• Ce territoire est parsemé de romans ! écrit l´un des 35 biographes de ce guide. Terre de douceur et de beauté, la région Centre a vu naître les plus grands écrivains français. De Tours à Bourges, de Valençay à Orléans, de La Ferté-Vidame à Beaugency ... ce pays ensorcèle ses enfants et les métamorphose en auteurs d´exception. Rabelais, Ronsard, Descartes, Balzac, Sand, Proust, Péguy, Alain-Fournier, bien d´autres encore : ils sont tous venus de là ! Nous avons suivi les traces de leur vie pour découvrir l´âme mystérieuse de ce tendre pays. Suivez la promenade : vous serez enchantés. Cet ouvrage a été publié avec le soutien de Ciclic, agence régionale du Centre pour le livre, l'image et la culture numérique.

  • « La matière demeure et la forme se perd », écrivait Ronsard. C'est partout, au XVIe siècle, la même fascination pour le transitoire et le protéiforme, la même effervescence vitaliste et naturiste, le même regard porté sur la gestation de formes issues du chaos, la même attirance pour les naissances confuses.
    La tache de Léonard, les grottes artificielles de Palissy, l'inachèvement programmé de grandes oeuvres comme celles d'Erasme, de Rabelais, de Ronsard ou de Montaigne, disent en autant de variations le triomphe de la métamorphose.
    Au rebours des principes d'ordre, d'harmonie et de maîtrise d'ordinaire associés à la culture de la Renaissance, ce livre explore l'envers mouvant et dionysiaque d'une époque placée sous le signe de l'instabilité. La flexibilité de la littérature et de l'art au XVIe siècle est replacée dans un contexte large, qui va des théories de la Création, de celles de la cosmologie, de la biologie et de la géologie à la conception de l'homme et au sens de l'histoire.
    Perpetuum mobile constitue une magnifique initiation à la culture d'un siècle ondoyant et divers, qui ressemble au nôtre par l'inquiétude et le sens de l'inaccompli.
    Frank Lestringant

  • Les Poëmes, que Pierre de Ronsard rassemble dans le tome III de la première édition collective de ses OEuvres (1560), n'ont pas toujours eu bonne presse. À l'exception de quelques éditions critiques et d'articles, on ne dispose d'aucune étude d'ensemble sur les Poëmes. Le présent ouvrage les étudie comme le lieu de l'engendrement, de la création poétique au cours de laquelle Ronsard tente d'atteindre la plénitude au moyen d'analogies et de contraires. Ils sont ainsi analysés dans les recueils séparés où ils sont apparus (du « Bocage » des Odes de 1550 aux Sixiesme et Septiesme livres des Poëmes de 1569), puis dans leur évolution au sein des éditions collectives des OEuvres. Dans cet espace nouveau, les thèmes acquièrent un sens inédit, les formes poétiques mises côte à côte affichent leurs écarts pour constituer une orchestration singulière. Les remaniements continuels que subissent les Poëmes sont caractéristiques de la conception que Ronsard se fait de la poésie : l'expérience d'un ordre esthétique qui régit le désordre du monde.

  • "Si l'invention et l'élocution ronsardiennes ont été abondamment et précisément étudiées, il semble que la disposition, quand à elle, ait moins retenu l'attention de la critique", remarque Jean Céard dans sa communication au Colloque Ronsard de Neuchâtel de 1958. Mme Fenoaltea, qui a étudié également l'architecture de la Renaissance et sa littérature, nous montre dans les Cinq livres des Odes une conception architecturale que le lecteur découvre avec étonnement. Comment n'y a-t-on pas pensé ? Les contemporains, Du Perron, Pasquier, savaient le soin que Ronsard vouait à la disposition ou oeconomie de ses oeuvres, mais le lecteur moderne ?

  • M. Pot commence par un examen des Arts Poétiques français et italiens. Ronsard hésite, comme la plupart de ses contemporains, entre deux solutions opposées : ou bien l'inspiration est d'origine divine et transcendante, ou bien elle se trouve être un effet pathologique de la mélancolie. Ainsi Cassandre recourt à la notion néo-platonicienne de "fureur divine", tandis que dans Marie, l'orientation maniériste du texte s'assujettit à l'influence de la mélancolie. Les Sonnets pour Hélène synthétisent ces deux solutions.

  • Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.

