Arts de l'image

  • Jim Carrey est une star de cinéma adulée. Il a beaucoup de succès, on envie sa réussite et ses privilèges. Mais il est très seul. Il commence à vieillir, il prend du poids. Il passe des nuits à chercher de l'affection auprès de ses chiens de garde entraînés par le Mossad et à regarder des documentaires improbables sur Netflix. Il a tout tenté pour sortir de sa déprime : les régimes, les gourous, et même les bons conseils de son cher ami, acteur et collectionneur de crânes de dinosaures Nicolas Cage.

    Rien ne va, jusqu'au moment où il croise la route de Georgie. C'est l'amour de sa vie, il le sait, il le sent. Charlie Kaufman, scénariste de Dans la peau de John Malkovich, lui propose alors un rôle dans un film d'un nouveau genre, un film qui repousse toutes les limites existantes et qui lui permettra sûrement de remporter un Oscar.

    On dirait que l'horizon s'éclaircit enfin...

    Mais l'univers a d'autres plans pour Jim Carrey...

    Mémoires flous est bien un roman, qui interroge la notion d'identité. Jim Carrey et Dana Vachon ont écrit un livre hilarant, démesuré, cataclysmique par moments, qui dresse un portrait en creux plus vrai que nature de Carrey l'acteur, et de Hollywood. Satire mordante de la société du spectacle, et « semi-autobiographie », Mémoires flous est un roman inclassable, comme Jim Carrey !

    Jim Carrey est un acteur plusieurs fois primé et un artiste.

    Dana Vachon est romancier, journaliste et essayiste ; ses textes ont été publiés par Vanity Fair, The New York Times et Slate.

  • Cry-Baby avec Johnny Depp dans un de ses premiers rôles ? C'est lui. Serial Mother mettant en scène une Kathleen Turner en mère tueuse sur fond pastel ? Lui encore. Pink Flamingos avec l'iconique drag-queen Divine ? Vous avez deviné, c'est lui aussi. À 74 ans, John Waters, le "Pape du trash", revient avec un récit à mi-chemin entre mémoires et livre de conseils dévoyés regorgeant d'anecdotes de tournage et d'expériences personnelles, d'hommages et d'exercices d'admiration (Warhol ; Pasolini ; Tina Turner ; Patty Hearst...), d'humour irrévérencieux et de punchlines ravageuses.

  • Ailleurs

    Gérard Depardieu

    L'ailleurs : cette petite distance qu'il faut trouver pour rester profondément humain.Je suis parfois un innocent, parfois un monstre.
    Tout ce qui est entre les deux ne m'intéresse pas.
    Tout ce qui est entre les deux est corrompu.
    Seuls l'innocent et le monstre sont libres.
    Ils sont ailleurs.

  • La beauté de vivre deux fois Nouv.

    J'ai ouvert les yeux et il était là, penché sur moi, à quelques centimètres de mon visage. Un inconnu me regardant avec tellement de gentillesse que j'étais convaincue que j'allais mourir. Il me caressait la tête, les cheveux ; mon Dieu qu'il était beau. J'aurais aimé que ce soit quelqu'un qui m'aime plutôt que quelqu'un qui s'apprêtait à me dire : " Vous faites une hémorragie cérébrale. "
    Sharon Stone, l'une des actrices les plus célèbres au monde, est victime d'un accident vasculaire cérébral en 2001 qui lui coûte non seulement sa santé, mais met aussi en péril sa carrière, sa famille et sa renommée mondiale. Dans La Beauté de vivre deux fois, elle se livre avec honnêteté : ses origines irlandaises et sa jeunesse en Pennsylvanie dans un milieu modeste, les traumatismes et la violence qu'elle a connus enfant, ses débuts comme mannequin, sa conquête de Hollywood et les sommets que furent Basic Instinct et Casino... et ce jour décisif où elle a failli mourir. Elle raconte sa lutte pour reconstruire sa vie, la force qu'elle tire de ses enfants et de ses engagements humanitaires.La Beauté de vivre deux fois est la célébration de la puissance d'une femme et de sa résilience. Dans un milieu qui n'accepte pas l'échec, dans lequel trop de voix sont réduites au silence, Sharon Stone a trouvé dans ce livre le courage, enfin, de prendre la parole.

