• « Il y a un temps pour tout », nous disent les Écritures. Et dans la crise décisive que nous traversons, le pape François n'en doute pas un instant : c'est le temps de changer.
    Né de sa propre expérience du confinement, ce dernier livre du pape est un vibrant appel à l'action. Alors que le monde traverse une nuit d'épreuves, il s'agit plus que jamais d'y discerner une dynamique de conversion. Comment un changement se produit dans l'Histoire, comment nous l'embrassons ou lui résistons, comment Dieu vient à chaque instant rencontrer notre condition.
    « Viens, parlons, osons rêver... », ainsi le pape interpelle-t-il chacun, qu'il soit croyant ou non. Ce faisant, comme le dit Mgr Benoist de Sinety, il nous invite « à rêver non pas de petits rêves personnels et autosuffisants, mais à rêver ensemble, à rêver grand ».

  • Adam et Ève - Noé - Abraham - Jacob - Joseph le Patriarche
    Moïse - Ruth - David - Salomon - Élie - Ézéchias - Jérémie
    Job - Jean le Baptiste - Marie - Jésus - Pierre - Paul de Tarse Marie-Madeleine - Jean le Disciple
    La Bible est le livre le plus vendu au monde depuis l'invention de l'imprimerie. Texte de référence pour les juifs et les chrétiens, il est aussi essentiel à la compréhension de la littérature et de l'art occidental. Voici vingt portraits des plus grandes figures de cette saga incomparable.
    D'Adam et Ève à Jésus, d'Abraham à Marie, de Moïse à saint Pierre, du roi David à Marie-Madeleine, les personnages les plus fondamentaux des traditions juive et chrétienne défilent devant nous avec un souci constant de la narration, mais aussi une fine contextualisation historique et une recherche du sens spirituel de leur destinée.
    Sous la plume de dix-huit spécialistes juifs ou chrétiens, rabbins, prêtres, pasteurs, historiens, philosophes ou écrivains (Marc-Alain Ouaknin, Fabrice Hadjadj, Jean-Christian Petitfils, Michel-Marie Zanotti-Sorkine...), le coeur de la Bible se déploie dans la pluralité de ses interprétations et la diversité de ses approches.
    À l'heure où le fait religieux ne cesse d'interroger, ce livre est à la fois une contribution à un dialogue paisible entre les religions et au sein de la société, et une manière plaisante et sérieuse de découvrir le Dieu des juifs et des chrétiens.

  • Toute sa vie François Cheng a été habité par l'errance orientale de Victor Segalen (1878-1919), symétrique de son propre exil occidental. C'est même par le cycle chinois de l'oeuvre de Segalen, tout comme lui poète, romancier et critique d'art, que Cheng a d'abord visité de façon imaginaire une Chine qu'il avait quittée, et que Segalen, lui, avait été un des premiers à connaître dans toute sa profondeur continentale et sa diversité.
    François Cheng dit ici, en trois textes et un poème, l'intime proximité spirituelle qui le relie à Victor Segalen. Comme Segalen découvrant la Chine, François Cheng n'a que faire du tourisme culturel, la surface ne l'intéresse pas : il est allé voir " ailleurs " pour mieux voir au-dedans. Non pour se fuir mais pour se chercher. Les deux poètes " exotes ", selon l'expression de Victor Segalen, nous invitent ainsi à une démarche d'élévation où chaque culture épouse l'autre dans sa meilleure part.

    Né en 1929 dans la province de Shandong, François Cheng vit en France depuis 1949. Universitaire, poète, calligraphe, traducteur en chinois de Baudelaire, Rimbaud, René Char, des surréalistes... Auteur d'essais remarquables sur la poésie et l'art de la Chine, il a reçu le Grand Prix de la Francophonie pour l'ensemble de son oeuvre en 2001. Il a été élu à l'Académie française en 2002.

