• Mes amis

    Emmanuel Bove

    Victor Bâton vit seul, dans une chambre de bonne miteuse, avec pour unique revenu une pension d'invalidité. Traîne-savates, il erre chaque jour dans Paris dans l'espoir de faire de nouvelles rencontres. La ville le renvoie à son extrême solitude, et agit en même temps comme une ouate protectrice. Mais chaque tentative de lier une relation est un échec. Et pour cause. Obnubilé par sa quête impatiente d'amitié, il fausse tout rapport, et projette sur ceux qu'il croise sa propre mesquinerie.
    Dans un style faussement simple, avec un « sens du détail touchant » selon Beckett, Emmanuel Bove dessine le portrait de cet antihéros agaçant autant que fascinant, et dépeint par touches, d'une précision extrême, la misère solitaire, le quotidien, l'absurdité de la condition humaine. D'une grande modernité à sa parution en 1924, ce texte, très salué à l'époque, a influencé beaucoup de nos contemporains.
    L'expérience de la lecture de Bove est unique. Pierre Michon.
    L'une des plus belles réussites littéraires du xxe siècle, et toujours aussi actuel. France 3.
    Postface de François-Henri Désérable.

    1 autre édition :

  • Dans ces textes courts - topographie d'une ville crépusculaire et récit d'un retour manqué -, Emmanuel Bove décrit, en pointilliste, l'aura de deux lieux finalement laissés derrière soi...

  • EMMANUEL BOVE (1898-1945) En 1928, Bove publia sept livres, dont Coeurs et visages. C'est assurément le moins désespéré de tous, puisque ce roman raconte, comme en un long travelling, le banquet célébrant la nomination de l'industriel André Poitou dans l'ordre de la Légion d'honneur. Le voici qui entre à la brasserie Gallia, y retrouve sa famille, ses amis. Le dîner va commencer, les conversations s'animer, les visages se détendre Comme la Corde d'Hitchcock, ce brillant exercice de style paraît n'être composé que d'un seul plan, ininterrompu au cours de ses deux cents pages.

  • Une oeuvre très représentative de l'univers romanesque d'Emmanuel Bove, adaptée au cinéma avec Jean-Pierre Darroussin. Son anti-héros décide de quitter famille, amis, situation et richesse pour chercher la liberté dans la solitude et l'exil intérieur. Pris dans une spirale kafkaïenne, il exprime la question fondamentale de la maîtrise ou de la fatalité de notre destinée.
    Emmanuel Bove est sans nul doute le plus méconnu des grands auteurs français. Né dans un milieu très modeste, le jeune homme décide très tôt de ne vivre que de sa plume. Mes amis (1924), son premier roman, est une révélation dans le monde des lettres françaises. Après une vingtaine d'ouvrages, il décide ne publier aucun livre durant la Seconde guerre mondiale. De l'avis de nombreux lecteurs, il y a un avant et un après la lecture des romans de Bove.
    « Bove a comme personne le sens du détail touchant. » - Samuel Beckett
    « Bove avait le génie de parler de soi sans parler de lui. » - Pierre Assouline, Le Magazine littéraire
    « L'expérience de la lecture de Bove est unique. » - Pierre Michon, Le Monde

    1 autre édition :

  • Ce roman inédit, terminé en juin 1939 et hanté par la guerre en marche, comme la plus autobiographique des oeuvres de son auteur :
    « J'ai quarante et un ans. Que vais- je faire ? L'impossibilité de répondre à cette question ne m'abat pas. Je sens qu'un événement va se produire », écrit-il à l'extrême fin de ce livre d'une vie, relation pathétique de ce qui aurait pu être.
    En 1924, parrainé par Colette, Rilke et Max Jacob, Emmanuel Bove (1898-1945) connaît le succès avec Mes amis. Mobilisé comme travailleur en 1940, il refuse toute publication durant l'Occupation. En 1942, il parvient à rejoindre Alger, où il écrit ses trois derniers romans : Le Piège, Départ dans la nuit et Non-lieu. Ses plus grands succès sont Mes amis (Ferenczi, 1924 ; L'Arbre vengeur, 2015), Le Beau-fils (Grasset, 1934 ; Le Castor Astral, 2016) ou encore Le Pressentiment (Gallimard, 1935 ; Le Castor Astral, 2006)