  • Dialogue sur l'art et la politique Nouv.

    Deux artistes de deux pays et deux générations très différentes, Ken Loach et Edouard Louis, échangent sur l'art, le cinéma, la littérature et leur rôle aujourd'hui. Comment l'art peut-il, notamment, poser et repenser la question de la violence de classe ? Comment représenter les classes populaires comme ont tenté de le faire les deux auteurs du présent livre dans leur travail ? Et quel est le rôle de l'art dans un contexte politique mondial où les plus précaires se tournent vers l'extrême-droite ? Comment repenser la gauche pour défaire cette tendance, palpable tant dans la montée du Front National, que dans l'ascension de Trump, ou encore de Bolsonaro ? En confrontant leurs réflexions, et à partir de leurs oeuvres, Loach et Louis tentent de répondre à ces questions.

  • Artmedia, une histoire du cinéma français Nouv.

    Catherine Deneuve et François Truffaut, Gérard Depardieu et Patrick Dewaere, Isabelle Adjani et Jean-Paul Belmondo, Alain Resnais et Romy Schneider, Sophie Marceau et Vincent Lindon... : tous et toutes ont été les clients d'Artmedia, l'une des plus prestigieuses agences artistiques, qui a inspiré à Dominique Besnehard - son agent vedette - la série à succès Dix pour cent. Agence mythique, Artmedia a révolutionné le métier d'impresario, celui d'acteur et le septième art, composant au plus haut de sa gloire 80 % des génériques français. Mais plus qu'une agence, Artmedia est à la fois la pierre angulaire et l'âme du cinéma. Créée par Gérard Lebovici en 1970, elle est rapidement devenue incontournable.  Ce que l'on connait moins, c'est le destin incroyablement romanesque de cette institution, qui est indissociable de celui de ses dirigeants : le « roi Lebo », son fondateur, fils de déportés sans qui aucun film n'était possible ou presque dans les décennies 1970 et 1980, et dont le meurtre mystérieux, en 1984, ne fut jamais élucidé. Jean-Louis Livi, enfant d'ouvrier immigré, ami et agent des plus grands devenu un producteur français majeur. Et Bertrand de Labbey, descendant d'aristocrate peu fortuné, comptant parmi les plus puissants entrepreneurs de la musique et du cinéma, avec à ses côtés Julien Clerc, Jamel Debbouze, ou aujourd'hui Jean Dujardin. Trois destins qui retracent l'histoire du cinéma, et nous offre un ticket d'entrée inédit dans ses coulisses, au-delà des projecteurs, là où tout se décide et se joue. Plus de cinquante ans après sa création, Jean-Louis Livi et Bertrand de Labbey ont accepté de se livrer sur ces années pour raconter leur Artmedia, au côté d'une quinzaine d'agents, sortis de l'ombre pour l'occasion, et des grands noms du métier : Fanny Ardant, Nathalie Baye, Francis Huster, François Ozon, Thierry Frémaux, Francis Veber, Xavier Beauvois ou Kad Merad, et plus encore.   

  • C'etait Kubrick Nouv.

    C'etait Kubrick

    Michael Herr

    Le réalisateur culte, le reclus le plus célèbre et secret du 7e art, l'autodidacte de génie : rarement réalisateur se sera autant dérobé derrière sa légende que Stanley Kubrick. Manquait donc un portrait à hauteur d'homme, réalisé par l'un des rares privilégiés ayant eu accès au saint des saints de l'artiste : Michael Herr, qui fut son ami, confident et collaborateur pendant près de 20 ans (il contribua notamment au scénario de Full Metal Jacket), était sans doute l'un des seuls à pouvoir s'acquitter de cette tâche délicate. Mêlant témoignage à la première personne, anecdotes, souvenirs de conversation, humour et analyse, il livre une biographie personnelle et saisissante du cinéaste tel qu'il l'a côtoyé.