  • Thérèse d'Avila n'est pas une sainte comme les autres : première femme proclamée docteur de l'Eglise, elle est aussi paradoxalement une référence pour Verlaine, Marguerite Yourcenar, Cioran ou Simone de Beauvoir, parmi tant d'autres. Quel est donc le secret de cette figure qui a autant fasciné que dérangé ses contemporains, et qui aujourd'hui encore attire et interroge croyants et incroyants ? Christiane Rancé, romancière, essayiste et biographe, est partie à la rencontre de la plus énigmatique aventurière de Dieu.
    Cette évocation flamboyante et passionnée mobilise toute l'érudition de l'auteur sur l'Espagne éternelle, ce pays « où les mystiques tiennent lieu de philosophes et où la poésie nourrit la théologie ». Outre l'incroyable parcours d'une femme d'exception partie à la conquête d'elle-même et du Ciel, Christiane Rancé nous introduit à l'histoire du Siècle d'or, celui de l'Inquisition, des immenses richesses venues d'Amérique, et d'une exaltation religieuse mêlée d'obscurantisme. Elle nous donne à voir les paysages de Castille et d'Andalousie, nous fait toucher la poussière des chemins empruntés par la sainte itinérante, et sentir l'énergie volcanique déployée par Thérèse. Ce livre brûlant est à l'image de son sujet : à la fois incarné et céleste.

  • Pour l'amour de Dieu

    Anne Soupa

    Le 21 mai 2020, fête de l'Ascension, une femme se porte publiquement candidate à l'archevêché de Lyon, laissé vacant par la démission du cardinal Barbarin dans les conditions que l'on sait. Cette femme s'attend bien sûr à des réactions de soutien comme de réprobation mais pas à la véritable tempête médiatique qui va toucher la France, même non chrétienne, et qui va s'étendre jusqu'au bout du monde en quelques semaines. Que s'est-il donc passé ? Pourquoi ce trouble, pourquoi cet intérêt - et surtout, pourquoi ce geste ?
    Anne Soupa n'est pas une inconnue dans l'Eglise : depuis plus de trente-cinq ans elle l'a servie comme bibliste, directrice d'une importante revue, écrivain, fondatrice d'associations de laïcs... Forte de cette longue pratique de terrain et de sa culture théologique, elle ne se contente pas ici de raconter le séisme, d'analyser les résistances, de répondre aux objections, mais elle énonce aussi les implications profondes de sa démarche. Et l'on découvre - à l'encontre d'une tradition qui est beaucoup plus complexe que ce qu'en dit le discours officiel - ce que pourrait être une charge d'évêque laïc, largement ouverte aux non-pratiquants, dans une gouvernance de dialogue et de rassemblement recentrée sur l'essentiel de l'Evangile. Plus qu'un recueil de revendications, voici un livre d'Espérance pour tous.

  • De juin à septembre 2020, le pape François a élaboré une catéchèse intitulée « Guérir le monde », au cours des audiences générales à Rome. Comment apprendre à vivre avec cette pandémie, qui a profondément changé la face du monde et justement envisager le monde d'après ? Selon François, pour sortir d'une pandémie, il faut « guérir et se soigner mutuellement ». Ainsi, tous ceux qui prennent soin des personnes vulnérables doivent être soutenus dans leur service, a commencé le Pape, pour qui ce soin doit également s'étendre à la création. Le soin que l'on porte aux autres doit s'appliquer aussi en-vers la création. Pour ce faire, il est important de retrouver un regard contemplatif sur elle. Création et contemplation, les générations futures, le vaccin comme bien universel, la solidarité pour arrêter l'expansion de la pandémie figurent parmi les grands thèmes abordés.