  • En associant la théologie et la poétique, la tradition de Denys l'Aréopagite réfléchit à la nécessité et à l'impossibilité de nommer Dieu. Aux yeux des lecteurs de Denys, particulièrement nombreux parmi les humanistes français, les fictions du discours humain apparaissent comme des "signes dissimilaires", d'autant plus efficaces à servir la quête de la transcendance qu'ils sont monstrueux et ignobles. Les "signes dissimilaires" cristallisent le rêve de la Vérité absolue confronté à la conscience critique des réalités propres à la fiction littéraire, confrontation que la présente étude examine dans la poétique de Marguerite de Navarre, Clément Marot, Ronsard, Guy le Fèvre de la Boderie et Jean Demons. Il importe ici de dessiner l'évolution que subit le principe des "signes dissimilaires" au cours du siècle: l'abandon progressif des ambitions métaphysiques conjugué au sentiment de plus en plus aigu des limites de la littérature. Les orientations diverses que les poètes particuliers imposent à la quête des noms divins transforment peu à peu d'exégèse mystique en rhétorique, d'abord inquiète et prudente, ensuite allègrement destructrice.

  • Fondée en 1950 par Eugénie Droz, la collection des Travaux d'Humanisme et Renaissance a réuni, en soixante-cinq ans, plus de 550 titres. Elle s'est imposée comme la collection la plus importante au monde de sources et d'études sur l'Humanisme (Politien, Ficin, Erasme, Budé...), la Réforme francophone (Lefèvre d'Etaples, Calvin, Farel, Bèze...), la Renaissance (littéraire et artistique, Jérôme Bosch ou Rabelais, Ronsard ou le Primatice...), mais aussi la médecine, les sciences, la philosophie, l'histoire du livre et toutes les formes de savoir et d'activité humaine d'un long XVIe siècle, des environs de 1450 jusqu'à la mort du roi Henri IV, seuil de l'âge classique. Les Travaux d'Humanisme et Renaissance sont le navire-amiral des éditions Droz.

  • Les premières oeuvres de Ronsard sont le creuset d'une poétique de l'émerveillement. Elle se fonde sur le rêve de la gloire dévolue à ce qui est neuf et luxueux et sur la certitude que la parole étonnante et somptueuse ouvre à la perception des mystères et des beautés de l'univers. C'est ainsi que, bien avant la fin du siècle, se dessine déjà une poétique de la merveille. Grâce au pouvoir enrichissant des mots, le poète multiplie la force émotive des objets qu'il chante. Pour ceux qui savent voir et entendre, la réalité est magnifiée par le faste de la parole et le poème lui-même, comme miroir du monde et comme oeuvre d'art, suscite l'admiration éblouie. La composition et la sensibilité poétiques du poète et des lecteurs se rejoignent dans la complicité d'une élite cultivée et passionnée qui fait de l'émerveillement la pierre de touche de la grandeur humaine.

  • En France, la seconde moitié du XVIe siècle a vu se développer une poésie "scientifique", où les sujets cosmologiques occupaient une place dominante ; cette poésie a connu une évolution rapide, des hymnes "orphiques" de Ronsard aux sommes didactiques de la fin du siècle (La Boderie, Du Bartas, Du Monin). Deux types de facteurs ont participé à cet essor. D'une part, les réflexions des humanistes sur la valeur philosophique du langage poétique, sur sa capacité à exprimer la "vérité des choses" en révélant leur "magnificence", sur la validité d'une poésie qui parlerait d'autre chose que des actions et des moeurs des hommes. D'autre part, le durcissement doctrinal qui a suivi la Réforme et la Contre-Réforme, conduisant à réaffirmer les liens entre cosmologie et théologie ainsi que la nécessité d'une lecture conjointe de l'Ecriture et du livre du monde, au moment même où le progrès de l'astronomie rendait la chose plus problématique. La poésie du ciel s'attache à définir les enjeux d'une aventure littéraire réellement insolite en la replaçant dans son contexte.

  • Jean Paul Barbier-Mueller collectionnait les livres anciens depuis qu'il était âgé de 15 ans. Pendant plus de 70 années, il a parcouru les librairies et les salles de vente aux enchères, afin de réunir ce qui est certainement une des plus importantes collections de poésie française de la deuxième moitié du XVIe siècle. Ronsard, initiateur de la Pléiade, eut une place particulière dans cette collection, avec plus de 120 ouvrages, certains uniques. Sa petite fille, Diane Barbier-Mueller, bibliophile également, fut choisie pour établir l'inventaire de cette collection, afin que la totalité de ses richesses soit rendue publique. Cet inventaire répertorie les livres par nom d'auteur, titre - retranscris fidèlement - édition, taille, description des reliures et provenance.

