• Trois États de la côte ouest des États-Unis - la Californie, l'Oregon et l'État de Washington - décident de faire sécession et de construire, dans un isolement total, une société écologique radicale, baptisée Écotopia. Vingt ans après, l'heure est à la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays. Pour la première fois, l'Écotopia ouvre ses frontières à un journaliste américain, William Weston. Au fil de ses articles envoyés au Times-Post, Weston décrit tous les aspects de la société écotopienne : les femmes au pouvoir, l'autogestion, la décentralisation, les 20 heures de travail hebdomadaire, le recyclage systématique, la relation passionnée à la nature, etc. Quant à son journal intime, il révèle le parcours initiatique qui est le sien ; d'abord sceptique, voire cynique, William Weston vit une profonde transformation intérieure. Son histoire d'amour intense avec une Écotopienne va le contraindre à choisir entre deux mondes.

  • Germinal

    Emile Zola

    Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, lexique des termes techniques de la mine, chronologie et bibliographie)Voici, dans la France moderne et industrielle, les " Misérables " de Zola. Ce roman des mineurs, c'est aussi l'Enfer, dans un monde dantesque, où l'on " voyage au bout de la nuit ". Mais à la fin du prodigieux itinéraire au centre de la terre, du fond du souterrain où il a vécu si longtemps écrasé, l'homme enfin se redresse et surgit dans une révolte pleine d'espoirs.
    C'est la plus belle et la plus grande oeuvre de Zola, le poème de la fraternité dans la misère, et le roman de la condition humaine.
    Préface de Jacques Duquesne.
    Edition établie, commentée et annotée par Auguste Dezalay.

  • Enfermée derrière deux murailles immenses, la Cité est une mégalopole surpeuplée, constituée de multiples duchés. Commis d'épicerie sur le port, Nox est lié depuis son enfance à la maison de la Caouane, la tortue de mer. Il partage son temps entre livraisons de vins prestigieux et sessions de poésie avec ses amis. Suite à un coup d'éclat, il hérite d'un livre de poésie qui raconte l'origine de la Cité.
    Très vite, Nox se rend compte que le texte fait écho à sa propre histoire. Malgré lui, il se retrouve emporté dans des enjeux politiques qui le dépassent, et confronté à la part sombre de sa ville, une cité-miroir peuplée de monstres.
    Guillaume Chamanadjian est né en 1980 dans le Sud. Le Sang de la Cité est son premier roman.

  • J'étais dans mon sixième mois quand la fille est venue frapper à la porte. « Vous êtes la femme du professeur ? » m'a-t-elle demandé. « Je dois vous parler. Il m'a violée. »
    Après avoir quitté un pays en ruines, une jeune femme rejoint une île utopique appelée Miden et tombe amoureuse d'un de ses habitants. Quelques mois plus tard, alors qu'elle est enceinte de son premier enfant et commence à s'habituer à l'étrangeté de Miden, une fille frappe à sa porte pour renverser son monde.
    Dans une prose à la fois crue et élégante, Veronica Raimo signe un roman incisif sur le couple, le désir et la domination.
    Veronica Raimo est née à Rome en 1978. Chercheuse et scénariste, elle est spécialisée en cinéma allemand et collabore régulièrement avec des magazines tels que Rolling Stone ou La Repubblica XL. Elle a également traduit en italien des auteurs comme F. Scott Fitzgerald, Octavia Butler, Iain Sinclair ou Vikram Seth. La Fille à la porte est son second roman et le premier traduit en français.

  • Candide ou l'optimisme

    Voltaire

    Chassé du château de son enfance, son « paradis terrestre », Candide est entraîné bien malgré lui dans une succession d'aventures calamiteuses. Il s'étonne, s'offusque, se lamente... L'humanité serait-elle foncièrement mauvaise ? Le jeune garçon assiste, impuissant, à la mort de son rêve : celui d'un monde parfait. Perdant sa naïveté et son « optimisme », peu à peu il se résigne.
    La verve et l'ironie mordante de Voltaire se conjuguent à merveille dans Candide pour évoquer, sous des airs de légèreté, des sujets essentiels.

  • - 56%

    San Francisco, après l'apocalypse.