  • En mai 2018, cinq ans après les premières mesures d'urgence demandées par le pape François pour assainir les finances du Vatican, le constat est plus alarmant que jamais. Si rien n'est fait, le versement des salaires et des pensions sera compromis et, avec lui, l'intégrité et l'existence même du petit État : la faillite est annoncée pour 2023.
    À travers cette enquête s'appuyant sur plus de trois mille documents confidentiels, Gianluigi Nuzzi dévoile les machinations qui, malgré l'urgence, entravent l'ultime mission de sauvetage mise en place par François : opérations de déstabilisation des fidèles collaborateurs du pape, sabotage acharné de leur travail, budgets falsifiés...
    Face à l'inertie d'une Curie corrompue, aux privilèges et aux malversations scandaleuses que certains veulent à tout prix dissimuler, François parviendra-t-il à sauver le Vatican de la banqueroute imminente ?

  • Si tu veux la vie : les conseils éclairés d'un esprit libre Nouv.

    Moine bénédictin, « Oncle Ben » écrit à son neveu et à sa nièce. Le premier est pris dans le tourbillon de la réussite sociale et de la vie familiale, la seconde est plus en proie aux ferveurs et aux doutes de la spiritualité. Les conseils de vie distillés par l'oncle dans ses lettres ne sont jamais moralisateurs ; il y est toujours question de vie, de poésie, de rencontre avec l'autre, d'ouverture au monde intérieur. D'ailleurs, il ne s'adresse pas seulement à ces deux jeunes et à quelques autres interlocuteurs, il écrit parfois tout simplement pour lui, en se remémorant sa « vie d'avant », celle d'un artiste en quête de sens. Et, petit à petit, travers ces textes et correspondances apparemment « profanes », qui évoquent les ratages et les occasions d'éveil ponctuant nos parcours de vie, c'est un véritable commentaire de la Règle de saint Benoît, dont des extraits viennent discrètement en exergue à chacun des chapitres, qui s'offre ici à nous.
    Rarement la sagesse ancestrale des monastères avait été mise à la portée de tous les esprits libres d'aujourd'hui, chrétiens ou non chrétiens.
    Le frère David-Marc d'Hamonville a publié la traduction commentée de plusieurs livres bibliques aux éditions du Cerf, ainsi qu'Âme soeur chez Albin Michel. Poète, il est l'auteur d'hymnes nombreuses pour la Liturgie des Heures, chantées dans les monastères francophones.

  • «  Venez, et voyez Fontgombault. Oh, il ne se passera rien de spectaculaire. Mais nos coeurs se réchaufferont. Une petite grâce mystérieuse soufflera. Nous regarderons la lumière traverser l'abbatiale, les arbres des vergers danser dans le vent, les moines marcher au loin, vers les coteaux. Les notes grégoriennes s'élèveront dans les hauteurs mystiques. Nous serons des enfants subjugués par les processions splendides. Nous resterons silencieux. Et nous verrons le beau, le merveilleux, le doux sourire des moines.  »
    C'est par ces mots que Nicolas Diat ouvre Le Grand Bonheur. Ce livre est une invitation à la joie, une invitation à nous faire découvrir la vie des moines pour nous aider à comprendre la paix qui les habite.
    Nous pénétrons dans un monde intemporel, une cité interdite, une société idéale. Pendant une année, nous suivons les bénédictins d'un monastère perdu du Bas-Berry, de la ferme au réfectoire, des ateliers d'art aux salles de classe, de l'infirmerie à l'hôtellerie, de l'imprimerie à la bibliothèque, de l'église au cloître, de la sacristie au scriptorium.
    Ces existences confinées, que l'on pourrait imaginer monotones, sont en réalité extraordinairement riches. 
    Transportés à Fontgombault par la plume évocatrice et délicate de Nicolas Diat, nous ne serons plus tout à fait les mêmes en refermant ce livre, et les portes de l'abbaye.
     