    Reporter, écrivain et scénariste américain, Michael Herr (1940-2016) est l'auteur du best-seller Dispatches (1977), récit halluciné de son expérience de correspondant pour le magazine Esquire pendant la guerre du Vietnam, qui fit de lui une star du journalisme gonzo. Il rencontra Stanley Kubrick en 1980, et collabora avec lui au scénario de Full Metal Jacket (1987). Il travailla aussi avec Francis Ford Coppola, notamment sur Apocalypse Now, dont il écrivit la mythique narration en voix off.

  • "C'est contre le cinéma que le cinéma doit se faire. En particulier s'il veut, au sein du nouveau monde des images, incarner le plus précieux, le plus vital : la liberté de penser, d'inventer, de chercher, d'errer et de se tromper, en somme d'être l'antidote."
    Olivier Assayas

    Constat fait de l'absence de pensée théorique du cinéma contemporain et de l'effacement de la cinéphilie, que nous reste-t-il pour penser ce que l'on persiste à appeler le septième art? Penser, c'est-à-dire donner du sens aux pratiques des réalisateurs, dépasser la fragmentation et la dépersonnalisation de leur oeuvre dans l'industrie des flux numériques... et justifier aussi qu'on puisse encore résister à l'attraction des plateformes au nom d'un cinéma indépendant et libre, avec l'éthique et les fins qui lui sont propres.

    Ce texte a été écrit pour le site belge Sabzian, proposant chaque année à un réalisateur d'établir un état des lieux du cinéma.

  • Benjamin Castaldi se souvient de sa grand-mère Simone Signoret et d'Yves Montand, le père adoptif de sa mère Catherine Allégret, dont il fut proche jusqu'à la fin de leur vie, dans leur maison d'Autheuil. Il imagine avec tendresse leur rencontre, et fait le récit de cet amour extraordinaire.À travers ce couple mythique, toute l'histoire du cinéma français, mais aussi celle de la gauche, du communisme et de la fin des certitudes sont contées. Une vie jalonnée de succès - Casque d'or, Les Diaboliques, Les Chemins de la haute ville, La Veuve Couderc, La Vie devant soi ; Les Feuilles mortes, Le Salaire de la peur, La Folie des grandeurs, César et Rosalie, Jean de Florette... - et de combats pour la paix, pour tous ceux qui souffrent, tous ceux que l'on persécute.De Marseille à Hollywood, de Moscou à Paris, côtoyer ces deux monstres sacrés, c'est écrire une chronique du XXe siècle : depuis l'Occupation jusqu'à la chute du mur de Berlin, sur les plateaux de cinéma, les scènes de music-hall, dans la rue ou au bistrot.Enfin, ce livre nous fait entrer dans l'intimité d'une famille, celle de Benjamin Castaldi pour qui Montand et Signoret furent des modèles inoubliables trop tôt disparus.
    Figure incontournable du paysage audiovisuel, Benjamin Castaldi a débuté auprès de Michel Drucker comme chroniqueur cinéma. Il est aujourd'hui quotidiennement à l'antenne sur C8 dans Touche pas à mon poste.