    Dans la grande cité californienne, des artistes se sont forgés leur propre société, qui tend vers l'utopie - mais de l'autre côté de la Baie, des militaires s'agitent, décidés à mater ces doux rêveurs. Il va falloir lutter avec ses rêves - et peut-être avec l'aide de la ville elle-même.

  • Le Talon de fer (The Iron Heel, 1908) appartient au patrimoine littéraire mondial. Francis Lacassin le désignait comme un « classique de la révolte ». Dans ce récit d'anticipation publié durant la période la plus créative de sa vie (soit juste avant Martin Eden), Jack London imagine la société future : révolte ouvrière, grève générale et... impitoyable répression.

    Roman socialiste à thèse, récit d'amour (la narratrice Avis Everhard relate la geste de son compagnon Ernest Everhard, un double de Jack London), ce texte a été lu comme une préfiguration de la société capitaliste poussée à sa forme extrême : le fascisme.

    Jack London (1876-1916), est l'auteur d'une oeuvre immense dont Libertalia retraduit tout le volet social.

  • Le grand abandon

    Cory Doctorow

    Dans un monde ravagé par le changement climatique, au sein d'une société dominée par la richesse, Hubert « Etc. » Espinoza, Seth et Natalie n'ont nulle part où aller. Pourtant une autre façon de vivre se dessine, grâce aux progrès de la technologie. Alors, comme des centaines de milliers d'autres, le trio décide de tourner le dos aux règles établies pour... tout abandonner. Mais le danger est partout : les terres dévastées par le réchauffement de la planète ne connaissent plus de lois et fourmillent de prédateurs. Bravant les menaces, les premiers Abandonneurs construisent les bases de ce qui pourrait devenir une utopie de l'abondance.
    Avant de découvrir l'unique chose que les ultrariches n'ont jamais pu acheter : le moyen de vaincre la mort...
    « Un roman fabuleux : on ne pouvait attendre mieux de la part de Cory Doctorow. » William Gibson
    « Un technothriller très efficace. » Neal Stephenson
    « Cette histoire nous rappelle que nous vivons dans le monde que nous avons de choisi de bâtir. La technologie fournit des moyens aux puissants comme aux autres, et si nous voulons une société moins surveillée et plus de liberté, il va falloir lutter pour la créer. » Edward Snowden
    « Le meilleur livre de Doctorow. Dépassant les dystopies faciles, une utopie sans concessions, qui donne matière à réfléchir et s'avère passionnante. » Kim Stanley Robinson
    « Un aperçu sans fard de notre avenir proche, qui décrit la nature humaine de façon crue et incisive. » Adrian Tchaikovsky

  • Une oeuvre très représentative de l'univers romanesque d'Emmanuel Bove, adaptée au cinéma avec Jean-Pierre Darroussin. Son anti-héros décide de quitter famille, amis, situation et richesse pour chercher la liberté dans la solitude et l'exil intérieur. Pris dans une spirale kafkaïenne, il exprime la question fondamentale de la maîtrise ou de la fatalité de notre destinée.
    Emmanuel Bove est sans nul doute le plus méconnu des grands auteurs français. Né dans un milieu très modeste, le jeune homme décide très tôt de ne vivre que de sa plume. Mes amis (1924), son premier roman, est une révélation dans le monde des lettres françaises. Après une vingtaine d'ouvrages, il décide ne publier aucun livre durant la Seconde guerre mondiale. De l'avis de nombreux lecteurs, il y a un avant et un après la lecture des romans de Bove.
    « Bove a comme personne le sens du détail touchant. » - Samuel Beckett
    « Bove avait le génie de parler de soi sans parler de lui. » - Pierre Assouline, Le Magazine littéraire
    « L'expérience de la lecture de Bove est unique. » - Pierre Michon, Le Monde

  • La guerre entre Salamandres et Humains a pris fin. À la suite d'une dernière bataille épique, Kee Carson, tireur d'élite à bord du Templier, s'échoue sur une planète insignifiante, Seinbeck. Resté deux siècles en hibernation, il s'y éveille et apprend qu'Humains et Salamandres, descendants des naufragés, ont fini par s'allier en tribus nomades pour faire face à une menace mutuelle : les indigènes de ce monde.

