• Désorientale

    Négar Djavadi

    Si nous étions en Iran, cette salle d'attente d'hôpital ressemblerait à un caravansérail, songe Kimiâ. Un joyeux foutoir où s'enchaîneraient bavardages, confidences et anecdotes en cascade. Née à Téhéran, exilée à Paris depuis ses dix ans, Kimiâ a toujours essayé de tenir à distance son pays, sa culture, sa famille. Mais les djinns échappés du passé la rattrapent pour faire défiler l'étourdissant diaporama de l'histoire des Sadr sur trois générations : les tribulations des ancêtres, une décennie de révolution politique, les chemins de traverse de l'adolescence, l'ivresse du rock, le sourire voyou d'une bassiste blonde... Une fresque flamboyante sur la mémoire et l'identité ; un grand roman sur l'Iran d'hier et la France d'aujourd'hui.

  • Ayant fui Téhéran pour échapper à la Révolution Islamique de 1979, Hashang, Roza et leurs trois enfants tentent de reconstruire leur vie dans le petit village de Razan, au coeur de la région montagneuse de Mazandaran. Mais personne n'échappe longtemps à la violence et au chaos... et la répression finira fatalement par les rattraper.
    Djinns, démons, sirènes et fantômes côtoient dictateurs et bourreaux dans ce texte empreint de réalisme magique à la manière d'un poème perse.
    Un voyage merveilleux et terrifiant dans l'histoire et le folklore iranien.
    Née en Iran en 1972, Shokoofeh Azar est journaliste. Arrêtée plusieurs fois pour ses articles sur les droits de l'homme critiquant le gouvernement théocratique d'Iran, elle décide de fuir le pays. Arrivée en Australie dans un camp de réfugiés, elle obtient l'asile politique en 2011. Dans les forêts de Mazandaran, son premier roman écrit en farsi, a été finaliste de plusieurs prix littéraires prestigieux.

  • Le monde indigo (dont Le soleil tombe dans la mer est le deuxième volume) porte à près de vingt romans l'oeuvre d'Hélène Parmelin, qui compte en outre de nombreux essais, pamphlets et pièces de théâtre (qu'elle nomme « guignols »), récits, études à propos d'art ou de politique, etc. Avant tout romancière, et appartenant, comme elle l'écrit elle-même, « au tiers-état des écrivains », Hélène Parmelin poursuit une quête de la réalité d'aujourd'hui dont les deux volumes du Monde indigo démontrent la puissance et la vitalité. Elle aborde avec audace, grâce à une écriture violente et directe, les problèmes les plus brûlants d'aujourd'hui. Rares sont les romanciers qui passent comme elle le fait et avec une connaissance aussi approfondie, du monde ouvrier à l'univers douloureux de l'écrivain en marge, des rêves de l'éboueur Jésus au salon parisien des Taladore, de la grève des filles du Mammouth aux intellectuels en croisade contre les prisons et tortures des sociétés opprimantes, des Chantiers navals de la Seyne à l'intérieur savonné des Duponchois, de la mort non solitaire de Boris - une des morts les plus extraordinaires que l'on puisse rencontrer en littérature - à tous les pouvoirs inhabituels de l'amour. Le deuxième volume du Monde indigo se déroule en 1977. Le lecteur en est partie prenante.

  • Une espèce prolifique : DENG XIAOPING - KIM IL-SUNG - SADDAM HUSSEIN - HAFEZ EL-ASSAD - LE ROI D'ARABIE SAOUDITE - ANDREAS PAPANDRÉOU - HASSAN II - FIDEL CASTRO - JEAN-PAUL II - MITTERRAND - REAGAN - ANDROPOV - TCHERNENKO - ELTSINE - BEGIN - DAYAN - BOURGUIBA - POMPIDOU - BOUMEDIENE - GOLDA MEIR - LE SHAH D'IRAN - DUVALIER - MARCOS - CHE GUEVARA - CEAUCESCU - KADHAFI - KHOMEINY. Ce ne sont pas des malades comme les autres... L'entretien des auteurs avec le professeur Jean Bernard l'atteste. Voici quelques extraits : « On a dit parfois que les puissants de ce monde n'étaient pas bien soignés parce qu'ils avaient une idée préconçue sur les maladies et les médecins, la médecine officielle et les charlatans. On pourrait démontrer, statistiquement, que les chefs d'État ont une durée de vie plus courte que l'ouvrier du coin souffrant de la même maladie. ... Lorsque j'ai soigné des hommes politiques de haut rang, j'ai souvent été surpris de la crédulité que manifestaient ces dirigeants vis-à-vis des médecines parallèles. ... Il faut tenir compte de la mentalité très particulière de ces malades qui nous gouvernent et qui refusent d'une part, de considérer leur état de santé comme incompatible avec la direction d'un pays ou d'une armée, et d'autre part, d'admettre que les conséquences de leur maladie peuvent être graves pour leurs concitoyens. ... On peut parfaitement imaginer une commission médicale dont les membres seraient désignés par le Conseil constitutionnel. Elle examinerait le président de la République chaque année et pourrait constater le début d'une maladie grave. Elle garderait le secret quelques mois et déciderait, à un moment donné, d'alerter le Conseil constitutionnel qui apprécierait et prendrait une décision. Les médecins doivent rester des consultants et non pas des décideurs. »

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