• Sa dernière chance Nouv.

    Sa dernière chance

    Armel Job

    " Armel Job excelle à révéler l'âme de ses personnages, transformant une histoire toute simple en tragédie grecque. " Femme actuelle.
    À trente-neuf ans, Élise, célibataire, vit dans la famille de sa soeur, gynécologue réputée, et de son beau-frère, agent immobilier. Elle tient la maison, s'occupe des quatre enfants du foyer, et son existence s'écoule ainsi, dans une espèce de rythme immuable : depuis toujours, Élise vit dans l'ombre de sa soeur. Aux yeux de l'extérieur, elle passe pour une femme fragile, d'une timidité maladive, incapable de se débrouiller seule.Tout à coup, elle se met en quête d'un homme sur Internet - et c'est le grain de sable qui va enrayer la mécanique parfaitement huilée de cette famille de notables. Mais quelle mouche a donc piqué Élise ? Personne ne comprend. Elle affirme qu'elle a envie de vivre, c'est tout. Et qu'aucune mise en garde, aucun chantage, aucune menace ne la fera renoncer au type charmant, un antiquaire, qu'elle vient de rencontrer.L'enfer, dit-on, est pavé de bonnes intentions. N'est-ce pas ce qui attend Élise sur le chemin de son émancipation, comme tous ceux qu'elle entraîne à sa suite dans cette rencontre qui n'aurait jamais dû avoir lieu ?

  • Loin des mosquées

    Armel Job

    Derya a servi le café. Ma mère a porté la tasse à ses lèvres et, après la première gorgée, elle a blêmi. Ses ongles s'enfonçaient dans mon bras.
    " Derya, tu n'as rien oublié ?
    -; Non, ma tante.
    -; Tu es sûre ?
    -; Tout à fait sûre.
    -; Mais le sucre...?
    -; Il n'y a pas de sucre. " Sa voix était très basse, mais très ferme. Ma mère s'est tournée vers ma tante.
    " Qu'est-ce que ça veut dire, Selma ?
    -; Tu sais fort bien ce que ça veut dire quand on demande une fille en mariage et qu'elle verse du café sans sucre. " Evren achève de brillantes études à Cologne. Hébergé chez un oncle turc, ce garçon timide a le coup de foudre pour sa cousine, la belle et sensuelle Derya. Rentré chez lui, en Belgique, Evren annonce aux siens la bonne nouvelle : il va épouser Derya. Une délégation familiale se rend donc en Allemagne pour demander officiellement la main de la jeune fille. Mais les choses ne vont pas tourner comme prévu.
    Déroutant jusqu'à la dernière ligne, tour à tour drôle et profond, Loin des mosquées ravira les admirateurs - toujours plus nombreux - de l'oeuvre d'Armel Job.

  • Hiver 2011. Deux petites filles se noient dans la Meuse. La plus jeune est tombée à l'eau et sa soeur, qui pourtant ne savait pas nager, a tenté de la sauver. Quelques jours plus tard, un pompier de Liège perd la vie en cherchant les corps.
    Liège, le 25 janvier 2012, 11 heures du soir. En pleine tempête de neige, Jordan Nowak, loueur de pianos, aborde le pont-barrage de l'île Monsin. Dans ses phares, soudain, une silhouette penchée sur le parapet. Jordan découvre une jeune femme hagarde qu'il emmène à son hôtel. Là, Éva lui confie qu'elle allait se jeter à l'eau. Le lendemain matin, elle s'est volatilisée.
    Que s'est-il passé ? Quel est le lien entre le fait divers terrible de l'hiver 2011 et cette disparition mystérieuse ?
    Chargé de l'enquête, le jeune inspecteur Lipsky y voit l'occasion rêvée de faire avancer sa carrière. Mais sa précipitation et son inexpérience vont entraîner toutes les personnes impliquées dans un tourbillon dévastateur révélant, comme toujours chez Armel Job, la vérité de l'âme derrière ce que chacun croit être et donne à voir.
    Impossible de lâcher ce thriller psychologique haletant qui nous emmène jusqu'à une question essentielle : qu'est-ce qui donne du sens à une vie ?

  • En son absence

    Armel Job

    Mars 2005. Il fait très beau ce matin-là dans le petit village de Montange, au coeur des Ardennes belges. Comme un air de printemps en avance. Bénédicte, quinze ans, revient même sur ses pas pour changer sa doudoune d'hiver contre une veste légère. Un jour plus froid, sans doute aurait-elle marché plus vite pour aller attraper le bus qui, chaque matin, la conduit au lycée dans la ville voisine. Là, non, elle s'attarde, prend le chemin des écoliers... Bénédicte ne montera jamais dans le bus. Où est-elle passée ? Que lui est-il arrivé ? Commencent quatre jours d'une insupportable angoisse. En son absence, le paisible univers du village s'eff ondre. Les parents s'accablent de reproches, les soupçons volent de maison en maison, on ment, on dissimule. Depuis si longtemps, il ne se passait rien à Montange. Le malheur attise les passions les plus nobles, mais aussi les plus basses. Un thriller psychologique à la mécanique implacable où se dévoilent tour à tour les pensées les plus intimes - et les plus inavouables - de chacun des protagonistes : Armel Job est décidément un grand romancier de l'âme humaine.

