• Discrètement, il avait compulsé les grimoires du mage du village, écouté ses vieilles histoires et ses précieux conseils, tout en suivant consciencieusement l'enseignement du maître d'armes du château.
    Intelligent, il avait vite compris que la clé ne se trouvait pas dans la force, mais dans la ruse. Il devait battre le dragon sur son propre terrain.

  • Léopold sauta depuis la nacelle de son mini-zeppelin sur le toit de l'immeuble qui abritait la rédaction de son journal. On était samedi matin et il rentrait d'une nuit agitée dans le ciel lyonnais.
    Grâce à ses lunettes à vision extra-sensorielle, il pensait avoir trouvé de nouveaux indices en longeant la Saône, des émanations nauséabondes à l'origine inconnue, identiques à celles qu'il avait captées il y a deux ans dans les coteaux du Beaujolais, et précédemment dans les monts du Forez.



  • "Mes parents ne sont pas comme les autres parents, ils ont des goûts bizarres. Ils adorent les films d'horreur, surtout ceux qui racontent la vie de Jack l'Éventreur, un tueur en série anglais qui a sévi à la fin du XIXe siècle. Ses victimes étaient des femmes, uniquement des femmes. Ce détail a son importance... ne l'oubliez surtout pas !"

  • À la fin du XIXe siècle, dans les montagnes cévenoles, Louise et Raymond rêvent d'aventures. Passionnés par les technologies naissantes, ils souhaitent quitter leur village, découvrir les Amériques et ainsi échapper au travail dans les moulinages, ces usines qui fabriquent le fil de soie. Leurs rêves vont les entraîner beaucoup plus loin que prévu...
    Dans ce roman à l'ambiance steampunk campagnard, découvrez la rude vie de ces milliers de filles et de garçons embauchés dès leur plus jeune âge dans les moulinages. Mais aussi comment une des technologies les plus en vogue aujourd'hui trouverait son origine au coeur de l'Ardèche.


    Version "DysPlus" avec police OpenDyslexic et mise en page adaptée aux lecteurs dyslexiques.
    Existe en version simple avec police de texte Andika, adaptée aux lecteurs légèrement dyslexiques (e-ISBN : 978-3-95858-169-2).

    1 autre édition :

  • 1886, l'année de la signature de la Convention de Berne pour la protection des oeuvres littéraires et artistiques - y compris les oeuvres traduites - est-elle une année décisive pour les traductions en langue française ? C'est à cette question que cet ouvrage tente de répondre. En 1886 le paysage littéraire français est transformé par l'irruption du roman russe, à la suite de l'essai d'E. de Vogüé, mais aussi par l'introduction du vers libre, grâce à la traduction de Walt Whitman par Laforgue. Le roman américain fait une percée dans la littérature pour la jeunesse, avec la première traduction de Huckleberry Finn de M. Twain. En sciences humaines paraît la première traduction « laïque » de la Bible, tandis que la littérature indienne classique, qui avait fait le bonheur des écrivains romantiques, devient objet d'études savantes. Quant aux traductions d'historiens étrangers, elles suivent les fluctuations de la politique extérieure de la France. Dans les pays francophones, la situation est contrastée : la Suisse est encore sous l'emprise des éditeurs français, alors que les symbolistes belges se révèlent de grands traducteurs, notamment des littératures germaniques. Au Canada, la traduction est affaire d'État, et même de vie ou de mort : un traducteur sera pendu pour avoir défendu avec trop de passion les intérêts de la communauté francophone... En croisant données bibliométriques et études de cas, L'Appel de l'étranger dresse le bilan d'une année foisonnante, caractéristique des évolutions d'une fin de siècle très cosmopolite.

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