• L'école hors de la République : enquête au coeur des réseaux de l'enseignement parallèle Nouv.

    Un document choc en plein coeur de l'actualité
    Pendant plus d'un an, Anna Erelle et Jacques Duplessy ont enquêté sur un phénomène méconnu de l'opinion et de plus en plus embarrassant pour les pouvoirs publics : la multiplication d'établissements scolaires qui passent sous les radars de l'Éducation nationale. Si, depuis Jules Ferry, l'instruction est obligatoire en France, envoyer son enfant à l'école ne l'est pas, du moment qu'un enseignement lui est dispensé. Or cette tolérance jusqu'ici marginale devient, à mesure que la peur du communautarisme grignote notre pays, un vrai problème de société : " écoles en ligne " et structures clandestines sont en plein essor.Outre le sujet explosif de l'école à la maison, ce livre, fruit d'une enquête de terrain extrêmement documentée, dévoile l'univers protéiforme de cet enseignement parallèle. On y découvre de nombreux adeptes des pédagogies alternatives. Mais aussi les promoteurs de l'islam radical, théologiquement et financièrement appuyés par l'Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie. D'autres qui relaient des thèses complotistes ou des récits fondamentalistes de la création de l'univers. D'autres encore qui flirtent avec des pédagogies aux relents d'extrême droite. Bien loin du modèle laïc inspiré des Lumières qui fonde notre République.

  • Ils enseignent la liberté. Ils sont les bâtisseurs du monde de demain, d'une société fraternelle, diverse et égalitaire. Ils travaillent à un monde plus juste.
    40 personnalités se souviennent d'un professeur qui a changé leur vie.
    Abd Al Malik, Aline Afanoukoe, Albert Algoud, Anouk F., Jérôme Attal, Charles Berling, Nicolas Beuglet, Sophie Blandinières, Anne-Laure Bondoux, Françoise Bourdin, Cali, Marie Darrieussecq, Rokhaya Diallo, Irène Frain, Raphaëlle Giordano, Héloïse Guay de Bellissen, Serena Giuliano, Marius Jauffret, Jul, Caroline Laurent, Marc Levy, Henri Loevenbruck, Mathias Malzieu, Agnès Martin-Lugand, Nicolas Mathieu, Fabrice Midal, Bernard Minier, Thibault de Montaigu, Plantu, Josef Schovanec, Romain Slocombe, Tatiana de Rosnay, Camille Pascal, Christiane Taubira, Sylvie Testud, Franck Thilliez, Philippe Torreton, Séverine Vidal, Jacques Weber, Bernard Werber.
    /> En hommage à Samuel Paty.

  • Ce pays des hommes sans Dieu Nouv.

    A contre-courant des idées dominantes, Jean-Marie Rouart fustige les illusions de la laïcité érigée en dogme protecteur face à l'islamisme.
    L'islam n'est-il pas d'une certaine façon le révélateur de nos failles et de la fragilité de notre assise morale et philosophique ? À contre-courant de ceux qui se contentent de s'abriter derrière le laïcisme ou le séparatisme pour faire face à la montée de l'islam, Jean-Marie Rouart s'interroge sur nos propres responsabilités dans cette dérive. Ne sommes-nous pas aveuglés par ce que nous sommes devenus ? Consommateurs compulsifs, drogués par un matérialisme sans frein ni horizon, s'acheminant vers une forme de barbarie moderne, ne mésestimons-nous pas nos carences culturelles et nos faiblesses spirituelles ?
    C'est moins l'essor de l'islam que l'auteur stigmatise que l'abandon de notre propre modèle de civilisation. Pour lui le véritable défi à relever n'est pas seulement d'ordre religieux, c'est notre civilisation qui est en cause. Rappelant que notre nation s'est constituée autour d'un État, du Livre, de la littérature et d'une religion porteuse de valeurs universelles, il rappelle l'importance de ces piliers de la civilisation chrétienne pour faire contrepoids à d'autres modèles et préserver notre identité. À ses yeux, ce qu'il appelle la " mystique laïcarde " n'est qu'une illusoire ligne Maginot contre l'islam. L'athéisme, si respectable soit-il, reste impuissant à remplacer la croyance.
    C'est le livre d'un " chrétien déchiré " qui a du mal à se reconnaître, comme beaucoup, dans l'Église de l'après-Vatican II. Jean-Marie Rouart refuse de s'avouer vaincu : il s'interroge sur les moyens de conjurer le déclin d'une civilisation d'inspiration chrétienne menacée autant par l'islam que par elle-même.