  • 'Quand venait l'heure de nous coucher et de nous mettre en pyjama, notre père restait près de nous et nous apprenait à disposer nos vêtements dans l'ordre très exact du rhabillage. Il nous avertissait, nous savions que la cloche de la porte extérieure nous réveillerait en plein sommeil et que nous aurions à fuir, comme si la Gestapo surgissait. Votre temps sera chronométré, disait-il, nous ne prîmes pas très longtemps la chose pour un jeu. C'était une cloche au timbre puissant et clair, actionnée par une chaîne. Et soudain, cet inoubliable carillon impérieux de l'aube, les allers-retours du battant de la cloche sur ses parois marquant sans équivoque qu'on ne sonnait pas dans l'attente polie d'une ouverture, mais pour annoncer une brutale effraction. Sursaut du réveil, l'un de nous secouait notre petite soeur lourdement endormie, nous nous vêtions dans le noir, à grande vitesse, avec des gestes de plus en plus mécanisés au fil des progrès de l'entraînement, dévalions les deux étages, sans un bruit et dans l'obscurité totale, ouvrions comme par magie la porte de la cour et foncions vers la lisière du jardin, écartions les branchages, les remettions en place après nous être glissés l'un derrière l'autre dans la protectrice anfractuosité, et attendions souffle perdu, hors d'haleine. Nous l'attendions, nous le guettions, il était lent ou rapide, cela dépendait, il faisait semblant de nous chercher et nous trouvait sans jamais faillir. À travers les branchages, nous apercevions ses bottes de SS et nous entendions sa voix angoissée de père juif : Vous avez bougé, vous avez fait du bruit. - Non, Papa, c'est une branche qui a craqué. - Vous avez parlé, je vous ai entendus, ils vous auraient découverts. Cela continuait jusqu'à ce qu'il nous dise de sortir. Il ne jouait pas. Il jouait les SS et leurs chiens.' Écrits dans une prose magnifique et puissante, les Mémoires de l'auteur de la Shoah disent toute la liberté et l'horreur du XXe siècle, faisant du Lièvre de Patagonie un livre unique qui allie la pensée, la passion, la joie, la jeunesse, l'humour, le tragique.

  • Découvrez les dialogues complets du film culte de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette.
    OEuvre clandestine depuis sa sortie en 1993, La Classe américaine entre enfin dans la collection Les Grands Classiques.
    OEuvre clandestine depuis sa sortie en 1993, La Classe américaine entre enfin dans la collection Les Grands Classiques.
    Découvrez les dialogues complets du film culte de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette, accompagnés d'un appareil critique et enrichis d'illustrations originales d'un des auteurs. Celui qui est vivant. L'autre dessinait mieux, mais il est mort. Monde de merde.
    "Pour moi, c'est parfait de A à Z. Il y a trop de vannes que j'aurais voulu écrire." Alain Chabat
    "Le train de tes injures roule sur les rails de notre indifférence." M. Hazanavicius & D. Mézerette

  • Pendant une vingtaine d'années, Anny Duperey s'est passionnée pour l'art photographique, installant un laboratoire dans sa salle de bains, où elle passait des jours, et parfois des nuits, à développer ses pellicules et tirer elle-même ses images argentiques en noir et blanc.
    Elle commente ici, avec émotion, délicatesse et drôlerie, une centaine de ses photos préférées et inédites.

  • Comme toutes les autres, elle a modifié son physique pour plaire à Hollywood et joué le jeu des prétendues rivalités entre actrices. Comme toutes les autres, elle avait des jambes magnifiques et un regard de vamp à faire fondre les coeurs. Comme les autres, sa vie sentimentale était aussi incroyable que dissolue.Pourtant, Marlene demeure unique. La parfaite création cinématographique. Un mythe, dira-t-on. Car le secret de Dietrich, ce qui la différencie des autres, c'est sa voix grave inimitable. Suave et cajoleuse. Celle-ci n'est pas la plus belle ni la plus puissante. Mais la star saura l'utiliser mieux que quiconque pour envoûter le public, se construire une carrière à l'épreuve du temps et vivre quelques aventures rocambolesques.

    Journaliste et intervenant cinéma dans les lycées, Camille Larbey est également l'auteur de Berlin mis en scène (éditions Espaces & Signes, 2017).