  • Rien ne saurait ébranler Anasterry, la plus riche et intellectuelle baronnie de Civilisation. Rien... sauf peut-être un défi de gamins.
    Quand Renaldo, fils du baron de Montès, et son meilleur ami entreprennent de trouver la faille de cette utopie pour séduire une jeune fille, ils ignorent qu'ils vont déterrer de sombres secrets...
    Quels sont ces monstres découverts dans les marais ? Sont-ils liés à la tolérance d'Anasterry pour les mi-hommes qu'on opprime partout ailleurs ? Après trente ans de paix, Civilisation risque-t-elle d'être si facilement bouleversée ?
    Pour réparer ses erreurs, Renaldo devra choisir entre son patriotisme, ses idéaux et ses responsabilités d'homme libre. Il apprendra surtout qu'on ne pardonne rien aux donneurs de leçons, surtout quand ils ont raison...
    /> Après un doctorat de biologie, Isabelle Bauthian devient traductrice et scénariste.
    Ses textes s'illustrent par des personnages d'une grande humanité. Avec Anasterry, un récit habile qui mélange fantasy et politique, elle revient à son premier amour : le roman.

  • Mermere

    Hugo Verlomme

    Mermère est un immense continent habité par les noés, des êtres humains chassés de la terre à la suite d'une étrange catastrophe.
    Vivant sous l'eau, ils parlent avec les cétacés et élèvent leurs enfants dans les bercements de la houle.

    Mais dans l'ombre, un chef d'état terrien les traquent...

  • La vie est un conte de fées et elle en est l'héroïne ! C'est du moins ce que pense Analia en se préparant pour la prestigieuse soirée qui va marquer son entrée dans le monde adulte.

    Elle a le privilège de vivre sur l'archipel d'Eden Island où tout n'est qu'ordre, harmonie et beauté ! Alors que partout ailleurs la montée des eaux a depuis longtemps réduit les continents à quelques îles arides disséminées sur l'océan où les populations luttent pour leur survie.

    Mais Aylan, nouvellement arrivé sur l'archipel, ne va-t-il pas changer à jamais le destin de l'adolescente en lui montrant la face sombre du paradis ?
    Du rêve au cauchemar, il n'y a parfois qu'un pas...

  • Régis, dernier de la classe, ne veut pas prendre de Métaquine®, le médicament qui transforme les cancres en écoliers modèles. Des millions d'enfants inadaptés bénéficient pourtant du traitement, au grand soulagement des profs et des parents. Mais Régis craint que la chimie dissolve le Duché, la contrée fabuleuse d'où son imagination tire châteaux, dinosaures et compagnons de jeu invisibles.
    La mère du gamin s'est enfermée sous un casque de cybertox, son beau-père rumine des fantasmes de tueur en feuilletant d'abjects magazines. Il n'y a guère qu'une voisine, neuropsy à la retraite, pour l'aider à défendre ses rêves. Ou peut-être, en ville, cette politicienne remuante qui milite contre la distribution de psychotropes à l'école.
    Mais que peuvent deux idéalistes face à un géant pharmaceutique et aux milliards de son budget marketing, alors qu'on découvre à la Métaquine® des vertus toujours plus prometteuses et que la planète entière a déjà gobé la pilule ?
    François Rouiller, avec ce premier roman, entre d'emblée dans la cour des grands. Métaquine® est le fruit de huit ans d'écriture et de réflexion sur les dérives de l'industrie pharmaceutique, le mensonge publicitaire, les manipulations de masse, l'espoir d'une souveraine panacée. Avec, à la clé, cette question : habitons-nous le vrai monde ou un placebo ?
    « Affairisme et catastrophe industrielle, cyber addiction et dérive sociale, suicide ludique et apocalypse numérique... François Rouiller tisse serré, dans cet opulent récit, la somme de toutes nos angoisses. » - Le Monde
    « Une anticipation simple et puissante. » - Le Temps

  • Les mouvements en faveur de la nature se développent dans la plupart des pays occidentaux depuis la fin du XVIIIe siècle. Protéiformes et redoutables à définir, ils partagent finalement tous le même objectif : construire un monde meilleur.
    Cet enjeu, qui est avant tout politique, relève aussi de questions sociales, économiques, culturelles, car vouloir sauvegarder l'environnement, c'est s'interroger sur la répartition des richesses, le rôle des régulations, l'expression des citoyens, la modification des modes de vie, etc. Autant de thèmes qui sont abordés ici à travers l'analyse de la pensée d'acteurs incontournables - de Reclus et Rousseau à Malthus ou Veblen - et la présentation d'événements emblématiques - comme la contamination au mercure du site de Minamata, au Japon, ou le périple du cargo-poubelle Khian Sea.
    Au final, c'est toute la question du progrès social que les combats pour la nature placent au coeur du débat.

