le Manaslu et le Gasherbrum II. Des Alpes à l'Himalaya, Chantal Mauduit a mené une vie intense, hypnotique comme l'air des hautes altitudes. Elle lisait Rimbaud et parlait le népalais, riait toujours d'être là où ses pas de nomade joyeusement perchée la menaient. Passionnée de mots, elle aimait taguer des poèmes sur sa tente et les soufflait dans l'espace depuis ses sommets. Alexandre Duyck a pu explorer les carnets intimes de cette alpiniste singulière pour restituer la vie d'une aventurière de l'altitude, qui vécut d'air rare et de poésie.

  • Les voyages de maxime petit - 3 - le jeu de piste Nouv.

    Maxime, Eleanor et Jacob sont en mauvaise posture et ne pourront peut-être pas se relever de cette troisième aventure. Ont-ils dépassé les limites et franchi la ligne de non-retour ? Leur mission s'avère beaucoup plus compliquée et dangereuse que prévu. Un homme étrange ne les lâche pas d'une semelle. Que leur veut-il ? Vont-ils réussir à s'en sortir tous les trois ?

  • La revue semestrielle Jentayu (ISSN 2426-2536) est dédiée à la traduction de textes courts ou d'extraits de roman. À chaque numéro, entre douze et quinze textes provenant d'une variété de pays et de régions d'Asie sont sélectionnés sur un thème donné et traduits par des traducteurs chevronnés. Pour certains de ces textes, ...

  • C'est lors d'un luxueux voyage organisé que se rencontrent Sadi, un écrivain en quête d'inspiration et de succès, et Justina, séduisante actrice. Au fil de leur parcours, leurs liens se nouent et se dénouent et la réflexion sur l'art côtoie les plus anciens monuments de l'Inde éternelle.
    Après un doctorat en langue et littérature françaises, Florence Bellamy s'est adonnée à l'enseignement sans abandonner ses passions : la comédie et l'écriture. Le voyage sous tous ses aspects, autre avatar de ses amours, est au coeur de ce roman au style délicatement ajouré et à la tendre ironie.

  • Après la mort de son père, Gaëlle Moreau décide de lui écrire pour lui rendre compte de sa vie et de ses sentiments. Commence ainsi la rédaction de son journal intime. Elle aime voir le monde et accomplit ses rêves : l´Himalaya, le Népal, l´Islande, le Maroc... Nous la suivons dans tous ses périples, où elle déploie une sensibilité singulière ; «

  • Les Trois sourires de l'Himalaya nous immergent au milieu de la délicate vie des orphelins du Népal. Ils pourraient également être leur sourire après une réponse du destin à leur si grande peine.
    Ce recueil de nouvelles nous confronte à la dure réalité de l'enfance là où le droit et l'humanité sont des concepts obscurs. Cependant, dans ces lieux lointains une force transcende l'espoir...
    Chaque nouvelle nous invite à plonger au coeur des neiges éternelles. Nous retrouverons, au pied de ces nobles sommets, la mystérieuse entrevue de ces enfants avec leur destin au moment où ce dernier pourrait bien basculer.
    Laissez-vous emporter par l'histoire touchante de ces jeunes enfants !

  • La fête est souvent pensée en termes d´ordre et de désordre, de surcroît d´énergie à dépenser, voire d´attirance pour l´excès, la transgression - jusqu´aux limites de l´effacement de soi et de la mort. Ce livre, consacré à une grande célébration religieuse népalaise dédiée en partie au dieu Indra ne rejette aucun de ces éclairages. Il tente cependant d´imposer une autre approche, en prenant pour fil directeur la fonction spectaculaire inhérente à ce type d´événement festif, foncièrement collectif. La fête, en réalité, suscite toutes sortes d´échanges de regards, entre acteurs et spectateurs, dieux et célébrants, prêtres, icônes divines et dévots. Elle est théâtre, travestissement, métamorphose, mise en scène d´un récit narratif entre fiction et réalité. Elle échappe au rite pour devenir du jeu. La fête-spectacle devient alors un objet esthétique à part entière, un univers de qualités sensibles difficiles à traduire en mots. Elle produit un monde foisonnant d´images au pouvoir émotionnel puissant.