  • Tu ne jugeras point

    Armel Job

    Lorsque l'enfant disparaît0300Lorsque, ce jour-là, Denise Desantis entre dans un magasin pour s´acheter des mouchoirs, elle est pressée et, comme cela se fait dans cette banlieue paisible, elle laisse son dernier-né dans la poussette, devant la porte. Lorsqu´elle ressort, la poussette est toujours là, mais vide. La disparition d´une enfant de treize mois est toujours une affaire douloureuse et compliquée, et le juge Conrad entend suivre ce dossier avec le maximum de rigueur. Homme intègre et pondéré, il veut éviter les débordements fréquents dans ce type de faits divers qui enfièvre les imaginations et excite les médias. Les investigations du juge commencent par l´interrogatoire de Denise Desantis. C'est une femme ordinaire, effacée. Mère de quatre enfants, épouse d´un ouvrier sans grand caractère, elle vit pauvrement mais dignement dans sa petite maison de banlieue. Une femme sans histoires. Et pourtant... Derrière sa détresse, son désespoir évident, le juge est intrigué par la rigueur et la minutie de son témoignage. Quand il s´efforce de retracer la chronologie des événements qui se sont déroulés avant la disparition de l´enfant, elle a réponse à tout, quasiment minute par minute. Toutes les informations qu´elle donne sont vérifiables. Au fil des jours, alors que tout prouve son innocence, la conviction du juge se forge : cette femme a tué son enfant. Il finira par la contraindre aux aveux et elle sera condamnée. Et pourtant...0300Les Fausses Innocences,Les Mystères de sainte Freya), Armel Job fait le portrait de ces personnages coupables aux yeux du monde et qui dissimulent une réalité tout autre.

  • Le troisième roman d'un écrivain belge d'exception.0300Agrégé de philologie classique, Armel Job parle et écrit le latin comme Cicéron et le grec comme Thucydide. Directeur du lycée de Bastogne, dans l´Ardenne belge, Armel Job est l´un de ces hommes de haute culture dont la Wallonie n´est pas avare (tel Alexis Curvers, l´auteur de «Tempo di Roma»). De sa connaissance approfondie de la langue française lui est venue «l´idée extravagante» d´écrire des romans. D´où, en 2000, «La Femme manquée» (prix Emmanuel-Roblès et prix René-Fallet) et, en 2001, «Baigneuse nue sur un rocher»: originalité du sujet, perfection de l´écriture, humour subtil. Et celui-ci, «Helena Vannek», dans un tout autre registre: dramatique. Dans une famille de notables terriens, le père est marchand de chevaux, la mère est morte, deux grandes filles: Helena l´exaltée et Mieke l´espiègle. Le père engage un apprenti, Guido, qui arrive précédé d´une réputation sulfureuse. Lorsqu´il fuit, Helena le suit: elle l´aime et croit qu´il l´aime. Quand il se refuse, elle pense découvrir la vérité: il est son demi-frère. Le destin les sépare.Dans une seconde partie du roman, c´est alors le fils d´Helena qui prend la parole. Il vient de mettre la main sur le journal de sa mère: les mystères se dévoilent. Et l´on prend conscience que le récit d´Helena est, pour une large part, le produit de son imagination. Elle a voulu faire des événements de sa jeunesse une tragédie, de sa vie un destin. Étrange et troublante histoire où, par-devers la parfaite limpidité du récit, la réalité des êtres se révèle sous un jour inattendu.0400Alors Guido est arrivé. Un soir, j´étais occupée à préparer le souper, papa est rentré avec un garçon, un grand échalas mal fagoté. Tobie traînait ses devoirs au bout de la table. Papa a accroché son chapeau au portemanteau vissé derrière la porte et il s´est assis sur le tabouret où il avait l´habitude de se débotter. Le garçon restait planté comme une borne près de lui, sur le seuil, les bras embarrassés. De temps à autre, il levait un oeil morne sur nous. Un pantalon de golf en gros velours râpé lui descendait sous les genoux, à partir de quoi ses chaussettes avaient tirebouchonné sur ses mollets bruns. Papa l´a poussé sur le banc à côté de Tobie, puis il a attaqué son souper. La dernière bouchée congédiée, il a écarté son assiette et il nous a lancé son ordinaire regard de rassasié qui se souvenait tout à coup de notre existence. «Lui, c´est Guido.»Guido a déposé sa fourchette. Il a redressé la tête et rejeté de la main la mèche qui pendait comme un rideau sur son nez. «Guido Noodlot. Il est de Scherpenwal. À partir de maintenant, il va rester avec nous. J´ai besoin de quelqu´un pour m´aider dans les chevaux. Bon! Tobie et Guido, vous dormirez ensemble. Vous irez chercher mon lit de camp au grenier. On arrangera mieux plus tard. Lena, après la vaisselle, vous couperez les cheveux à Guido, qu´il ait l´air un peu civilisé.»Là-dessus, il est parti lire «L´Altdorper Krant» dans la salle. Nous avons continué à manger. J´adressai quelques sourires à Guido qui les observa comme si j´avais été affublée d´un tic. Tobie s´est levé à son tour. Il a ramassé ses livres et ses cahiers et il a rejoint papa avec qui pourtant il avait horreur de se trouver seul. «C´est loin, Scherpenwal?? Assez. Sur l´Oostvliet.? Ah? Tu cherchais du travail? ? Non, c´est votre père qui a proposé. ? Tu as des frères, des soeurs? ? Je n´ai personne. ? Tes parents, qu´est-ce qu´ils font? ? Meuniers. ? Ils n´ont pas besoin de toi? ? Je vous l´ai dit: c´est votre père qui voulait.? Tu peux dire "tu". Je m´appelle Helena, mais tout le monde dit "Lena".»Il a levé un oeil sur moi, comme un chien aplati qui a reçu une caresse à la place d´une taloche. Quand j´ai posé le baquet d´eau chaude sur la table, aussitôt, il a attrapé le torchon à vaisselle. Après ça, je l´ai fait mettre à califourchon sur une chaise. Depuis la mort de maman, c´est moi qui coupais les cheveux de papa et de Tobie. À condition de tailler court, ce n´est pas très difficile. On entre le peigne dans l´épaisseur et on c

