• La vie devant soi raconte l'histoire, dans le quartier de Belleville, à Paris, d'un petit garçon arabe orphelin, Momo, et d'une dame juive, âgée, malade, Madame Rosa, qui garde dans son appartement des enfants dont les mères travaillent ou ont disparu.
    Dès la publication du livre d'Émile Ajar, Momo et Madame Rosa sont devenus célèbres, presque des personnages publics, et le roman a été aussitôt traduit dans une multitude de pays.
    C'est que ce roman, qui provoque constamment le rire et les larmes, porte en lui toutes les questions, tous les drames et tous les rêves du monde d'aujourd'hui.
    Lorsqu'à la fin du livre la police enfonce la porte de la cave où le petit Momo veille le corps de Madame Rosa qu'il n'a pas voulu laisser conduire à l'hôpital, ces deux protagonistes d'un immense amour atteignent une fois pour toute la dimension de Légende, parce que face aux oppressions et aux injustices ils ont lutté jusqu'au bout, par la lumière et l'intelligence et par la force du coeur.
    La vie devant soi a reçu le prix Goncourt en 1975.

    1 autre édition :

  • Après l'immense succès de Voici venir les rêveurs, Imbolo Mbue revient avec une oeuvre d'une force et d'une beauté inouïes. Dans la lignée des Damnés de la terre de Frantz Fanon, Puissions-nous vivre longtemps est un grand roman politique sur les dégâts du capitalisme à outrance, sur l'Afrique et sur les fantômes de la colonisation ; c'est aussi l'inoubliable portrait d'une femme puissante et lumineuse. Â
    levez-vous enfants, mettez-vous en formation, la folie a pris feu, poings levés brûle, brûle, brûle ; que toutes les voix s'élèvent, vivantes et fières - ou donnez-nous la mort dix mille régimes, se repaissant de nos âmes, et pourtant nous continuons de nous battre, jusqu'à quand ? puissions-nous vivre longtemps pour voir ce matin resplendissant. C'est l'histoire d'un petit village d'Afrique de l'Ouest en lutte contre la multinationale américaine qui pollue ses terres et tue ses enfants.
    C'est l'histoire d'une génération d'anciens qui a cru en la promesse d'une prospérité venue d'Occident.
    C'est l'histoire d'une jeunesse qui décide de se révolter, quitte à user de la violence et à prendre les armes.
    C'est l'histoire de Thula, la belle et courageuse Thula, prête à tout pour sauver les siens au risque de tout sacrifier.
    ÂÂ

  • Méchantes blessures

    Abd Al Malik

    • Plon
    • 22 Août 2019


    Méchantes blessures est un roman qui, avec poésie, analyse le rêve de faire peuple d'une certaine jeunesse française éprise de culture et issue des banlieues et de l'immigration.
    Et si notre vie n'était que le résultat d'une succession de traumatismes ? Et si tout ce qui est vrai pour un être l'était également pour une ville, un pays ou un continent ? Alors les différentes blessures qu'inflige l'existence aux individus s'apparenteraient aux crises que connaissent de tout temps les nations.
    Kamil n'est pas seulement un rappeur esthète, musulman et noir aux racines congolaises, né à Strasbourg et assasssiné à Washington, en plein jour, dans le parking d'une boîte de strip-tease, il est aussi l'incarnation d'une certaine idée du génie français. Méchantes blessures raconte la vie et la mort de ce Français du XXIe siècle.
    Dans ce récit subtilement tissé, entre roman noir, conte philosophique et spirituel, Abd Al Malik imprègne durablement l'esprit et transmet par son écriture sa vision d'un avenir commun.

