• Saint-Colomban-les-Vignes, 1278, le 3 août. Les travaux de construction du pont allaient bon train jusqu'au jour où Thomas, jeune moine pontifice, rapporte les nouvelles d'une succession de noyades inquiétantes sans que la grève ne retourne aucun cadavre. Serait-ce la malemort ?
    Quelques temps après le jeune homme s'éprend de Maud, une belle et jeune paysanne curieusement attirée par le pont déserté car jugé maudit par certains.
    L'histoire dit que lorsqu'ils sont bâtis par les hommes au-dessus des rivières, des lacs et des étangs, les ponts abritent d'étranges créatures connues sous le nom d'Aquadèmes.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Passionné d'histoire et de littérature, grand voyageur, Jean Lavie nous propose ici un conte fantastique en même temps qu'une quête spirituelle et religieuse qui traverse les siècles.

  • Composé de huit essais sur les rapports imprévus du sexe et du langage - et sur leur emprise -, ce livre donne accès à ce qui rend possible la psychanalyse, ce qu'elle ignore d'elle-même, à savoir qu'elle est soumise, jusque dans ses élaborations les plus complexes, à ce que la sexualité veut secrètement que les paroles disent (ou taisent). Les paroles des deux partenaires de la séance. L'écoute d'un patient, séance après séance, donne l'illusion d'avoir affaire à quelqu'un qu'on connaît particulièrement bien. Cela tient au sentiment trompeur que le patient est un objet extérieur au psychanalyste, et il n'apparaît pas qu'il est constitué par leur rencontre. Le psychanalyste pourrait donc affirmer qu'il a affaire, avec le patient, en partie à lui-même. Ce constat pourrait paraître banal s'il n'était pas dérangeant. En effet, l'écriture de l'auteur met en évidence que psychanalyste et patient sont ce que le sexuel leur fait énoncer. Or ils y prêtent foi.

  • En attendant la femme aimée, au restaurant, un homme fait l'éloge de son amour - il s'appelle Pour. Un autre (le même)
    - c'est Contre - s'emploie à l'interrompre, à lui montrer qu'il est dans l'illusion, que cette femme est son invention.
    À mesure que l'échange avance, que les arguments se tendent et qu'on ne sait plus parfois si Pour l'est encore, le lecteur qui évoque ses expériences en pareille occurrence amoureuse reconnaît volontiers qu'il est convaincu par l'un et... par l'autre.

    En invoquant les paradoxes de la vie amoureuse - que de détours dans nos sincérités successives!-, l'auteur fait saisir dans quelle dépendance permanente nous sommes au registre de la pensée. Mais si nos pensées étaient soumises à nos passions? Penser, n'est-ce pas avant tout être pour, être contre? Aimer, n'est-ce pas avant tout penser qu'on aime?

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