  • Une intrigue digne des meilleurs films d'Alfred Hitchcock0300Nous sommes en 1962, à la frontière belgo-allemande. Rentrant au milieu de la nuit d´une visite galante, Roger Müller, bourgmestre de Niederfeld, tombe sur Stembert, le docteur de la commune, qui vient d´être victime d´un accident de voiture. Effondré, l´homme avoue qu´il vient de quitter sa femme Mathilda et qu´il part rejoindre sa maîtresse en Allemagne de l´Est. Furieux, Müller, qui a toujours été amoureux de Mathilda, oblige le docteur à rejoindre le domicile conjugal. Le lendemain matin, Roger Müller a la surprise de voir débarquer dans sa mairie Mathilda Stembert venue déclarer le décès de son époux, mort, dit-elle, au cours d´un voyage en Allemagne. Immédiatement, Müller est convaincu que Mathilda l´a assassiné quand elle a appris son infidélité et il décide de tout faire pour que la jeune femme échappe à son juste châtiment. Malgré les allusions assez transparentes de Müller, malgré les preuves évidentes de son mensonge, Mathilda continue à prétendre que son mari est mort. Et Müller de s´enferrer dans une situation de plus en plus dangereuse sans que l´attitude de la jeune femme change à son égard...Orfèvre des mots et des sentiments, Armel Job nous entraîne dans les subtils méandres d´une comédie dramatique insolite.0400Moi, je n´aurais jamais cru ça, qu´il me fasse ça, à moi, sa femme, son unique, son aimée. Même mon nom ? Mathilda ?, il ne le disait jamais. Il ne m´appelait qu´avec des diminutifs caressants: « Thilda, mon amour, mon trésor, mein Schatz. » Toujours si prévenant, à me servir à table, à s´inquiéter si j´avais froid, si je n´avais pas mes idées noires. Ah, le salaud!Comment ne me suis-je pas aperçue qu´il ne m´aimait plus? Et depuis quand? Il a rencontré cette femme, il y a six mois, au congrès de médecine d´Erfurt. Le 27 mars. C´était le troisième jour du congrès. Il a dit le 27. Une précision d´anniversaire, déjà.« Je ne peux plus vivre sans elle.? C´est pas possible! Qu´est-ce qu´elle t´a fait, André?? Rien, je t´assure, elle n´y est pour rien. C´est moi seul qui...»Il était là, en face de moi, à table. Il avait attendu la fin de la semaine, la fin des consultations, la fin du souper. J´allais me lever pour lui servir son cognac qu´il prendrait dans son club devant le poêle à charbon. Le samedi soir, c´est ce qu´il aime: regarder les braises rougeoyer à travers la vitre et, de temps en temps, fourgonner avec les pincettes. Il a posé sa grande main blanche de docteur sur mon bras pour me retenir.«Reste un peu là. Il faut qu´on se parle.»Il était pâle. Il avait à peine touché au repas. Depuis plusieurs jours, il était sombre. Je savais qu´il se passait quelque chose. Me lever, de toute façon, je n´aurais pas pu. Tout d´un coup, j´avais les jambes en flanelle.«Mathilda, je vais te quitter.? Ah oui...» C´est ce que j´ai dit: «Ah oui...» J´aurais dû m´indigner: «Me quitter? Comment? Qu´est-ce que c´est que cette histoire?», mais je savais que ces interrogations ne serviraient à rien, qu´à retarder la vérité, à la rendre plus vulgaire.Alors, il a tout déballé: le congrès, cette femme ? docteur, elle aussi ? avec qui il voulait vivre. «Vivre enfin», pour reprendre ses termes. Avec moi, sans doute, il n´avait pas vécu.«Je deviens quoi, de mon côté?? Tu n´auras pas à te faire de souci. Je te laisse tout: la maison, les sapins, le compte en banque. J´ai fait le nécessaire. Je ne veux rien garder. Sauf l´Opel. J´en ai besoin pour partir.»Il avait vidé son sac. Affaire réglée. À mon tour, maintenant. J´allais certainement dire quelque chose pour le retenir. Il me regardait, les yeux navrés, la figure penchée, se demandant lequel de ses arguments tout prêts déjà il m´opposerait. Par quoi commencer? Je n´avais que l´embarras du choix. Seize années ensemble.Ces derniers temps? On était heureux tout de même. Si «heureux» n´est pas le mot, disons «contents», «sereins», «tranquilles». Ce n´était plus la passion des débuts, bien sûr. On ne peut pas jouer avec le feu toute la vie. Avec cette femme, est-ce que...? Évidemment. À chaque fois qu´il s´est ren