  • Cet ouvrage évoque le développement, à la Renaissance, d'une catégorie de fictions caractérisées à la fois par leur invraisemblance comique et par leurs prétentions philosophiques. Cette tension, qui rappelle les Histoires véritables de Lucien, s'observe notamment dans les six « fantaisies » analysées, le Momus d'Alberti, le Roland Furieux, le Baldus de Folengo, les livres rabelaisiens, les Saisons de Ronsard, la Nouvelle Fabrique de Philippe d'Alcripe. Ces études de cas sont précédées de chapitres théoriques, qui examinent le statut que les poétiques réservent aux fictions qui exhibent leur fausseté : loin d'être systématiquement assimilées au mensonge ou décriées comme des échecs esthétiques, elles bénéficient de la valorisation de l'invention fictionnelle, de l'étonnement et des productions de la fantaisie créatrice. Elles entretiennent cependant un rapport ambigu avec la tradition de la lecture allégorique, à laquelle elles se réfèrent tout en résistant à la domestication herméneutique.

  • Les pratiques éditoriales de la Renaissance contribuent-elles à la définition poétique d'un genre littéraire? C'est avec cette question que Daniel Maira interroge les canzonieri français d'inspiration pétrarquiste (1544-1560), nouvelle forme d'une codification, cherchant à séduire de nouveaux lecteurs. Les éditions des "Rerum vulgarium fragmenta" de Pétrarque, les recueils amoureux néo-latins, italiens et français ou encore les ouvrages des strambottistes italiens comportent autant de références éditoriales adaptées au discours paratextuel des premiers canzonieri afin de fixer leur identité générique. Mais ce sont incontestablement les Amours de Ronsard (1552-1553), conçus comme une «oeuvre à part» pour rivaliser avec le chef-d'oeuvre du Florentin et éblouir les lecteurs, qui s'imposent comme paradigme éditorial. Pour la première fois, un genre littéraire nouveau est étudié à partir de la publication à laquelle il a donné lieu : Typosine, la muse de l'imprimerie, engage ainsi un discours esthétique et promotionnel sur l'écriture amoureuse.

  • Les éditions des Discours politiques, surtout des Discours en vers, foisonnent. Quand M. Barbier a commencé à s'intéresser aux problèmes bibliographiques qu'elles posaient (il voulait décrire les exemplaires de sa collection), il s'est aperçu que l'on soupçonnait l'existence de deux ou trois éditions, au plus, pour chaque plaquette. Beaucoup d'auteurs parlaient d'une "édition avec le titre renouvelé" quand il y avait des publications chez le même éditeur pendant plusieurs années de suite. En réalité, le seul Gabriel Buon, libraire attitré de Ronsard, a fait procéder à la réimpression successive de tous les Discours, au fur et à mesure de la vente. Si l'on admet que l'on tirait environ 300 exemplaires de chaque édition, c'est peut-être 2500 exemplaires du Discours des Misères qui ont été ainsi vendus en huit éditions ou états successifs, entre 1562 et 1563. Voilà qui justifie pleinement ces recherches bibliographiques.

  • Ce volume rassemble quelque cinquante des articles, publiés ou encore inédits, de Michel Simonin, Professeur de Littérature française de la Renaissance au CESR de Tours, prématurément disparu en novembre 2000.,L'itinéraire intellectuel du biographe et éditeur de Ronsard, du spécialiste de Montaigne est ici restitué, qui l'a conduit des conteurs (Boaistuau, Belleforest, Bouchet, Poissenot...) aux Essais et aux problèmes posés par leur édition, en passant par le maître de la Pléiade. Itinéraire et points de vue sont des plus variés, mais les permanences sensibles dans ces travaux: quête des sources, genèse de l'écriture, intérêt pour l'auteur éditeur de son oeuvre, politique éditoriale des libraires, diffusion du livre, problèmes de réception, autant de questions capitales pour l'intelligence de l'objet littéraire que Michel Simonin a affrontées avec la passion et l'énergie qu'on lui connaissait.,,,,,,,

  • Le nom de Pindare, poète lyrique grec du Ve siècle avant J.-C. aujourd'hui célèbre pour les épinicies (des poèmes en l'honneur des vainqueurs aux jeux panhelléniques), n'était pas bien connu en France avant la publication en 1550 des Quatre premiers livres des Odes du non moins illustre Ronsard. Est-ce à dire que Pindare était un parfait inconnu en France avant cette date, à laquelle Ronsard imposa une lecture de son oeuvre qui pesa rétrospectivement sur tout le siècle? L'association du nom du Vendômois à celui du Thébain fut à n'en pas douter une occasion pour beaucoup de découvrir la poésie de Pindare. Cependant, certains éléments laissent à penser que l'on n'a pas attendu Ronsard pour s'intéresser à Pindare en France, mais quel accès avait-on alors au texte, et dans quelle langue? Cet ouvrage tente de répondre à ces questions, sous la forme d'une étude sur la réception de Pindare avant Ronsard, par un corpus de textes édités ou diffusés en France.