  • À l'âge de 21 ans, assis sur une crête surplombant la ville de Pokhara, faisant face au grandiose massif de l'Annapurna, Patrick Genaine termine son premier séjour au Népal. Émerveillé et séduit par ce qu'il y a vu ainsi que par les rencontres qu'il a faites, il se promet d'y revenir l'année suivante. Douze mois plus tard, manquant d'argent, il reporte son projet, se promettant que ce sera... « pour l'année prochaine ». Cette phrase, il va se la répéter durant vingt et un ans, avant de pouvoir enfin réaliser son rêve et découvrir la vallée menant aux mythiques sommets himalayens que sont l'Annapurna et le Machapuchare. Amateur de rencontres, parti avec l'envie de partager un peu de la vie quotidienne des villageois, il rencontre un jour Dil Maya, la mère de Bipana. Elle lui explique que suite à la mort dramatique d'une de ses filles, sa famille traverse une période de vie très difficile. Elle lui demande de l'aide. Patrick Genaine accepte de s'investir pour soutenir cette jeune femme, son mari et leurs six enfants. Sur une durée de dix ans, il retournera les voir régulièrement et, pour les aider à prendre de la distance et à élaborer cet événement de vie difficile, s'inspirant de la technique du conte thérapeutique, il leur écrira : La légende de Bipana.

  • La revue semestrielle Jentayu (ISSN 2426-2536) est dédiée à la traduction de textes courts ou d'extraits de roman. À chaque numéro, entre douze et quinze textes provenant d'une variété de pays et de régions d'Asie sont sélectionnés sur un thème donné et traduits par des traducteurs chevronnés. Pour certains de ces textes, ils sont aussi mis en contexte sur le site internet de Jentayu par le biais d'un entretien avec l'auteur, le traducteur, ou d'une présentation de son traducteur. Pour le plaisir des yeux, un illustrateur asiatique est invité à imaginer des créations visuelles en lien avec chacune des nouvelles. Enfin, à chaque nouveau numéro, la revue met aussi en avant les travaux d'un photographe asiatique au travers d'un carnet dédié.
    Ce sixième numéro, sur le thème "Amours et Sensualités", est consacré aux relations amoureuses, superficielles ou profondes, à la sensualité et à l'érotisme tels qu'ils sont vécus et écrits aujourd'hui à travers l'Asie, dans toute leur diversité, leur complexité... et leur ferveur. Textes en traduction française de : Djenar Maesa Ayu (Indonésie), Sangeeta Bandyopadhyay (Inde), Feng Tang (Chine), Guo Songfen (Taiwan), Amanda Lee Koe (Singapour), Lin Yi-yun (Taiwan), Ren Xiaowen (Chine), Fernando Sylvan (Timor oriental), Samrat Upadhyay (Népal), Mae Yway (Birmanie) et Baast Zolbayar (Mongolie). Photographies de Shahria Sharmin (Bangladesh). Illustrations de Charis Loke (Malaisie).

  • Maurice Dekobra fait partie de ces écrivains-voyageurs du siècle dernier qui sillonnèrent la planète et l'Asie plus particulièrement .
    Son périple le conduit de Madras au Sud, à Calcutta à l'Est, puis Bénarès sur la rive sacrée du Gange, le Rajasthan et ses princes aux fastes légendaires, jusqu'aux dures terres arides de l'Afghanistan pour se terminer au royaume alors très fermé du Népal.
    Dekobra mélange avec un art consommé, les réflexions philosophiques et les constatations politiques et sociales que lui révèlent ses rencontres, parfois cocasses, et ses observations de cet immense continent étrange à bien des égards.
    On retrouve dans l'Inde contemporaine de multiples aspects toujours vivants, bien que la population ait plus que triplé en moins de cent ans. Au fil des pages, le voyageur d'aujourd'hui retrouvera sans peine les Indes du siècle passé, malgré la présence omniprésente des nouvelles technologies, un pays où les Sadhus nus et échevelés ont des téléphones portables, où les cyber cafés sont aussi nombreux que les temples...
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • Dans toutes les monarchies traditionnelles, la royauté repose sur des correspondances entre la personne du souverain, le royaume et les forces du cosmos. Ainsi, chez les Néwar du Népal, le roi était placé au centre de la vie cérémonielle collective et mis en étroite relation avec les grandes divinités du pays. Ces idées religieuses, encore très présentes de nos jours, surtout dans les rituels, portent néanmoins en elles de multiples conflits. Conflit entre l'image du roi divin et celle de ses dieux tutélaires, divinités toutes-puissantes qui n'hésitent pas à se débarrasser du souverain en cas de mésentente. Conflit entre la conception transcendantale du prêtre brahmane, représentant des valeurs ultimes sur terre, et le tantrisme qui permet au roi de dialoguer directement avec les puissances divines. Conflit enfin entre l'ordre social ancien, centré sur des cités royales autonomes, et le paysage politique moderne dans lequel les Néwar n'ont qu'une place subsidiaire. En conjuguant histoire du contemporain et ethnologie du passé, Gérard Toffin définit une nouvelle méthode qui dépasse de loin le cadre népalais. Cette démarche permet, notamment, de mener de front l'analyse des logiques symboliques et des usages politiques du religieux. En outre, Le Palais et le Temple remet en question certaines idées reçues sur le rôle du système des castes.