    1 autre édition :

  • Elles ont 7 ou 9 ans à New York. Elles s'appellent Christina, Lucy, Frangie ou Annie... Elles partagent des lits à punaises et des parents chinois qui luttent chaque jour pour les nourrir, leur payer l'école et les faire grandir dans le rêve américain.
    C'est leurs voix qui nous parlent, spontanées, crues, bouleversantes, elles racontent une enfance dans les marges, le racisme et la violence quotidienne, et l'amour immense des parents qui les protège et les étouffe.
    C'est ainsi qu'elles apprennent à sortir de l'enfance avec une audace et une soif de vivre qui éclatent à chaque page.Des gamines inoubliables qui font valser les clichés de la littérature d'immigration, dans ce premier roman d'une énergie folle qui laisse le lecteur étourdi.« Laissez tomber tout ce que vous êtes en train de lire, il n'y a qu'un seul livre, et c'est celui-ci. » The Times

    Jenny Zhang est née à Shanghai en 1983 et a grandi à New York où elle a rejoint ses parents à l'âge de quatre ans. Elle est diplômée de Stanford et a publié deux livres de poèmes et un recueil d'essais.
    Apre Coeur est son premier roman.


    Web site : Jennybagel.com
    Instagram : @Jennybagel

  • Après l'immense succès international d' Il est de retour, Timur Vermes revient avec une nouvelle satire aux accents houellebecquiens, un roman d'anticipation aussi drôle que mordant, dans une Europe en pleine crise migratoire où les médias et les réseaux sociaux font office de philosophie de vie.
    2020 et des poussières. L'Europe a fermé ses frontières et, comme des centaines de milliers de ses compatriotes, Lionel est coincé dans un immense camp de réfugiés aux confins de l'Afrique, sans le moindre avenir.
    Résolu à se rendre en Allemagne coûte que coûte, Lionel élabore alors un projet fou : marcher 10 000 kilomètres jusqu'en Europe, en compagnie de ses 150 000 compagnons d'infortune. Le tout sous les caméras d'une émission de téléréalité allemande et suivi de près par une foule de journalistes, d'hommes d'affaires et de mafieux en tout genre, bien décidés à capitaliser sur ce long cortège de misère humaine.
    En Allemagne, c'est la panique. Une horde d'envahisseurs venus d'ailleurs s'apprête à franchir les portes de l'Europe ? Jamais ! Les politiciens s'affairent, les journalistes polémiquent et la population s'émeut.
    Et tandis que tous tergiversent, les marcheurs arrivent enfin...

  • - Venez voir ! hurle mon père, à peine rentré du travail.

    Nous l'entourons. Il a les yeux rouges, ses mains jointes tremblent. Ma mère arrive en s'essuyant sur un torchon. Il pose sur la toile cirée un morceau de papier journal enroulé. Comme fou, il n'a même pas pris la peine de se laver les mains.


    - J'ai trouvé, j'ai trouvé !


    Il défroisse délicatement le morceau de papier dont l'encre a bavé, en tremblant.

    - Regardez !

    Il ouvre ses mains... Une pépite ! Elle étincelle dans le reflet de nos prunelles d'enfants, clignote dans les yeux de ma mère.

    Il est beau, ce rêve. C'est mon plus beau.


    Auteur notamment du Thé au harem d'Archi Ahmed (1983), Mehdi Charef, qui a publié trois autres romans et réalisé onze films, retrouve l'écriture après treize ans d'interruption. Rue des Pâquerettes revient sur son arrivée en France en 1962, à 10 ans, dans le bidonville de Nanterre : il y raconte sa difficulté à comprendre son père, qui les a arrachés, lui, sa mère et sa soeur, à leurs montagnes pour les faire venir en France ; l'humiliation, la boue et le froid du bidonville ; mais aussi l'enthousiasme de son instituteur, l'amitié des camarades, la douceur d'Halima ; et sa grand-mère, persuadée que la vie d'un enfant qui pose autant de questions ne pourra être que trop pleine.

    Né en Algérie en 1952, romancier, scénariste et cinéaste, Mehdi Charef est arrivé en France en 1962. Il a connu les bidonvilles, les cités de transit et l'usine avant de publier quatre romans, tous au Mercure de France, et de réaliser onze films, dont Le Thé au harem d'Archimède (1984) et Graziella (2005).

