• Asséner le premier coup de poing, délivrer des otages, mener des opérations ciblées, neutraliser des chefs terroristes... Toutes ces situations critiques, le général Christophe Gomart les a vécues. Il nous livre à travers ses mémoires une plongée unique dans l'univers des forces spéciales, ces unités d'élite associées aux guerres secrètes de la France.

    Pour la première fois, un général raconte ses trente-cinq années de guerres de l'ombre sur tous les fronts et en première ligne : à Sarajevo en 1992, au Rwanda durant l'opération Turquoise en 1994, dans la traque des criminels de guerre en ex-Yougoslavie, en Afghanistan contre les talibans en 2001, en Libye lors de l'opération Harmattan contre Kadhafi en 2011, au Mali lors de l'opération Serval en 2013, jusqu'au Moyen-Orient en soutien aux Kurdes contre Daech...

    Dans cet ouvrage palpitant, il nous fait entrer dans les coulisses du prestigieux COS, le Commandement des opérations spéciales, et nous fait vivre les prises de décisions politiques autant que ces opérations de terrain. En homme d'action et de réflexion, il retrace cette part de notre histoire, où parfois vérité et gloire ne font pas bon ménage. Sans langue de bois, il interroge le rôle de la France comme gendarme du monde.

  • Jo Spiegel garde en mémoire ce jour où il a pris conscience, avec effroi, qu'il faisait de la politique « à l'ancienne » : celle qui se réclame de la démocratie mais la réduit au seul droit de vote, celle où toutes les décisions sont prises dans un entre-soi des élus.
    Maire de Kingersheim en Alsace depuis 1989, achevant son dernier mandat, il raconte comment, avec ses équipes successives, il s'est alors mis à construire, lentement et patiemment, un autre paradigme pour redonner un vrai pouvoir d'élaboration et de décision aux habitants.
    Kingersheim, lieu d'une fascinante expérimentation, véritable « fabrique de démocratie », est aujourd'hui un modèle dont nombre de municipalités s'inspirent. Récit de cette aventure passionnante, cet ouvrage est une réponse à l'urgence démocratique.


    « Kingersheim est devenue une sorte d'Athènes française, dans laquelle des gens viennent des quatre coins du pays observer, comme je le fis, l'expérience "spiegelienne" et assister aux conseils participatifs ou aux rencontres en quartier. Dans le but de comprendre pour pouvoir dupliquer ou généraliser. Car il y a dans cette expérience locale une leçon qui pourrait être nationale ou européenne. Tout est question de volonté politique. »

    Raphaël Glucksmann

  • Découvrez la nouvelle édition de cet atlas remis à jour, accompagné de cartes originales et de fiches thématiques.
    5ème édition du seul atlas complet de l'Union européenne et de ses Etats membres. Un outil de référence, par les meilleurs spécialistes.
    Une édition revue et augmentée de l'Atlas permanent de l'Union européenne. Une source d'apprentissage et de découvertes géographique sur l'Europe.
    À PROPOS DES AUTEURS
    Pascale Joannin est directrice générale de la Fondation Robert Schuman.
    Jean-Dominique Giuliani est président de la Fondation Robert Schuman.

  • Depuis des décennies, la concentration de populations cumulant difficultés sociales et économiques, dans les cités périphériques ou dans les quartiers anciens et dégradés de la plupart des villes françaises, est source de préoccupations pour les services de l'État et pour les collectivités locales. Afin de répondre à ces situations et aux dysfonctionnements, voire aux épisodes de violence qui s'ensuivent, des politiques urbaines, poursuivies par les différents gouvernements, sont mises en place dans les domaines de l'urbanisme, du social, de l'économique et de la sécurité. Après un état des lieux détaillé, Claude Chaline analyse et évalue la portée et l'effectivité de ces dispositifs englobés dans les politiques de la ville, du renouvellement et de la rénovation urbaine.

  • La fonction publique du XXIe siècle Nouv.