    1 autre édition :

  • Arnold, archétype du héros bovien, vit dans une chambre obscure d'un petit hôtel de Montmartre. En pleine crise de désespoir, il est en proie à de vives angoisses... Il s'offre alors l'un des plus grands moments de bravoure de sa vie, et de l'oeuvre littéraire d'Emmanuel Bove : la saisissante description de son suicide, qu'Arnold pense pouvoir contrôler.
    Emmanuel Bove est sans nul doute le plus méconnu des grands auteurs français. Né dans un milieu très modeste, le jeune homme décide très tôt de ne vivre que de sa plume. Mes amis (1924), son premier roman, est une révélation dans le monde des lettres françaises. Après une vingtaine d'ouvrages, il décide ne publier aucun livre durant la Seconde guerre mondiale. De l'avis de nombreux lecteurs, il y a un avant et un après la lecture des romans de Bove.
    « Bove a comme personne le sens du détail touchant. » - Samuel Beckett
    « L'expérience de la lecture de Bove est unique. » - Pierre Michon, Le Monde
    « C'est comme si, à cause de ou malgré son humour, l'oeuvre de Bove finissait par faire peur, à frapper si juste. » - Mathieu Lindon, Libération

  • Pierre Neuhart est un homme d'âge mûr promis à une fin de carrière aussi brillante que paisible. Parmi la bohème parisienne des années 1920, il rencontre Eliane, une jeune fille de dix-sept ans frivole et versatile. L'amour absolu qu'il éprouve bientôt pour cette libertine va bouleverser son existence. Dans ce récit sobre et tragique, le drame de l'illusion amoureuse et de l'incompréhension fondamentale entre les êtres est traité avec un sens stupéfiant de l'observation. Doué d'un art consommé de la suggestion et d'un sens stupéfiant de l'observation, Emmanuel Bove dissèque les étapes cruelles d'une relation passionnée.
    Emmanuel Bove est sans nul doute le plus méconnu des grands auteurs français. Mes amis (1924), son premier roman, est une révélation dans le monde des lettres françaises. Après une vingtaine d'ouvrages, il décide ne publier aucun livre durant la Seconde guerre mondiale. De l'avis de nombreux lecteurs, il y a un avant et un après la lecture des romans de Bove.
    « Bove a comme personne le sens du détail touchant. » - Samuel Beckett
    « Bove, c'est l'art du subjectif, de la pensée souterraine, qui fait que toute relation est foncièrement caractérisée par le malentendu. » - France culture
    « Emmanuel Bove est l'un des grands écrivains du siècle. » - L'Express

    1 autre édition :

  • Tout commence par un mariage raté d'avance, celui d'Annie et Jean-Melchior. Annie vient d'une famille bourgeoise. Jean-Melchior est pauvre, a déjà eu un fils, Jean-Noël, avec une mégère qu'il abandonne sans remords. Après la mort de Jean-Melchior, Annie et Jean-Noël retournent à Paris. Mais le jeune homme n'en finit pas de décevoir sa belle-mère. Il commet les mêmes erreurs que son père : épouser des femmes qu'il n'aime pas, ne jamais achever ses études... Pourtant, son seul désir semble de plaire à Annie...
    Emmanuel Bove commence très tôt à écrire. Mes amis (1924), son premier roman, est une révélation dans le monde des lettres françaises. Après une vingtaine d'ouvrages, il décide ne publier aucun livre durant la Seconde guerre mondiale. Ici, Bove transpose de façon saisissante les épisodes les plus ambigus de son histoire familiale.
    « Du grand art. » - L'Obs
    « L'expérience de la lecture de Bove est unique. » - Pierre Michon, Le Monde
    « Le plus grand des auteurs français méconnus. » - Libération