  • Un récit pour éveiller les consciences, par la capitaine du Louise-Michel, le bateau de sauvetage de Banksy
    Alors que des milliers de personnes se noient en Méditerranée, cherchant refuge en Europe, une capitaine décide de prendre la mer avec son équipage. Elle refuse d'accepter que l'Union européenne ait décidé de laisser les gens mourir en toute connaissance de cause.
    Mais quand leurs opérations de sauvetage sont sabotées, elle comprend qu'elle va devoir se battre pour sa liberté, et affronter un pouvoir politique qui est prêt à trahir ses valeurs. Son seul espoir : la rébellion.
    Un texte engagé qui montre une réalité tragique.

  • Un soir de printemps, après avoir quitté le diner dont il est propriétaire, Driss Guerraoui, un Américain d'origine marocaine, est brutalement renversé par une voiture et meurt sur le coup. Le chauffeur du véhicule, lui, prend la fuite.
    La nouvelle de sa disparition est un choc pour sa famille, et ravive des blessures et des questionnements que tous auraient préféré laisser derrière eux. Cette mort est-elle un tragique accident de la route, ou faut-il y voir la marque d'un crime raciste ? Car si les Guerraoui sont l'exemple type d'une immigration réussie, la société américaine n'en a peut-être pas fini avec le rejet de l'autre. Nora, la fille cadette de Driss, en est persuadée.
    Sur fond d'enquête, plusieurs personnages prennent la parole à tour de rôle pour raconter leur histoire. Ces voix s'unissent et se contredisent pour relater leur quotidien dans l'Amérique d'aujourd'hui, et font de la petite ville de Californie où se déroule ce roman le théâtre de ses tensions identitaires les plus enfouies.

  • Il est temps d'agir

    Carola Rackete

    On l'appelle " Capitaine Courage ".
    Carola Rackete a 32 ans. Le 29 juin 2019, aux commandes du Sea-Watch 3, elle a accosté à Lampedusa pour sauver 40 migrants en état de détresse à bord.
    Elle a bravé l'interdiction de débarquer, au nom de ses convictions. " Ce n'était pas un acte de violence, seulement de désobéissance. "
    Dans ce livre-manifeste, elle nous alerte sur le sort des réfugiés et l'état de notre planète. Il n'y a plus un instant à perdre pour construire un monde plus juste.
    À la suite de Greta Thunberg, elle incarne la génération du changement. " Quand, sinon maintenant, la chance se présentera-t-elle de changer le système ? " Allons-y.

  • L'immigration électrise périodiquement notre débat public. Mais son irruption sur la scène politique et médiatique se fait le plus souvent à partir de données anciennes, incomplètes ou habilement maquillées. Une méconnaissance de la réalité, entretenue par l'extrémisme d'un côté, par le politiquement correct de l'autre.Ce livre dresse le tableau de l'immigration en France depuis vingt ans. Il permet d'en finir avec le déni soigneusement orchestré par quelques démographes ayant pignon sur rue, lesquels tentent d'occulter la réalité de la vague migratoire massive qui affecte notre pays.Préfet de région et Conseiller d'État, Patrick Stefanini a consacré à ce problème une grande partie de sa vie professionnelle, dans les divers postes de responsabilité qu'il a occupés auprès de Robert Pandraud, Alain Juppé, Dominique de Villepin et enfin Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux. Il a retiré de cette expérience concrète des convictions fortes qu'il exprime ici sans détour. Il décrit l'impuissance de nos gouvernements à maîtriser l'immigration alors même que la France, affaiblie économiquement, a vu ses capacités d'accueil se restreindre et a laissé s'abîmer son modèle social. Il constate l'échec de nos efforts d'intégration en raison du chômage de masse, mais aussi du repli identitaire et de la poussée du fondamen-talisme islamique chez les nouveaux immigrants.Il formule aussi des propositions précises, à rebours des mots d'ordre simplistes des uns et de l'aveuglement des autres : contrôle des frontières extérieures de l'Europe, dépôt des demandes d'asile hors du territoire français, révision radicale de notre politique d'aide au développement, et enfin refonte des règles d'acquisition de la nationalité française.C'est désormais la cohésion de notre société qui est en jeu. Pour reprendre le contrôle de l'immigration, Patrick Stefanini appelle à faire les choix devant lesquels la France recule depuis vingt ans.

