• L'amour et la haine ne sont pas si éloignés. Il arrive même qu'on en vienne à aimer ses bourreaux et tourmenter ceux qu'on aime.
    L'interdépendance de ces deux sentiments, la porosité entre désir et destruction sont au coeur de ce recueil de nouvelles et d'essais : qu'il nous conte l'histoire d'un vol aérien qui tourne au cauchemar, la dissolution d'un couple qui se défie dans une dernière course effrénée à travers New York, ou qu'il aborde l'immigration et le racisme, l'imagination et la créativité, Hanif Kureishi nous éblouit une fois encore par sa capacité à scruter avec lucidité les contradictions au sein de la famille, de la politique ou de nos relations sentimentales. Et nous livre un recueil étonnant, où textes de fiction et essais s'enrichissent les uns au contact des autres.

  • Fernando Pessoa a beaucoup écrit sur lui-même. Un singulier regard peut être vu comme un prélude à son oeuvre et le complément de son chef-d'oeuvre et livre total, Le Livre de l'intranquillité. Les textes qui composent le présent volume révèlent en effet des aspects méconnus de l'auteur à travers des textes et correspondances. Ils constituent un journal de sa vie intérieure, tout entière tournée vers l'auto-analyse.
    On trouvera dans cet autoportrait passionnant, souvent impitoyable, la lente progression d'une personnalité en pleine gestation, depuis une adolescence chaotique jusqu'à une maturité magistrale. Les écrits très intimes rassemblés ici montrent l'angoisse, la solitude et la lucidité de l'écrivain et la genèse de sa personnalité.

  • Olinka Nouv.

    Après quinze ans, Aurelio Blanco sort de la prison où il a été incarcéré pour son implication dans l'escroquerie d'Olinka, un complexe de luxe construit suite à l'appropriation de terrains publics. À nouveau libre, il compte bien récupérer ce qu'on lui a volé : son foyer, sa fille, sa vie. Après tout, par loyauté aux Flores, sa belle-famille, il avait endossé la faute contre la promesse de sortir tôt de prison... avant qu'on l'abandonne à son sort.
    Olinka décrit les affaires et secrets d'un clan de Guadalajara, capitale et paradis du blanchiment d'argent. C'est là que les Flores ont construit leur ville. Mais la réalité mexicaine transforme les utopies en farces sanglantes, et la multiplication des projets immobiliers est un signe clair de la corruption rampante.
    Avec ce roman noir, Antonio Ortuño confirme qu'il est l'un des observateurs les plus lucides des impasses et de la violence, sous toutes ses formes, de son pays.

  • Avec une véhémence impitoyable, Artaud impute à la société le mal dont a souffert Van Gogh et accuse son psychiatre, le Dr Gachet, de l'avoir poussé au suicide. La prétendue folie du peintre est une construction sociale. La "lucidité supérieure" propre à l'artiste, et partagée avec l'auteur, permet à Artaud d'honorer la fougue du génie, force contestataire en soi et facteur de marginalisation. Qu'il soit poète ou peintre, l'artiste se voit interné, comme Artaud le fut, ou incapable de s'intégrer dans une société qui confond génie et tare psychologique.

    Et quand Artaud aborde la peinture proprement dite, c'est comme si lui-même s'emparait du pinceau ou, au demeurant, du couteau. C'est tranchant, expressif, cinglant. Il sait trouver le mot frappant, convaincre, emporter avec lui le lecteur.

    Comédien (La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer ou Napoléon Bonaparte d'Abel Gance), Antonin Artaud (1896-1948) fera des forces incontrôlables dus aux troubles nerveux qui l'affectent le ferment de son oeuvre (L'Ombilic des limbes, Le Pèse-nerfs, L'Art et la mort). Il cultivera toute sa vie un sentiment de révolte, qui le conduit à adhérer brièvement au surréalisme vers 1925. Il a aussi imaginé de nouvelles formes de représentations théâtrales, exposées dans Le Théâtre et son double (1938).