    La crise sanitaire a montré le rôle indispensable des services publics. L'engagement des personnels des hôpitaux, des enseignants, leur capacité d'initiative ont permis à la société de tenir face à la pandémie. À l'inverse, les logiques libérales fondées sur le souci d'économies à court terme ont montré leur inefficacité dramatique dans le contexte. L'actuel président et son gouvernement ont mené pourtant une offensive déjà ancienne à l'encontre de la fonction publique, basée sur son supposé immobilisme, son archaïsme, ainsi que sur les privilèges dont bénéficieraient les fonctionnaires.
    Pourtant la fonction publique est un outil moderne et décisif pour traduire dans le quotidien les idéaux de liberté, d'égalité, de justice et de sauvegarde de la planète. Ce livre, sans dogmatisme et sans dissimuler les débats, dit ce qu'est la fonction publique et pourquoi elle existe ; la replaçant dans une perspective historique et mettant en lumière les problèmes et les débats actuels pour que chacun puisse se faire une idée des évolutions nécessaires au-delà des dénigrements habituels. Loin des injonctions de réforme dont le contenu n'est jamais débattu, le livre ouvre une perspective audacieuse : renforcer, en s'appuyant sur les capacités des fonctionnaires, la construction de biens communs au bénéfice de chaque citoyen.
    Le XXI° siècle peut et doit être l'« âge d'or » du service public ! À condition de sortir d'une vision de la fonction publique qui est soit budgétaire, soit managériale.

  • Le tournant délibératif ; critiques et perspectives Nouv.

    Face à la critique du système représentatif, la démocratie délibérative est de plus en plus fréquemment invoquée. Cet ouvrage revient, grâce aux contributions d'une quinzaine de spécialistes français et internationaux, sur les manières multiples de penser la démocratie délibérative mais aussi ses limites.

    Loïc Blondiaux est professeur de science politique à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP, EHESS-Paris-1-CNRS).

    Bernard Manin est philosophe, directeur d'études à l'EHESS et professeur de science politique à New York University.

  • Dans le discours public, la république et ses « valeurs » sont invoquées en permanence, suscitant souvent l'indifférence et parfois l'irritation.
    Devant ce constat, il importait de redonner du sens aux mots, car la vie démocratique et la construction de l'intérêt général sont aussi une affaire de langue. Comment poursuivre une forme ou une autre de « vivre-ensemble » sans se parler et sans se comprendre ?
    Ce livre fait donc le choix de donner la parole à des chercheurs européens qui interrogent les mots de la République et du républicanisme dans une perspective internationale et sur la longue durée, des démocraties grecques aux enjeux contemporains.
    Son ambition : inviter le lecteur à prendre du recul et à penser la République non comme un dogme, mais comme un objet vivant où doivent se conjuguer l'intérêt commun et la liberté de tous.

  • Près de soixante ans après le découpage du territoire métropolitain en vingt-deux régions, la réforme territoriale conduite en 2014 a modifié en profondeur la carte des régions françaises. Si, déjà sous l'Ancien Régime, l'État royal a cherché à « mesnager » le territoire grâce à une administration de plus en plus étoffée, l'État libéral du XIXe siècle a laissé la révolution industrielle creuser les inégalités spatiales. Il faudra attendre le XXe siècle pour que le pouvoir politique se pose en modernisateur de la société et en planificateur de l'économie. Au XXIe siècle, confronté à la fois aux effets de la construction européenne, de la décentralisation et du néo-libéralisme, l'État « post-jacobin », régulateur et péréquateur, a désormais la charge de garantir la cohésion et la compétitivité de la France dans la mondialisation. Aussi paraît-il opportun de remettre en perspective plusieurs siècles de réformes territoriales, qui ont contribué à dessiner le visage de la France.

  • Le recours aux liens juridiques prend dans nos sociétés une importance grandissante. Il existe pourtant peu d'études empiriques sur la fabrique quotidienne du droit. Alors que la très grande technicité de la matière juridique réserve le droit aux juristes de profession, la sociologie l'explique trop rapidement par les rapports de forces qu'il ne ferait que dissimuler. La méthode ethnographique se trouve donc particulièrement bien ajustée à l'analyse du droit. C'est toute l'originalité de cette étude du Conseil d'État que propose Bruno Latour. Il porte une grande attention aux actes d'écriture, à la fabrication et à la manipulation des dossiers, aux interactions entre les membres, aux particularités du corps des conseillers d'État, et surtout à la diversité des ressorts qui permettent de bien juger. Par une grande qualité de style, l'auteur sait rendre compte de la technicité des jugements et renouer les nombreux liens entre le droit et cette société qui le nourrit et à laquelle il sert, en même temps, de garant. Après l'étude des laboratoires scientifiques, du discours religieux, de la parole politique, Bruno Latour continue, avec le droit, son programme d'anthropologie systématique des formes contemporaines de véridiction.