    Nicolas Diat est écrivain et éditeur.  Il est l'auteur d'un livre de référence sur le pontificat de Benoît XVI,  L'Homme qui ne voulait pas être pape (Albin Michel, 2014  ; Pluriel, 2018), d'Un temps pour mourir (Fayard, 2018  ; Pluriel, 2019  ; Prix du cardinal Lustiger, Grand Prix de l'Académie française), et co-auteur, avec le cardinal Robert Sarah, de Dieu ou rien (Fayard, 2015  ; Pluriel, 2016),  La Force du silence (Fayard, 2016  ; Pluriel, 2017  ; Prix Spiritualités d'aujourd'hui du Centre méditerranéen de littérature) et Le soir approche et déjà le jour baisse (Fayard, 2019  ; Pluriel, 2020). Ses livres, qui ont été des succès de librairie, ont reçu un accueil critique formidable et sont traduits dans de nombreux pays.
     
     

  • « À la racine de l'effondrement de l'Occident, il y a une crise culturelle et identitaire. L'Occident ne sait plus qui il est, parce qu'il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l'a façonné, qui l'a constitué, tel qu'il a été et tel qu'il est. De nombreux pays ignorent aujourd'hui leur histoire. Cette autoasphyxie   conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares. »
    Cette affirmation du cardinal Robert Sarah résume le propos de son troisième livre d'entretiens avec  Nicolas Diat. Son constat est simple  : notre monde est au bord du gouffre. Crise de la foi et de l'Église, déclin de l'Occident, trahison de ses élites, relativisme moral, mondialisme sans limite, capitalisme débridé, nouvelles idéologies, épuisement politique, dérives d'un totalitarisme islamiste... Le temps est venu d'un diagnostic sans concession. Il ne s'agit pas seulement d'analyser le grand retournement de notre monde  : tout en faisant prendre conscience de la gravité de la crise traversée, le cardinal démontre qu'il est possible d'éviter l'enfer d'un monde sans Dieu, d'un monde sans homme, d'un monde sans espérance.
     
    Dans cette réflexion ambitieuse, le cardinal Robert Sarah se penche sans exclusive sur les crises du monde contemporain en livrant une importante leçon spirituelle  : l'homme doit faire du chemin de sa vie l'expérience d'une élévation de l'âme, et ainsi quitter cette vie en créature plus élevée qu'il n'y était entré. 
     
    Le cardinal Robert Sarah est une figure majeure du monde catholique d'aujourd'hui.
     
    Écrivain et spécialiste reconnu de l'Église catholique, Nicolas Diat est l'auteur d'un ouvrage de référence sur  Benoît XVI,  L'Homme qui ne voulait pas être pape  (Albin Michel, 2014  ; Pluriel, 2018), et d'Un temps pour mourir. Derniers jours de la vie des moines  (Fayard, 2018  ; Pluriel, 2019. Prix du cardinal Lustiger, grand prix de l'Académie française).
     
    Le cardinal Robert Sarah et Nicolas Diat ont publié ensemble  Dieu ou rien.  Entretien sur la foi( Fayard, 2015  ; Pluriel, 2016) et  La Force du silence  (Fayard, 2016  ; Pluriel, 2017).
     

  • Dans notre monde soumis à des bouleversements intenses, les prédictions « apocalyptiques » sont à la mode. Pourtant la plus célèbre des apocalypses, celle de Jean, que les prophètes de malheur aiment à solliciter, a-t-elle pour visée de nourrir nos angoisses et nos phobies ? Pour Jean-Yves Leloup, la révélation de ce qui arrive, de ce qui vient, peut être vue dans différentes lumières, et c'est à un regard ni résigné ni effrayé devant les événements que nous invite l'Apocalypse de Jean. Elle situe la réalité actuelle et future du monde dans la lumière de Dieu et dans la lumière de l'Agneau, vision à la fois de justice et de miséricorde. Plutôt que de faire de l'Apocalypse l'annonce d'une destruction nihiliste, il est possible de lire à travers sa symbolique si riche la « révélation » de l'ultime Réalité : tout s'effondre, sauf la Vie. À travers une traduction inédite et un commentaire abondant de ce texte fondamental de la spiritualité universelle, Jean-Yves Leloup, à qui l'on doit déjà une remarquable traduction de l'Evangile de Jean et des Evangiles apocryphes de Thomas, Philippe et Marie, nous fait porter un autre regard sur le monde présent et à venir.

