• L'enfance de Louise, dans les années soixante-dix en France, est marquée par les difficultés financières de ses parents, leur peur de l'avenir, leur désarroi et leur tristesse, une forme de désolation qui contamine tout, jusqu'à la couleur des ciels. Face à cette réalité, Louise oppose une détermination forte : elle ne vivra pas la vie de ses parents. Elle ne sera ni pauvre ni triste ni résignée.
    Guidée par un attachement farouche à sa liberté, rebelle à toute forme de domination, Louise est à la recherche de ce qu'elle va devenir. Elle se cogne, elle bute, elle expérimente, mais elle ne lâche pas. Elle poursuit sa quête jusqu'à ce jour d'été que rien ne distinguait... où un événement survient dans sa vie, une rencontre qu'elle attendait depuis longtemps.

    Un roman sur la fidélité à soi-même, l'amour et le désir de liberté.
    Stéphanie Chaillou est née en 1969. Après L'Homme incertain et Alice ou le Choix des armes, parus chez Alma éditeur, elle signe ici son troisième roman.



  • Marie-Hélène Coulanges, dite Marilène, grandit à Brigneau, un hameau perdu au milieu de la campagne. Lieu de l'enfance, des cabanes et des jeux, creuset de la mémoire, Brigneau c'est aussi le lieu des premiers désenchantements, un endroit où la pauvreté semble figer les êtres et les choses.
    Le Bruit du monde est le récit d'une quête de liberté, une histoire de déracinement, de séparation, d'identité perdue et de luttes. Stéphanie Chaillou parvient à dire les blessures secrètes, la peur de l'échec, les doutes et les espérances vives qui façonnent une vie.

  • Le père est un texte écrit à la première personne. Un long monologue, celui d'un homme qui se retourne sur son passé suite aux questions de ses enfants. Tout jeune, il voulait une ferme, l'acheter, l'exploiter. C'est ce qu'il connaissait, ce qu'il souhaitait. À l'époque il pensait que les choses étaient simples, que la vie était simple. Alors il a suivi des études de technicien agricole, il a acheté une ferme, l'a exploité. Il était heureux, sa femme et les enfants aussi. Puis, en 1977, à 30 ans, c'est la faillite. La fin des paysans, la politique agricole commune.
    En contrepoint du récit du père qui se souvient, se demande ce qu'il pense et cherche à comprendre comment cela a pu se passer, les enfants, d'une seule voix, racontent les souvenirs heureux de leur enfance. Comme un refrain, une comptine, la mémoire des beaux jours dont le père dans son désarroi ne se souvient plus.
    Écrit dans une langue élégante et qui chante, le roman de Stéphanie Chaillou raconte la perplexité et l'énergie d'un être devant les bouleversements du monde.

  • Archéologique, hypnotique, poignant, le second roman de Stéphanie Chaillou confirme le talent de cette jeune femme venue de la poésie. Un inspecteur de police auditionne une jeune femme, Alice Delcourt, soupçonnée du meurtre de son ancien chef de service, Samuel Tison. Nous apprendrons au fil de l'interrogatoire qu'elle a été harcelée par Samuel Tison, et que c'est peut-être là le mobile du crime, si crime il y a eu. Le roman tout entier tourne et retourne la question de la violence au travail. Comment réagir ? Avec quelles armes ? Celles de la légalité, par le recours à la justice, celles de la violence, en usant de la loi du talion ? Que faut-il faire ? Se venger, porter plainte, tuer, se tuer, dénoncer ? En témoignant, Alice Delcourt inventorie, en détails, toutes ces questions, et les émotions qui les accompagnent : peur, effondrement, haine, révolte, désir de vengeance... Si le roman met en scène une enquête, ce qu'il exprime avant tout c'est le besoin qu'éprouve Alice d'être entendue. Jouant du champ/contrechamp, Stephanie Chaillou émaille la déposition de textes brefs, éclatants qui racontent les souvenirs, les espoirs, les fantômes et les peurs d'Alice, tout un arrière-monde qui permet de la localiser autrement que comme coupable et victime.

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