  • Etudes rabelaisiennes

    Collectif

    Robert MARICHAL, Préface; Henri BUSSON, Les Eglises contre Rabelais (Deux prêtres; Deux lutteurs; De planctu Ecclesiae; Deux amis; Theotimus; Contre Rabelais; Rabelais et Calvin; Note bibliographique); J. DUNCAN M. DERRETT, Rabelaisian Kyrielles and their Source; Norma L. GOODRICH, The Dream of Panurge; Jean BICHON, Rabelais et la vie "oeconomique"; Verdun-L. SAULNIER, François Rabelais veillant aux portes? Une mention inédite; Notes critiques; Marcel TETEL, Rabelais et la critique; M.A. SCREECH, Réponse à M. Tetel.

  • Collection Conférences de Julien Molard : Julien Mo-lard donne des conférences dont les bénéfices sont consacrés à une action humanitaire au service de l'as-sociation tourangelle Sen-Egalité dont le but est de redonner vie à toute une région sénégalaise autour du village de Ndiongolor. Ce sont ces conférences qui sont reprises dans cette collection. Le n° 5 concerne Ronsard et Mozart Enseignant. Historien et Philosophe, il consacre sa retraite de cadre commercial à partager ses passions.

  • Balade en poésie

    Alain Lefeuvre

    L´âge d´or où la poésie régnait sur le monde des lettres semble loin maintenant... Et pourtant, le génie des grands auteurs demeure et hisse leur texte jusqu´à cette éternité par laquelle ils continuent à nous parvenir... Des auteurs tels que Ronsard, Hugo, Baudelaire, Verlaine, Apollinaire, Desnos, écrivains consacrés, dont l´oeuvre et l´existence furent marqués par une intensité brûlante ou électrique... Des moins connus aussi, tels Mac Orlan, Richepin, Le Breton, que cet ouvrage met en lumière afin de les inscrire définitivement dans le panthéon de la poésie française.

  • Jean BALSAMO, Ronsard à Reims : à propos de deux poèmes à la mémoire du duc de Guise; André GENDRE, Ronsard et Baïf artisans du poème : le motif de la Paix; Philip FORD, La Passion lucrétienne dans la poésie de Ronsard; Bruno MENIEL, Ronsard l'obscur; François ROUGET, Pierre de Ronsard, Gabriel Buon et les autres : la fortune éditoriale des Discours; Francis HIGMAN, Au sujet de la Bibliographie des Discours de Pierre de Ronsard de Jean Paul Barbier-Mueller. POÈTES MÉCONNUS, POÈMES RETROUVÉS : Michel JEANNERET, L'homme dans l'oeuvre - Vies et portraits d'écrivains à la Renaissance; Alain CULLIERE, La deuxième version poétique du Paysan du Danube par Nicolas Clément de Trèles (1571); Gilles BANDERIER, Notes sur Jean Willemin; Nicolas DUCIMETIERE, Un pasteur satiriste en Chablais : Antoine Chanorrier et sa curieuse Légende dorée (1556); Catherine MAGNIEN-SIMONIN, Ronsard pour compagnon ? Les Recreations pueriles de Pierre de Javercy (1589); Mireille HUCHON, Louise Labé et les Bibliothèques du XVIe siècle; Jean VIGNES, Les alternances de Louise. Des rimes des sonnets de Louise Labé à l'organisation de son recueil. LES MUSES À GENÈVE ET EN SUISSE AU XVIe SIECLE : Jean-François GILMONT, La poésie française dans l'édition genevoise du XVIe siècle; Olivier POT, Plaidoyer pour une Schola Genevensis de poésie - Stratégies de légitimation dans les discours préfaciels (1553-1625); Max ENGAMMARE, Le Maître des baisers : Théodore de Bèze et Bethsabée en muse (Poemata, silve IV); Alain DUFOUR, L'Helvetia gratulatio ad Galliam de Hans Wilhelm Stucki (1591) et l'idée de tolérance; ; AU-DELÀ DES ALPES; ; Jean-Marc CHATELAIN, Noms de pays : l'Italie de Michel de Montaigne; Isabelle PANTIN, L'édition Corbinelli du De vulgari eloquentia, un événement littéraire parisien ?; Roberto LEPORATTI, La Bucolica di Girolamo Benivieni : storia del testo e tradizione. HISTOIRE(S) DE BILIOTHÈQUES ET DE BIBLIOPHILES : Isabelle de CONIHOUT, La Franciade de Ronsard chez les Laubespine-Villeroy; Daniele MAIRA, Des bibliophiles aux « Ronsardistes » : collectionner Ronsard au XIXe siècle; Rosanna GORRIS, La bibliothèque de la duchesse : de la bibliothèque en feu de Renée de France à la bibliothèque éclatée de Marguerite de France, duchesse de Savoie; Jean-Daniel CANDAUX, Quel fut donc le premier en date des bibliophiles genevois ?