  • La Covid-19 a bouleversé la vie de l'humanité. L'Église elle-même s'est retrouvée confinée, toutes les messes ayant été supprimées pendant plus de deux mois, de mars à mai 2020. Le pape François a donc célébré seul la messe, tous les jours du confinement, à la basilique Saint-Pierre, sur l'esplanade et à Sainte-Marthe au Vatican. Ce livre recueille quelques-unes des paroles qu'il a prononcées du 9 mars au 14 mai 2020 pour soutenir toute l'Église en cette période d'épreuves : homélies quotidiennes, messages de l'Angélus, mais aussi les paroles qu'il a continué de prodiguer tout au long de l'année 2020. De nombreuses photos illustrent ses propos, photos poignantes, sensibles qui ont fait le tour du monde, notamment celles du 27 mars, quand le pape s'est retrouvé seul au milieu de la place Saint-Pierre.
    Des textes introductifs présentent les références des thèmes souvent évoqués durant cette pandémie, comme par exemple l'amour et le bien commun, la solidarité et la vertu de la foi ou encore la destination universelle des marchandises et la vertu de l'espérance.
    Le livre propose également les textes liturgiques (parole de Dieu, prières) des offices durant lesquels le pape s'est exprimé aux catholiques du monde entier.
    Ce livre complet se présente comme un chapitre très important de la papauté de François. Le pape apporte son aide spirituelle à toutes les victimes de la pandémie qui souffrent dans la douleur, la solitude et la peur. Ses paroles, simples et senties sont un véritable trésor de sagesse, d'espérance et d'amour : elles permettent, dans la solitude et l'isolement, de vivre la tendresse de Dieu. Le pape exprime son souci que le mal ne brise pas la confiance en Dieu ni ne rompe la solidarité des hommes entre eux.

  • Xavier, trente-deux ans, journaliste à Paris, ne supporte plus la vie qu'il mène. Usé par son rythme trépidant, lassé des amours éphémères, déçu par la médiocrité des liens, vidé de tout élan et ne sachant plus où trouver de la force pour éclairer sa vie, il décide de passer quelques jours dans un ermitage auprès d'un vieux moine, haut en couleur, à la stature spirituelle et humaine hors du commun.
    Au creux d'un monastère perdu dans la montagne il partage la vie de prières et les travaux des frères, dort dans une cellule et prend un repas par jour. Sa cure de silence est entrecoupée de conversations chaleureuses et exigeantes menées par le père supérieur et parfois avec les autres moines dont les différentes personnalités le surprennent, mais moins que le bonheur qu'ils respirent. À la fin de sa retraite, il retourne à Paris, renouvelé jusqu'au tréfonds de son être et l'inattendu arrive.
    Un voyage initiatique aussi dense qu'imprévisible, ponctué de dialogues revigorants, riche de sagesse et de bon sens, plein d'émotion et parfois d'humour où la source du christianisme jaillit comme une leçon de vie.

  • Du xxve au viie siècle avant notre ère, un texte circulait dans tout le Proche-Orient, qui racontait la quête d'un roi, bâtisseur des remparts d'Ourouk vers 2800 avant J.-C. : Gilgamesh, fils de déesse, et plus divin qu'humain.Du sumérien, ce texte fut traduit en babylonien, en assyrien, en hittite, en hourite. Mais les invasions grecques firent tomber Gilgamesh dans l'oubli. Il fallut attendre le xixe siècle, pour que ce récit revienne enfin à la mémoire. Texte éternel car il relate la quête d'un homme déchiré par son désir de transcender son état, et l'amitié de ce héros, taillé dans le granit le plus dur, avec Enkidou, son frère, modelé dans l'argile la plus tendre.En se basant sur les diverses sources antiques, Abed Azrié, auteur, compositeur et chanteur qui a mis en musique L'Épopée de Gilgamesh et l'a interprétée, en donne ici une version française d'une grande beauté.