  • Les nostalgériades : nostalgie, Algérie, jérémiades Nouv.

    La combattante courageuse contre l'envoilement nous fait découvrir l'envers du décor. Une plongée comme jamais, vivante, empathique et critique dans l'univers des jeunes des banlieues, l'ordinaire des profs, le quotidien des filles partagés entre la réalité d'ici et l'irréalité de là-bas. Un plaidoyer républicain.
    Nostalgie. Algérie. Jérémiades. C'est par ces trois mots, regroupés en Nostalgériades que s'ouvre le nouveau livre de Fatiha Agag-Boudjahlat, alternant l'essai politique et le récit autobiographique. Décrivant les naïves croyances des collégiens auxquels elle enseigne chaque jour (" Au bled, ça coûte rien ", " Seul Allah guérit "), et la difficulté qu'éprouvent les professeurs à enseigner la colonisation, la guerre d'Algérie ou la Shoah, la cofondatrice du mouvement Viv(r)e la République décrypte la condition féminine, en France comme dans les pays de culture musulmane. Rêvant d'un MeToo mondial, elle affirme dans sa splendide conclusion que si la condition féminine est un malheur, alors " il ne faut pas renoncer à ce malheur ".
    Sans langue de bois, sans naïveté et sans ressentiment, voici le nouvel essai flamboyant d'une femme puissante appelé à provoquer le débat.

  • Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, signe ce livre lapidaire sur la laïcité, un "combat politique" qu'elle entend bien mener. Elle en rappelle les grands principes et insiste sur le fait que la laïcité est l'indispensable instrument de l'émancipation féminine.
    "La laïcité, ce n'est pas l'oecuménisme. Ce n'est pas un gâteau que l'on partage entre les différentes religions, en distribuant un morceau aux non-croyants. (...) C'est la laïcité qui permet d'éviter la communautarisation de la société. C'est elle qui fait que nous sommes une nation unique, un peuple unique, et pas un millefeuilles, les "Village People" ou une addition de communautés."


    Marlène Schiappa se définit comme « militante laïque et féministe ». Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, elle a reçu en décembre 2017 le prix spécial de la laïcité du Grand Orient de France.

  • Que veut dire « être feministe » aujourd'hui ? Un homme peut-il se dire « feministe » ? Toutes les femmes le sont-elles ? Quel rapport entre feminisme et laicite ? Est-ce difficile d'être a la fois femme et scientifique de haut niveau ? Annie Sugier, dans des termes et clairs accessibles à tous, revient sur l'émergence du mouvement de libération des femmes, sur son propre parcours de femme engagée pour la cause féministe, et sur les enjeux majeurs de notre époque dans le combat féministe.

    Annie Sugier, née en 1942, militante féministe, présidente de la LDIF (Ligue du droit international des femmes), physicienne et chimiste, était directrice de la radio­protection dans l'organisme public d'expertise en sécurité nucléaire. Passionnée d'aviation, elle est titulaire d'une licence de pilote d'avion privé. Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.

  • Dans cette série d'entretiens menés avec celui que l'on associe volontiers à la «conscience morale» des Américains, celui-ci s'exprime sur des sujets qui sont emblématiques de l'inquiétante époque dans laquelle nous sommes entrés il y a quelque temps: Trump, la Russie de Poutine, l'Europe, la crise des migrants, la montée de l'intégrisme religieux. À 88 ans, Chomsky regarde le monde en proie à des régimes autoritaires et totalitaires, un néolibéralisme débridé, une crise écologique dévastatrice, une guerre perpétuelle, mais ce qu'il voit surtout, ce sont les mouvements sociaux qui résistent à l'injustice et les inégalités. Même si la situation est critique, Chomsky défend un point de vue optimiste. Il persiste et signe: non seulement est-il encore possible d'espérer, mais l'espoir est plus que jamais indispensable.

  • Quels sont les discriminations et les comportements racistes dont sont victimes les musulmans de France ? Quelles sont les situations où ils indiquent avoir fait l'objet de comportements discriminants en raison de leur appartenance religieuse ? Grâce à une enquête réalisée par la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) et la Fondation Jean-Jaurès, un certain nombre de réponses sont apportées afin d'objectiver du mieux que possible une situation finalement mal connue, et donner ainsi aux pouvoirs publics comme aux observateurs une idée précise de l'ampleur des discriminations subies en France par les musulmans en raison de leur religion.