  • Comme la plupart des livres d'Emmanuel Bove, ce roman est un étincellement de réalités quotidiennes, qui décrit une humanité sulfureuse. Ici, les personnages ont tous l'échec dans les veines. Adieu Fombonne est gouverné par un humour froid, à la lueur métallique.
    Emmanuel Bove est sans nul doute le plus méconnu des grands auteurs français. Né dans un milieu très modeste, le jeune homme décide très tôt de ne vivre que de sa plume. Mes amis (1924), son premier roman, est une révélation dans le monde des lettres françaises. Après une vingtaine d'ouvrages, il décide ne publier aucun livre durant la Seconde guerre mondiale. De l'avis de nombreux lecteurs, il y a un avant et un après la lecture des romans de Bove.
    « Bove a comme personne le sens du détail touchant. » - Samuel Beckett
    « Bove avait le génie de parler de soi sans parler de lui. » - Pierre Assouline, Le Magazine littéraire
    « L'expérience de la lecture de Bove est unique. » - Pierre Michon, Le Monde

  • Emmanuel Bove commence à écrire vers 1922 et trempe tout d'abord sa plume dans le genre populaire. Sous le pseudonyme de " Jean Valois " et avec la collaboration active de Suzanne, sa femme, il publie de nombreux romans alimentaires. C'est grâce à Colette qui a remarqué une de ses nouvelles parue dans Le Matin, qu'il publie son premier livre sous son nom : Mes Amis. Sorti en 1924, le livre est un succès et suscite l'intérêt d'auteurs aussi divers que Rilke, Beckett, Max Jacob ou Sacha Guitry. Jusqu'à la guerre il continue d'écrire abondamment (Armand, Un soir chez Blutel, La coalition, La Mort de Dinah, L'Amour de Pierre Neuhart et le fameux Bécon les Bruyères...) tout en collaborant à des journaux et à des revues proches du Front Populaire. Son attirance pour le roman policier est sans doute à rapprocher de son expérience de journaliste à Détective et Paris soir, journaux friands de faits-divers les plus sordides qui racontent le tragique du quotidien. En 1933, il donne aux éditions Émile Frère sous le pseudonyme de Pierre Dugast son premier " polar " : La Toque de Breitschwantz, qu'il souhaitait aussi titrer La Fiancée du Violoniste. Le Meurtre de Suzy Pommier publié la même année et chez le même éditeur, porte en revanche sa signature. Suzy Pommier, grand espoir du cinéma français participe à la première d'un film où elle tient le rôle titre.
    Visiblement nerveuse, elle s'éclipse dès la fin de la séance et donne rendez- vous à son amant à son domicile aux alentours de minuit. Le lendemain matin, la jeune actrice est retrouvée morte dans sa baignoire, dans des circonstances qui rappellent étrangement le scénario du film qu'elle vient de tourner. Appelé sur les lieux du crime, l'inspecteur Hector Mancelle prend l'affaire en main. Seul contre sa hiérarchie et des faits par trop évidents, il va mener une enquête astucieuse sans négliger aucun détail. Malgré les obstacles et les doutes, le détective-policier va finir par faire surgir une vérité que personne ne soupçonnait. Le lecteur quant à lui sera sans doute surpris de découvrir un auteur dans un registre très différent de celui de Mes Amis. L'écriture blanche et neutre d'Emmanuel Bove s'efface au profit d'un récit plus classique qui respecte les codes du genre policier. Visiblement l'auteur, non sans une certaine jubilation, joue avec les contraintes formelles du genre. Avec une indéniable maîtrise, l'intrigue est rondement menée jusqu'à la scène finale, théâtrale, ou le meurtrier sera enfin démasqué. Une curiosité donc, à découvrir. Lorsqu'Emmanuel Bove meurt en 1945, ses livres ne sont quasiment plus édités. Il faudra attendre les années 70 pour voir l'écrivain sortir de l'oubli en partie grâce à son traducteur allemand, Peter Handke qui oeuvra beaucoup pour redonner à l'écrivain une place de choix dans le paysage littéraire français. Aujourd'hui la plupart des textes de Bove sont disponibles à l'exception notable cependant de ses romans policiers.

