Langue française

  • Déserteur

    Halfdan Pisket

    À la fin des années 70, le père d'Halfdan Pisket décide de quitter la
    Turquie, afin de fuir un passé douloureux et reconstruire sa vie au
    Danemark, là où, dans les magazines, les femmes sont particulièrement
    belles. Mais les choses sont plus complexes que prévu, comme si le
    sort s'acharnait sur cet homme déraciné et insoumis...De la lecture
    de cette oeuvre magnifique, qui aborde le thème de l'intégration, on
    ressort bouleversé. Et troublé. Par ce personnage ambivalent, mais
    terriblement attachant. Et par la force créative d'Halfdan Pisket qui
    a su transcender l'histoire tragique de son père avec une énergie
    résiliente étonnante. On avait déjà été époustouflé par le dessin et
    la poésie du premier tome, Déserteur. Ici, l'auteur va encore plus
    loin dans l'urgence, la puissance de survie, découpées au scalpel
    jusqu'à l'extravagance.

  • Dansker

    Halfdan Pisket

    Suite aux événements tourmentés qui ont failli lui coûter la vie,
    James aspire à trouver un semblant d'équilibre dans sa nouvelle
    existence. Il s'est installé dans la célèbre communauté libertaire
    autogérée de Christiania à Copenhague créée dans les années 70 par
    des hippies, et où le commerce de la résine de cannabis est autorisé.
    Alors qu'il ne voit plus sa famille depuis longtemps, Arla,
    désespérée, vient frapper à sa porte pour lui demander son aide.
    Désormais, James doit assurer son rôle de père à plein temps pour
    protéger Joshua son fils qu'il aime profondément. Mais, caler
    l'emploi du temps d'un gros trafiquant de drogue avec celui d'un
    enfant qui va à l'école devient très vite problématique... Avec le
    troisième et dernier tome de cette trilogie magistrale où la poésie
    et la puissance narrative ne retombent jamais, Halfdan Pisket résout
    son histoire terriblement touchante en déclarant son amour à ce père
    extraordinaire.

  • Cafard

    Halfdan Pisket

    Prisonnier d'une geôle lugubre, le père de Halfdan Pisket se souvient
    du moment où il habitait ce village non loin de Kars dans la zone
    frontalière instable entre la Turquie et l'Arménie. Né dans une
    famille aisée, d'un père turc et d'une mère russo arménienne, il y
    menait une vie d'adolescent presque normale même si les alentours
    sous tension étaient surveillés par les conscrits turcs - les « sans-
    visage ». Toutes les religions et coutumes cohabitaient en paix mais
    la terre sombre de ce pays recélait encore le souvenir funeste d'un
    génocide arménien. Les évènements dramatiques commencent à
    s'accumuler lorsque son meilleur ami est abattu par les « sans-visage
    », alors qu'il ne faisait que prendre du bois dans la forêt. Suite au
    choc émotionnel, rempli de haine, le jeune homme est terrassé par ses
    premières crises d'épilepsie. Alors qu'il est enrôlé de force dans
    l'armée des « sans-visage », il suffira qu'une visite à son père
    malade soit refusée par sa hiérarchie pour qu'il décide de prendre la
    fuite. Très vite repris, c'est de cette sinistre geôle qu'il nous
    raconte - quand il n'est pas torturé - son histoire chaotique, au
    rythme des crises d'épilepsie et des flash-back, créant ainsi une
    pulsation très singulière entre la réalité transcendée pleine de
    poésie et le récit historique. Basée sur des interviews du père de
    l'auteur et des anecdotes tirées de sa vie dans les années 60-70,
    cette histoire troublante d'une famille qui part en lambeaux est
    sublimée par un dessin intense, tourmenté et convulsif.

empty