  • « On hérite une fortune. Ou une entreprise. Ou une maison. Ou une maladie. Ou une ethnie avec sa charge historique et mentale. C'est ce qu'illustrent les habitants qui pendant un siècle se succèdent et se côtoient dans la villa Séléné, hantée par son premier propriétaire, le pendu. Ce sont, pour n'en citer que quelques-uns, Félix Méry-Chandeau, bibliophile et joueur de roulette russe ; Constance Azaïs, belle dévote torturée par le doute ; Claire Pons qui peint ses visions ; le sordide couple Vandelieu ; l'inspecteur Mausoléo et Andrée, sa femme qui selon le mot d'Oscar Wilde, tue ce qu'elle aime ; ce sont les émigrés juifs réfugiés dans les caves du sous-sol ; le fossoyeur Jérôme Labille et l'évocatrice des morts ; Hugo, le déserteur allemand et sa compagne Antoinette cachés dans les combles ; Mauricette la Martiniquaise ; les soeurs féministes et leur duel d'araignées ; Joseph, le pharmacien exhibitionniste ; l'égyptologue James Marshall Wilton ; Cédric le sidéen et son seul ami, le rat Astérix... Cent ans et deux guerres. Cent ans et quelques destinées dans la vie d'une maison. »
    G.W.

  • Dans La Soirée avec Monsieur Teste, Valéry explique pourquoi, à la recherche du succès littéraire, auquel il aurait pu légitimement aspirer suivant le voeu de ses amis, il a préféré autre chose. La recherche du succès entraîne nécessairement une perte de temps : "Chaque esprit qu'on trouve puissant commence par la faute qui le fait connaître. En échange du pourboire public, il donne le temps qu'il faut pour se rendre perceptible..." M. Teste est un homme qui a mieux employé son temps : "J'ai fini par croire que M. Teste était arrivé à découvrir des lois de l'esprit que nous ignorons. Sûrement, il avait dû consacrer des années à cette recherche : plus sûrement, des années encore, et beaucoup d'autres années avaient été disposées pour mûrir ses inventions et pour en faire ses instincts. Trouver n'est rien. Le difficile est de s'ajouter ce que l'on trouve." Tel était bien sans doute le programme ambitieux que s'était assigné Valéry lui-même à l'époque où il rédigeait cette fameuse Soirée avec Monsieur Teste.

  • De 1899 jusqu'à sa mort, Karl Kraus (1874-1936) fut le fondateur, et parfois l'unique rédacteur, de Die Fackel (Le flambeau), revue lue par les plus grands (Musil, Wittgenstein ou encore Adorno). Les milieux intellectuels et les journalistes redoutent cette plume acerbe, admirée par Thomas Bernhard et à laquelle Walter Benjamin rend hommage dans cet essai lumineux. Kraus fut un fin limier du langage et a su faire apparaître « le journalisme comme l'expression parfaite du changement de fonction du langage dans le capitalisme avancé ». Mais Benjamin ne fait pas que commenter des idées, il dresse le portrait sans concession d'un dramaturge qui fut aussi son propre personnage : « "Shakespeare a tout prévu" ; en effet ! Il a surtout prévu Kraus lui-même. »

    Walter Benjamin (1892-1940) a compté parmi ses interlocuteurs Theodor Adorno, Gershom Scholem et Bertolt Brecht. Il est l'auteur d'Origine du drame baroque allemand, Paris, capitale du XIXe siècle, Petite Histoire de la photographie préfiguration de L'OEuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique. Il s'exile à Paris en 1933. Lors de l'invasion allemande, il gagne l'Espagne pour s'embarquer pour les USA. Menacé d'être remis aux Allemands, il se suicide en 1940.

  • Préfère l'impair

    Claude Habib

    Le lecteur, devenu voyeur sans compassion, se met à l'affût des rapports qu'entretiennent les antihéros de cette histoire : Florence, qui désire un enfant, Stéphane, son mari stérile, leurs amis - et « Stéphanie », qui sera la maîtresse de Stéphane dans ce temps qui précède la naissance d'un enfant. Égoïsme, tendresse fugace, lucidité vite transgressée, indifférence, désespoir parfois. Le roman d'une époque où intérêt et rentabilité ont phagocyté les âmes. Un soufflet magistral.