  • Quand Florent Maugas, jeune peintre sans un sou, s'éprend d'une héritière exaltée, c'est un amour qui lutte contre une société dominée par l'argent et les liaisons dites « respectables ». Dans L'Impossible Amour, Emmanuel Bove mène un récit désopilant en même temps qu'une violente charge contre la conception hypocrite de la famille et des rapports sociaux des années 1930. À 80 ans d'écart, cette satire est d'une actualité étonnante.
    Emmanuel Bove est sans nul doute le plus méconnu des grands auteurs français. Né dans un milieu très modeste, le jeune homme décide très tôt de ne vivre que de sa plume. Mes amis (1924), son premier roman, est une révélation dans le monde des lettres françaises. Après une vingtaine d'ouvrages, il décide de ne publier aucun livre durant la Seconde guerre mondiale. De l'avis de nombreux lecteurs, il y a un avant et un après la lecture des romans de Bove.
    « Bove a comme personne le sens du détail touchant. » - Samuel Beckett
    « L'expérience de la lecture de Bove est unique. » - Pierre Michon, Le Monde
    « C'est comme si, à cause de ou malgré son humour, l'oeuvre de Bove finissait par faire peur, à frapper si juste. » - Mathieu Lindon, Libération

  • An NYRB Classics Original Emmanuel Bove was one of the most original writers to come out of twentieth-century France and a popular success in his day. Discovered by Colette, who arranged for the publication of his first novel, My Friends, Bove enjoyed a busy literary career, until the German occupation silenced him. During his lifetime, his novels and stories were admired by Rilke, the surrealists, Camus, and Beckett, who said of him that “more than anyone else he has an instinct for the essential detail.” Henry Duchemin and His Shadows is the ideal introduction to Bove’s world, with its cast of stubborn isolatoes who call to mind Melville’s Bartleby, Walser’s “little men,” and Rhys’s lost women. Henri Duchemin, the protagonist of the collection’s first story, “Night Crime,” is ambivalent, afraid of appearing ridiculous, desperate for money: in other words, the perfect prey. Criminals, beautiful women, and profiteers threaten the sad young men of Bove’s stories, but worse yet are the interior voices and paranoia that propel them to their fates. The poet of the flophouse and the dive, the park bench and the pigeon’s crumb, Bove is also a deeply empathetic writer for whom no defeat is so great as to silence desire.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Emmanuel Bove. Reconnue et admirée dans les années vingt et trente, l'oeuvre d'Emanuel Bove est tombée dans l'oubli après sa mort avant d'être réhabilitée ces dernières décennies, grâce notamment à Peter Handke, Wim Wenders ou encore Jean-Pierre Darroussin qui adapta en 2006 sur grand écran "Le Pressentiment", l'un des romans les plus caractéristiques de son oeuvre. Charles Benesteau, son anti-héros qui décide un beau jour de quitter le milieu bourgeois étriqué auquel il appartient pour aller vivre sa liberté dans la solitude et l'exil intérieur d'un quartier populaire de Paris, avant d'être confronté à de nouvelles basses intrigues inhérentes à la nature humaine, est en effet l'un des personnages les plus représentatifs de son univers romanesque. Pour Emanuel Bove, dont le style dépouillé dissèque ici la pauvreté d'expérience d'une humanité banale, "un roman ne doit pas être le récit de quelque aventure ou inquiétude, mais une peinture la plus simple possible de la vie".


  • Victor Bâton est un trentenaire têtu qui, malgré sa pauvreté, refuse de travailler et préfère arpenter Paris dans ses vêtements élimés. Ce que Victor voudrait, par dessus tout, c'est se faire des amis. Alors chaque rencontre devient l'espoir d'une amitié incroyable. Mais les désillusions s'accumulent bientôt... Publié en 1924, avec les recommandations de Colette, Mes amis est le premier roman d'Emmanuel Bove (1898-1945), le plus méconnu des grands auteurs français (vingt romans et recueils de nouvelles). De l'avis de nombreux lecteurs, il y a un avant et un après la lecture d'Emmanuel Bove. « Bove a comme personne le sens du détail touchant. »Samuel Beckett « Bove avait le génie de parler de soi sans parler de lui. »Pierre Assouline, Le Magazine littéraire« L'expérience de la lecture de Bove est unique. »Pierre Michon, Le Monde« Mes amis est non seulement considéré comme l'une des plus belles réussites littéraires du XXe siècle, mais il demeure toujours aussi actuel. »Hélène de Ligneris, France 3

