• La femme de l'autre rive Nouv.

    1936. Lucien, guitariste, s'engage dans les brigades internationales pour lutter contre le fascisme en Espagne. Blessé, il revient en Franche-Comté, y retrouve Alexandre, son ami luthier et fait la connaissance d'Estrella, une exilée espagnole d'obédience franquiste. Incapable de l'aimer et de lutter contre son envie de retrouver ses camarades révolutionnaires, Lucien repart.
    Chargé d'éliminer des civils nationalistes, il épargne alors la vie d'Elena et sauve une fillette de quelques mois. Deux événements qui fissurent ses certitudes... Contraint de fuir, il rejoint clandestinement la France avec le bébé. Elena les y retrouve peu après.
    Parviendront-ils à composer tous les trois la mélodie de leur bonheur ?

  • Peu de lecteurs connaissent encore Erckmann-Chatrian. Appréciés de George Sand et d'Alphonse de Lamartine, défendus par Victor Hugo, ils ont subi le sort des auteurs édités par Hetzel : désignés comme des écrivains régionalistes s'adressant uniquement à la jeunesse, ils sont passés de mode. Après avoir paru dans la Bibliothèque verte et sous forme d'extraits dans les manuels scolaires, leurs romans ont été oubliés. Pourtant, Émile Erckmann (1822-1899) et Alexandre Chatrian (1826-1890), auteurs lorrains, figurent parmi les écrivains les plus lus du XIXe siècle. Avec pour cadre la vie quotidienne d'une campagne reculée, celle des environs de Phalsbourg puis des petits villages de Lorraine et des Vosges, leurs écrits abondent de menus faits recueillis auprès des villageois. Mais ce réalisme alors en vogue s'y trouve nettement infléchi par un idéalisme volontaire voire optimiste : « Il faut que tout soit un peu idéaliste, car la réalité plate, telle qu'on la comprend et qu'on la pratique aujourd'hui est trop assommante » confie Erckmann. Leur prose s'en trouve enrichie à la fois de considérations métaphysiques, du recours à l'étrange et au fantastique mais aussi d'un didactisme républicain. Leur devise pourrait être « édifier et instruire ». La présente édition annotée de leurs oeuvres comprend trois recueils de contes - Contes fantastiques (1860), Contes de la montagne (1860) et Contes des bords du Rhin (1862) - et trois romans - L'Ami Fritz (1864), Histoire d'un conscrit de 1813 (1864), Waterloo (1865). Elle reprend la première édition de chaque oeuvre en volume et est accompagnée d'une introduction générale, de notices pour chaque partition, de notes explicatives, d'un dictionnaire des personnages, d'une bibliographie, d'une chronologie et d'index.

  • Juillet 1928. Le détective Jules Meyer, qui entre deux enquêtes corrige les épreuves des Neueste Nachrichten de Strasbourg, est intrigué par un sombre faits-divers. Une jeune fille de dix-sept ans s'est jetée du haut de la tour du Climont, dans les Vosges.
    Dès le lendemain, le père de la jeune fille arrive dans le bureau du détective. Pour lui, sa fille ne peut s'être suicidée. Elle a été assassinée.
    Est-ce le déni d'un père ravagé par le chagrin ? Ou le meurtre d'un tueur particulièrement sournois ? Aucune des deux hypothèses ne peut raisonnablement être écartée sans enquête : Jules accepte cette nouvelle affaire.

    Au fil de nombreux rebondissements et retournements de situation, Jules devra jouer de toute sa sagacité face à un adversaire machiavélique et sans pitié.