  • Le dernier amour

    George Sand

    À l'occasion d'une discussion, un soir, à la campagne, sur la façon dont il convient de punir l'adultère féminin, Sylvestre formule une curieuse théorie : il faut punir l'infidélité par... l'amitié. Théorie que cet homme misérable de 75 ans compte illustrer par le récit par le récit d'un épisode de sa vie passée...C'était autour de l'année 1843. Alors âgé de 49 ans, le narrateur part pour l'Italie, afin d'y gagner sa vie comme enseignant. À la frontière suisse, il rencontre un riche paysan des Diablerets, Jean Morgeron. Il s'y arrête pour faire des travaux de terrassement, et prend racine. Après bien des hésitations, il finit même par épouser Félicie, la soeur de Jean... et découvre que celle-ci le trompe avec son cousin Tonino !Torturé de jalousie, il décide alors de la punir en la privant de toute relation intime. Et parvient, en effet, à la pousser au désespoir...

  • Les oiseaux

    Aristophane

    "Les oiseaux" d'Aristophane est une satire utopiste, qui imagine un monde où les oiseaux deviennent les Dieux des hommes. Cyrano de Bergerac s'en inspira-t-il pour écrire "l'Autre monde" ? Nous le pensons. C'est une pièce à part dans le répertoire d'Aristophane ; certains ont même voulu y voir, à l'instar de "L'Assemblée des femmes" une utopie socialiste ?

  • Le lotissement a été le grand rêve urbanistique de la seconde moitié du vingtième siècle. Le rêve d'une maison à soi, où reconstituer une vie qui rassemblerait tous les traits d'une Arcadie à la fois familiale et communautaire, fondée sur l'égalité et la propriété. Il n'en a rien été. Aujourd'hui, le lotissement pavillonnaire est devenu le repoussoir absolu - le lieu d'une vie où ne règneraient plus qu'ennui, vide et mauvais goût. En retraçant, par une multitude virtuose de moyens, l'histoire presque quotidienne d'un lotissement disparu, Fanny Taillandier dresse ainsi le portrait mi-grinçant, mi-ému, d'une utopie et du douloureux réveil qui a suivi son effondrement, en même temps que de ce qui, dans cet effondrement même, continue à nous séduire. Car, à travers cette histoire, c'est encore notre quête naïve d'un habitat idéal qui continue à se lire - quête qui se déplace désormais ailleurs, dans d'autres rêves, appelant d'autres déceptions.

  • Née des cendres de notre monde, l'Utopie règne sur Elysia. Le dernier refuge de l'Humanité où elle a prospéré au cours des deux derniers siècles. Une ville égalitaire, qui vise à combler chaque désir de son peuple. Où la guerre n'est plus qu'un lointain et mauvais souvenir. Où le bonheur est maître-mot.
    Caine et Elias sont deux jeunes hommes que tout oppose, si ce n'est une chose : ils vont avoir dix-huit ans. L'âge auquel Elysia leur ouvre ses portes.
    Leur chemin, loin d'être tracé, les projette alors vers des mondes radicalement différents.
    Des tours d'albâtres d'Elysia aux confins des contrées périlleuses, leurs découvertes réduiront à néant toutes leurs certitudes. À l'exception d'une seule : un secret se cache derrière l'Utopie.

  • Les mesures de l'attractivité privilégient l'activité économique et la compétitivité. Interviennent de plus en plus les références à la qualité de la vie, à l'habitat, aux services de proximité... Ces valeurs sociales ne demeurent-elles pas soumises à l'impératif économique ? L'invocation actuelle de la décroissance, dans une perspective de « développement durable », suppose-t-elle des changements de « point de vue » sur la reconnaissance même de ce que peut être l'attractivité d'un territoire ? Le système d'égalité républicaine des territoires apparaît-il encore comme une utopie sociale et politique ?


    Amplitudes propose une rencontre entre des points de vue personnels et des analyses d'experts autour de l'intensité des phénomènes qui se vivent sur les territoires dans la vie quotidienne.