  • Extrait
    | Pierre Neuhart ne savait quelle contenance adopter, en même temps qu'une joie profonde le détendait qu'elle fût ainsi seule auprès de lui. Il n'osait pourtant prononcer une autre parole. Quant à Éliane, elle semblait même plus à l'aise que chez Mme Aspi où elle avait eu, par moment, une certaine timidité. Elle était naturelle et tout dans son attitude disait qu'elle eût craint de commettre une impolitesse en quittant, brusquement, cet homme auprès de qui elle était une enfant. La gêne, au lieu de courber sa tête et de rougir ses joues, lui donnait, au contraire, un certain air de bravade. Elle leva vers Pierre Neuhart des yeux candides.
    -- J'étais sûre que vous m'attendiez, dit-elle en souriant. Vous êtes comme ma mère, vous ne voulez pas que je rentre toute seule le soir.
    Cet intérêt, elle paraissait le trouver tout naturel. Aucune méfiance ne se lisait sur son visage. Elle simulait d'ignorer les véritables raisons de cette attente, de croire qu'elles étaient semblables à celles qui eussent incité un parent ou un ami de sa famille à l'attendre.
    -- Vous savez, continua-t-elle, si cela vous amuse de m'accompagner jusque chez moi, je ne vous le défends pas, mais si cela vous ennuie, il ne faut pas vous gêner. J'ai l'habitude de sortir le soir. Maman a les idées très larges. Et je n'ai jamais peur de rentrer seule.
    -- Votre mère vous laisse sortir comme vous voulez alors ?
    -- Mais naturellement !
    -- Vous êtes une enfant, pourtant, fit Pierre que ces contradictions étonnaient. Je ne sais pas votre âge, mais vous n'avez certainement pas vingt ans.
    -- J'ai dix-sept ans. Ou plutôt j'ai eu dix-sept ans il y a deux mois.
    -- Et vous sortez le soir toute seule ?
    Elle regarda Pierre Neuhart avec étonnement.
    -- Quel mal y a-t-il ?
    Tout en parlant, elle avait fait une centaine de pas dans la direction opposée à celle de son domicile. Tout à coup, imitant celle qui s'aperçoit d'une erreur, elle s'exclama :
    -- Mais c'est moi qui vous accompagne, monsieur ! Vous allez sans doute par là ? Moi, je rentre.
    -- Ce n'est donc pas votre chemin ?
    -- Non, non, non... |

  • MES AMIS

    EMMANUEL BOVE

    • Bookelis
    • 29 Juillet 2017

    Mes amis est le premier roman d'Emmanuel Bove, publié en 1924.
    Résumé
    | Victor Bâton passe ses journées à ne rien faire : il ne survit que de sa pension d'invalidité. Mais il aimerait se faire un grand ami, pour sortir de sa torpeur. Il part donc en quête de celui-ci, et pense atteindre son but à chaque rencontre.
    Son âme plaintive, ainsi que ses enthousiasmes rapides et sa jalousie, le font échouer dans sa quête...|
    |Source Wikipédia|

  • LA MORT DE DINAH

    EMMANUEL BOVE

    • Bookelis
    • 28 Juillet 2017

    La mort de Dinah est un roman de Emmanuel Bove, publié en 1928.

    Première page
    | Par une belle fin d'après-midi d'automne, Jean Michelez, qui était descendu du tramway à la porte de Champerret, suivait à pied en flânant, le long du boulevard Bineau, à Neuilly, à l'extrémité duquel se dressait la villa La vie là qu'il habitait avec sa femme et ses deux enfants. C'était un des derniers beaux jours de l'année. Un vent tiède soulevait la poussière de la chaussée. Tout gardait encore les traces de l'été. Les arbres n'avaient point perdu leurs feuilles, ces feuilles poussiéreuses de fin de saison que les orages n'ont mouillées qu'à demi. Dans les jardins, des tentes claires abritaient les meubles rustiques. Les appels, les voix, les conversations, étaient sonores...|

  • Armand habite avec Jeanne, mais il désire Marguerite, la jeune soeur de son ami Lucien. De là, Emmanuel Bove décrypte la décomposition d'un couple avec un sang-froid éblouissant. Le narrateur tient le journal de l'échec de son mariage. Jour après jour, il déchire son couple, et plutôt que d'éviter la débâcle, il s'y précipite. Un anti-héros de Bove par excellence.
    Emmanuel Bove est sans nul doute le plus méconnu des grands auteurs français. Mes amis (1924), son premier roman, est une révélation dans le monde des lettres françaises. Après une vingtaine d'ouvrages, il décide ne publier aucun livre durant la Seconde guerre mondiale. De l'avis de nombreux lecteurs, il y a un avant et un après la lecture des romans de Bove.
    « Bove a comme personne le sens du détail touchant. » - Samuel Beckett
    « Bove, c'est l'art du subjectif, de la pensée souterraine, qui fait que toute relation est foncièrement caractérisée par le malentendu. » - France culture
    « Emmanuel Bove est l'un des grands écrivains du siècle. » - L'Express