  • L'arrivée de Donald Trump au pouvoir en 2016 a marqué un réel tournant dans l'histoire des États-Unis : s'appuyant sur le profond bouleversement des médias et des modes de communication, le président républicain a inventé un nouveau langage, brutal, direct, agressant violemment les opposants et niant les vérités les plus évidentes. Un langage qui trouve ses relais sur les réseaux sociaux et chaînes de télévision et où triomphe le mensonge, rendant stérile et vain tout débat politique, et mettant la démocratie en péril.
    Analysant ce mode de gouvernance inédit qui essaime dans le monde entier, Antoine de Tarlé fait le pari qu'il marquera durablement les démocraties occidentales.

  • Au cours des dernières décennies, les politiques culturelles de l'État et des collectivités territoriales ont connu une forte montée en puissance financière et institutionnelle, stimulée par le volontarisme du ministère de la Culture comme par l'attrait croissant des thèmes de l'art et de la culture auprès des collectivités territoriales. Pierre Moulinier met à plat les objectifs poursuivis par les pouvoirs publics en la matière et montre le chemin parcouru par les autorités. Il s'interroge également sur les résultats obtenus, bien que l'évaluation en soit difficile. L'auteur plaide enfin pour une continuité du soutien public et une clarification des compétences.

  • Fatigués, abandonnés, ignorés, désabusés... tels sont les termes qu'une immense majorité de maires emploient pour décrire leur état d'esprit à quelques mois des élections municipales de mars 2020. Jamais dans la France contemporaine, les 35 000 édiles municipaux n'ont exprimé un tel ras-le-bol au point d'envisager de renoncer à se représenter. Pour autant, les maires bénéficient aujourd'hui d'un fort capital de confiance auprès de leurs administrés qui apprécient leur bilan. Situation exceptionnelle ou bien prélude à une crise de la démocratie municipale ?

    Martial Foucault est professeur des universités à Sciences Po et directeur du CEVIPOF. Spécialiste des questions de comportement politique, d'opinion publique et de décision électorale, il est l'auteur de Villes de gauche, villes de droite (Presses de Sciences Po, 2018) et plus récemment co-auteur de Les origines du populisme. Histoire d'un schisme politique et social (Le Seuil, 2019).

  • Si la crise de 2008 a généré un contexte budgétaire, financier et monétaire plus contraint, l'après-2008 a été l'occasion d'une politisation croissante des enjeux budgétaires et financiers notamment au niveau européen. La continuité a souvent prévalu au niveau national sur les politiques financières, mais aussi de défense, environnementales, de santé, etc. Partout, pourtant, l'emprise des acteurs financiers sur des questions budgétaires a demeuré.

    Sabine Saurugger est professeure de science politique, membre de l'UMR Pacte et directrice de Sciences Po Grenoble-UGA.

    Patrick Hassenteufel est professeur de science politique à l'université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

  • En s'appuyant sur les résultats des municipales et les données exclusives du Cevipof (Centre de recherches sur la vie politique en France de Sciences Po Paris), l'auteur souligne le double mouvement contradictoire que subissent les maires, à la fois de hiérarchisation accrue des collectivités locales (communes et structures intercommunales, départements, régions) et de demande de proximité de la part de leurs administrés. Il revient sur la construction historique de la figure du maire, sur les logiques politiques des élections municipales (nationalisation des questions en débat), sur le profil sociologique des maires, sur la relation des Français à leurs maires (confiance et démocratie locale) et sur les raisons profondes de la crise."