  • Mars 1847. Floréal Krattz, qui se remet de la traque du redoutable Cogneur, se réjouit de retrouver, à son Casino littéraire, son vieil ami Thomas, devenu instituteur à Bellefontaine, dans les Vosges.
    Thomas a le projet d'écrire un roman historique dont l'action se déroule en 1814, après la désastreuse campagne de Russie. À cette époque les armées hostiles à Napoléon ont passé le Rhin et des Cosaques errent dans les vallées vosgiennes.
    Le roman de Thomas est basé sur une histoire vraie qu'il a recueillie à Bellefontaine. Il invite Floréal à y passer quelques jours avec lui, sur les traces de ce drame ancien.
    Ce séjour sera mouvementé. Les braises couvent toujours sous la cendre...
    Après Les mystères de Strasbourg et Le cadavre dans le canal, Floréal Krattz nous entraîne une nouvelle fois dans le XIXe siècle rhénan haut en couleur, avec toute la finesse de plume de François Hoff.

  • En ce mois de mai 1921, le jeune Jules Meyer a réalisé son rêve : il a fondé sa petite agence de détective à Strasbourg.
    Quand on lui propose d'enquêter sur des cambriolages étranges dans la vallée de Munster, sur le flanc alsacien des Vosges, il ignore encore qu'il va y croiser la route d'une bête sanguinaire...
    Le loup, disparu d'Alsace en 1908, y serait-il revenu ? Dans cette affaire qui va le mener de l'agitation strasbourgeoise aux paisibles lacs vosgiens, et lui faire arpenter une vallée meurtrie par la Première guerre mondiale, Jules va devoir user de toute sa sagacité pour démêler le vrai du faux.
    Il sera aidé par un nouvel ami, un tout jeune militaire en garnison à Strasbourg où il apprend à piloter un avion. Un jeune homme original et séduisant.
    Un certain Antoine de Saint-Exupéry.

  • Publié dès 1945, aux éditions de la Couronne d'Or (éditeur spécialisé dans les contes régionaux), ce recueil de contes et légendes traditionnels des Vosges n'avait jamais fait l'objet d'une nouvelle publication.
    Sous la plume de Michèle Massane (à qui l'on doit également un roman Au vent de fortune) et avec des illustrations de René Marcou, voici donc : Les Trois Libellules de « l'Étang des Fées » ; Le Chariot de la Forêt ; Marie-Thérèse de Lambié-Khiée ; L'Oiseau Enchanté ; L'Aventure du Père Mathieu ; Le Saint et les Brigands ; Les Fées aux Fleurs ; La Fée Polybotte et le Beau Chevalier ; Ode, la Petite Servante ; Le Don des Larmes.
    Un ensemble de contes enchanteurs et typiques du terroir qu'il faut redécouvrir.

  • Esiècle. Un superbe hommage à la faïence lorraine et à ses artisans.0500« La dernière pièce du moule retirée, elle avait pu contempler enfin ce loup de Métendal destiné à Théo, à lui seul ! Grand, majestueux, souverain, comme son grand frère du champ de courses ! » Née en 1841, Clémence a grandi dans l´univers de la faïence où travaillait son père, chef d´atelier à Rambervillers, en Lorraine. Passionnée, elle perpétue la tradition, et survit avec le fruit de ses ventes de terres cuites dans une ville meurtrie par les assauts des cavaliers prussiens. Jeune veuve, elle prend en charge seule son fils Théo et son frère Nicolas, revenu traumatisé de la terrible bataille de Sébastopol. En 1871, refusant l´annexion prussienne, des Alsaciens se réfugient dans le Sud de la Lorraine resté terre française. Parmi eux, Palmyre Lazare. Il tombe bientôt sous le charme de Clémence. La vie de celle-ci connaîtra-t-elle enfin un cours plus tranquille ?
    Le bel hommage, à la fois érudit et romanesque, d´un écrivain à sa terre natale à travers le portrait d´une femme qui se bat pour sauvegarder sa faïencerie et son amour.0300 Née à Rambervillers en 1841, Clémence a grandi dans l´univers de la faïencerie, où travaillait son père, chef d´atelier. C´est tout naturellement qu´elle perpétue la tradition. Orpheline et veuve d´un artisan mort au combat, elle assume seule leur enfant et prend en charge un frère revenu impotent de la bataille de Sébastopol. Elle survit avec le maigre fruit de ses ventes de terres cuites, dans une ville meurtrie. Dans les années 1870, des Alsaciens, refusant la soumission à l´ordre prussien, se réfugient en nombre en Lorraine. Parmi eux, des Juifs qui seront à l´origine de l´âge d´or du textile vosgien. Palmyre Lazare est de ceux-là. Il tombe sous le charme de Clémence. Mais la vie de celle-ce ne connaîtra pas pour autant un cours plus tranquille : l´antisémitisme sévit. En 1916, Clémence aura survécu à toute sa famille, à son mari Palmyre, à son fils mort à la guerre, son enfant unique pour qui elle avait modelé, peint d´émaux, la fameuse sculpture du loup de Métendal (une statue de l´Hippodrome de la ville, lieu de promenade privilégié entre Clémence et son fils.)