  • J'ouvre les yeux, tout est noir. Déjà trois heures que je tourne mes pensées, à la recherche
    d'un calme qui ne viendra plus. Dans ma vie d'avant, je dormais sans effort. L'insomnie, je l'ai
    découverte après.
    Il a quitté le désert pour la France. C'était un aller simple, en avion. Il fallait partir, il n'avait plus le choix. Touareg luttant pour l'indépendance de son peuple, Issouf Ag Aguidid a obtenu l'asile politique. Depuis il construit sa vie ici, pris entre les souvenirs de son Sahara natal et la réalité d'un quotidien âpre, où tout est à conquérir.
    Un récit incarné et fort sur le courage et la liberté.

  • Le démographe Hervé Le Bras analyse brillamment le contexte migratoire que connaît actuellement notre pays. À la question, abondamment commentée, de l'immigration, l'auteur intègre celle de l'émigration, de Français d'une part et d'étrangers d'autre part. Il propose également une réflexion sur le lien entre immigration et croissance économique, sur le vieillissement des populations européennes, ainsi qu'une proposition prospective quant à l'avenir des migrations. Enfin, il répond aux tenants de la théorie du "grand remplacement"...

    Hervé Le Bras est démographe et historien, auteur de plusieurs ouvrages dont récemment, chez le même éditeur, Se sentir bien dans une France qui va mal.

  • Depuis la Seconde Guerre mondiale, le "réfugié" préfère en général l'appellation de "nouvel arrivant" ou d'"immigré", pour marquer un choix, afficher un optimisme hors pair vis-à-vis de sa nouvelle patrie. Il faut oublier le passé : sa langue, son métier ou, en l'occurrence, l'horreur des camps. Elle-même exilée aux États-Unis au moment où elle écrit ces lignes dans la langue de son pays d'adoption, Hannah Arendt exprime avec clarté la difficulté à évoquer ce passé tout récent, ce qui serait faire preuve d'un pessimisme inapproprié. Pas d'histoires d'enfance ou de fantômes donc, mais le regard rivé sur l'avenir. Mais aux yeux de ces optimistes affichés, la mort paraît bien plus douce que toutes les horreurs qu'ils ont traversées. Comme une garantie de liberté humaine.

    Née en 1906, Hannah Arendt fut l'élève de Jaspers et de Heidegger. Lors de la montée au pouvoir des nazis, elle quitte l'Allemagne et se réfugie eux Etats-Unis, où elle enseigne la thoérie politique. À travers ses essais, tels que La Condition de l'homme moderne, Les Origines du totalitarisme, Eichmann à Jérusalemou encore Le Système totalitaire, elle manifeste sa qualité d'analyste lucide de la société contemporaine. Elle meurt en 1975.

  • Un livre de plus sur les jeunes " issus de l'immigration " ? Pour dénoncer les discriminations qu'ils subissent, sur fond de relégation sociale dans les quartiers " difficiles " ? Et conclure sur l'échec de leur " intégration " dans notre pays ?
    Non. L'ambition de ce livre est autre : décentrant le regard habituellement porté sur ce groupe social, il retrace, à partir d'une enquête sur la longue durée, le destin des huit enfants d'une famille algérienne installée en France depuis 1977, dans un quartier HLM d'une petite ville de province. Le récit de leurs parcours - scolaires, professionnels, matrimoniaux, résidentiels, etc. - met au jour une trajectoire d'ascension sociale (accès aux classes moyennes) et essaie d'en expliquer les raisons. Cette biographie à plusieurs voix montre différents processus d'intégration en train de se faire. Elle pointe aussi les difficultés rencontrées par les enfants Belhoumi pour conquérir une place dans le " club France ", en particulier depuis les attentats terroristes de janvier 2015 qui ont singulièrement compliqué la donne pour les descendants d'immigrés algériens.

  • Un essai incisif du grand sociologue Zygmunt Bauman, père du concept de société liquide, sur la crise des réfugiés.