  • Qu'est-ce qu'elle peut bien y comprendre, Annette, à ces rendez-vous du mercredi après-midi, à l'abri des regards indiscrets, chaperonnée par des bonnes soeurs au regard doux et préoccupé ? Peut-être que si elle ne s'appelait pas en réalité Hanna, peut-être que si elle n'était pas juive, la fillette pourrait voir ses parents autrement qu'en catimini...
    Le peuple de Liège a beau renâcler devant la rigueur des lois antijuives, les rues de la ville, hérissées de chausse-trapes, n'en demeurent pas moins dangereuses. Un homme, en particulier, informateur zélé de l'occupant allemand hantant les bas-fonds de la cité, exilerait volontiers les parents d'Hanna vers des cieux moins cléments. Mais la trahison ne vient pas toujours du camp que l'on croit.
    Comment réagissent des gens ordinaires confrontés à une situation extraordinaire ? Quelle est la frontière entre le bien et le mal, entre un héros et un salaud ? Inspiré de faits réels, Dans la gueule de la bête saisit toutes les nuances de l'âme humaine, tour à tour sombre et généreuse, et invite chaque lecteur à se demander : " Et moi, qu'aurais-je fait pendant la guerre ? "

  • Le bon coupable

    Armel Job

    « On est tous coupables, d´une façon ou d´une autre. Chacun doit se débrouiller avec ses propres fautes. »Un beau dimanche d´été. Un village désert à l´heure de la messe. Une fillette de dix ans en chemin pour rejoindre son père à son atelier. Un homme en état d´ébriété qui traverse le village au volant de sa jeep avant de finir sa course dans un étang, à quelques encablures de là. Un second véhicule, une Jaguar rutilante, qui emprunte à vive allure le même trajet. Le choc, un accident sans témoin. Une fillette de dix ans tuée sur le coup. Un coupable tout désigné. Un suspect potentiel - au-dessus de tout soupçon.

    Volage et noceur, Carlo Mazure est un marchand de bestiaux qui mène une vie de patachon assez misérable. L´exact opposé de Régis Lagerman, procureur de son état et, à ce titre, incarnation supposée de l´intégrité et de la droiture. Deux hommes et deux destins que tout oppose : l´un, la soixantaine débonnaire et philosophe, qui sait que sa vie est derrière lui ; l´autre, jeune et brillant fonctionnaire, promis à un bel avenir et que les scrupules n´étouffent pas au moment d´éviter les obstacles, de quelque nature soient-ils, qui se dressent sur sa route. Qu´adviendrait-il si leurs routes venaient à se croiser ?

    Le Bon Coupable porte le sceau inimitable de ces contes philosophiques aussi légers que profonds dont Armel Job s´est fait une spécialité. Le récit - scandé par un dilemme moral : un représentant de la loi peut-il se dérober à la justice ? - obéit à une mécanique précise et implacable. Inspiré par la parabole évangélique du pharisien et du publicain (Luc 18, 9-14), qui invite en substance à ne pas juger selon les apparences, Le Bon Coupable scrute le coeur et sonde les reins des hommes avec une rare intelligence.