    Ismail Ferhat est maître de conférences à l'Université de Picardie Jules Verne (ESPE d'Amiens) et chercheur rattaché au laboratoire CAREF.

  • Le XXIe siècle du christianisme Nouv.

    Catholicisme, protestantisme, orthodoxie, Occident, Orient, Europe et sécularisation, ce sont les meilleurs spécialistes qui dressent ici un état inégalé du christianisme, de ses défis comme de ses ressources. Un livre en coédition avec la Fondation de l'innovation politique.
    Aurélien Acquier, Jean-François Colosimo, Jean-Dominique Durand, Jean-Pascal Gons, Jacques Igalens, Henri Madelin, Émile Perreau-Saussine, Philippe Portier, Thierry Rambaud, Jean-Paul Willaime : ce sont les meilleurs spécialistes que Dominique Reynié, le directeur de la Fondation pour l'innovation politique, a réunis pour mener cette investigation sans précédent.Si, selon la prophétie attribuée à André Malraux, le xxie siècle sera métaphysique, en quoi demeurera-t-il ou non chrétien ? Après deux millénaires, qu'en est-il de l'Église et des Églises face au retour planétaire du religieux ? Quelles mutations internes le christianisme connaît-il lui-même à l'âge de la globalisation ? La séparation entre le spirituel et le temporel a-t-elle un avenir ?
    C'est à ces questions décisives que répond ce panorama à la fois informé, vivant et critique. Ces questions sont cruciales pour l'évolution de l'équilibre mondial et des sociétés démocratiques. Elles sont vitales pour le destin de l'Europe et de la France face au risque majeur d'acculturation. Elles déterminent les conditions, demain, de notre existence collective et individuelle.
    Catholicisme, protestantisme, orthodoxie, dialogues oecuménique et interreligieux mais aussi géopolitique, politique, droit, économie, éthique : théologiens, philosophes, historiens, sociologues, décryptent ici pourquoi et comment notre héritage dessine notre avenir.
    Un indispensable du débat public.

  • Dans ce nouvel ouvrage de la collection dirigée par Éric Fottorino, le philosophe Régis Debray revient, à travers ses chroniques publiées dans l'hebdo Le 1 ici rassemblées pour la première fois, sur plusieurs de ses sujets de prédilection : l'Europe, l'engagement de la jeunesse, la laïcité et ses implications, la notion de Nation, la culture et ses enjeux dans nos sociétés contemporaines.

    Régis Debray est philosophe et écrivain, auteur de nombreux ouvrages. Il fut compagnon d'armes de Che Guevara, ami du président chilien Allende, conseiller du président François Mitterrand.


  • Un essai sans concession sur la place des religions dans la société,française, doublé d'une réflexion libre fondée sur l'expérience à propos de l'Église et du catholicisme aujourd'hui. Où en sommes-nous véritablement ? Quels comportements faut-il changer pour vivre enfin
    ensemble ?

    " La laïcité, ça repose Dieu. Les raisons qui fondent cette affirmation me sautent aux yeux de la raison et du coeur. Le double sujet -; celui de la laïcité, et celui de Dieu -; est trop grave : il touche notre capacité de faire de notre société devenue plurielle une nation. La laïcité fait toujours l'objet d'opinions, de débats, de passions, de prises de positions, de postures aussi, tout azimut, de la part de croyants, de non-croyants, de tous bords, de toutes confessions.
    Il en ressort un sentiment de confusion tel que la tentation est de tomber dans une perception binaire de l'enjeu : il y aurait d'un côté des croyants dont le prosélytisme toujours prêt à se déployer heurterait la laïcité dont ils ne s'accommoderaient donc que de plus ou moins bonne grâce ; et de l'autre côté, en face, les partisans d'une laïcité qui expulserait les croyants et leurs croyances hors de l'espace public pour cette raison même et parce qu'ils considèreraient que les religions sont néfastes au bien vivre ensemble.
    Il est urgent de déposer les armes. Pour cela, il faut sortir du brouhaha et entendre le silence de ce ou celui qu'on appelle si facilement Dieu. Et si ce silence était proportionnel au raffut indigne que tant de croyants prétendent faire au nom de Dieu ? Et s'il était la réponse respectueuse faite à ceux qui ne croient pas ? "
    Cet essai invite à une réflexion libre, dépassionnée et ouvre des chemins à la fois en société et dans l'Église.

