• " Guy, Merci pour documents de l'I.S.et ouvrages de Henri Lefebvre, d'une importance vitale pour moi ici.
    Est également important pour moi de correspondre avec toi, parce que "les interlocuteurs valables sont tout de même encore rares". Mais j'énumère tout de suite les difficultés : Trop sommaire une correspondance facilite les malentendus les plus nuisibles ; [...] Une différence radicale entre circonstances, ambiances, situations et problèmes risque de nous faire, toi à Paris et moi à Montréal, écrire pour nous entendre des lettres "non-averties", un non-sens que seules une certaine bonne volonté et une objectivité en "en soi" peuvent éviter.
    Il vaut cependant la peine d'essayer de correspondre. Décidément. " [...] Début de la lettre (inédite) de Patrick Straram à Guy Debord (1960). Suivi d'une lettre (inédite) de Patrick Straram à Yvan Chtcheglov (1959).

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  • La Veuve blanche et noire un peu détournée est un roman d'apprentissage racontant l'éducation sentimentale du jeune Straram âgé de 18 ans par une femme de 20 ans son aînée. Il fait de cet épisode mineur, longtemps ressassé, la clé de son indépendance intellectuelle et affective. Cette oeuvre autobiographique peut également être comprise dans le sillage des pratiques lettristes puisqu'elle fait un usage constant de "détournements".

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  • Depuis la publication du témoignage de Jean-Michel Mension, La Tribu (Allia, 1998), on connaît mieux la préhistoire de l'aventure situationniste, en particulier la période 1952-1953 au cours de laquelle Debord et ses camarades lettristes se retrouvaient dans un bistrot de la rue du Four, Chez Moineau. Mais hormis les photos désormais célèbres d'Ed van der Elsken, on dispose de peu de documents d'époque susceptibles d'évoquer l'atmosphère de ce point de ralliement de la bohème artistique et de la jeunesse délinquante de Saint-Germain-des-Prés. Dans sa correspondance, Debord cite parfois le roman où l'un des membres du groupe, Patrick Straram, avait mis en scène toute la petite tribu des "Moineaux" ; mais il n'en subsistait que le titre : Les Bouteilles se couchent. On croyait le texte perdu. Jean-Marie Apostolidès et Boris Donné en ont retrouvé les manuscrits épars à la Bibliothèque nationale du Québec et proposent ici une reconstruction de ce récit où apparaissent G. Debord, M. Bernstein, J-M.
    Mension, I. Chtcheglov, J-C. Guilbert et bien d'autres. L'écriture de Straram, très in fluencée par le jazz, se cherche encore : mais ce petit récit vaut par ses portraits, par la vivacité de ses dialogues, et par la fantaisie d'une intrigue inspirée de Jarry où le bistrot Moineau devient un navire à la dérive dans le Quartier Latin !

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