  • Le cinéma documentaire se voulait le fruit d'un artisanat furieux, à l'écart du marché. De cette liberté des formes, les télévisions, principaux financeurs, ne veulent plus. Elles imposent des normes (commentaires redondants et montages accélérés) qui stérilisent les films diffusés et ceux qui aspirent à l'être. Une certaine tendance au conformisme s'impose. Il faudrait à la fois se conformer et donner le change en passant pour «neuf».
    Dans les années quatre-vingt, j'ai renoncé au cinéma «de fiction» et lui ai préféré le documentaire pour sa liberté. C'est en documentaire que la parole filmée prend force et beauté, que les corps filmés, quels qu'ils soient, acquièrent une dignité - celle dont les serviteurs du marché se moquent.

  • De Scorsese à John Woo en passant par Tarantino, Jarmusch ou encore Michael Mann, nombreux sont les cinéastes à se réclamer de Jean-Pierre Melville, tant celui-ci aura renouvelé en profondeur le cinéma de genre. Dans ce livre d'entretien devenu un classique de l'édition de cinéma, le cinéaste revient généreusement sur son parcours et sur la genèse de ses films. Il y aborde notamment ses influences cinématographiques et littéraires, certains points peu connus de sa biographie, les grands thèmes de son oeuvre et son travail de metteur en scène. Peu à peu se profile une personnalité complexe, parfois contradictoire : le portrait d'un homme secret et orgueilleux, réputé pour ses brouilles et ses colères, mais porté par un amour inconditionnel du cinéma.

    Rui Nogueira est un journaliste et critique de cinéma né en 1938 au Portugal. À son arrivée à Paris dans les années 1960, il devient le collaborateur d'Henri Langlois à la Cinémathèque française et écrit pour diverses publications sur le cinéma, françaises ou étrangères, dont la célèbre revue anglaise Sight and Sound.

  • Denis Lavant est l'une des figures les plus singulières du théâtre et du cinéma français. Dans ce formidable autoportrait, il évoque de manière sincère et généreuse ceux qui ont le plus compté dans son parcours : Antoine Vitez et Leos Carax, Bernard Sobel et Claire Denis, Louis-Ferdinand Céline et Samuel Beckett... Il rend hommage aux Enfants du Paradis, à Charles Chaplin et au mime Marceau, à Pasolini et à Rimbaud. Inoubliable interprète des Amants du Pont-Neuf et Holy Motors, remarquable lecteur, Denis Lavant est aussi un acteur très physique, fasciné par le cirque et les arts de la rue.

    Denis Lavant est né en 1961. Il est révélé au cinéma par Leos Carax dans Boy meets girl, puis dans Mauvais sang et Les Amants du Pont-Neuf ; il est également l'interprète principal de Holy Motors. Il a joué aussi dans Beau travail de Claire Denis et de nombreux autres films. Au théâtre, il a travaillé notamment sous la direction d'Antoine Vitez, Matthias Langhoff, Pierre Pradinas, Bernard Sobel. Il a obtenu un Molière en 2015 pour Faire danser les alligators sur la flûte de Pan.

  • Monstre

    Gérard Depardieu

    "Il faut laisser sortir ses monstres, si on ne veut pas que ce soient eux qui nous bouffent."
    J'ai connu un potier dans le Berry : quand ça le faisait chier de faire des assiettes, toujours les mêmes, il prenait sa terre et il faisait un monstre. Un énorme monstre. En terre cuite. Et il disait : "Je fais ça parce qu'il faut que ça sorte ! J'en ai plein comme ça à l'intérieur de moi !"
    Il avait raison.
    Il faut laisser sortir ses monstres, si on ne veut pas que ce soient eux qui nous bouffent.

  • Joseph Kessel pose un éclairage cru et impitoyable sur Hollywood.

    En 1936, Joseph Kessel débarque aux États-Unis. Hollywood ville mirage, publié en 1937, est le récit de son voyage au sein de l'industrie florissante du cinéma. Malgré les trois quarts de siècle écoulés depuis, nombre d'aspects dépeints par le reporter-romancier n'ont en rien changé.