  • Loin de décliner irrémédiablement comme certains théoriciens de la sécularisation le prédisaient à la fin du siècle dernier, les religions sont redevenues des acteurs incontournables des relations internationales contemporaines. On le mesure bien sûr au réveil de la violence à justification religieuse qui constitue un des éléments saillants de guerres ethniques ou nationales (conflit israélo-palestinien, guerre civile au Sri Lanka, massacre des Rohingyas et, plus proche de nous, conflit en Irlande du Nord) ou du terrorisme (d'Al-Qaïda à Daech, en passant par les tueries initiées par des suprématistes défendant l'Occident chrétien).
    L'influence des religions dans le monde ne peut pourtant pas se résumer à cette seule violence. Leur activité à l'international répond à de multiples motivations : répandre leur message spirituel, promouvoir une morale, renforcer la cohésion de leurs adeptes. Elles jouent également un rôle important dans le développement d'une culture de paix et de dialogue et dans le règlement de certains conflits, par la pratique du dialogue interreligieux, de la médiation et du secours humanitaire.
    Les modalités de l'action politique et diplomatique des religions dans le monde sont donc complexes et parfois paradoxales. À l'origine de certains conflits, les religions peuvent tout aussi bien oeuvrer à leur résolution...

  • Retrouvez dans le Dictionnaire du vivre ensemble 100 notions incontournable sur la notion "Vivre ensemble". Un ebook pratique à garder près de soi !
    Ce dictionnaire s'adresse aux étudiants du CRPE, aux enseignants, aux formateurs, aux professionnels de la communauté éducative et aux parents.
    Les notions sont soigneusement choisies et les articles apportent les connaissances les plus récentes sur la thématique du vivre ensemble.
    Quelques exemples :
    - Les valeurs et concepts : l'altérité, la civilité, la culture (commune), l'égalité, la socialisation, le travail...
    - Les démarches et méthodes : la chorale, le débat, la gestion de conflit, l'éducation aux images, les repères...
    - Les références : Alain, Pierre Bourdieu, François Dubet, Eirick Prairat, Jean-Jacques Rousseau...
    > Un outil pratique pour une consultation régulière
    Les articles sont classés par ordre alphabétique pour un accès rapide. Présentés en double page, ils proposent une définition concise de la notion, le point sur les textes réglementaires, les avancées de la recherche en sciences de l'éducation, des exemples de pratiques pédagogiques et des citations de professionnels. Les mots clés, repris dans l'index, permettent de mettre en lien les notions. Une bibliographie offre des pistes de prolongement.
    > En fin d'ouvrage, les grands repères historiques et réglementaires, un index, une bibliographie et sitographie, les sigles en usage.

  • Sondage après sondage, la France apparaît comme l'un des pays les moins optimistes au monde, derrière l'Afghanistan et l'Irak... Le constat a de quoi étonner de la part de la 6e puissance économique mondiale, en paix depuis 80 ans, avec une histoire, une culture, un système de santé et un mode de vie enviés par beaucoup. C'est ce questionnement qui a conduit Jean-Christophe Notin à mener une enquête sans précédent.

    Pour la toute première fois, trente-deux ambassadeurs, de tous les continents, ont accepté de livrer leur point de vue sur la France qui les accueille. La Chine, les États-Unis, la Russie, le Brésil côtoient le Cambodge, le Kazakhstan, le Kosovo ou le Gabon.

    En découle un portrait bigarré de la France, tout en nuances, où les propos rassurants se mêlent à des commentaires cinglants. Une certitude : la France ne laisse personne indifférent !


    La France est-elle encore une grande puissance ?

    A-t-elle raison de se proclamer « Patrie des droits de l'homme » ?

    La laïcité « à la française » est-elle reproductible ailleurs ?

    Le défi migratoire est-il une chance ou une menace pour la France ?

    Y a-t-il un art de vivre français ?

