• En 1913, la jeune couturicre Marta Haddad quitte Beyrouth pour rejoindre son mari Khalil, parti travailler aux États-Unis peu de temps aprcs leur mariage. La traversée est une épreuve, tout comme le séjour en quarantaine ´r Ellis Island, mais Marta a confiance en l'avenir et en cette terre daccueil. Le choc est pourtant immense quand elle découvre que son mari vit avec une Américaine en Louisiane et qu'il ne lattend déj´r plus Marta se ressaisit, devient dabord vendeuse itinérante avant douvrir un magasin ´r Philadelphie. Khalil perd la vie au milieu des troupes américaines pendant la Premicre Guerre mondiale, elle peut donc se remarier et épouse Ali Jaber, lui aussi dorigine syrienne. Mais la crise de 1929 frappe de plein fouet, et pour échapper ´r la miscre Marta na dautre choix que de sinstaller sur des terres agricoles achetées avant la crise en Californie, avec Ali et leurs quatre enfants. Un nouveau départ un de plus, dans la vie de Marta, hérodne attachante de cette vaste fresque de limmigration que constitue Amerika.

  • Hanna Yaacoub est déjà en route vers le port de Beyrouth lorsque la ville commence à s'éveiller. Avec son panier plein d'oeufs durs, ce père de famille arpente les rues et propose des victuailles aux soldats en faction. Nous sommes en 1860 et la situation est extrêmement tendue depuis le massacre de Chrétiens par des Druzes du Mont Liban.

    Ismaïl Pacha règne alors d'une main de fer sur la région, et lorsque le cheikh Ghaffar Ezzedine vient réclamer la grâce pour ses enfants accusés d'avoir participé aux événements sanglants, il n'accepte d'épargner qu'un seul fils. Les autres seront déportés. C'est Hanna Yaacoub, "ce chrétien de malheur", qui est fait prisonnier à la place du rescapé et qui embarque finalement vers les geôles de Belgrade. Il arpentera ainsi les Balkans, le long du Danube et sur les routes de Bosnie, en compagnie des criminels Druzes devenus frères de détention...

    À travers cette magnifique fresque, Rabee Jaber nous plonge dans la douloureuse histoire libanaise de la seconde moitié du XIXe siècle. Grâce à un récit haletant et coloré, c'est la confrontation des identités avec la puissance des rouages géopolitiques qui prend corps sous nos yeux. Un conte d'une incroyable modernité.

  • Confessions Nouv.

    Quinze années de guerre civile, c'est ce qu'a connu le Liban de 1975 à 1990. C'est aussi le contexte dans lequel Maroun a grandi. Devenu jeune adulte, il raconte les années passées à Achrafi eh, le quartier chrétien de l'est de Beyrouth, entouré de sa mère, de son père, engagé dans les milices phalangistes, de son grand frère Iliya, et de ses trois soeurs. Il décrit le quotidien de ceux qui ont appris à vivre sous les bombes et les tirs de snipers, les plaisirs simples dans les moments de trêve, la douceur de l'enfance malgré la violence sourde et incompréhensible avec laquelle il faut cohabiter. À la maison, accrochée au mur du salon, il y a aussi la photo d'un jeune frère, kidnappé et assassiné au début du conflit. Dans la famille règne une mystérieuse atmosphère et, d'aussi loin qu'il s'en souvienne, Maroun a toujours senti peser sur lui un étrange regard. Et pour cause : plus tard, après la guerre, Iliya lui apprend qu'il n'est pas celui qu'il croit être. Seul survivant parmi les occupants d'une voiture que l'unité de 'son père' a arrêtés à un barrage pour les abattre ensuite, il a été recueilli, soigné et adopté par la famille qui lui a donné le prénom du fils défunt. Bouleversé par cette révélation, Maroun convoque ses souvenirs, tente de les remettre en ordre, dans une impossible quête de son identité.

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