• Sorti quelques mois après la mort de Kubrick, Eyes Wide Shut est depuis nimbé d'une aura de mystère et de démesure : un tournage homérique de presque deux ans, le couple Tom Cruise-Nicole Kidman dans la tourmente, des acteurs qui quittent le projet, un réalisateur mythique connu pour ses méthodes hors du commun... Le cocktail est explosif, encore agrémenté d'un parfum de scandale lorsque surgit la rumeur d'un film toujours en cours de montage à la mort de Kubrick, et donc terminé in extremis par sa garde rapprochée.



    Vingt ans plus tard, cet ouvrage nourri d'une soixantaine d'entretiens revient sur la conception d'une oeuvre à part, peut-être la plus personnelle et hypnotisante du cinéaste. Avec en ligne de mire cette question clé : que nous apprend Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick ?

    Axel Cadieux est journaliste pour les magazines Sofilm et Society, et réalise des sujets pour les émissions Court-Circuit (Arte) et Viva Cinéma (Ciné+). Il est l'auteur de plusieurs livres consacrés à Michael Mann, Paul Verhoeven, Twin Peaks ou la chaîne HBO, et d'un documentaire sur le jeu vidéo Street Fighter.

  • Livre collectif sous la direction d'Axel Cadieux avec Benoit Marchisio, Hugues Derolez, Linda Belhadj et Julien Abadie. Suivi d'un entretien exclusif avec le cinéaste. Paul Verhoeven est insaisissable. Tour à tour qualifié de misogyne et féministe, fasciste et libertaire, vendu aux sirènes d'Hollywood, puis artiste sauvage et intenable, le cinéaste trace son propre sillon, pulvérisant de l'intérieur les codes des genres qu'il se réapproprie. La puissance manipulatrice de l'image est au coeur de son cinéma : qu'il traite des systèmes politiques qui écrasent les individus, de la place de la femme au sein de nos sociétés ou du devenir du corps humain face à la technologie, ses procédés retors et l'ambiguité de son message donnent à ses films une portée subversive hors du commun. De Basic Instinct à Elle en passant par Starship Troopers, son oeuvre n'a cessé, depuis plus de quarante ans, de susciter controverses et fascination. Axel Cadieux est journaliste pour Sofilm, Society, Arte et Ciné+. Il est également l'auteur de plusieurs essais sur le cinéma : Une série de tueurs (Capricci, 2014), Contes de l'au-delà : Le cinéma de M. Night Shyamalan (Vendémiaire, 2015), L'horizon de Michael Mann (Playlist Society, 2015) et prépare des ouvrages sur la chaîne HBO et sur la série Twin Peaks ; Benoit Marchisio est journaliste pour Sofilm. Il prépare un ouvrage sur la maison de production Propaganda ; Hugues Derolez suit actuellement un cursus à la Femis, spécialisé dans les séries TV. Il a dirigé le livre Contes de l'au-delà : Le cinéma de M. Night Shyamalan ; Linda Belhadj, installée à Londres, est journaliste cinéma et tient le blog Almost Kael ; Julien Abadie, installé à Montréal, est journaliste économique, anciennement critique de cinéma.

  • Comment est née la série la plus culte des années 1990 ? Que sont devenus les lieux mythiques du tournage ? De quel sordide fait divers s'inspire le meurtre de Laura Palmer ? À quoi ressemble la méthode David Lynch ? Pour répondre à ces questions, il fallait bien plusieurs voyages. Dans les environs de Seattle, où débuta le tournage de la série, à la rencontre des fans et des habitants ; quelques milliers de kilomètres plus au sud, à Los Angeles, où les principaux concepteurs du show racontent l'aventure de l'intérieur ; mais aussi dans la vraie ville de Twin Peaks, dont les mystères n'ont rien à envier à ceux de la série. Voyages à Twin Peaks tient à la fois du récit de tournage, du décryptage d'un phénomène culturel hors norme, et du reportage au coeur d'une Amérique fantasmée, au plus près de l'ambiance et des intrigues de la série. Axel Cadieux est journaliste pour les magazines Sofilm et Society et collabore également à des émissions de cinéma pour Arte et Canal+.


  • Suivi de « Time is luck », un entretien exclusif avec le cinéaste.

    Michael Mann est incontournable à Hollywood. Auteur de succès planétaires (Heat, Le Dernier des Mohicans), ses partis pris formels et thématiques, d'une singularité extrême, tranchent avec l'uniformité des productions actuelles.
    Son cinéma est total : souvent accessible et grand public, mais toujours traversé d'un sous-texte existentialiste ; le personnage « mannien », héros tragique éperdu de liberté, reste aliéné quoi qu'il fasse par une société avec laquelle il n'est pas en phase.
    Films d'époque, thrillers, histoires d'amour impossible... S'inspirer de codes et structures classiques tout en développant de nouvelles voies d'expression, pour composer un tableau de l'homme dans le monde : voilà qui pourrait constituer l'horizon de Michael Mann.

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