  • Qu'une population rizicole maîtrise l'irrigation ne surprendra personne. En revanche, qu'elle partage minutieusement cette ressource, pourtant abondante, est beaucoup plus étonnant. Comment expliquer ce paradoxe et comprendre le système sophistiqué de gestion de l'eau à Aslewacaur, village du Népal central ? Grâce à une approche historique, l'auteur replace les choix techniques d'irrigation dans leur contexte socio-économique, politique et environnemental. Mais surtout, elle repère dans l'organisation du système d'irrigation la prédominance d'une logique de parenté qui, de surcroît, s'appuie sur l'inscription territoriale des caractéristiques sociales : l'accès à l'eau et sa gestion tout entière se calquent ainsi sur la division lignagère et le partage du patrimoine foncier du clan Brahmane qui domine le village. On découvre alors qu'à travers les tours d'eau que mesure l'horloge hydraulique, c'est la triade fondamentale eau - terre - société qui s'organise dans une relation en miroir entre société et espace hydraulique. En privilégiant l'étude de la pensée paysanne et de la dimension sociale des tech­niques, l'ouvrage fournit un modèle général d'approche des rapports entre société et agriculture. Il s'adresse de ce fait aux agronomes, ethnologues, géographes, sociologues ou étudiants concernés par les relations entre techniques de produc­tion et structures sociales en milieu rural.

  • Photos sans frontières

    François Lager

    Que ce soit au Japon, au Népal, en Hongrie, au Sénégal, à Paris ou au Tibet, François Lager a voulu partir à la découverte du monde, sortir des valeurs qu´il connaissait, et rencontrer des hommes, des femmes et des paysages aussi enrichissants que merveilleux... Un monde unique, beau, complexe, un voyage simple, poétique et onirique pour un livre qui n´a de frontière que celle de notre imagination.

  • Tout au bout, sur la plaque de la résidence étudiante où les étudiants québécois envoyés à Paris sont logés, parce que Descartes aussi y a habité, cette phrase extraite d'une lettre de 1648 : "Me tenant comme je suis, un pied dans un pays et l'autre en un autre..." C'est ce dérèglement de l'équilibre géographique, qu'inaugure cette unique phrase longue de 75 pages, qui passe comme un souffle, avec des vertiges, des tournoiements, des scènes brèves, l'amour à Paris Plage, le RER B, un voyage au Népal pour essayer de comprendre le monde, ou tenter de se perdre soi-même dans une Medina du Maroc et n'y pas parvenir.  Il ne s'agit pas d'autobiographie, comme déjà ce fil vertigineux et tendu de Mahigan Lepage, en stop à travers le Canada, Vers l'Ouest, en respectait la contrainte.
    Ici, le narrateur étudie la botanique, les lichens, en l'occurrence, et en témoigne avec précision. Mais le lichen, c'est la plante originelle, c'est celle aussi qui s'établit dans les plus hautes latitudes - lien avec le paysage natal de Mahigan. À Paris, c'est au Jardin des Plantes qu'il les retrouve, le même lieu où Julio Cortàzar venait contempler ses axolotls.
    Alors oui, dérèglement de notre point de vue sur notre réalité géographique la plus proche : l'étudiant de Montréal, accédant au territoire d'origine de sa propre langue, n'y trouve pas ce qu'il attend, non plus que lorsqu'il fuira au Népal ou au Maroc, pour finalement assumer ce qu'il porte d'Amérique. C'est beaucoup plus secret que cela, dans cette phrase qui s'enroule, se déplie et éclate, avec le caractère impitoyable d'un road-movie charnel, rempli de paroles et de corps.  FB  

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