    Dans une langue limpide et précise, Joseph Kessel dépeint le lieu comme une cité ouvrière, semblable, malgré son luxe, aux villes minières. Les habitants d'Hollywood, producteurs, techniciens ou stars, sont tous, selon Kessel, des ouvriers ficelés à leur travail par une drogue puissante : le cinéma. Ils en sont tous arrivés " au dernier stade : celui où l'on considère l'intoxication comme un état naturel ".

    Hollywood fascine et rebute l'auteur qui a pourtant déjà arpenté la moitié de la planète ; il l'appelle le " lieu le plus artificiel de la terre, qui convertit en industrie colossale les visages et les sentiments, qui les débite pour le monde entier comme des conserves ". Tentant de comprendre la société américaine, il croit saisir comment Hollywood parvient à tenir l'Amérique entière sous hypnose : " Le peuple des États-Unis est un peuple qui s'ennuie. " Hollywood s'adresse selon lui aux " déshérités du plaisir, aux damnés de l'ennui ". Kessel ne fait donc pas de quartier. Il pose sur Hollywood un éclairage cru et impitoyable. Il affirme néanmoins : " Ce n'est ni mépris, ni haine. Mais plutôt, en vérité, de l'amour déçu ". Qui aime bien...

  • À l'évocation des mots
    photojournalisme ou
    photographie de guerre, la mémoire convoque des icônes dont les plus anciennes remontent aux années 1920 et 1930. On imagine ainsi que les conflits d'avant la Grande Guerre n'ont été que peints, dessinés et gravés ; figés dans un héroïsme un peu innocent avant que les violences du XXe siècle ne soient saisies sur pellicule dans leur réalisme cauchemardesque.
    Des albums privés des soldats coloniaux aux fonds des premières agences d'images, ce livre, véritable archéologie de la photographie de conflit, est une invitation, et une éducation, à lire l'image-choc pour la désarmer plutôt que la subir. L'auteur se focalise sur les clichés de la violence physique et de la destruction armée, pris non pas comme de simples illustrations mais comme les supports d'une relation sociale. Dans ce monde de la fin du XIXe siècle, les conflits se multiplient de façon inédite et les abus coloniaux ponctuent les conquêtes. En les capturant, l'appareil photographique, devenu portable et abordable, transforme profondément l'économie visuelle de la violence, et ce bien avant 1914.
    Au-delà d'une histoire des photographies des corps brutalisés et des violences armées, cet ouvrage, loin d'une pornographie du désastre, est aussi une proposition. Comment présenter des photographies montrant les atrocités indicibles pour les penser et en faire l'histoire ? L'observateur, y compris lorsque son regard plonge au coeur des ténèbres, peut retrouver dans les photographies les hommes et les femmes du passé, et non des victimes passives et anonymes figées sur le papier.

  • J'ai encore des choses à dire." C'est un livre exceptionnel de par son sujet et son extrême gravité hilarante. Son sujet, c'est moi, l'auteur, possédé par un culot monstrueux qui n'a d'égal que ma personne, qui a décidé de mettre mon grain de sel dans les rouages de ce monde tragi-comique. Achetez cette nouvelle bible. Elle est indispensable comme un livre de cuisine pour tous. "Daniel Prévost
    La musique, la planète, le livre, la psychanalyse, le beau langage... : Daniel Prévost donne son point de vue sur tout ce qui l'intéresse. Une angoisse nous étreint : serait-il devenu sérieux ? Vous le saurez au terme de cette lecture trépidante, qui nous en apprend à chaque page un peu plus sur son auteur : oui, Daniel Prévost a bien tenté de devenir végan ; oui, il aime toujours les
    poissons, Mozart et le rap.
    Son grand oeuvre ne connaît qu'une limite : 18 h 15, l'heure de l'apéritif, auquel il convie tous ses lecteurs !