  • Armand et Jeanne vivent ensemble. Armand qui ne travaille pas passe ses journées à se promener et à voir ses amis. Un jour il rencontre Lucien, un homme triste et malheureux témoin pour le narrateur "d'un passé douloureux". Armand va progressivement tomber amoureux de Margueritte, la petite soeur de ce dernier.

    Armand est le deuxième roman d'Emmanuel Bove et certainement l'un des plus étonnants. L'auteur décrit avec précision et minutie la psychologie des personnages.

    Emmanuel Bove est sans nul doute le plus méconnu des grands auteurs français. Mes amis (1924), son premier roman, est une révélation dans le monde des lettres françaises. Après une vingtaine d'ouvrages, il décide ne publier aucun livre durant la Seconde guerre mondiale. De l'avis de nombreux lecteurs, il y a un avant et un après la lecture des romans de Bove.
    « Bove a comme personne le sens du détail touchant. » - Samuel Beckett
    « Bove, c'est l'art du subjectif, de la pensée souterraine, qui fait que toute relation est foncièrement caractérisée par le malentendu. » - France culture
    « Emmanuel Bove est l'un des grands écrivains du siècle. » - L'Express

  • Un banquet est organisé en l'honneur d'André Poitou. Ce grand industriel vient de recevoir la légion d'honneur. Les invités arrivent, les conversations s'animent, le dîner peut alors commencer !
    Ce roman est une plongée dans le monde de la bourgeoisie du début du XXe siècle.
    Emmanuel Bove est sans nul doute le plus méconnu des grands auteurs français. Mes amis (1924), son premier roman, est une révélation dans le monde des lettres françaises. Après une vingtaine d'ouvrages, il décide ne publier aucun livre durant la Seconde guerre mondiale. De l'avis de nombreux lecteurs, il y a un avant et un après la lecture des romans de Bove.
    « Le style de Bove, d'une grande subtilité, agit ici à la perfection : des dialogues courts et ciselés, un sens étonnant du détail, un décor vide, anxiogène, une écriture "blanche" qui annonce Camus et Modiano, et nous voici pris au piège, inexorablement, de ce roman trouble et réaliste, l'un des rares écrit sur les premiers temps de Vichy et de l'Occupation. » - France culture
    « Emmanuel Bove est l'un des grands écrivains du siècle. » - L'Express
    « Le sublime, chez Bove, se fonde dans l'insupportable. » - Le Magazine littéraire

  • Dinah, petite fille fragile et atteinte de tuberculose, doit partir en Suisse où l'air frais de la montagne pourrait la sauver. Sa mère, madame Auriol, veuve et sans ressources se retrouve contrainte de demander de l'argent à son voisin, Jean Michelez. Ce petit bourgeois rongé par l'amertume et la rancoeur, après plusieurs déceptions familiales et amicales, va finalement être ému face à la détresse de sa voisine. Mais cela est déjà trop tard !
    Emmanuel Bove est sans nul doute le plus méconnu des grands auteurs français. Mes amis (1924), son premier roman, est une révélation dans le monde de la littérature française. De l'avis de nombreux lecteurs, il y a un avant et un après la lecture des romans de Bove.
    « Bove a comme personne le sens du détail touchant. » - Samuel Beckett
    « Emmanuel Bove est l'un des grands écrivains du siècle. » - L'Express