  • Une fois encore, saint François d'Assise inspire le pape François. À la suite du saint et dans la ligne de l'enseignement social des papes du XXe siècle, le Saint-Père appelle à un grand mouvement de fraternité universelle alors que la crise de la Covid-19 risque plus que jamais de laisser pour compte des pans entiers de la population mondiale déjà meurtrie par une mondialisation inégalitaire.Pour le pape, seul un mouvement d'ensemble en faveur de la dignité de chaque personne pourra permettre un développement humain intégral. Le progrès technique et la croissance économique ne suffiront pas à assurer le bonheur des hommes.Tous frères, c'est ensemble que nous avons à pèleriner sur cette terre.

  • Être prêt, et pour cela vivre pleinement et sans attendre notre vie, telle qu'elle nous est donnée. L'abbé Grosjean nous propose dix repères pour éclairer et accompagner cette aventure rude et magnifique qu'est notre vocation d'homme, de femme, de chrétien ; dix méditations qui, tour à tour, nous donneront lumière, force, consolation et confiance.Avec ce livre spirituel concret, simple et incarné, l'abbé Grosjean nous encourage et nous partage les fruits de son ministère, de ses rencontres et de son expérience. Il s'adresse ici à toutes les générations et à tous les états de vie pour nous conforter avec son ton franc et son enthousiasme habituels : oui, nous sommes faits pour la joie, la Joie vraie.
    Pierre-Hervé Grosjean est curé de paroisse dans le diocèse de Versailles. Avec plusieurs prêtres, il a fondé le Padreblog et les universités d'été « Acteurs d'Avenir », animés aujourd'hui par de nouvelles équipes. Responsable des questions d'éthique et de politique pour son diocèse, il est l'auteur de trois ouvrages, dont Aimer en vérité et Donner sa vie.

  • Pour cerner au plus près la figure de Jésus en interrogeant l'histoire et les Evangiles, voici une enquête en forme de dictionnaire menée par une historienne spécialiste du christianisme des premiers âges
    L'historienne spécialiste du christianisme des premiers siècles Marie-Françoise Baslez interroge les évangiles pour en extraire ce qui peut s'y trouver de plus historique. Son dictionnaire est divisé en trois parties - la naissance et la famille, la vie publique, la mort et l'après mort. Chaque entrée, d'Annonces angéliques à Zélotes, place les événements et les personnes dans le contexte des réalités et des traditions de l'époque, de l'histoire juive et du monde gréco-romain. Le résultat est un livre multiple, à la fois récit, recherche et guide, conçu pour répondre aux questions que se posent chrétiens et non chrétiens sur les origines d'un fait religieux particulièrement prégnant.

  • Plus d' un milliard d'hommes sont façonnés par une foi universelle, encadrés spirituellement par une hiérarchie sacerdotale, professant le même Credo, guidés par un pasteur unique, l 'évêque de Rome. Cela leur confère d' évidentes particularités culturelles : ils ne répugnent pas à se laisser conduire et se mé fient des excès du libre arbitre. Au sein même du christianisme, on n'entretient pas les mêmes relations entre hommes, femmes et enfants nés ou à naître, on ne dort pas tout à fait de la même façon, on ne regarde pas l 'argent du même oeil, on n' apprécie pas les mêmes vins, on ne bâtit pas les mêmes villes, on n' installe pas les mêmes cimetières, on n' a pas la même a ttitude face à la nature, selon que l 'on est catholique ou protestant, etc.

    L 'ancrage de l 'Occident méridional dans la foi et la culture catholiques a joué un rôle crucial dans l organisation de l espace, dans les paysages et l architecture, dans les pratiques sociales, par exemple dans la conception de la sexualité ou de l alimentation. Partout, les catholiques sont à la fois divers et semblables. Certains vivent en terre de vieille chrétienté, dans des régions évangélisées à l époque moderne (Amérique latine, Philippines...) et d 'autres encore appartiennent à des contrées qui étaient, il y a peu, des pays de mission (Afrique, Océanie...). Aujourd 'hui, le catholicisme a beau reculer dans les coeurs et les intelligences des Européens, il marque toujours leurs mentalités et leurs habitudes.