    Depuis toujours, des réfugiés, emmenés par la guerre et la faim, toquent à la porte de mieux lotis. Pour ceux qui se trouvent derrière ces portes, ces importuns ont toujours d'abord été des étrangers, des étrangers porteurs de peur et d'angoisse.

    Nous sommes, aujourd'hui, confrontés à une forme extrême de ce motif historique. Alors que les médias sont obsédés par une " crise migratoire " qui menacerait notre mode de vie, on voit naître une véritable panique morale. L'idée que le bien-être de nos sociétés est menacée est désormais largement répandue.

    C'est cette panique morale que dissèque Zygmunt Bauman dans ce petit essai incisif paru en 2016.

    Il revient sur la manière dont hommes et femmes politiques ont exploité la peur pour la répandre d'abord chez les plus déshérités d'entre nous. À ceux-là, on promet d'ériger des murs, non des ponts. Mais si cette promesse rassure à court terme, elle est condamnée à l'échec sur le long terme.

    Car la crise à laquelle nous sommes confrontés concerne l'humanité dans son ensemble. Nous sommes, plus que jamais, dépendants les uns des autres. Raison pour laquelle il nous faut inventer de nouvelles manières de vivre ensemble.

    " Un ouvrage bref et passionné. "
    Libération

  • Trois textes réunis autour d'un sujet rarement traité par Bouvier : son enfance. Dans le premier, l'écrivain-voyageur, à 67 ans, évoque son rapport à l'âge, à la mémoire, et naturellement à l'enfance, « état de convoitise et de peur où tout ce qui arrive pour la première fois, cadeau ou blessure, laisse une marque indélébile ». Au centre du livre, le texte éponyme un récit savoureux, quasi-proustien, qui raconte les étés passés dans la propriété des grands-parents maternels et comment, petit garçon de huit ans, Nicolas triompha de l'« une des figures les plus détestées » de son enfance : Bertha, la bonne prussienne. Le dernier texte est un hommage au père, bibliothécaire et « conteur tout à fait extraordinaire », voyageur « par procuration » au travers des livres.

    NICOLAS BOUVIER (1929-1998), est un des plus grands écrivains de langue française de la deuxième moitié du 20e siècle, voyageur, photographe et iconographe.

  • Longtemps, les femmes ont été absentes du grand récit des migrations. On les voyait plutôt, telles des Pénélope africaines, attendre leur époux, patientes et sédentaires. Il n'était pas question de celles qui émigraient seules. Elles sont pourtant nombreuses à quitter leur foyer et leurs proches, et à entreprendre la longue traversée du désert et de la Méditerranée.
    Fondé sur une recherche au long cours, menée aux marges de l'Europe, en Italie et à Malte, ce livre est une enquête sur la trace des survivantes. Au fil des récits recueillis, il restitue leurs parcours, de déchirements en errance, de rencontres en opportunités. Entre persécutions, désir d'autonomie et envie d'ailleurs, les causes de leur départ sont loin d'être simples et linéaires.
    Les Damnées de la mer offre ainsi une remarquable plongée dans leur vie quotidienne, dans des centres d'accueil où leur trajectoire est suspendue, dans l'attente d'une reconnaissance de cette Europe qui souvent les rejette. L'ennui et la marginalisation sont omniprésents. Mais ces femmes sont également résistantes et stratèges, à la recherche de lignes de fuite.
    En restituant les multiples facettes de ces destinées, ce livre décline l'histoire des migrations en Méditerranée au féminin. Il refuse les clichés binaires qui opposent la migrante-victime à la migrante-héroïne pour adopter le point de vue de l'expérience des femmes : non sans tensions, l'autonomie qu'elles mettent à l'épreuve apparaît à la fois comme le support et l'horizon de leur projet migratoire.