  • Josef von Sternberg est à l'origine d'une des carrières les plus accidentées de l'histoire du cinéma américain. Après des années d'assistanat, il tourna l'un des premiers films indépendants, claqua la porte de plusieurs plateaux, partit filmer en Allemagne puis au Japon, dénicha Marlene Dietrich, fut monteur pour d'autres et directeur de la photographie pour lui-même, réalisa un peu partout des morceaux de films, dégringola plusieurs fois les marches de la gloire pour les remonter une à une. Il légua au cinéma un gisement de chefs-d'oeuvre éblouissants, parfois reconnus, parfois oubliés ou demeurés secrets. Cet ouvrage est un exercice d'admiration au sujet d'une oeuvre parmi les plus farouchement insolites et tragiquement sensuelles jamais tournées au sein de l'industrie hollywoodienne.

    Mathieu Macheret est critique de cinéma au journal Le Monde. Il a écrit aux Cahiers du cinéma entre 2011 et 2014 et collabore actuellement aux revues Trafic et Études, ainsi qu'à l'émission Plan Large sur France Culture. Il a également contribué à des ouvrages collectifs sur les cinéastes Otto Preminger, Francis Ford Coppola, Jacques Tourneur, Manoel de Oliveira, Guy Gilles, Samuel Fuller, Jean-Marie Straub et Danièle Huillet.

  • Michel Piccoli est le plus secret des géants du cinéma. Cette biographie braque les projecteurs sur l'homme derrière l'acteur. L'homme de tous les risques, des rencontres improbables, des engagements d'une vie, d'une certaine démesure.
    " Michel Piccoli est le plus secret des géants du cinéma. S'il a toujours eu des rapports assez apaisés avec la presse, accordant facilement des entretiens, il s'est cantonné à des commentaires assez distanciés sur ses films, ses rôles, ses metteurs en scène, sans jamais vraiment parler de lui. Piccoli s'est finalement peu confié pour un artiste qui a tant joué, qui connait tant de monde et a vécu tant d'expériences. Il s'est toujours méfié de ce narcissisme qui pousse certains acteurs à multiplier les confidences impudiques sur leur vie et leur " ressenti ". Il a agi en conséquence.
    Qui connait son incroyable amitié avec le poète, aujourd'hui hélas oublié, André de Richaud ? Qui connait l'histoire de sa famille maternelle et de son grand-père, un personnage clé de la IIIe République ? Qui connait son enfance très particulière?J'ai eu envie de braquer les projecteurs sur l'homme derrière l'acteur. L'homme de tous les risques, des rencontres improbables, des engagements d'une vie, d'une certaine démesure ". A-S. M.

  • La photo numerique par scott kelby Nouv.

    Vous êtes photographe amateur, vous avez fait l'acquisition d'un boîtier de marque et pourtant vous êtes déçu par les photos que vous prenez ? Découvrez dans cet ouvrage une compilation de tous les trucs et astuces de Scott Kelby pour améliorer votre pratique photographique et réussir vos clichés à coup sûr. Le photographe américain vous propose ici une nouvelle édition entièrement mise à jour de son livre au succès international consacré à la photo numérique ; qu'il s'agisse de matériel, de réglages du boîtier, de conseils de prise de vue (pour la photo de studio, de portrait, de paysage, de sport, de mariage, de voyage, d'objets, etc.) ou encore de retouche, tous les grands thèmes de la photographie sont passés en revue.
    Pas de théorie, uniquement de la pratique : une formule rapide et efficace qui compte près de 220 rubriques illustrées apportant des conseils concrets directement applicables pour donner une touche pro à toutes vos photos.

  • Quel est le lien entre Un homme d'exception,  Les figures de l'ombre  ou encore Imitation Game  ? Ce sont tous des films où les mathématiques jouent un rôle important.
    A partir d'une sélection de ces films, Jérôme Cottanceau vous emmène à la découverte des mathématiques du grand écran. Nombre d'Or, nombres premiers, théorie des graphes, théorie des jeux, probabilités : le cinéphile qui est en vous risque bien de se révéler féru de maths... ou l'inverse  !

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