  • L'impossible amour

    EMMANUEL BOVE

    • Bookelis
    • 25 Octobre 2018

    Bove Emmanuel - L'impossible Amour : Florent a choisi la peinture en dépit de sa mère qui rêvait pour lui d'une carrière dans la diplomatie. Devant la Femme au Gant, au Musée du Luxembourg, il rencontre Danièle qui le laisse ébloui. Il n'en dort pas de la nuit. Mais Danièle, qui ne tarde pas à l'aimer, est l'héritière fortunée d'une famille respectable et promise à un comte bien plus âgé qu'elle. Et Florent, bien qu'on lui prédise une carrière prometteuse, ne connaît pas son père, ni vraiment la position sociale de sa mère dont on peut soupçonner les « écarts ». Les parents de Danièle mettront tout en oeuvre pour empêcher cette union, jusqu'aux ruses les plus éhontées.
    Dans ce roman aux multiples rebondissements, Bove s'attaque à une société sclérosée et hypocrite dont la morale et les convenances hypocrites masquent mal les préjugés et l'assujétissement à la puissance de l'argent. En 1932, les mouvements qui conduisirent à la guerre et aux régimes autoritaires sont d'ailleurs en pleine fermentation. Paru en feuilleton en 1935 dans Ce Soir, L'impossible Amour, écrit dans un style dépouillé, se lit comme un roman-feuilleton et l'on se prend d'affection pour ce couple innocent tout comme l'on rit au fil de cette intrigue désopilante.

  • Un Homme qui savait

    EMMANUEL BOVE

    • Bookelis
    • 3 Novembre 2018

    Bove Emmanuel - Un Homme qui savait : Maurice Lesca aura bientôt 60 ans. Il partage avec sa soeur Emily un petit appartement rue de Rivoli. Il était médecin, mais ne pratique plus. Pas vraiment pauvre, ni vraiment riche, son comportement étonne. Est-il malade ou simplement malheureux ? Est-ce un escroc ou un manipulateur ? En apparence, il mène une vie monotone et sans surprise, mais quand il est avec Madame Maze, une libraire divorcée, quel jeu joue-t-il vraiment ? Et avec sa soeur Emily, pourquoi passe-t-il d'une méchanceté jubilatoire à la douceur la plus affable? Bove esquisse des pistes pour aussitôt les laisser de côté. Maurice Lesca est un anti-héros qui vit à côté de sa propre vie.

    /> Écrit en 1942, lorsque Emmanuel Bove était en Algérie, faute d'avoir pu rejoindre Londres, ce livre implacable reflète les troubles et l'inquiétude de ces années-là.

    Écrivain prolixe, révélé par Colette, Emmanuel Bove a connu le succès de son vivant, avant de tomber dans l'oubli, et d'être redécouvert par Peter Handke dans les années 1980. Il est né en 1898 à Paris, mais a fait une partie de ses études au Collège Calvin à Genève, puis a vécu à Vienne et à nouveau à Paris, où il est mort en 1945.

  • La jeune et belle actrice Suzy Pommier est retrouvée morte dans la baignoire de son appartement en des circonstances qui rappellent étrangement le scénario du dernier film dont elle est la vedette.

    L'un des deux polars écrit par le grand Emmanuel Bove.

    Le Meurtre de Suzy Pommier : Suzy Pommier, jeune et belle actrice en vogue, se fait assassiner le soir de la première du film où elle joue ... une actrice assassinée dans sa baignoire. En tout, le scénario du crime correspond au scénario du film.

    Hector Mancelle, jeune inspecteur, s'empare du cas et investigue à sa manière, en l'absence de son chef. Il refuse les conclusions toutes faites, rencontre le père de la victime, le réalisateur du film, l'acteur principal, l'amant de la victime. Il agit rapidement, intelligemment, il est sûr de son fait et tire des conclusions astucieuses, même contre l'avis de ses supérieurs. Démonstration magistrale de son art en fin de récit.

    Ce second roman policier d'Emmanuel Bove (le premier est paru sous le pseudo de Pierre Dugast, La Toque de Breitschwantz) est très bien construit, classique dans sa facture et bien enlevé. Il se situe dans un tout autre registre que ses autres livres (Mes Amis ou Le Pressentiment, tous deux publiés à la BNR) qui sont plus sombres et désespérés. Si vous aimez les « polars », il est à découvrir.

    Écrivain prolixe, révélé par Colette, Emmanuel Bove a connu le succès de son vivant, avant de tomber dans l'oubli, et d'être redécouvert par Peter Handke dans les années 1980. Il est né en 1898 à Paris, mais a fait une partie de ses études au Collège Calvin à Genève, puis a vécu à Vienne et à nouveau à Paris, où il est mort en 1945.

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