  • D'Henri IV à Michel Rocard en passant par Marguerite de Navarre ou Théophraste Renaudot, cette galerie de portraits dresse en fait une histoire haute en couleurs du protestantisme français et de sa contribution au récit national. Une livre d'histoire aux résonances contemporaines.
    De la Réforme à nos jours, quelles personnalités protestantes ont participé à la construction de la France ? Quel a été le sens de leur action, et à quels moments se sont-ils signalés ?
    Pour répondre à ces questions, Frédérick Casadesus dessine ici douze portraits de protestants sans qui notre pays ne serait pas devenu ce qu'il est : le brillant théologien, Jean Calvin ; la protectrice des arts et des humanités, Marguerite de Navarre ; le roi converti au catholicisme, Henri IV ; le fondateur de La Gazette, premier journal français sous le règne de Louis XIII, Théophraste Renaudot ; la courageuse prisonnière de la tour de Constance, Marie Durand ; l'infatigable défenderesse des Lumières, Mme de Staël ; le célèbre architecte de Napoléon III, le baron Haussmann ; le plus grand ministre de Louis-Philippe, François Guizot ; un des pères fondateurs de la laïcité, Ferdinand Buisson ; l'illustre résistant assassiné par la Milice, Jean Zay ; l'implacable homme d'État et opposant de François Mitterrand, Michel Rocard ; sans oublier le génial cinéaste de la Nouvelle vague, Jean-Luc Godard.
    Humanistes, artistes ou républicanistes, tous ont servi la plus grande gloire de notre roman national. Une fresque passionnante !

  • « L'Arrivant du soir (at-Târeq en arabe), l'une des plus belles et énigmatiques sourates du Coran, est un texte d'une ample dimension cosmique où cet hôte mystérieux qui vient frapper aux portes de nos pensées serait une étoile ultra-brillante. La traduction escamote la pertinence astrale de ce mot et conserve l'image si étrange, peut-être angoissante, de celui qui vient frapper à une porte à la fin d'une journée de vie publique. Les coups répétés ou les notes du carillon plusieurs fois reprises inquiètent et reportent soudain les gens de la maisonnée à une extériorité dont ils se croyaient retirés et protégés. Telle nous paraît aujourd'hui la posture d'une Maison Europe face à d'autres pensées, traditions et visions du monde qui campent à ses portes. » Youssef Seddik

    Youssef Seddik est un philosophe et anthropologue tunisien. Il a publié de nombreux ouvrages et traductions autour du patrimoine classique arabe et islamique. En février 2018, le président Emmanuel Macron annonce que l'un des "chantiers" du premier semestre 2018 sera de "poser les jalons de toute l'organisation de l'islam de France". Il précise que Youssef Seddik fait partie des intellectuels qu'il consulte, ce dernier étant donc amené à prendre position régulièrement dans les médias français.

  • Benoît XVI partage son histoire pour la première fois depuis sa renonciation. Joseph Ratzinger est largement reconnu comme l'un des plus brillants théologien et dirigeant spirituel de notre époque. Il est né en Allemagne en 1929 et la montée du nazisme et de la guerre ont profondément marqué sa vie. Ratzinger a été élu pape en 2005, prenant le nom de Benoît XVI. Il a ouvert un chemin de purification pour l'Église catholique romaine à un moment où elle a été secouée par des scandales financiers et des scandales de violences sexuelles. Il a répété à plusieurs reprises que l'Europe devait retrouver ses racines chrétiennes et construire un nouvel humanisme pour le XXIe siècle. Benoît XVI a été mal compris par beaucoup et, en 2013, il a étonné le monde en démissionnant de la papauté. Beaucoup ont vu dans ce geste comme un signe du déclin du catholicisme, mais c'était le contraire : c'était une graine nécessaire pour ouvrir l'Église à une dimension vraiment universelle et au renouvellement entrepris par son successeur.
    Ce livre est préfacé par le pape François et contient le premier entretien de Benoît XVI depuis la fin de son pontificat.