  • Ce livre est d'abord la chronique d'une campagne, celle de Jack Lang pour être élu député des Vosges en 2012, qui s'est soldée par un échec. L'auteur décrit avec mordant l'ambiance d'une campagne électorale, ses coups durs, ses coups bas, ses réussites et ses joies. Il s'agit aussi d'analyser la vie politique actuelle, la force des médias qui figent une image, les éléments de langage, les modes, les comportements formatés. L'auteur déplore le manque de légèreté, d'humour, de plaisir, en politique. Ce livre se lit d'une traite, on connaît déjà la fin de l'histoire, pourtant on ne sait pas le reposer avant d'avoir lu la dernière page. Parce qu'il est une véritable bouffée d'air, écrit comme un polar populaire, dans ce qu'on fait et dit de la politique aujourd'hui.

  • L'histoire de Valia prend racine dans un petit village des Vosges, au sein d'un grand domaine. Au sortir de l'adolescence, elle est déjà courtisée en secret par un proche de la famille... premiers tourments ! Cet évènement, accentué par une pression familiale bien trop pesante pour elle, sonnera le départ d'une nouvelle vie. Riche en péripéties, son parcours l'amènera à rencontrer de nombreux hommes de pouvoir au sein de contrées dont l'exotisme n'aura d'égal que le danger. Grèce, Egypte, Liban, Israël... autant de pays qui verront naître des intrigues à rebondissements. La rencontre avec ces hommes la marquera à vie, la guidera vers un retour aux sources... à l'issue pour le moins inattendue !

  • Les bracas

    Dylan Pelot

    Sacha est un jeune homme à l'esprit libre, et son imagination est fulgurante, à l'image de la météorite qui a un jour fendu le ciel vosgien, au-dessus de son village. Ses passions : les Beaux-Arts, les séries Z et ses effets spéciaux. Ses spécialités : la déconne et les maquillages, monstrueux, de préférence, et effectués dans le garage, sur fond de hard rock, avec sa bande de copains. Ses potes, c'est toute sa vie. Il y a Pilpoil, Zinzin, P'tit Ji, Fox et Taquet. Les inséparables Bracas. Mais bientôt le quotidien dérape et Sacha perd pied : sa maison est visitée en son absence, des objets changent de place, on touche aux toiles de son père décédé... Lorsque les événements tournent à l'aigre et que des forces surnaturelles semblent convoquées pour retourner le réel, les regards se tournent vers Milo, l'Italien qui vit reclus avec son chien-loup à l'orée des bois. Les Bracas devront surmonter leurs peurs pour mettre fin aux persécutions et à l'angoisse, et Sacha, faire face à ses propres responsabilités.