  • « Qui est Garry Davis ? Pourquoi ce nom dans votre bouche, ce soir, comme un leitmotiv d'objections à mes désenchantements ? Pourquoi un livre sur lui ? Vous ne savez pas vous-même, dites-vous, mais vous voudriez pourtant me le présenter. C'est un bon début, je trouve. On ne devrait jamais présenter que ceux que l'on ne connaît pas. Du reste, c'est sans doute ce que nous faisons toujours, à notre insu. Buvez encore une gorgée, je vous en prie, et racontez-moi son histoire tandis que le soleil descend et que je réalise non sans un léger trouble que sous la table, tout en parlant, vous avez ôté vos chaussures. »
    Un soir d'été, à Guéthary, un homme rencontre une jeune femme. La conversation s'engage. Il aimerait la séduire, mais il a perdu l'élan et ne croit plus en rien.
    Elle lui raconte alors l'histoire du dernier idéaliste du XXe siècle, personnage insaisissable et excentrique : Garry Davis, fondateur du Mouvement des Citoyens du Monde.
    Leur conversation se prolonge le temps d'une nuit où passé et présent se mêlent peu à peu.
    Porté par une langue surprenante, ce roman brosse le portrait d'un utopiste qui a tenté toute sa vie de corriger les folies des hommes et dont l'étonnante épopée, par-delà les frontières, trouve de profonds échos dans ce dialogue envoûtant comme dans les inquiétudes du monde d'aujourd'hui.
    Frédéric Aribit est docteur ès lettres. Il a publié des essais sur André Breton et les surréalistes.
    Et vous m'avez parlé de Garry Davis est son troisième roman.

  • Les littératures de l'imaginaire sont multiples, protéiformes, innovantes...
    En mouvement constant, elles ne cessent de se renouveler et de voir de nouveaux auteurs, modes et courants apparaître.
    Quels sont les principaux genres, quels sont désormais les incontournables de la science-fiction, la fantasy et du fantastique, mais aussi les prix, les éditeurs, les sites à consulter, les festivals ou encore la place de ces littératures dans la recherche universitaire ?
    Ce guide vous propose un grand tour d'horizon de l'imaginaire en France.
    Blogueuse, membre des jurys des prix Planète-SF des Blogueurs et Actusf de l'uchronie, Karine Gobled est également coauteur du Guide de l'uchronie avec Bertrand Campeis.

  • Comment le socialisme doit-il articuler les deux exigences qui l'ont toujours défini : « à chacun selon ses besoins » et « à chacun selon ses mérites » ? Ce court essai propose un retour aux origines. Dans l'une de ses belles formulations, Pierre Leroux écrivait, « le socialisme paraît, et l'aube du jour c'est 1830 ». Procédant ici de quelques portraits, ceux notamment de Louis Blanc et Constantin Pecqueur, de François-Vincent Raspail et de George Sand, cet essai signale comment en cette période de genèse, qui inventa même le terme de « socialisme », l'exigence du besoin fut considérée comme rectrice. Loin d'être nié, le mérite restait néanmoins associé à cette exigence. En ces temps déjà de premières déferlantes libérales, cette articulation originelle permit alors au socialisme de s'identifier d'abord, de résister ensuite et de créer enfin, tant dans le domaine des idées que dans celui des expérimentations, des voies nouvelles à l'émancipation et au progrès social, économique et politique. Cette option consistant à résolument situer le pari du socialisme au-delà de la seule égalité des chances, aussi rigoureusement définie soit-elle, méritera dès lors d'être rappelée et reconsidérée aujourd'hui.

  • Il est dit que maintenant, à Paris, les tours Cuprifères grimpent jusqu'aux cieux.
    Que la ville flotte pour moitié dans le vent, portée par des ballons de verre.
    Que les morts reviennent à la vie.
    Il est dit que maintenant, à Paris, les savants d'antan conversent avec les savants d'aujourd'hui.
    Que les artistes, les penseurs, les ingénieurs de tous les temps travaillent à construire le monde de demain.
    Il est dit que maintenant, à Paris, des messagers d'argile soufflent la parole des anciens avant de tomber en poussière.
    Les rumeurs volent, depuis les cercles polaires jusqu'aux sables libyens, mais qui, en vérité, pourra vous dire ce qui se trame à Paris-Capitale ?

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