  • Philibert Bugnyon (Mâconnais qui fit carrière à Lyon) a laissé un nom comme juriste, mais s'est aussi voulu poète. Sauf quelques vers de circonstance qu'il égrena sa vie durant, il est essentiellement l'auteur des Erotasmes (1557). Dans ce recueil de jeunesse, il apparaît comme un marotique tardif, en même temps qu'il se révèle fasciné par Ronsard. Mais le lecteur sera surtout sensible, sans doute, aux échos de la Délie, que prolonge ce disciple avoué de Maurice Scève. Il fallait rééditer ces vers introuvables, maintenant que nous a été rendue la Tricarite de Taillemont, pour que le chercheur d'aujourd'hui mesure précisément toutes les influences et tendances qui pouvaient présider à l'écriture poétique des derniers «scéviens». À cet intérêt d'esthétique historique s'ajoutent la particulière richesse du lexique et l'inventivité dont Bugnyon fait preuve comme versificateur.

  • Fondée en 1950 par Eugénie Droz, la collection des Travaux d'Humanisme et Renaissance a réuni, en soixante-cinq ans, plus de 550 titres. Elle s'est imposée comme la collection la plus importante au monde de sources et d'études sur l'Humanisme (Politien, Ficin, Erasme, Budé...), la Réforme francophone (Lefèvre d'Etaples, Calvin, Farel, Bèze...), la Renaissance (littéraire et artistique, Jérôme Bosch ou Rabelais, Ronsard ou le Primatice...), mais aussi la médecine, les sciences, la philosophie, l'histoire du livre et toutes les formes de savoir et d'activité humaine d'un long XVIe siècle, des environs de 1450 jusqu'à la mort du roi Henri IV, seuil de l'âge classique. Les Travaux d'Humanisme et Renaissance sont le navire-amiral des éditions Droz.,Celivre, conjonction d'érudition, de recours à d'autres textes de Ronsard et de sympathie esthétique, montre au long d'un commentaire à la fois solidement informé et subtilement équilibré les données érudites dont disposait Ronsard, pour analyser ensuite le travail de sélection et de transposition du poète.

  • Le commentaire est, à la Renaissance, un genre polymorphe : commentaire érudit, commentaire-pamphlet ou commentaire incorporé au texte, comme dans l'Heptaméron ou le Moyen de Parvenir. Toutes ces formes attestent l'importance de l'interprétation. Dans le cas particulier de Ronsard, il s'agissait, pour Muret et Belleau, de défendre et d'illustrer sa poésie, de légitimer sa "manière de parler", d'élucider ses "inventions". Le commentaire repère aussi les sources et les modèles, déployant une science dont les commentateurs ne sont pas peu fiers. Belleau est en effet très conscient de l'importance pédagogique de son travail. Oeuvre de légitimation de la poésie française et oeuvre didactique à la fois, le commentaire est bien une entreprise humaniste. L'éclairage qu'il apporte au texte lui confère, en retour, une autorité à part entière. Pour cette raison l'édition des commentaires aux poètes classiques sont des instruments indispensables pour la compréhension de la poésie elle-même.

  • Fondée en 1950 par Eugénie Droz, la collection des Travaux d'Humanisme et Renaissance a réuni, en soixante-cinq ans, plus de 550 titres. Elle s'est imposée comme la collection la plus importante au monde de sources et d'études sur l'Humanisme (Politien, Ficin, Erasme, Budé...), la Réforme francophone (Lefèvre d'Etaples, Calvin, Farel, Bèze...), la Renaissance (littéraire et artistique, Jérôme Bosch ou Rabelais, Ronsard ou le Primatice...), mais aussi la médecine, les sciences, la philosophie, l'histoire du livre et toutes les formes de savoir et d'activité humaine d'un long XVIe siècle, des environs de 1450 jusqu'à la mort du roi Henri IV, seuil de l'âge classique. Les Travaux d'Humanisme et Renaissance sont le navire-amiral des éditions Droz.

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