  • En 1976. Au coeur des vignes alsaciennes, la confrontation rude entre deux femmes qu'unissent l'amour du vin, de la terre et d'une région, et un secret de famille.
    La belle Flora a quitté le vignoble bourguignon pour s'installer à Ammerschwihr, en Alsace. Que vient-elle y chercher ? A trente ans, elle est certes libre de toute attache, mais cette liberté a le goût amer d'une quête éperdue de racines. Au Domaine des vignes d'Obertor, elle travaille sous les ordres de l'impitoyable Grete, la digne petite-fille de Ruth, qui y autrefois régnait en souveraine. Des liens très forts se sont noués entre Ruth et Grete pendant la bataille pour la libération de Colmar en 1945.
    Malgré les beautés de la région et son amour pour le Kaefferkopf, " perle du vignoble alsacien ", Flora pourrait désespérer. Heureusement, des amis veillent sur elle. A mesure que passent les mois, le mystère s'épaissit au domaine. Qui est réellement Grete, la maîtresse des lieux ?
    Entre ces deux femmes que tout oppose mais qu'un rien pourrait rassembler, la guerre est déclarée, violente, passionnée, sous le regard de Clément, l'enfant de Grete. Or, ce garçon trop sage et silencieux connaît la vérité...

  • Fin des années 1930? Sur les bords de la Meuse. A l'écluse de Martinpré, au bord du canal de l'Est, en pleine campagne, Louis Champart, fils d'éclusier, a la vie simple des enfants de son milieu, et de son époque. Il rêve cependant de voyages et d'ailleurs. Un rêve entretenu par ceux qu'il appelle « les gens du voyage » : les bateliers tout d'abord, mais aussi les romanichels, les marchands ambulants? Vingt ans plus tard, Louis prend la relève de son père décédé. Un jour de fête foraine, il rencontre une fille de voyage, Rose, prise dans un violent règlement de comptes. Il accepte de la recueillir chez lui. A ses côtés, le jeune éclusier approche le métier de saltimbanque et il en voit tous les excès : l'extravagance, l'humiliation, la souffrance. C'est en trouvant l'amour que Louis voit partir à jamais ses rêves de voyages et d'ailleurs.

  • Padoux, village vosgien situé entre Épinal et Rambervillers, est le pays natal d'un personnage illustre, mais presque totalement méconnu : le Colonel Villemin. Cet enfant du pays, né en 1869, peu avant le désastre qui va entraîner l'amputation de la Lorraine, est profondément marqué par cette blessure, comme beaucoup d'Alsaciens et de Lorrains de l'époque. Il va faire une carrière militaire et s'illustrera pendant la guerre de 1914-1918, la Revanche tant attendue.
    Mais le Colonel Villemin n'est pas qu'un brillant soldat. C'est aussi un homme de lettres remarquable, particulièrement attentif à sa petite patrie, qu'il va minutieusement décrire dans la plus grande partie de son oeuvre, et il le fera dans la langue de son pays, d'abord en prose, dans des « fiauves » qu'il publiera dans la presse locale (1927-1931), puis dans un long poème en vingt-cinq récits, comprenant plus de 1300 vers, daté de 1936, objet de ce premier volume.
    Il passe ainsi en revue tous les aspects de la vie rurale de Padoux : d'abord sa maison, l'église, l'école, les lieux qu'il fréquente, puis la vie villageoise à travers les saisons et les travaux des champs, avant d'aborder la vie sociale et religieuse en évoquant les couarails, la veillée et ses rites, le baptême, le mariage, l'enterrement, les conscrits et le marché de Rambervillers. Il termine par une évocation discrète et une condamnation de la guerre, suivie des vertus indispensables à l'homme pour se comporter dignement.
    Une oeuvre exceptionnelle par son ampleur et sa valeur linguistique, ethnologique et historique, dont ce volume donne un premier aperçu.
    Claude Michel, linguiste, chercheur à l'Institut Pierre Gardette (Université Catholique de Lyon), spécialiste des parlers lorrains et francoprovençaux, est l'auteur de nombreux ouvrages et articles sur la Lorraine.