    Le grand spécialiste de géographie culturelle qu' est Jean-Robert Pi nous montre et explique les manières dont se croisent, sur le terrain, ce tte foi universelle et les coutumes propres à tous les groupes humains. Il illustre son propos par une quarantaine de cartes et une vingtaine de reproductions d' oeuvres d art qui éclairent une démarche tout à fait nouvelle.

  • C'est le livre de bonne foi d'un incroyant qui cherche à comprendre comment le christianisme, ce chef-d'oeuvre de création religieuse, a pu, entre 300 et 400, s'imposer à tout l'Occident À sa manière inimitable, érudite et impertinente, Paul Veyne retient trois raisons :
    * Un empereur romain, Constantin, maître de cet Occident, converti sincèrement au christianisme, veut christianiser le monde pour le sauver.
    * Il s'est converti parce qu'à ce grand empereur il fallait une grande religion. Or, face aux dieux païens, le christianisme, bien que secte très minoritaire, était la religion d'avant-garde qui ne ressemblait à rien de connu.
    * Constantin s'est borné à aider les chrétiens à mettre en place leur Église, ce réseau d'évêchés tissé sur l'immense empire romain. Lentement, avec docilité, les foules païennes se sont fait un christianisme à elles.
    Cette christianisation de cent millions de personnes n'a pas fait de martyrs.
    Au passage, Paul Veyne évoque d'autres questions : D'où vient le monothéisme ?
    Faut-il parler ici d'idéologie ? La religion a-t-elle des racines psychologiques ? Avons-nous des origines chrétiennes ?Professeur honoraire au Collège de France, Paul Veyne a notamment publié Le Pain et le Cirque (1976), Comment on écrit l'histoire (1971), L'Empire gréco-romain (2005), René Char en ses poèmes (1990).

  • Jours de royaume Nouv.

    Où se situe ce Royaume de Dieu dont Jésus a tant parlé  ? Est-il réservé à la fin des temps, ou au contraire peut-il être saisi, ici et maintenant  ? C'est en méditant sur la vie, sur l'amour, sur son travail d'aumônier, sur les textes bibliques que Marie-Laure Choplin explore et révèle, d'une plume pleine de force et de grâce, ces instants où le Royaume prend place en chacun de nous.
     

  • Dans un entretien exceptionnel accordé au P. Marco Pozza, le pape François commente les articles qui composent le Credo. Son commentaire permet de saisir le sens de la foi : croire en Dieu, croire en un Dieu Père, Fils et Esprit saint, croire en l'Église comme un acte personnel et communautaire. « La foi, dit-il, c'est la réponse libre de l'homme à l'initiative de Dieu qui se révèle. Dieu parle aux hommes comme à des amis. » Avec des mots touchants et des exemples empruntés à la vie quotidienne, il témoigne de sa foi lumineuse de prêtre au service de l'humanité.

  • De Pie XII à François, il y a toujours eu une femme dans la proximité de chaque pape. En historienne, Bénédicte Lutaud dresse leur portrait. En journaliste, elle enquête sur la réalité de leur influence. En femme, elle interroge la place des femmes au Vatican. Une investigation surprenante, émouvante, questionnante. Elles se prénomment Wanda, Lucetta, Tekla, Hermine, Pascalina. Ils s'appellent Pie XI, Pie XII, Jean-Paul II, François. Ils les admirent, les consultent, les protègent. Intellectuelles, fines diplomates ou muses spirituelles, elles relisent leur discours, inspirent leurs plus grands textes et déterminent certaines de leurs plus grandes décisions. Laïques ou religieuses, c'est au contact de ces femmes d'exception que les héritiers du trône de Pierre ont changé leur regard sur le " sexe faible ", et défendu, chacun à leur manière, leur rôle indispensable au coeur de la société. Si ces femmes ont eu un accès privilégié au Vatican, elles ont toujours oeuvré en coulisses. Par souci de discrétion, par humilité, ou bien contre leur gré. Toutes, pourtant, ont dû affronter de véritables réticences de la part de la Curie romaine, jalouse de la confiance que leur accordait le Saint-Père.
    De Rome à Cuba, en passant par la Pologne, l'Allemagne et les États-Unis, une investigation surprenante, émouvante, et qui pose de manière originale la question de la place des femmes dans l'Église.

