• Une croix sur l'enfance Nouv.

    C'est en 1960, alors agé de 11 ans, que le narrateur entre au Séminaire.

    Ce n'est pas par choix qu'il l'intègre, ce sont ses parents ainsi que les biens pensants de l'église qui lui imposent. Le narrateur raconte alors sa solitude et la tristesse qu'il va connaître pendant six ans.
    Obligé de grandir trop vite et pas comme les autres enfants de son âge, ce petit garçon nous dévoile la vie difficile avant et après cette étape de sa vie.

  • Le nouveau récit de JP Sautreau dévoile ce qui n'avait encore jamais été fait dans un ouvrage : la parole crue de centaines de victimes d'attouchements et viols par des hommes de l'Église durant plus de trente années à travers la France.

    Comme « Une croix sur l'enfance », le premier témoignage de JP Sautreau qui a bénéficié d'une importante couverture médiatique (journaux, radios, télés), ce livre va, pendant des mois, être au coeur de l'actualité.
    En effet, en 2021 la Commission Sauvé dont l'auteur a intégré un groupe de travail national, va rendre compte de ses travaux.
    Ce livre va être le premier livre témoin de ses futures révélations et réflexions. La force des témoignages rapportés va donner une très sensible chair aux futures conclusions de la commission.
    Il livre ici des centaines de terribles témoignages de victimes jusque-là enfermées dans le silence.
    Le premier livre était une révélation : le cri d'une souffrance solitaire et taboue, ce second livre est désormais le porte-voix de plusieurs générations sacrifiées.

  • La poésie, c'est « quelque chose entre le blanc et la blessure ». D'emblée, Jean-Pierre Sautreau ne finasse pas avec l'essentiel : quand le jeu n'a de sens que si l'on ose brûler la chandelle par les deux bouts, cela signifie qu'écrire implique, comme allant de soi, la dangereuse urgence de détourner les règles et règlements de l'ordinaire existence qui « embastillent l'âme ». Le poète écrit pour « dessaisir les repères », pour construire « à chaque bouger de mot » l'impossible scénario. Et voilà que ce n'est plus du jeu ! Mieux vaut aller garer ses abattis sur la touche. Ah ! Qu'il est beau le spectacle racoleur de notre confortable « quotidien taupinière » ! Et pourtant, le poète n'en veut pas. Il est sur le terrain, solidaire des libres intempéries de la vie qui n'est pas oublieuse de vivre. Et d'écrire. En cela, J-P. Sautreau se situe dans le droit fil d'une poésie lyrique tenaillée par les disettes du vécu : Rutebeuf, Ronsard, Aragon, Éluard... Le poème exige « la patience des coeurs battants », l'enthousiasme d'avancer « sur la pointe des mots », le risque à chaque instant d'écarter « les tarots fous du bonheur » sur la table de l'amour. Ainsi, le poète nous rappelle-t-il une vérité élémentaire : « tous les mots que j'ébruite » sont autant de « sédiments de mon pas d'homme ». La poésie est de ce monde, et plus que jamais elle nous est nécessaire. J-P. Sautreau l'assume à ses risques et périls, cela « est clair, comme une première neige ». Louis Dubost

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