  • Rocafrème est un village de l'Ardenne liégeoise semblable aux autres : un curé, un charcutier, des artisans, etc. Mais il abrite aussi un artiste peintre, José Cohen, venu s'y réfugier sous l'Occupation. Et une très jolie personne, la fille du charcutier. Le peintre a décidé la belle Thérèse à poser nue au bord de la rivière. Le tableau, confié à un marchand de Liège, devait demeurer ignoré des villageois. Mais un jour d'octobre 1957, le journal local, «La Gazette de l'Ourthe», publie un article sur cette «Baigneuse nue», photo à l'appui. Le village s'enflamme. Et José Cohen est retrouvé mort.Cette affaire plonge ses racines dans un passé trouble qui éclate soudain au grand jour. Pendant la Résistance, les personnages du roman ont tous été impliqués dans de sérieux conflits? La Baigneuse n'est pas la seule à se dénuder dans cette histoire. Il y a aussi les coeurs des hommes et des femmes du village.Écrivain singulier, Armel Job construit ici une intrigue subtile, au suspense tout britannique. On y retrouve tout l'humour et le langage coloré de son premier roman, «La Femme manquée».

  • Deux personnages principaux : Évariste Lejeune et Charles Lambert. Le premier est clerc de notaire, et c'est à lui qu'on s'adresse lorsqu'on a besoin d'une plume avisée. Charles Lambert, trente-cinq ans, vit sur la plus belle ferme de Sarteau, en compagnie de ses tantes Philomène et de Camille. Quand les deux vieilles demoiselles meurent, Charles se retrouve seul et songe à se marier : il demande à Évariste de rédiger pour lui des annonces matrimoniales qui paraîtront dans le journal local. Elles demeurent sans écho, jusqu'au jour où, dans un catalogue intitulé Le Bonheur des îles, qui présente de " jolies indigènes cherchant mariage ", Charles découvre la femme de sa vie. Hélas, c'est une jeune femme toute proche de la mort qui apparaît : Opportune est atteinte d'une leucémie et c'est pour se faire soigner en Europe qu'elle a choisi le stratagème de l'annonce. Le mariage est néanmoins célébré dans la chambre de l'hôpital où s'éteint Opportune, et c'est là que la vérité sur l'origine de Charles éclate, lorsqu'on entend le maire lire l'acte de mariage : " ? Lambert Charles, né Lévi Saül, fils de Lévi Abraham et de son épouse Cohen Rachel, à Anvers, le 4 mai 1940, reçu en adoption par Lambert Philomène? " Stupéfaction, émoi dans le village. Peu après, un certain nombre de calamités (récolte pourrie, fièvre aphteuse) s'abattent sur le village. La faute à Charles, ce juif ? À Opportune, cette étrangère ? Et même, un soir de tempête, le feu prend à la ferme de Charles, qui y périt? Évariste part alors à la recherche d'éventuels héritiers de Charles. A Anvers, il apprend que Rachel Lévi avait confié son fils Saül en 1942 à Philomène, juste avant d'être déportée, et que c'est ainsi que le bébé était devenu Charles Lambert? Allant plus loin, Évariste découvre que la vérité vraie est différente : la mère de Saül, c'était Philomène qui, pour éviter le scandale au village, a accouché chez Rachel, qui a élevé le gamin jusqu'en 1942 où, devant le péril, elle l'a remis à sa véritable mère, Philomène. Et le père qui était-ce ? Eh bien, c'est Évariste lui-même qui, un jour d'été, alors qu'il s'était lancé avec Philomène à la recherche d'un taureau échappé, fut littéralement possédé par celle-ci? Étrange histoire, pleine de surprises étonnantes, que la subtilité du récit rend fort crédibles. Mais au-delà de l'histoire, c'est l'écriture qui fait tout le prix de ce roman, avec son accent singulier et un humour très personnel : une langue qui se savoure avec bonheur, la peinture d'une petite société, ses personnages pittoresques et ses moeurs souvent réjouissantes? On sourit souvent, et on est ému.

  • Une drôle de fille

    Armel Job


    Méfiez-vous des " bonnes intentions "...