  • Voilà plus de vingt ans, soeur Marie Stella est entrée en guerre contre le sida, cette maladie qui détruit l'homme dans toutes ses dimensions, physique, psychique, sociale, spirituelle. Une maladie qui fait des ravages dans son pays, le Togo. En vingt ans, avec son association, elle prend en charge 1500 enfants orphelins et souvent malades du Sida, et accompagne 3000 adultes ; elle crée un centre de santé, une ferme, une bibliothèque, des ateliers de formation. le VIH au Togo est révélateur de tous les autres maux : il rend la pauvreté encore plus extrême dans une région où les gens souffrent de malnutrition. Il déchire les familles et attise l'égoïsme. Marie Stella dit : " J'ai changé et grandi, j'ai approfondi ma foi au contact des enfants et de tous ceux qui ont participé à la grande chaîne de solidarité qui s'est formée autour de nous. Nous essayons d'être une ONG dynamique et exemplaire afin de poursuivre inlassablement les difficiles combats à mener.
    C'est avant tout par l'Espérance, par cet amour inconditionnel de la vie, puisé dans l'amour du Christ, que nous pouvons réussir à améliorer, un peu, le sort des plus pauvres d'entre les pauvres."
    Une grande voix contemporaine, qui a la force spirituelle de celles de Soeur Emmanuelle et de Mère Teresa.

  • Jeûne perpétuel, stigmates hebdomadaires, conversations mystiques et dictées divines : quel miracle n'a pas connu Marthe Robin (+1981) ? Tout était faux, cependant, car tout était simulé. Cette investigation renversante d'un grand expert catholique ne fait pas que dévoiler une fraude. Elle démasque la " bonne foi " qui l'a permise. Un document brûlant.
    Il est des livres d'investigation dont les révélations provoquent un avant et un après. Parce qu'ils dévoilent un mensonge établi, en démontant chaque raison secrète, chaque rouage caché, en démasquant les auteurs, les complices et les victimes.
    Tel est cet ouvrage, appelé à causer un séisme au sein de l'univers catholique.
    C'est en odeur de sainteté que meurt Marthe Robin en 1981. La paralysée de la Drôme a passé des décennies à se nourrir seulement de la communion, à connaître des visions surnaturelles, à éprouver les stigmates du Christ et à transmettre ses dialogues avec Dieu. Elle a reçu des milliers de visiteurs et inspiré le mouvement international des Foyers de Charité. Ses disciples voulaient qu'elle soit béatifiée et canonisée. Pensant en faire l'avocat de leur cause, ils confièrent ses archives au carme Conrad De Meester.
    Mais le spécialiste de la mystique féminine, va se faire le procureur de Marthe Robin. Le rapport circonstancié qu'il adresse à Rome, dans lequel il démontre et dénonce une fraude systématiquement organisée, est enterré. Au soir de sa vie, il reprend son réquisitoire, entraînant le lecteur dans la reconstitution de son enquête, déroulant une à une les pièces à conviction, enchaînant les découvertes graphologiques, textuelles, chronologiques, factuelles, médicales qui démontrent la construction de l'imposture.
    C'est le manuscrit retrouvé dans la cellule de Conrad De Meester à sa mort, le 6 décembre 2019, que publie les Éditions du Cerf, son éditeur historique. Afin que, selon son voeu, triomphe l'exigence évangélique de la vérité.

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