  • Au-delà des polémiques, que sait-on vraiment de l'assimilation et de son histoire ? La pratique qui consiste à exiger de l'étranger qu'il devienne un semblable remonte à l'Antiquité, et n'est le privilège ni d'un pays, ni d'une époque. Aucun ouvrage n'avait jusqu'ici proposé une histoire globale de l'assimilation. L'ambition de cette entreprise inédite est de donner un panorama des pratiques d'assimilation à travers l'histoire, de l'Antiquité à nos jours, de l'Europe à l'Amérique, du Japon à l'Arabie, des grands empires aux pays d'immigration. Un fait se dégage : même si elle se révèle parfois contraignante, l'assimilation est toujours associée à l'universalisme, tandis que le refus de l'assimilation a souvent partie liée avec le racisme ou la xénophobie. Loin d'être synonyme de repli sur soi, l'assimilation se révèle historiquement le propre des sociétés ouvertes. En creux, ce sont les problématiques de notre époque, marquée par les crises migratoires et la mondialisation, que ce livre cherche à éclairer, en abordant les problématiques de l'étranger et de l'immigration sous un nouveau jour. Faut-il chercher à rendre nos sociétés diverses plus homogènes ? Quel type de culture, quel rapport à nous-mêmes et à autrui voulons-nous ? Bref : à Rome, doit-on encore demander de faire comme les Romains ?    

  • " Je n'ai pas une goutte de sang français, mais la France coule dans mes veines. " Romain GaryDe Jacques Offenbach à Romain Gary en passant par Marie Curie, Guillaume Apollinaire, Émile Zola ou encore Joséphine Baker, il est temps de raconter l'amour pour la France de ces hommes et ces femmes venus d'ailleurs. Tous ont été en leur temps de jeunes immigrés, en butte aux souffrances de l'exil, et victimes d'humiliations. Mais tous ont voulu mettre au service de leur pays d'adoption l'héritage qu'ils avaient reçu, et lui ont ainsi donné sa richesse et ses lettres de noblesse. Les destins hors du commun des héros de cet ouvrage les ont inscrits pour toujours dans la mémoire collective. Avec ce livre, réconcilions la France avec cette histoire, puisque l'histoire de la France, c'est aussi l'histoire du monde.

  • Ami noir : Généralement utilisé comme gilet pare-balles dans une conversation stérile. Exemple : "Je ne peux pas être raciste, j'ai un ami noir." À travers ce lexique irrévérencieux, véritable guide de survie dans une société dite post-coloniale, Piment, collectif formé de quatre passionnés de cultures afro-diasporiques - Célia Potiron, Christiano Soglo, Binetou Sylla et Rhoda Tchokokam - et auteur d'une émission culturelle diffusée sur Radio Nova, proposent cette oeuvre protéiforme regroupant leurs propres définitions et réflexions sur des mots et des expressions anciens ou modernes, nécessaires ou superflus, politiques ou humoristiques. Palais sensibles, s'abstenir !

    Formé en mai 2017, à l'époque des premiers balbutiements de l'industrie des podcasts « afros » en France, le collectif Piment anime une émission culturelle diffusée sur Radio Nova et largement écoutée en podcast. Il réunit quatre passionnés de cultures d'Afrique et de sa diaspora : Célia Potiron, Binetou Sylla, Rhoda Tchokokam et Christiano Soglo.

  • La distinction entre réfugiés politiques et migrants économiques s'est aujourd'hui imposée comme une évidence, tout comme la hiérarchie qui légitime l'accueil des réfugiés au détriment des migrants. Ce livre montre que ces définitions en disent plus long sur les États qui les appliquent que sur les individus qu'elles sont censées désigner. Car il n'existe pas de réfugié en soi que les institutions pourraient identifier pour peu qu'elles soient indépendantes ou en aient les moyens. La catégorie de réfugié se reconfigure en réalité sans cesse, au fil du temps, au gré des changements de rapports de force et de priorités politiques.
    Plutôt que d'analyser les parcours des exilés pour déterminer s'il s'agit de réfugiés ou de migrants, cet ouvrage dissèque l'institution qui les nomme : l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra), depuis sa création en 1952. Il établit que la chute du taux de reconnaissance du statut de réfugié est moins liée à la transformation des profils des requérants, à l'obsolescence de la Convention de Genève ou à une perte d'indépendance de l'Ofpra qu'à un changement de subordination. Alors que, pendant la guerre froide, l'assujettissement du droit d'asile aux politiques diplomatiques et le besoin de main-d'oeuvre favorisaient un taux élevé d'accords, son instrumentalisation par les politiques migratoires, dans le contexte de la construction de l'immigration comme problème, entraîne un taux élevé de rejets.
    En s'intéressant aux acteurs du droit d'asile, à leurs profils et à leurs pratiques les plus quotidiennes, cette sociohistoire, par le bas, des politiques d'asile en France apporte une contribution nouvelle à l'analyse du pouvoir d'État
    en actes à l'égard des étrangers.