    Claude Habib est née en 1956. Ancienne élève de L'École Normale Supérieure de Fontenay, elle est agrégée de Lettres Modernes et enseigne comme maître de conférences à l'université de Lille III. Par ailleurs, elle travaille au comité de rédaction de la revue Esprit. Préfère l'impair est son premier roman.

  • La poésie peut s'insinuer en vous sans crier gare. Wordsworth a failli me coûter la vie, une fois.
    Je descendais l'autoroute M1, un samedi matin ; il y avait cette émission de poésie à la radio, " L'heure des poèmes " ; c'était une belle matinée d'été, soudain quelqu'un s'est mis à lire l'Ode à l'Immortalité, et j'en ai eu les yeux brouillés de larmes. Et quand vous conduisez dans la file du milieu à cent kilomètres-heure...
    J'aime à croire que je suis plutôt drôle, et j'espère que ça passe dans mon écriture. Mais c'est le malheur qui suscite un poème.
    Si quelqu'un me demandait pour quels vers je suis connu, je dirais " Ils te niquent tes père et mère " ou " Les livres sont un tas de merde " ou, en montant un peu sur l'échelle spirituelle, " Ce qui survivra de nous, c'est l'amour ", ou " Rien, comme quelque chose, arrive n'importe où ".
    Un romancier a besoin de nouveaux décors, de nouveaux personnages, de nouveaux thèmes. Je ne pense pas que ce soit nécessaire pour les poètes. Le poète est réellement occupé à recréer le familier, il ne se sent pas tenu d'introduire la nouveauté.

  • La disparition de ce que nous avons été, de ce que nous sommes, de ce que nous serons est le moteur du théâtre que j'écris. Dans un temps qui fuit, chacun cherche à densifier son existence à l'instant de la chute : je crois n'avoir jamais mis en jeu autre chose.

  • Les chutes

    Melchior

    « Quand je parle d'amour, je parle de toi. Quand je parle de moi, je parle de toi. J'e?cris ce livre pour me vider de l'amour. Viser les chutes. Re?apprendre a? tomber, faire d'une chute une robe et de la robe une insulte. Les chutes comme autant d'insolences. Je t'offre ici les mots pour dire ce que nous sommes : des enfants de la solitude. Nous marchons serre?s les uns contre les autres les yeux rive?s sur l'ailleurs, le plus loin, le plus tard, le plus mieux. Tomber pour s'arre?ter. Mourir de s'e?tre e?crase? sur le pre?sent. Les chutes comme autant d'insolences. »

  • Le bonheur est devenu la grande illusion de la philosophie. Aujourd'hui, de nombreux philosophes - et non des moindres - célèbrent sans fin plaisir, vie bonne ou joie d'une vie philosophique. Ils promettent, à tous ceux qui veulent les croire, que la philosophie va changer leur existence, pacifier leur vie, leur garantir la sérénité. En un mot : les rendre heureux.
    Ce vieux rêve, né dans l'Antiquité, avait pourtant été radicalement abandonné. Il revient en force. Or ce mirage est néfaste, car la philosophie n'est ni un ouvre-bonheur, ni une machine à rendre heureux, mais une école de lucidité, de critique et d'ironie. Au risque de se perdre, si elle l'oublie.
    En confondant la liberté du sage antique et le bonheur formaté, la philo-bonheur contribue en réalité au maintien de l'ordre et de la servitude. Critiquer une à une ses prétendues évidences, démonter ses subterfuges sont des tâches urgentes. C'est ce que propose Roger-Pol Droit dans cet essai incisif, polémique, pédagogue et solidement argumenté.

  • Un peu de soleil en enfer Nouv.