  • Le tirage au sort a une longue histoire politique. Il constitue l'une des dimensions, trop souvent oubliée, du gouvernement du peuple. Inventé avec la démocratie à Athènes, utilisé dans les républiques médiévales et renaissantes, pourquoi a-t-il été réservé aux jurys d'assises dans les démocraties modernes ? Et pourquoi les expériences se multiplient-elles aujourd'hui à l'échelle internationale : jurys citoyens, conférences de consensus, sondages délibératifs, collèges tirés au sort dans les conseils de quartier et les budgets participatifs ?
    Yves Sintomer montre dans ce livre incisif, paru une première fois en 2007 sous le titre Le Pouvoir au peuple, qu'un nouveau terrain politique est en train d'émerger. Face à la " démocratie " d'opinion et à sa fascination obsessionnelle pour les sondages, une démocratie participative s'invente où les citoyens et les mouvements sociaux peuvent prendre leur part. Qui donc aurait à perdre si les citoyens pesaient réellement dans les prises de décision, si les élus devaient rendre des comptes devant des publics bien informés ? Si la politique retrouvait sa crédibilité, elle pourrait regagner plus de poids face aux forces du marché et aux pesanteurs bureaucratiques. Face à un statu quo intenable, plus que jamais, il devient urgent d'expérimenter.

  • Organisé en dates clés, des premières communautés jusqu’au Brexit, en passant par la crise de l’euro, les dernières élections européennes et le renouvellement récent des institutions. Cet ouvrage est conçu comme un outil efficace de compréhension et de mémorisation de la construction européenne.Le lecteur devient ici familier avec les circonstances de sa création, ses institutions et leurs évolutions, les hommes indissociables de l’œuvre communautaire, le traité de Lisbonne, droit positif de l’Union et ses politiques communes, l’euro, le pacte budgétaire, le Brexit et le nouveau départ de l’UE après les élections de 2019.Cet ouvrage est le support permettant aux lecteurs de disposer de connaissances immédiatement disponibles et mises à jour, exposées simplement et dont les enjeux et le choix des orientations sont clairement identifiables.

  • 26 fiches pour maîtriser l'essentiel des institutions administratives :les définitions à connaître, les erreurs à éviter, les points essentiels à retenir ;des exercices corrigés pour vérifier ses connaissances ;des repères bibliographiques pour aller plus loin ;1 index.

  • Les politiques publiques interviennent dans tous les domaines de la vie quotidienne des citoyen·ne·s et agissent sur l'ensemble de la société. Ce dictionnaire ne se contente pas de définir des notions telles que « fenêtre d'opportunité », « gouvernance », « dépendance au chemin emprunté » ou encore « policy feedback ». Il montre comment les grands concepts de ce champ d'étude se sont forgés, puis modifiés et enrichis pour prendre en compte les nouveaux acteurs et instruments à l'oeuvre. En faisant dialoguer les courants, en s'ouvrant aux autres disciplines et en accordant une large place aux recherches francophones et internationales les plus actuelles, il offre les outils intellectuels indispensables pour comprendre les transformations contemporaines de l'action publique.

  • L'accès aux espaces publics d'une personne en fauteuil roulant a beau être inscrit dans la loi, là où la rampe fait défaut, ce droit reste lettre morte. L'école a beau se dire inclusive, si elle ne fournit pas à un élève non voyant les aménagements adaptés, elle ne l'est pas dans les faits.

    Au fil des ans et des mobilisations, une multitude de droits ont été reconnus aux personnes handicapées. En quoi ont-ils changé leur vie quotidienne ? À partir de récits biographiques recueillis auprès d'individus ayant des incapacités motrices ou visuelles, l'auteure montre que les droits associés au handicap, souvent imprécis dans les textes, souffrent de défauts majeurs de mise en oeuvre.

    Pourtant, face à ces droits vulnérables, les individus sont actifs, dotés d'esprit critique et porteurs d'innovations. À l'école, dans l'entreprise, auprès des administrations ou dans les transports publics, ils protestent, négocient, bricolent et aménagent leurs droits, pour rompre avec la citoyenneté de seconde zone qui leur reste assignée.

    Anne Revillard est professeure associée (HDR) en sociologie à Sciences Po, membre de l'Observatoire sociologique du changement (OSC) et directrice du Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques (LIEPP).

    Anne Revillard est professeure associée en sociologie à Sciences Po, membre de l'Observatoire sociologique du changement (OSC) et du Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques (LIEPP). Ses recherches récentes portent sur les évolutions et la réception des politiques du handicap en France.