  • 1850, dans un village de bûcherons niché au coeur des Vosges, sous le col du Donon. Ses habitants, attachés à leurs croyances ancestrales et à leurs traditions, voient un jour débarquer sous leurs cieux un étranger. La présence de cet homme révélera leur crainte du présent, insidieuse et tapie au fond d'eux, tout en leur permettant de comprendre et d'embrasser leur foi innée et puissante en l'avenir.
    Récit des origines, « Sous le chêne de Véléda » narre cette vie d'alors, intimement liée aux forces de la nature. Sous la plume enjouée de l'auteur prennent vie des figures tutélaires et attachantes dans ce massif vosgien qu'il connaît si bien.
    Jean-François Costa est l'auteur de « Vous m'en direz tant », « Vous en reprendrez bien une becquée » et « Quatre saisons pour un printemps », parus aux Éditions du Panthéon.



  • Suite à un accident qui a coûté la vie à ses parents et grands-parents paternels quand elle avait 6 ans, Camille a été élevée à Mende par sa grand-mère maternelle. Quand celle-ci meurt d'un cancer, la jeune femme décide de retrouver la maison vosgienne de sa petite enfance, et, peut-être, ce qu'il reste de sa famille paternelle. À peine arrivée à Servance, elle apprend qu'une vieille cousine vient de mourir dans un incendie, et un garçonnet couvert de bleus se réfugie en pleine nuit dans la maison de famille.


    Camille se retrouve au coeur d'une vendetta entre une famille lorraine et la sienne, dont les Roméo et Juliette auraient eu un fils et même un petit-fils. Sans compter que certains cousins guérissent très vite de leurs ecchymoses et que tout le monde traite les chiens comme s'ils étaient des êtres humains.


    Un roman de fantasy urbaine o
    ù
    s'
    imbriquent pouvoirs surhumains, action et mystères dont les clés sont à trouver dans un passé qui se mêle au présent. Passionnant
    !

  • Malheur, c'est le nom d'une famille vosgienne ; bien nommée.
    Une tribu, dont autrefois l'un des membres a été tué par sa femme, une " d'ailleurs ", une salope. Elle a fait de la prison, mais très peu, et le clan malheur a juré d'avoir sa peau. Elle s'est remariée, la garce, avec un certain Jocco. Elle attend un enfant pour bientôt. Le jour de la fête foraine au bourg, Jocco est abattu dans son atelier de menuiserie par un tueur inconnu. Alors la future mère, enceinte jusqu'aux yeux, prend un flingue et part sur le sentier de la guerre.

  • L'Ombre chinoise - Mauvais calculs Raymond Couchet, propriétaire d'un important laboratoire pharmaceutique, a été assassiné dans son bureau place des Vosges à Paris. Une importante somme d'argent a été dérobée. Maigret enquête dans l'immeuble où vivent également Edgar et Juliette Martin, cette dernière a été la première épouse de Couchet. Son enquête le conduit à l'Hôtel Pigalle où voisinent, sans se connaître, Nine Moinard, maîtresse de la victime depuis six mois, et Roger Couchet, fils du premier mariage de la même victime...
    Le Port des brumes - Silence, brouillard et frères ennemis Disparu depuis six semaines, Yves Joris est retrouvé amnésique, errant dans Paris. La police constate qu'il a reçu récemment une balle dans le crâne, mais qu'il a été soigné ; des indices montrent qu'il s'est rendu en Norvège. Maigret ramène Joris à Ouistreham, où il vivait avec sa servante. A peine arrivé, Joris meurt empoisonné. Maigret enquête dans le port où les gens se taisent, qu'il s'agisse de marins, comme Grand-Louis, ou de bourgeois fortunés, comme Ernest Grandmaison : pourtant, ils savent à l'évidence bien des choses.
    Les Mémoires de Maigret - Maigret raconte Maigret Admis à la retraite, Maigret, retiré à Meung-sur-Loire, décide de rédiger ses mémoires afin de rectifier le portrait " plus vrai que nature " qu'a tracé de lui le romancier Sim devenu Simenon.
    Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très "noirs' Romans durs