  • Une conviction cheville cet atlas : la nation française n'est pas un peuple mais cent, et ils ont décidé de vivre ensemble. Du nord au sud, de l'est à l'ouest de l'Hexagone les moeurs varient aujourd'hui comme en 1850. Chacun des pays de France a sa façon de naître, de vivre et de mourir.
    L'invention de la France cartographie cette diversité en révélant le sens caché de l'histoire nationale : hétérogène, la France avait besoin pour exister de l'idée d'homme universel, qui nie les enracinements et les cloisonnements ethniques. Produit d'une cohabitation réussie, la Déclaration des droits de l'homme jaillit d'une conscience aiguë mais refoulée de la différence.
    La culture est mouvement, progrès, diffusion, homogénéisation bien sûr, mais de nouvelles différences apparaissent sans cesse - aujourd'hui maghrébines, africaines ou chinoises. Il ne saurait donc y avoir de retour à une homogénéité perdue, parce que cette homogénéité n'a jamais existé. Les défenseurs autoproclamés de l'identité nationale ne comprennent pas l'histoire de leur propre pays. Ils sont aveugles à la subtilité et à la vérité du génie national.
    L'effondrement du catholicisme puis celui du communisme ont engendré un vide religieux et idéologique qui a fini par couvrir tout l'Hexagone. Cette nouvelle homogénéité par le vide explique l'apparition, parmi bien d'autres choses, dans un pays où les Français classés comme musulmans ne pratiquent pas plus leur religion que ceux d'origine catholique, protestante ou juive, d'une islamophobie laïco-chrétienne, qui prétend que la seule bonne façon de ne pas croire en Dieu est d'origine catholique. L'abysse métaphysique de notre actuel moment politique trouve ici sa source.

  • Ce livre n'a pas pour objet l'islamisme proprement dit, mais le malaise de bien des « progressistes » face à l'évolution d'un certain islam, au point de traiter d'islamophobes et de racistes ceux qui prennent la liberté de critiquer la religion de Mahomet en tant qu'idéologie. L'embarras est tel que beaucoup répugnent jusqu'à prononcer le mot d'islamisme, et recourent systématiquement au déni. Cette marotte n'est pas nouvelle. Le déni fut - et reste - l'arme utilisée pour refuser de débattre d'un phénomène politique qui se trouve en contradiction avec sa propre vulgate. C'est pourquoi l'auteur a trouvé utile de faire un détour par certaines attitudes d'intellectuels progressistes à propos de dictatures ou de régimes totalitaires dès lors que ceux-ci se réclamaient de la gauche...

    André Versaille est un écrivain et éditeur belge, notamment cofondateur des éditions Complexe.

  • Comment faire vivre la laïcité à l'école ? C'est la question à laquelle la version numérique de La laïcité et l'enseignement des faits religieux répond grâce à des réflexions et conseils pratiques d'enseignants de terrain. Comment enseigner à l'école la laïcité ? Cet ebook propose des pistes concrètes aux enseignants de tout cycles des pistes à exploiter directement en classe.
    Cet ebook vous propose :
    -
    D'apporter des réponses aux interrogations légitimes qui se posent sur la laïcité dans notre École républicaine.
    -
    De permettre à chaque enseignant de faire vivre la laïcité, principe fondateur de notre République, dans sa classe et dans son école.
    Découvrez dans cet ebook des conseils pratiques, directement applicables, des éléments d'analyses et de véritables outils pour travailler la posture professionnelle.
    Cet ebook a été réalisé grâce aux questions des enseignants du réseau collaboratif
    Lea.fr >
    La laïcité et l'enseignement des faits religieux rejoint la collection Questions d'enseignants. Une collection d'ouvrages thématiques en format poche pour faire le point sur des questions d'enseignement à l'école.

  • L'influence des religions, en particulier sous une forme intégriste voire sectaire, et les limites des athéismes associés à des sociétés totalitaires relancent la question de Dieu dans le monde contemporain. Depuis Freud, « juif infidèle », comme il se définit, jusqu'à Lacan, pour qui la « religion vraie », c'est la catholique, la question de la religion, de la religiosité mais aussi de la fonction psychique et sociale de Dieu traverse la psychanalyse à partir du fondement de la relation à l'Autre, qu'il soit représenté par la Mère, le Père ou le Maître.

    Jean-Jacques Rassial associe cette figure de l'Autre, restée énigmatique chez Lacan, au Dieu paradoxal des juifs, conçu comme irrémédiablement à la fois immanent et retiré du monde. Dieu serait alors le nom de l'Autre en tant qu'il n'a pas besoin d'existence ni de présence et sans incarnation possible.

    En suivant la tradition juive en particulier selon l'approche de la Kabbale et certains penseurs juifs de Spinoza à Hans Jonas, en passant par Adolphe-Isaac Crémieux et Mordecaï Kaplan, l'auteur développe une conception déiste, donc ni religieuse ni athée, issue du judaïsme qui serait pertinente pour penser le statut de l'Autre et de l'altérité dans la psychanalyse. Loin d'un athéisme totalitaire autant que d'une supposée religiosité, elle permettrait de concevoir une laïcité proposée aussi aux héritiers d'autres traditions.