    Rien de plus paisible que la Maison Borj, boulangerie d'une petite ville de province belge à la fin des années 1950. Un foyer sans histoire, deux adolescents charmants, un commerce florissant : les Borj ont tout pour être heureux. Avec générosité, ils acceptent de prendre Josée, une orpheline de guerre, en apprentissage. Une drôle de fille, cette Josée. Épileptique, pratiquement illettrée, mais pourvue d'un don d'autant plus émouvant qu'elle n'en a aucune conscience : elle chante divinement.
    Comment imaginer qu'une jeune fille aussi innocente puisse devenir celle par qui le malheur et la ruine vont s'abattre, telle une tornade, sur cette famille en apparence si harmonieuse ?
    Une intrigue au suspense virtuose, une manière unique d'explorer au scalpel les sentiments inavouables, d'effeuiller les êtres jusqu'à révéler leur vérité la plus intime : grand romancier de l'âme humaine, Armel Job est ici au sommet de son art.

    " Armel Job s'impose en maître du thriller psychologique. "La Croix

  • Trois romans en trois ans et deux prix littéraires ont suffi à Armel Job pour prendre une place remarquée parmi les nouveaux écrivains belges.0300Abdication ! Abdication ! Printemps 1950. Belgique. Le pays est au bord de la guerre civile. Sur le pavé des villes wallonnes, les foules insultent le roi Léopold et, plus encore, Liliane Baels, la roturière promue princesse de Réthy, qu´il a épousée pendant la guerre au plus fort des souffrances de son peuple. Au fond des Ardennes, Henri Gansberg Van der Noot, le conseiller du roi, négocie et tire le lapin. Voilà qu´il séduit Aline, la fille du garde-chasse, en fait sa maîtresse, l´installe dans sa gentilhommière. Aline... Liliane... Bientôt, des injures s´étalent en lettres géantes sur les murs de sa résidence. Une nuit, le conseiller tombe nez à nez avec l´insulteur. Il le tue. Que faire ? Honnête homme, il veut se dénoncer. Mais ceux qui vivent autour de lui ? le garde-chasse, le jardinier, les servantes, sa maîtresse, et même son épouse ? font tout pour l´en dissuader : inutile scandale ! Puis voilà que son refus de participer à un complot pour le rétablissement du roi Léopold devient une source d´angoisse supplémentaire! Le pauvre homme ne sait plus où donner de la tête... Armel Job aime les histoires complexes où sa subtilité, son regard ironique et son humour se donnent libre cours. Tous les personnages qui gravitent autour du conseiller, les humbles comme les «grands», constituent un petit monde coloré et drôle. Le décor historique n´est que toile de fond: toute l´intrigue que déroule Armel Job est pur roman ? même si le héros est conseiller du roi. Cette histoire insolite, qui pourrait être un drame, se révèle une comédie enlevée et maîtrisée.0400À trois kilomètres de là, dans le vestibule de la conciergerie, un semblable frisson dévale l´échine de Julien. Évidemment, Julien est trempé et la fraîcheur de la maison l´a saisi. Mais, surtout, sur le dallage, il y a précisément un corps allongé et, un peu plus loin, assis sur une marche de l´escalier, M. le conseiller, en chemise, tout débraillé, le visage barbouillé de noir autant qu´un mineur remontant de la fosse.«Ah, Julien! Vous voyez?? Plutôt, Monsieur.»Le conseiller gémit. Il se lève, s´avance jusqu´au cadavre, mais quelque chose le retient de passer de l´autre côté, près de Julien. Il s´arrête, les pieds derrière la tête du mort.«Il s´était introduit dans le parc. Il s´est mis à courir. J´étais dehors. Alors, bêtement, je l´ai poursuivi. J´étais sûr que je tenais l´homme qui venait d´insulter Aline. Jamais, je n´ai eu l´intention, non, pas une minute, je n´ai voulu... Je vous jure. Il courait, il courait. Il a compris qu´il ne pourrait pas repasser par l´entrée, du fait que moi, je suivais l´allée. Alors, il a essayé de grimper au mur, il a glissé, il s´est retrouvé en bas, puis il a recommencé. Entre-temps, je suis arrivé. Il s´était agrippé au-dessus du mur. Il venait de se rétablir. Mais je l´ai attrapé avec le râteau. Les dents sont rentrées dans le col de sa chemise. J´ai tiré, j´ai tiré, je me suis acharné, la rage m´a pris, je l´avoue, parce qu´il se démenait pour m´échapper. Si au moins il était resté tranquille ! Il a basculé en arrière. Ça a fait un bruit, comme quand on marche sur une branche morte. Mon Dieu, Julien ! Il était par terre. Il ne bougeait plus.? C´est un accident, Monsieur.? Un accident? Mais c´est moi qui...? C´est tout de même un accident.»Julien a le ton péremptoire de la confrérie des irréfutables. La pluie et plus encore la douche froide de ce corps allongé l´ont complètement dégrisé.Le conseiller ne connaît pas la confrérie. Dans son entourage, à l´exception du roi (et encore, si l´on peut dire), il n´y a pas eu de prisonnier. Les officiers ne comptent pas, ils étaient bien traités. Mais Julien est si catégorique, le conseiller si désemparé, qu´il se jette sur la première bonne raison de s´en remettre à sa voix tranquille: Julien est jardinier, oui; Julien est un brave type, d´accord; Julien a été prisonnier, voilà! Un prisonnier doit s´y connaître en morts. Combien de fois n´a-t-il