  • « Il existe encore, dans les Vosges, des adorateurs du soleil.
    Plusieurs fois, aux sommets du Ballon de Guebwiller, du Ballon d'Alsace, j'ai trouvé - le 24 juin, au solstice d'été - des montagnards arrivés de très bonne heure (il y en avait même qui passaient la nuit) pour assister au lever du soleil.
    Ils étaient là, immobiles, comme hypnotisés, regardant bien en face le soleil encore pâle ; ils suivaient des yeux son ascension et s'en allaient une fois qu'ils ne pouvaient plus en supporter l'éclat.
    Pour eux, la vue merveilleuse des Alpes et de leurs glaciers apparaissant tout à coup éclatants dans un rayon lumineux ; le Jura, la Forêt-Noire, la plaine d'Alsace s'éclairant successivement ; pour eux, dis-je, rien de tout cela n'existait. Ils ne regardaient pas ! Le soleil seul les fascinait : c'est pour lui qu'ils étaient venus et non pour le panorama splendide qui se développait devant eux.
    Ces adorateurs du soleil étaient toujours des montagnards Alsaciens1.
    Nos aïeux Gaulois étaient de fervents adeptes du culte du soleil ; ils avaient pour Belen - leur dieu soleil - la plus grande vénération. Plusieurs sommets vosgiens étaient consacrés à ce culte, et ce nom de Belch (en français devenu Ballon), qu'ils ont conservé2, en est une preuve évidente.
    Plus tard, pendant la période romaine, Belen se confondit, dans l'esprit des populations romanisées, avec Mithra, Belus, divinités syriennes, représentant aussi le soleil et apportées en Occident par les légionnaires de Septime-Sévère, qui venaient de faire un long séjour en Asie. »
    BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  •  0500En butte à la tyrannie paternelle, la Malie choisit d´être une femme libre et de faire fi des conventions. Fière et solitaire, elle vit avec passion son travail au sein de la célèbre station thermale de Vittel tout juste créée par Louis Bouloumié. Jusqu´à sa liaison avec le docteur Darriaud, irrésistible, cultivé mais marié, qui lui imposera un chantage terrible à l´annonce de sa grossesse. La Malie devra alors trouver énergie et courage pour façonner son propre destin. Et pour qu´un jour, la petite Julie reprenne le flambeau... Dans le décor majestueux de Vittel, un siècle durant, du Second Empire à la Libération, s´accomplit le destin croisé de deux héroïnes exceptionnelles, la Malie et Julie, des vies de passion, de combats et de liberté. Un superbe hommage aux femmes.0300Le destin tumultueux de Marie-Amélie et de sa fille, de 1854 à 1944, dans les Vosges, à Paris et dans le Berry.Par défi, après que son père, notable de Vittel, lui a interdit d´épouser un fils de paysan, Marie-Amélie (la Malie) part travailler dans l´établissement de soins de la station thermale naissante, initiative qui lui vaudra d´être envoyée au Carmel de Dijon. A la mort de son père, la Malie reprend du service dans le centre de cure devenu un endroit très prisé et tombe sous le charme d´un médecin cultivé, charmeur et marié. La petite Julie qui naîtra de cette union sera immédiatement placée en nourrice très loin de sa mère, dans le Berry. Ce n´est que de longues années plus tard que Julie apprendra la vérité sur sa véritable généalogie. La vie l´a happée, elle s´est investie dans les luttes féministes, fait du théâtre. Installée à son tour à Vittel, elle s´engagera au service des autres jusqu´à la Seconde Guerre mondiale et tentera d´adoucir la vie des prisonniers du camp de concentration créé par les Allemands dans la station thermale. Elle se comportera de manière héroïque lors du passage en gare de Vittel du dernier convoi de Juifs expédiés de Lyon à Auschwitz par Klaus Barbie. 

  • Publié en 1977, cet ouvrage est aujourd'hui réedité : il se situe en effet au coeur du débat sur les nouvelles politiques d'aménagement du territoire, débat qui, lors de la première édition, ne concernait qu'un cercle restreint de spécialistes. Conçu en fait pour un large public et abondamment illustré, il appréhende trois niveaux d'organisation - la parcelle, l'exploitation agricole, le terroir - et embrasse l'ensemble des relations entre pratiques agricoles et transformation des paysages.

