Bertrand legendre

  • o Cet ouvrage apporte un regard distancié (notamment par rapport aux technologies du numérique) sur la question de l'articulation entre les industries numériques et la filière du livre. L'auteur livre une analyse très pertinente en fonction de quatre grands types de production éditoriale : la littérature, l'édition scolaire, l'édition de savoirs et de connaissances et les livres illustrés.
    o Ses réflexions, étayées de nombreux exemples concrets et de données chiffrées, mettent en avant l'impact que le numérique peut avoir sur le livre mais aussi, dans certains cas, la résistance que le livre a sur le numérique par la prédominance incontestable de la matérialité (papier). Sans oublier de faire référence, au fil du texte, aux pratiques et usages de l'acteur le plus important : le lecteur !

  • « Les livres sont trop chers », « Les distributeurs sont tout puissants », « Le numérique va tuer le livre », « Les éditeurs exploitent les auteurs », « L'édition n'est pas rentable », « Il y a trop de livres » « L'offre des librairies en ligne est plus large »...

  • Permet de percevoir la diversité de la production éditoriale et rend compte de la complémentarité des métiers et des compétences qui prennent part à la vie du livre : les pratiques rédactionnelles, le traitement de l'image, les techniques de fabrication en évolution rapide avec l'arrivée du numérique, les méthodes commerciales, la distribution, les échanges de droits, etc.

  • En Normandie, les plages et leur alignement de blockhaus à l'abandon, sont le théâtre de nouvelles batailles.
    Entre les commémorations du Débarquement et la manne touristique, le commerce de la mémoire se porte bien. La guerre ? Marcel dit l'avoir faite. Il finit même par le croire et par en vivre. Pour sortir d'une existence de petits riens, de l'ennui, il fabrique de faux souvenirs en série.
    Mi-trafiquant, mi-artiste brut, misanthrope autant que mélancolique, il croit avoir tout compris du cynisme de son époque.
    Si l'Histoire laisse peu à peu la place aux bibelots, pourquoi ne pas tâter à l'argent facile et au succès ?
    Pourquoi ne pas prendre les médias à leur propre jeu et rouler les décideurs régionaux dans la farine ?
    Pourquoi ne pas aller jusqu'au bout ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Enfin ! Depuis l'avènement d'Internet, les 99,9% d'amoureux des films et des séries qui n'exercent pas la profession de critique peuvent se faire entendre... Mieux, ils peuvent passer sans effort de la position devant à la position depuis : s'asseoir devant un écran et s'exprimer depuis un écran sont en effet devenus deux attitudes communes. Les films et les séries arrivent sur les terminaux domestiques ; tout de suite après et quelquefois même pendant leur diffusion, les avis et les analyses partent en sens inverse. Une autre nouveauté consiste en la diversification de la parole critique, confinée jusqu'ici à l'écrit ou aux conversations éphémères. Internet et la démocratisation des machines qui accompagne son essor ajoutent aux mots toutes sortes d'images, de sons et de manipulations audiovisuelles, laissant là encore loin derrière le modèle séculaire du critique professionnel écrivant son papier.
    Comment étudier ces bouleversements ? Comment réagir devant l'abondance des critiques postées, la variété de leurs formes d'expression, l'interactivité qu'elles engendrent, sans parler du rapport à la professionnalisation qu'entretiennent leurs auteurs, surtout quand ils atteignent le statut de « vlogueur » vedette ? Une seule manière possible : l'interdisciplinarité. Le présent ouvrage réunit donc les contributions de spécialistes en provenance de champs divers (sociologie, Gender et Cultural Studies, Sciences de l'information-communication, etc.), sans oublier les acteurs les plus en vue de cette révolution de la parole critique, les « vlogueurs ».

  • Earth is, to our knowledge, the only life-bearing body in the Solar System. This extraordinary characteristic dates back almost 4 billion years. How to explain that Earth is teeming with organisms and that this has lasted for so long? What makes Earth different from its sister planets Mars and Venus?

    The habitability of a planet is its capacity to allow the emergence of organisms. What astronomical and geological conditions concurred to make Earth habitable 4 billion years ago, and how has it remained habitable since? What have been the respective roles of non-biological and biological characteristics in maintaining the habitability of Earth?

    This unique book answers the above questions by considering the roles of organisms and ecosystems in the Earth System, which is made of the non-living and living components of the planet. Organisms have progressively occupied all the habitats of the planet, diversifying into countless life forms and developing enormous biomasses over the past 3.6 billion years. In this way, organisms and ecosystems "took over" the Earth System, and thus became major agents in its regulation and global evolution. There was co-evolution of the different components of the Earth System, leading to a number of feedback mechanisms that regulated long-term Earth conditions.

    For millennia, and especially since the Industrial Revolution nearly 300 years ago, humans have gradually transformed the Earth System. Technological developments combined with the large increase in human population have led, in recent decades, to major changes in the Earth's climate, soils, biodiversity and quality of air and water. After some successes in the 20th century at preventing internationally environmental disasters, human societies are now facing major challenges arising from climate change. Some of these challenges are short-term and others concern the thousand-year evolution of the Earth's climate. Humans should become the stewards of Earth.

  • Imaginer une compensation de l'effondrement de l'économie du livre physique par les ventes numériques est, pour longtemps encore, une vue de l'esprit.

    "On reste d'abord un peu songeur au vu de la ruée suscitée par La Peste de Camus, quasiment au même titre que les produits alimentaires de base, le sucre, les pâtes ou la farine. Voilà un titre qui, ne vivant pour ainsi dire plus que sous prescription scolaire, retrouve sa prime jeunesse en automédication, censé sinon protéger du mal, du moins aider à le comprendre. L'essentiel est d'y croire et l'on pourra alors prédire de belles ventes à La Bête humaine quand viendra la prochaine grève SNCF. Mais plus fondamentalement, fermeture des librairies et des bibliothèques oblige, c'est à un renversement des forces que l'on assiste."

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