  • Une femme que j'aimais

    Armel Job


    Un secret qui ne passe pas...
    Chaque week-end, Claude, jeune homme au tempérament solitaire et à la vie un peu terne, rend visite à la seule personne qu'il aime rencontrer, sa tante Adrienne, qui habite une belle villa à la campagne. Adrienne a cinquante-cinq ans, elle est veuve, elle ne sort pratiquement jamais de chez elle. Mais sa douceur, sa beauté fascinent Claude, comme tous les hommes qui ont un jour croisé son regard.
    Un samedi, Adrienne évoque un secret qui depuis toujours pèse sur son coeur. Elle voudrait le confier à Claude, qui refuse de l'entendre. Quelques semaines plus tard, il la trouve gisant sur le carrelage de la villa, morte. Accident ? Meurtre ?... Alors, seulement, Claude se met en quête de la confidence qu'il n'avait pas voulu recevoir. Cette quête va le mener sur les traces du passé d'Adrienne, chaque rencontre lui suggérant une réponse que remet en question la suivante...
    Sur un rythme de thriller psychologique qui entraîne le lecteur de fausse piste en fausse piste jusqu'à la révélation finale, un magnifique portrait de femme où Armel Job explore avec le talent qu'on lui connaît les paradoxes de l'âme humaine, de la dévotion à la haine.

  • Roman à la mécanique implacable, conte à la morale subtile, Et je serai toujours avec toi impose Armel Job comme un maître du suspense. Automne 1995. Victime d'un incident mécanique, un homme vient demander de l'aide dans la maison la plus proche. Teresa, la jeune veuve et catholique fervente qui lui donne asile le temps de faire réparer son véhicule, se convainc très vite que cet homme lui est, en réalité, envoyé par Dieu en réponse à la promesse de son défunt mari. " Et je serai toujours avec toi " n'est-elle pas l'épitaphe que ce dernier a demandé que l'on grave sur sa tombe ? Tadeusz et André, les fils de Teresa, âgés tous deux d'une vingtaine d'années, voient pour leur part d'un mauvais oeil l'irruption de cet inconnu qui vient troubler le deuil familial. Un fait divers tragique ne va pas tarder à révéler que celui qui se dit réfugié croate n'est pas tout à fait celui qu'il prétend être...

  • Pure comme le cristal et belle à faire damner un saint, Olga mène, auprès de sa famille d'origine kazakhe, une vie sans histoire dans une petite commune de Belgique. Jusqu'au jour où le directeur du théâtre de la ville vient proposer à son père de l'engager. En dépit de ses réticences, celui-ci finit par accepter.
    Jalousée par les femmes de la troupe, convoitée par les hommes, la jeune première voit très vite les passions se déchaîner autour d'elle. Sa présence contribue à raviver de douloureux souvenirs et à révéler d'indicibles secrets. " De regrettables incidents ", ainsi que les qualifie l'ancien directeur du théâtre.
    Fable cruelle sur l'innocence et la manipulation, ce roman à l'intrigue virtuose et au dénouement aussi surprenant qu'implacable apporte une nouvelle fois la preuve de l'immense talent d'Armel Job.

  • Forgelez, en Ardenne, dans les années 1950. Un village droit planté dans le terroir, avec ses traditions, son dialecte, ses puissants et ses faibles. Arrive Choiron, le nouveau curé, qui, dans un instant de colère, laisse échapper une malédiction. Un jeune homme s´effondre, mort, dans la campagne. Comment ? Pourquoi ? Tout le monde s´interroge, à commencer par Choiron lui-même. Échappé à son milieu miséreux par la grâce du sacerdoce, promu intellectuel, professeur admiré, il a déjà appris à ses dépens qu´un prêtre reste néanmoins un pion entre les mains du haut clergé. Réduit à l´état de « curé crotté », le voilà aux prises avec le troupeau de Dieu, le vrai...

