• Au revoir, facteur !

    Boulard J.

    • Weyrich
    • 9 Décembre 2014

    «Le nouveau arrivera de Dinant par le train de 5 h 30, lundi matin. Je compte sur vous pour l'accueillir en allant réceptionner le courrier. Ce sera le début de son apprentissage... »
    « Le nouveau arrivera de Dinant par le train de 5 h 30, lundi matin. Je compte sur vous pour l'accueillir en allant réceptionner le courrier. Ce sera le début de son apprentissage... »
    1967. Tout change ! Antoine Pierlot, facteur depuis plus de trente ans, se voit adjoindre un nouveau compagnon de travail appelé à marcher sur ses pas lorsque sera venu le temps de prendre sa retraite. Va-t-il devoir tout partager avec ce blanc-bec ? Distribuer le courrier et la gazette, c'est facile, mais l'autre comprendra-t-il les années de confiance partagée, les amitiés discrètes, les petits services, les confidences mesurées ? Et les secrets ? Comment abordera-t-il la jeune Griet, infirme, madame Henriette qui attend en vain le retour de son fils, la solitude de Nora avec ses jumeaux ? Sans compter qu'il y a le mystère de ces lettres grises qui attristent le regard de Perrine, la jolie cabaretière... Et même, comment imaginer se détacher de tout cela un jour ?
    Un roman truffé de mystères et de secrets qui vous plongera dans le décor de l'Ardenne belge des années 60.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE  
    - "Attendrissant  et délicieusement écrit ! A découvrir" (RTBF)
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Romancier et auteur nouvelles, Jules Boulard est diplômée de philologie romane. Aujourd'hui retraité, il fut professeur de latin, grec, français et histoire dans plusieurs établissements scolaires de Wallonie. Il est également membre de la Société des poètes français.
    EXTRAIT 
    Du képi, la pluie dégouline sur la visière, de la visière au nez, du nez aux lèvres et au menton. De temps en temps, Pierlot - Antoine, pour chacun au village - passe la langue, avale quelques gouttes fraîches, puis, indifférent au trop-plein qui s'écoule entre col et cou, adresse un clin d'oeil de défi aux nuages de plomb, et, sans s'inquiéter d'être entendu, lance à la cantonade :
    - À votre santé, là-haut !
    Comme chaque premier lundi du mois, il doit forcer sur la barrière rouillée qui gémit toujours un peu plus que la dernière fois. Elle refuse de s'ouvrir largement, ce qui l'oblige, facteur, à pousser le sac en avant pour se faufiler en évitant de frotter sa cape ruisselante contre la maçonnerie lépreuse. Depuis plusieurs semaines, les bourrasques de novembre secouent et brassent des quantités de feuilles. La petite allée s'efface sous des débris pourrissants, les branches mortes et la mousse. Les ronces noircies, fanées, envahissent ce qui devait ressembler jadis à un jardinet anglais.
    Les têtes de roches disparaissent sous le lierre rampant et les touffes hirsutes des chiendents.
    Ici, le temps s'est arrêté.

  • Argile et la craie (l')

    Boulard J.

    • Weyrich
    • 7 Janvier 2016

    Quand la vie d'autrefois revit, celle des coeurs simples et généreux, entre les mystères de l'Ardenne et les troubles de l'Histoire...
    Jean Marcellin, jeune instituteur, ne parvient pas à se libérer des hallucinations de la Grande Guerre d'où il est sorti durement blessé dans son corps comme dans son esprit. 1924. Il vient de quitter le Pays Noir, sa région natale, pour aller prendre son premier poste en Ardenne, où il doit remplacer le vieux maître de l'école communale.
    Pétri de nouvelles idées sociales et pédagogiques nées durant les années du front et des tranchées, il va être confronté au poids des traditions, des anciennes structures. Il va devoir affronter la méfiance, les ragots, la malveillance, et se heurter à des personnages en place, comme le curé du village et d'autres aussi qui n'ont de scrupules qu'en fonction de leurs intérêts.
    Persuadé qu'une vie meilleure est d'abord le fruit de l'instruction, Marcellin va s'attacher à ses élèves : Rudy, intelligent et secret, Justin, qui veut être « maître d'école », Martial, enfant gâté autant que paresseux, Pauline, témoin des efforts de libération féminine, Baptistine, si tragiquement attachante... et tous les autres.
    Il croise le chemin de plusieurs femmes : Fanny, veuve de guerre et maman de deux garçons, Emma, mystérieusement solitaire avec son fils Rudy, Marie, jeune fille aux idées modernes...
    Ce nouveau roman de Jules Boulard fleure bon l'omelette au lard, la pêche à la main, l'art de la débrouille dans un village bien de chez nous, où joies et drames se succèdent sur fond de campagne.
    Un récit passionnant, d'une écriture limpide et d'une grande sensibilité
    EXTRAIT
    Jean Marcellin n'a pu se retenir de sursauter. Le bruit de la portière que l'on claque brutalement, suivi aussitôt par le verrouillage des loquets, le surprend toujours. Il lui rappelle encore le choc des culasses, le chargement des obusiers qui l'ont harcelé pendant plus de trois longues années dans les tranchées, entre Ypres et Dixmude.
    Enfin, à présent, il n'y a plus de déflagrations, plus d'âcres relents de poudre, de gaz, ni de cris, ni de râles !
    Cela va faire bientôt six ans que les canons se sont tus, pourtant il ne peut les oublier.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « À travers son histoire évoluant dans les années 1920, à une époque charnière du monde selon lui, l'auteur puise dans sa mémoire pour retrouver la parole des anciens. "À cette époque des années vingt, le Wallon voulait la séparation linguistique. Aujourd'hui, nous ne savons pas ce que l'avenir nous réserve", dit-il. » Thomas Léonet, L'Avenir
    - « Un roman qui conte un ancien pays, sans doute plus à réinventer, mais qui sent bon la tradition, la confiture de grand-mère, le jambon qui sèche au-dessus de l'escalier d'une cave. Ce roman est un monstre d'indulgence, de compromis et de souvenirs de l'ancien temps. "Monstre" de par son nombre de pages et par l'appétit gargantuesque qui vient en le lisant. Jean Marcellin marche aussi en équilibre au-dessus de la boîte de Pandore, accroché à sa nostalgie. » L'Avenir, Région Luxembourg
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Jules Boulard est né à Marche-en-Famenne en 1938. Licencié en philologie romaine, il vénère l'Ardenne qui l'inspire. Auteur de nouvelles et de contes, il a déjà publié plusieurs romans avec Weyrich Edition.

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