  • Entrer en soi-même pour y faire la découverte de l'extraordinaire et du paradoxal dépassement de soi. Cette plongée éminemment personnelle est la condition sine qua non à ce que les personnages de ces nouvelles vont vivre comme une libération. Pierre, Mathis, Éphistole et Nicéphore tâtonnent, trébuchent, avant de faire l'expérience de la vacuité de soi et de cette liberté chèrement acquise. Car relever la tête a un prix. Lequel êtes-vous prêt à payer ?
    Loup Francart imagine avec humour et une lucidité aiguë les remises en cause intimes de quatre hommes. Méditation, philosophie et tendre ironie font bon ménage sous sa plume si caractéristique.
    Auparavant expert en stratégie et gestion de crise, l'auteur se consacre aujourd'hui à ses passions artistiques, la peinture, la musique, la littérature. Il tient également un blog dans lequel il fait part de ses réflexions sociétales et personnelles.

  • Nihil

    Yoram Walfisch

    Nihil est un essai philosophique court et accessible. Il est philosophique mais rassurez-vous, il est tout à fait lisible.
    C'est un essai qui aborde les thèmes de la religion, de l'utopie et de l'idéologie, autour d'une réflexion sur la lucidité et le mensonge à soi-même.

  • L a biographie est l'un des genres littéraires les plus prisés. Les gens adorent se faire raconter des histoires basées sur des faits réels. L'auteure utilise cette forme, dans le présent ouvrage, pour nous présenter cinq leaders hors du commun. S'inspirant des histoires de vie et de réussite de ces personnalités de renommée internationale, l'auteure révèle cinq clés qui permettent de décortiquer le leadership.

    Ces leaders au parcours exceptionnel sont René Angélil (imprésario et mari de la chanteuse Céline Dion), Katharine Graham (éditrice du Washington Post à l'époque du scandale du Watergate), Ève-Lyne Biron (golfeuse de calibre international et ancienne présidente de Biron Groupe Santé), Glenn Lowry (directeur du MoMA, le prestigieux Museum of Modern Art de New York) et Gerard Mortier (directeur de l'Opéra national de Paris). Si tous sont des leaders, ils le sont toutefois dans des domaines et des milieux sociaux, économiques et politiques forts différents. Pourquoi et comment ces différents styles de leadership se sont-ils forgés ? En quoi sont-ils semblables et en quoi se distinguent-ils ? Comment s'inspirer d'histoires de leaders renommés ?

    Le lecteur apprivoisera diverses dimensions du leadership par la découverte des parcours de ces personnages connus. Il explorera ainsi cinq clés du leadership, clés qu'il pourra appliquer à sa propre réalité afin de découvrir ses potentialités de leader et de déceler le leadership chez les autres.

  • Mary-Jane évolue dans un univers que la folie altère. En une suite d´esquisses troublantes, chacune semblant cerner l´essentiel, on saura plus ou moins clairement des choses à son sujet. Elle est « extra-terrestre du sexe », voyageuse astrale, dyslexique, hallucinée... Elle habite un immeuble douteux, erre dans les rues, fréquente un petit resto préféré. Elle a grandi dans la misère. Elle aurait connu, semble-t-il, une période de normalité : une carrière d´infirmière, un mari médecin, des enfants. Mais elle est maintenant tout et trop ce qu´elle est : aguichante et grotesque, solitaire et sociable, sereine et suicidaire. « La tueuse » sera son ultime particularité. Mais son acte fatal n´est pas plus sensé que tous les autres.

    Porté par une authentique voix d´auteure, ce roman se tient en équilibre précaire entre un surréalisme poétique et un réalisme cru. Kaléidoscopique, indécent, déconcertant, ce récit singulier donne à la démence un air de familiarité inquiétant.