  • Il n'y a pas si longtemps, Européens et Américains s'enorgueillissaient de leur attitude éclairée, faite de tolérance et de compréhension, à l'égard des religions. Aujourd'hui, il semble que les choses aient changé, singulièrement à propos de l'islam. De nombreux pays d'Europe ont éprouvé le besoin de légiférer le port du foulard islamique. En France, depuis 2004, les filles n'ont pas le droit de porter le foulard à l'école. Au Kosovo, où la popu¬lation musulmane est importante, la même interdiction prévaut. Dans certaines régions d'Allemagne, de Hollande, d'Espagne et de Belgique, les enseignantes dans l'exercice de leur fonction ne sont pas autorisées à porter le voile, alors que les religieuses et les prêtres ont la permission d'enseigner en habit.
    Cinq arguments sont au coeur de tous les débats sur l'interdiction de la burqa. Tous reposent sur des contradictions qui favorisent, tacitement, les pratiques majoritaires et sont discriminatoires à l'égard des minorités. Au terme d'une analyse exemplaire de clarté et de rigueur, ce livre nous invite à dépasser la peur des religions et à interroger nos propres préjugés - même lorsqu'ils empruntent les habits flatteurs de l'exception française.

  • De la conversion personnelle du jeune Emmanuel à la politique du président Macron envers les juifs, les catholiques, les protestants et surtout les musulmans, où vont les religions et la laïcité en France ? Une enquête biographique, une investigation citoyenne, un document choc fourmillant de révélations.
    En quoi croit Emmanuel Macron ? Pourquoi en appelle-t-il aux religions ? Que dit-il vraiment aux catholiques, aux protestants, aux juifs et aux musulmans ? Se veut-il le réformateur de l'islam de France ? Et envisage-t-il de bouleverser la laïcité ?
    C'est à ces questions, et à d'autres, que répond cette enquête inédite et exclusive. D'Amiens, et du baptême d'adolescence du président, à l'Élysée, et à la fabrication des grands discours sur la transcendance et la spiritualité, en passant par la rencontre avec Paul Ricoeur, les propos paradoxaux de campagne et les tractations officieuses avec les institutions confessionnelles, ce sont autant les mystères d'une vie et les secrets d'une politique que Salomon Malka dévoile.
    Mgr Georges Pontier, le pasteur François Clavairoly, le grand rabbin Haïm Korsia, Ahmet Ogras, mais aussi et entre autres Rémi Brague, Olivier Abel, Francis Kalifat, Ghaleb Bencheikh témoignent au cours de cette investigation qui passe des Bernardins au Conseil d'État, du CRIF au CFCM, de la PMA à la GPA et du communautarisme à la violence sociétale, sans cesser d'interroger les liens des cultes à l'État. Et si le moment religieux du quinquennat permettait, mieux que tout, de décrypter l'énigme Macron ?
    Une investigation sans précédent. Un livre indispensable.

  • Aristide Briand (1862-1932) a tout connu de la vie politique. Il dirige onze fois le gouvernement de la France, et à vingt-cinq reprises, il en est l'un des ministres, aux postes les plus divers : Instruction publique, Beaux-arts, Cultes, Justice, Intérieur, Affaires étrangères. Un art de gouverner qui fait de lui un orfèvre des majorités parlementaires. C'est ainsi que, de tempérament libéral, il sépare les Églises et l'État en 1905, puis les réconcilie en 1921. Président du Conseil le plus durable du premier conflit mondial, il dirige le gouvernement de guerre pendant dix-huit mois, de Verdun à Salonique. Parce qu'il a fait la guerre, il choisit de « gagner la paix ». Au cours des années 1920, il incarne la réconciliation de l'Europe, en homme dont « la vérité guidait les pas ». Il donne vie à la première forme d'Union européenne. Robert Schuman et Jean Monnet sauront s'en souvenir, vingt ans plus tard. Père de la laïcité moderne, chef de guerre, pacificateur de l'Europe naissante : trois clefs de compréhension du personnage, autant de questions auxquelles nos sociétés contemporaines sont aujourd'hui confrontées. Une biographie captivante pour comprendre celui qui incarna le « Parlement de l'éloquence ».

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