  • Les eaux amères

    Armel Job

    « On a beau vivre ensemble, on ne sait jamais vraiment ce qui se passe derrière le front de l'autre. »0300 Or cette année, les angoisses existentielles du très estimé Bram, comme tout le monde le nomme en ville, sont encore avivées par une mystérieuse lettre anonyme ainsi libellé : « Abraham, Ta femme te file entre les doigts ! Tu as des yeux et tu ne vois pas. » Se pourrait-il que la belle Esther, la mère de ses deux grandes filles, son épouse adorée, le trompe ? Bien que viscéralement athée, Bram se décide à rendre visite au rabbin, ainsi que l´aurait fait son père en pareilles circonstances pour « boucher le trou », comme il disait. D´après le religieux, seule la cérémonie des eaux amères décrite dans la Bible pourra apporter une réponse irréfutable à cette question : après les avoir bues, en cas d´adultère, la femme verra son ventre enfler et ses flancs se dessécher...
    Au lendemain de Mai 68 et de l´apparition de la pilule,Les Eaux amèresnous offrent la chronique d´une semaine mémorable dans la vie d´un couple et de toute une commune, suspendue au sort de Bram et Esther. Le ventre d´Esther enflera-t-il ? Qui est l´auteur des étranges missives signées « L´unique qui ait pitié de toi » ? Bram parviendra-t-il à se réconcilier avec ce Dieu méchant qui, un soir de l´été 1942, lui a ravi d´un coup toute sa famille ? Tour à tour désopilant et grave, servi par une langue superbe et un art consommé du récit, ce thriller métaphysique inclassable au dénouement aussi imparable qu´inattendu est une incontestable réussite.

    0300Le 4 août est un triste jour anniversaire dans la vie d´Abraham Steinberg, dont il appréhende chaque année le retour. Et le dimanche 4 août 1968 ne saurait faire exception à la règle. Plus la date fatidique approche, plus une image vieille d´un quart de siècle revient le hanter : celle de son père, sa mère, sa petite soeur et lui-même réunis dans la cour d´une caserne pour la dernière fois. Sauvé in extremis de la déportation, le petit garçon d´alors a depuis, à son tour, fondé une famille et fait fortune ; il n´est en revanche jamais parvenu à vivre en paix avec ses fantômes. Or, cette année, les angoisses existentielles de Bram, comme tout le monde le nomme, sont encore avivées par une mystérieuse lettre anonyme mettant en cause la fidélité de sa femme... Décalage entre vie sociale et vie intérieure, culpabilité et innocence, regard et jugement de l´autre sur soi ; livre après livre, Armel Job a transformé ses thèmes de prédilection en une véritable marque de fabrique littéraire.0400RÉSUMÉ Le dimanche 4 août 1968, comme tous les dimanches à 14 heures précises, doit avoir lieu un événement attendu de tous à Mormédy : la rituelle promenade dominicale d´Abraham Steinberg dit Bram et de son épouse Esther, ci-devant propriétaires de la prospèreQuincaillerie générale.Le couple s´est installé huit ans plus tôt avec ses deux filles aujourd´hui adolescentes dans cette petite commune des Ardennes belges. Cette installation ayant coïncidé avec l´indépendance du Congo, une légende tenace voit depuis lors en Bram un ancien colon, ce qu´il n´est aucunement. De même, une autre rumeur prétend que son épouse Esther est juive et que c´est pour cela qu´elle est si belle, alors que sa famille est en réalité tout ce qu´il a de plus flamande et chrétienne...Bram, en revanche, est juif, mais nul n´y prête attention. Lui non plus, d´ailleurs, qui se revendique athée : Dieu l´a assez puni pour qu´il n´ait plus la force de croire en lui. Le 4 août est, en effet, depuis plus de vingt-cinq ans un cap difficile à passer pour Bram. C´est à cette date, en 1942, que sa famille a été déportée, lui seul échappant in extremis à la mort pour avoir demandé au moment le plus opportun à se rendre aux toilettes et s´être ainsi soustrait aux griffes de ses bourreaux...Or, en cette matinée du 4 août, la vie du couple Steinberg, fondée sur une entente des plus harmonieuses, est tout prêt de basculer ; la faute à ce maudit 4 août qui ne laisse jamais Bram en paix, bien sûr, mais également à une mystérieuse lettre anonyme ainsi libellée : « Abraham,

  • La menace est terrifiante. Une erreur de canonisation impliquerait la ruine de l'infaillibilité pontificale, socle sur lequel reposent les dogmes de la foi. Il faut par tous les moyens faire taire le corbeau. Pour cela il faut le démasquer. Encore doit-on trouver un enquêteur habile et très discret. Repéré par l´Opus Dei, à qui il s´est dévoué corps et âme, Martin Rabe, un homme paisible, informaticien de l´Opus Dei, va être chargé de mener l´enquête... Au péril de sa vie ? et de sa foi.
    Derrière l´intrigue foisonnante et le déroulement d´une enquête palpitante, c´est aussi le portrait d´une femme extraordinaire, profondément humaine et animée d´une foi radieuse que nous donne à lire Armel Job. À son habitude, il pointe aussi l´hypocrisie de notre société : selon lui, nous sommes victimes des conventions, des stéréotypes, avec lesquels nous interprétons spontanément les événements...

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