  • Un des romans les plus attendus de la rentrée littéraire étrangère, LE livre qui a fait l'événement de la Foire de Francfort 2014. Américaine d'origine camerounaise, Imbolo Mbue puise dans son expérience pour raconter les destins croisés de deux familles que tout semble opposer ; un premier roman pétillant qui questionne avec une certaine jubilation l'illusion de l'American dream au profit de l'African dream. Aux États-Unis et au Cameroun, en 2007. Nous sommes à l'automne 2007 à New York et Jende Jonga, un immigrant illégal d'origine camerounaise, est en passe de réaliser son rêve : après avoir été plongeur et chauffeur de taxis, il vient de décrocher un emploi de chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers. Pour Jende, tout est désormais possible : il va enfin pouvoir offrir à Neni, son amoureuse, les études de pharmacienne dont elle rêve. Et surtout, pour les Jonga, le Graal est en vue : obtenir leur carte verte et devenir enfin des Américains. Mais rien n'est simple au pays de l'American Dream. Entre Jende, loyal, discret, compétent, et son patron Clark, noyé dans le travail et les difficultés de la banque se noue une vraie complicité. Les deux familles se rapprochent, mais si les Jonga sont soudés malgré l'épée de Damoclès de l'expulsion, les Edwards sont en proie à de nombreux problèmes. Pour tous, l'interminable demande d'asile des Jonga et la menace d'éclatement de la bulle des subprimes vont remettre en question leurs certitudes...

    1 autre édition :

  • Tout commence lorsque David Chariandy est victime, dans un restaurant éthique de Vancouver, d'un acte de racisme ordinaire en présence de sa fille de trois ans. Dix ans plus tard, l'élection de Donald Trump lui donne l'occasion d'adresser à sa fille désormais adolescente une lettre pour évoquer les questions universelles de l'identité et de la race. Chariandy puise dans son propre passé, dans celui de ses ancêtres afro-asiatiques et dans des épisodes concrets vécus en famille une réflexion sur l'héritage de l'esclavage, le statut de « minorité visible » et d'immigré de deuxième génération : que ressent-on lorsqu'on est considéré comme un étranger alors que l'on est né au Canada ? Lorsqu'on nous demande, inlassablement, « non, mais d'où viens-tu vraiment ? »

    Né en 1969 à Toronto, David Chariandy vit aujourd'hui à Vancouver, où il enseigne à la Simon Fraser University. Il compte parmi les auteurs contemporains majeurs au Canada. À travers son premier roman, Soucougnant (Zoé. 2012, prix Baudelaire de traduction) ou plus récemment 33 tours (Zoé, 2018, finaliste du Prix littéraire des lycéens et apprentis de la Région PACA 2019), Chariandy puise son inspiration au sein de la diaspora caribéenne au Canada et traite de son intégration à la culture locale.

  • Lili ne peut pas aller en colo avec ses frères. Elle passera ses vacances à Saint Denis chez tata Denise, l'oncle Jo, et ses sept cousins. C'est une grande famille qui fait beaucoup de bruit. Mais l'oncle Jo est silencieux et il passe ses journées à regarder par la fenêtre un terrain vague. « Ma pauvre Denise », disent les voisines. « Dieu nous protège », répond tata Denise. Un jour, l'oncle Jo disparaît. Lili attend son retour et voit sur le terrain vague une porte qui avance toute seule.

    1 autre édition :

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