  • L'histoire médiévale du Saint Empire romain germanique offre une séquence à la fois emblématique et singulière dans sa partie sud-ouest, entre Vosges et Forêt-Noire, l'Oberrhein : aucune unité politique pendant le siècle qui sépare la disparition des Staufen et la reconstruction impériale de Charles IV (entre 1250 et 1350 environ). Ce paysage politique émietté correspondait parfaitement à la géographie impériale. En revanche, l'Oberrhein montre une véritable cohérence dans son mode de vie, sa langue et sa dynamique économique. D'où vient cet étonnant paradoxe d'une entité de vie sans unité politique ? L'analyse des pouvoirs princiers, ecclésiastiques ou laïques tente d'expliquer dans un premier temps pourquoi il n'y eut pas de comte de l'Oberrhein. Puis, l'étude se porte sur les terroirs qui ont modelé une distribution et une occupation de l'espace, caractérisées par la densité et l'abondance. Le réseau des petites villes, enfin, évoluant d'alliances informelles en ligues, permet de comprendre l'originalité de cette région aux campagnes urbanisées et aux cités rurales. Cette séquence de l'histoire se termine par la réussite du regroupement territorial des Habsbourg, et le retour d'un pouvoir impérial qui va instrumentaliser en 1354 le réseau des villes en créant la Décapole.

  • Savez-vous qui est le Houeran ? Non ? Le Hiltiti, peut-être alors ? Non plus ? Etes-vous familier avec la druidesse de Vogesus ? Avez-vous peur des Amazones de Rouffach ? Connaissez-vous l´histoire du petit Poucet vosgien ? Quelles qu´aient été vos réponses à ces questions, si vous avez été intrigués par ces noms, si vous êtes passionnés par le fantastique et si vous voulez partir à la découverte des légendes des Vosges, laissez libre cours à votre imagination et rejoignez Thierry Rollet dans son univers si fabuleux...

  • Robert Proust n´a pas encore 18 ans lorsqu´il rejoint la Résistance. Près de soixante-dix ans plus tard, il nous emmène avec lui et nous fait vivre les événements qui bouleversèrent sa vie et le conduisirent à rejoindre la clandestinité au sein de plusieurs réseaux de résistants et notamment d´un des plus grands groupements de la Résistance française : le Corps Franc Pommiès. Son parcours nous emmène de Bordeaux à Stuttgart en passant par les Pyrénées, le centre de la France, les Vosges, l´Alsace... Nous côtoyons les combats qui marquèrent la Libération et nous approchons la dureté, tant morale que physique, de ces épreuves. Il nous rappelle ainsi que tout n´est pas simple dans une guerre et qu´elle ne peut se résumer à la seule lutte du bien, les résistants, contre le mal, les Allemands. Aspect trop souvent oublié : Robert Proust nous confronte au fait que la guerre ne finit pas en mai 1945. Pour de nombreux combattants, revenir à une vie normale deviendra un autre combat tout autant jalonné d´obstacles.

  • « Je croyais savoir ce que le bonheur voulait dire, et surtout, j'avais l'impression d'avoir fait une véritable rencontre. » Le narrateur, un homme que 40 ans d'existence ont abimé, part, seul, se ressourcer dans la forêt du Jura. Il y croise une femme, sans âge, qui vit retirée de la société. Seuls et ensemble, ils entament une discussion sur la rencontre, évoquant non seulement les artistes et les intellectuels qui ont abordé le thème, mais surtout leurs expériences personnelles. Nourri de la Consolation de Philosophie, ce court dialogue tente de cerner comment l'on ne parvient à soi, à la connaissance de soi ainsi qu'à la sérénité intérieure, qu'en nous réfléchissant dans le miroir que l'autre nous tend. Accessible et intime, cette conversation philosophique propose une réflexion ouverte, documentée et partageable.

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