• Quelle est cette étrange maison rouge, au bout d'une rue étroite et populeuse de Toulouse ? Et que deviendra cet écolier qui s'avance vers elle, en rêvant de Lazzia, la fille aux yeux noisette, de femmes élégantes et de biens d'autres mystères qui s'entremêlent aux réalités quotidiennes ? Nous sommes dans les années trente. Dans cette rue de la Colombe avec son petit théâtre, ses boutiques, ses habitants divers, ses couleurs et ses parfums méridionaux, un enfant, un adolescent découvrent les douceurs et les douleurs de la vie.
    Plein d'émotion et de saveur, ce premier roman de Pierre Gamarra obtint le premier Prix international du roman Charles-Veillon, en 1948.

  • Premier du canton ! Aujourd'hui, Simon n'a peur de rien, pas même de l'orage qui gronde sur son village. Il vient de recevoir les félicitations de M. l'Inspecteur pour avoir brillamment obtenu son certificat d'études et fait la fierté de son père, un modeste paysan. Ces honneurs, il les doit avant tout à son travail, mais aussi à son instituteur, M. Bertrandou, un homme sévère, mais juste. En ce jour inoubliable, Simon a trouvé sa voie : il sera maître d'école.

  • Au XVe siècle, sous les Ming, le Grand Amiral Zheng He à la tête d'une immense flotte, visite les côtes, les îles et les ports de ce que les Chinois appellent "les océans occidentaux" : au cours de sept voyages, il va jusqu'à l'Arabie et à l'Afrique orientale, probablement jusqu'à Madagascar.
    Ce récit romancé évoque, pour notre plus grand plaisir, non seulement la figure et les exploits quasiment inconnus en France d'un Christophe Colomb chinois mais aussi une période où la Chine, pour son prestige et la prospérité de son commerce, apporte à des dizaines de pays les soies, les porcelaines, le savoir-faire et la richesse culturelle et spirituelle d'un Empire à son très haut niveau.

    Pierre Gamarra est né à Toulouse. II est président de la revue Europe. II a écrit plusieurs romans dont La maison de feu (Prix Veillon), Le fleuve palimpseste (Grand Prix du roman de la Société des Gens de Lettres), Les Coqs de minuit (adapté en quatre épisodes à la télévision).

  • Un vibrant hommage à la relation éternelle qui existe entre un paysan et sa terre, confronté au monde moderne. Dans la vallée, on effraie les enfants indociles en évoquant Catet la Mule. Cet homme taciturne et solitaire vit à Rocal, dans la montagne, là où jadis des moines persécutés auraient enterré un trésor. Mais de trésor il n'en trouve pas. « Rocal : terre dure, eau pourrie », disent les villageois. Un jour d'hiver froid et sec, tandis que Catet rêve à Damaïselo, « une fille blanche à longs cheveux », un homme vêtu d'une houppelande grimpe jusqu'à la maison isolée. Quoi ? Ce fils de notaire souhaite lui racheter son domaine sans valeur ? Rosalie Brousse, femme courage, a connu trois guerres. Et toujours elle veille sur les siens.

  • Les Enfants du pain noir, ce sont ceux que Pierre Gamarra a appris à connaître et à aimer dans le petit village pyrénéen où il a enseigné, à l'aube de la Seconde Guerre mondiale. Ce sont aussi ceux de Toulouse, où l'écrivain, qualifié « d'Occitan de langue française », a forgé sa conscience d'homme pendant les jours sombres de l'occupation allemande.
    Mariage de réalisme politique et de poésie, ce roman poignant annonce l'oeuvre d'un grand écrivain.

  • La première fois que je l'ai vu, il a fendu la foule qui s'était massée autour de l'ours abattu. Puis, après avoir examiné le fauve, il a lancé un énigmatique : « Ce n'est pas le mien. »
    Cet homme, c'est Modeste Bestéguy. Armé d'un couteau de cuivre et de nacre, il traque inlassablement la « Bête » qui a tué son père. La Seconde Guerre mondiale, avec ses soldats vert-de-gris qui pourchassent les réfugiés dans la montagne, n'a rien changé. Modeste sait que son ennemi est là, tapi dans l'ombre des forêts. Mais qui est vraiment cette Bête ? Parfois je me le demande...
    Écrivain talentueux traduit dans le monde entier, Pierre Gamarra signe ici un roman profondément humaniste.

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