  • L'être s'avère un trop-plein d'émotions, de réactions, de confusion. De fait, si l'on pouvait tout comprendre, à quoi servirait la poésie? C'est ni plus, ni moins un clystère auquel se soumet Éric Charlebois dans ce deuxième recueil. En privilégiant le symbole percutant, la candeur paronymique, puis l'illumination caustique, le poète nous convie à assister, avec un dégoût envoûtant, au processus de la digestion ontologique qui broie ses tripes. Il tente ainsi de livrer en toute humilité des impressions sur sa propre existence: la mauvaise conscience mondiale, les rapports sociaux étriqués, la relation amoureuse, l'unicité de l'être.
    Il présente son isotropie. Entre l'astronomie et la biologie humaine, entre la physique nucléaire et la chimie atomique, gravite, tournoie, s'étourdit le poète. Il se contracte de tout son corps et en émanent des effluves d'images qui s'entrechoquent littéralement dans une arythmie déroutante.

  • « La dimension humaine est une conquête : l'art d'être un Homme s'apprend... L'homme qui se connaît est un homme vivant. » Mais est-il possible de parvenir à la connaissance de soi ? Éternelle question de Socrate : « Qui es-tu toi qui sais ? » à nos modernes interrogations passant parfois par le divan freudien, sans oublier les innombrables journaux intimes pour tenter de comprendre notre humaine condition, la quête du moi débouche sur celle de l'homme et du sens de la vie. M.-M. Davy y ajoute une autre réponse qui transcende la philosophie, une recherche spirituelle impliquant l'être entier.

  • Vers l'horizon

    Hélène Loasis

    « Bien sûr, la bonté, la beauté, la lumière qu'on lui avait chantées, tout cela existait, mais à trop le chanter on oubliait de vaincre la laideur qui pourrissait, là et ailleurs »... Malgré le souvenir toujours brûlant des blessures passées, la comédie humaine, le jeu des relations et les fractures, toujours là, l'ombre des jours s'estompe peu à peu : le temps et les événements offrent une distance ouvrant vers l'horizon.

  • Gilles et Laurianne vivent ensemble depuis trente ans, lorsqu'une rupture inattendue brise le couple, qui semble pourtant si solide. Laurianne n'a pas le choix, son mari l'ayant laissée pour Christine, elle doit se refaire une nouvelle vie. Commence alors une remise en question totale, non seulement d'elle-même en tant que mère et épouse, mais de sa vie de couple tout entière. Car au fil des ans, elle s'est souvent oubliée pour les siens. Désormais seule, Laurianne ne se connaît plus, ne sait plus se faire plaisir; elle se questionne, elle doute...

    Gilles a-t-il eu raison de croire que l'herbe serait plus verte chez le voisin? À cinquante ans, pourra-t-elle s'abandonner à un nouveau partenaire, après trois décennies d'une fidélité à toute épreuve? Saura-t-elle encore plaire à son âge, surtout que beaucoup d'hommes de sa génération, selon elle, préfèrent les femmes plus jeunes?

    Mais au fait, que pense Gilles de tout ceci?

    Roman au style solide et juste, Hier et Aujourd'hui nous fait entrer intimement dans la nouvelle vie d'une femme dont les observations, toujours teintées d'humour et d'autodérision, sont lucides et réalistes. Ce texte offre en arrière-plan un examen détaillé de notre société et de ce que sont devenues les relations entre les hommes et les femmes. Un bon roman, sans prétention, de lecture agréable!

  • D'une Résistance à l'autre couvre la première partie (1916-1962) de la vie de l'auteur. Cette promenade si fertile en événements fait apparaître une cohérence sans faille : la foi et l'engagement se vivent dans l'action, au quotidien. La générosité alliée à une lucidité hors pair ont propulsé notre mémorialiste aux avant-postes de tous les combats pour le respect de l'Homme, pour la défense de l'Esprit, et en ont fait un témoin capital de notre siècle. Ce commentaire de l'article qu'il écrivit dans la fièvre pour célébrer la Libération de Paris donne une idée de la personne et de son livre : « Encore aujourd'hui quand je me relis, je suis plutôt heureux d'avoir, à un moment de ma vie, pu écrire cela. L'orgueil ici n'a rien à faire. Mais la confiance en la vie, oui, est bien ce à quoi, en dépit de tout - et même si notre patience est mise à rude épreuve et si "demain" n'a pas de limite - je reste par-dessus tout attaché. »

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