  • Le Parlement européen est devenu un passage obligé en matière de législation européenne.
    Les « lois européennes » concernent tous les domaines dans lesquels les pays membres ont une politique « commune » : économie, affaires sociales, environnement, agriculture, développement régional.
    Une fois votées, les lois s'imposent à tous les pays de l'Union, elles sont applicables dans les États membres et priment le droit national.
    Quel est le domaine de compétence du Parlement européen ? Quelle est sa contribution à l'élaboration des lois
    européennes ? Comment fonctionne-t-il ? Quel est son budget ? Qui sont nos députés européens et comment sont-ils élus ?

  • Le Rapport Schuman sur l'Europe 2020, ouvrage de référence pour les décideurs européens, ressemble cette année les contributions des plus hautes personnalités et des meilleurs experts qui ont choisi de relever le défi de penser l'Europe de demain.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Pascale Joannin est directrice générale de la Fondation Robert Schuman.

  • Au xxie siècle, les échelles mondiales et locales disputeront à la dimension nationale la suprématie que celle-ci a imposée aux xixe et xxe siècles. Dès lors, les collectivités territoriales, institutionnalisation de la réalité locale, vont devoir relever le défi :
    o Quelles sont leurs modalités de fonctionnement et de financement et permettent-elles de faire face à ces nouvelles responsabilités ?
    o Les nouvelles techniques de communication accroîtront-elles la démocratie participative et amélioreront-elles la démocratie représentative ?
    o Comment les collectivités territoriales vont-elles prendre place dans la mondialisation et l'intégration européenne ?
    o Faut-il modifier leur nombre et leur ressort territorial ?
    o Les réformes en cours, l'acte III de la décentralisation après l'acte I et l'acte II, apportent-elles les réponses à ces interrogations ?
    Ce livre donne des pistes de réflexions par une approche institutionnelle mais aussi territoriale, économique et financière de la réalité des collectivités territoriales.
    Cette synthèse s'adresse aux étudiants en droit, science politique, géographie, aménagement ainsi, bien sûr, qu'aux élus et administrateurs locaux.




  • Démocratisation, émancipation, ouverture... autant d'incantations pour la culture à partir de 1968 jusqu'à aujourd'hui. Mais dire suffit-il pour agir ?
    Il faut interroger la façon dont l'action culturelle parlent de (ou tait) sa relation au politique.
    Ce texte court plaide pour remettre le politique au coeur de l'action culturelle.
    Pour le cinquantième anniversaire de la Déclaration de Villeurbanne, un collectif de chercheurs et de professionnels du monde culturel et artistique s'est formé pour se saisir de la question de la politisation par la culture à partir du point de rupture de 1968 mais aussi dans son actualité la plus vive. Dans la tourmente sociale qui bouleverse la France, l'Europe, et au-delà, il est nécessaire et urgent de bousculer les savoirs établis. Cet ouvrage, manifeste contemporain, réunit les synthèses d'un colloque organisé à Lyon et Villeurbanne, dans les murs mêmes du TNP, ex-théâtre de la Cité de Villeurbanne, les 12 et 13 décembre 2018. Une parole contrastée, vivante, non consensuelle, s'est exprimée lors de ces deux journées, à partir d'un dialogue exigeant entre les chercheurs français, mais aussi belges, serbes et canadiens, spécialistes de la médiation culturelle, de la socio-économie de la culture, des études théâtrales, en synergie avec les praticiens représentant les secteurs du spectacle vivant, du patrimoine, des arts numériques, invités pour discuter et débattre. Ces interventions ont défendu ensemble une intelligence polémique, fruit des regards croisés des champs scientifiques et pratiques.


  • L'évolution des modes de vie, le progrès technique et numérique contribuent à modifier considérablement les comportements en matière de consommation au cours des dernières décennies. Ces changements engendrent une diversification de nouveaux modes de consommation : vente directe, e-commerce, consommation collaborative ou circulaire... Comment les politiques publiques accompagnent-elles cette transformation ? La consommation est-elle en train de devenir plus responsable et équitable ?
    Les autres rubriques traitent de la fraude aux prélèvements obligatoires, du nombre de fonctionnaires et France et du projet de bibliothèque numérique Gallica.

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