Philosophie antique

  • La République

    Platon

    La scène est au Pirée. Attablés dans la maison du vieux Céphale, Socrate et quelques amis entreprennent de discuter des récompenses promises au juste dans l'au-delà. Qui peut le mieux cerner l'essence de la justice ? La sagesse traditionnelle, les mythes anciens semblent impuissants et Socrate a vite raison des prétentions du sophiste Thrasymaque.
    Alors s'amorce avec Glaucon et Adimante, les frères de Platon placés en position d'interlocuteurs philosophes, un long entretien qui, de la justice dans la cité, remonte vers la justice de l'âme. L'histoire d'Athènes traverse sans cesse ce dialogue puissant, où la proposition d'une cité parfaite et de la royauté des philosophes est à la fois la réponse à la tourmente politique de la démocratie grecque et la recherche métaphysique des vertus de l'âme et des objets de la raison.
    Dans la traduction et le commentaire que je présente ici, j'ai cherché à construire l'équilibre le plus rigoureux possible entre une lecture centrée sur l'histoire et une autre qui prend la métaphysique comme foyer principal. Un des effets de cette perspective est d'éviter une position trop courante aujourd'hui, la dépolitisation de l'oeuvre. L'inquiétude de celui qui aspire à la justice, Platon ne cesse de le rappeler, n'est-elle pas indissociablement éthique et politique ?
    Georges Leroux

  • éloge de la vieillesse Nouv.

    « Vieillir est une chance. Vieillir est un avantage. Vieillir est un destin dépendant aussi de son attitude de vie devant l'existant.» Ainsi s'ouvre la préface que Laure Adler donne à l'Éloge de la vieillesse, un court texte philosophique de Cicéron, d'un ton résolument optimiste. De ce guide universel découle une leçon de vie d'une puissance sereine, pour affronter la peur de vieillir et enseigner « la joie de mourir », une « allégresse à tenir la mort en respect et à savoir l'apprivoiser ».
     
     

  • En 399 avant notre ère, à Athènes, Socrate comparaît devant le Tribunal de la cité. Accusé de ne pas reconnaître l'existence des dieux traditionnels, de créer de nouvelles divinités et de corrompre la jeunesse, il est condamné à mort. De son procès, il nous reste peu de témoignages, mais celui que Platon nous livre dans l'Apologie de Socrate élève au rang de mythe fondateur de la philosophie un fait qui aurait pu demeurer banal au regard de l'histoire. Face à ses juges, Socrate mène sa défense en invoquant la pratique de la philosophie, qui seule fait que la vie vaut d'être vécue.
    Plus tard, dans la prison où il attend son exécution, Socrate oppose à son ami Criton, qui lui propose de fuir, le verdict du philosophe : mieux vaut affronter la mort que contrevenir aux lois de la cité et ainsi commettre l'injustice. Si l'on en croit Platon, il fallait que Socrate meure pour que vive la philosophie.

  • Curiatus Maternus décide de se retirer pour se consacrer à la poésie. Avec trois amis, un dialogue s'engage... Tacite évoque des problèmes fondateurs de l'art des mots : distance entre Anciens et Modernes ; déclin des belles lettres ; tension entre une poésie retirée de la société et l'efficacité politique de l'art oratoire...

    Texte-choral, théâtral et plein d'humour, ce Dialogue nous fait bondir de querelles en débats. Libre au lecteur de se faire sa propre opinion quant aux questions posées : qu'attend-on de la parole publique ? L'absence d'adversité l'appauvrit-elle ? Comment apprendre, non à réciter, mais à penser ? Document historique, la société qu'il décrit nous est terriblement familière. On se laisse donc emporter pour élucider une énigme toujours intacte : à quoi servent les mots ?

    Tacite, de son vrai nom Publius Cornelius Tacitus, né en 58 et mort en 120 de notre ère, est un écrivain, homme politique et historien romain. Il est même considéré comme l'un des plus grands historiens romains grâce à ses Annales et ses Histoires (Historiae). Racine le décrit comme étant le "plus grand peintre de l'Antiquité", dans l'introduction de Britannicus. Il est également un génie du style en langue romaine. Une langue épurée, concise que tous ses contemporains louent encore aujourd'hui.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Épictète. Traduit du latin, annoté et présenté par Mario Meunier. Comme Socrate, Épictète n'écrivit rien. Ce fut son disciple Flavius Arrien qui, ayant suivi sous Trajan les leçons d'Épictète à Nicopolis, rédigea les notes qu'il avait prises en écoutant son maître. De là sortirent les "Entretiens" d'Épictète en huit livres, dont il ne nous reste plus que quatre. De tous ces entretiens, Arrien lui-même en tira ce qui lui parut essentiel, pour le condenser en un petit livre qu'on pût toujours et avoir sous la main et porter avec soi: le "Manuel d'Épictète". Simplicius, qui enseignait à Athènes lorsque les écoles de philosophie païenne furent fermées, en 529, par Justinien, composa un commentaire très développé de ce Manuel. Ce petit livre, dit-il, "est une arme de combat qu'il faut toujours avoir à sa portée, et dont il faut que ceux qui veulent bien vivre soient toujours prêts à se servir". Admiré par les païens, ce Manuel le fut non moins par les chrétiens. Saint Nil, disciple de saint Jean Chrysostome, puis anachorète, l'adapta, avec d'insignifiantes modifications, à l'usage de la vie des ermites du mont Sinaï, et la règle de saint Benoît elle-même en fit passer plus d'un précepte dans le monachisme occidental. Traduit plusieurs fois en français dès le XVIe siècle, le "Manuel d'Épictète" eut la singulière fortune de faire l'impression la plus vive sur le génie de Blaise Pascal. C'est, en effet, un des livres les plus réconfortants que la pensée grecque nous ait laissés.

  • Poétique

    Aristote

    Qu'est-ce qu'une bonne tragédie ? Qu'est-ce qu'une comédie vraiment drôle ? Comment bien comprendre les règles de leur composition ? Quelle est la méthode pour devenir un bon critique littéraire et dramatique ? Les questions posées par la Poétique résonnent avec une acuité particulière dans la Grèce des compétitions théâtrales que connaît Aristote. Mais elles dépassent le contexte antique pour nourrir les réflexions contemporaines liées à la littérature et aux beaux-arts. Plus qu'un manuel technique, cette oeuvre, la plus connue et la plus traduite d'Aristote, est un véritable traité d'esthétique philosophique, analysant le travail du poète sans jamais perdre de vue une idée fondamentale : la maîtrise de son art doit servir le plaisir du récepteur.
    Donnée dans une nouvelle traduction qui rend accessible le texte d'Aristote au lecteur d'aujourd'hui, helléniste ou non, la Poétique ouvre le débat sur la signification et la valeur de l'art, et sur son importance pour la vie humaine.

  • De l'amitié

    Cicéron

    Scaevola, vieillard et augure, rapporte à Cicéron une conversation tenue avec Laelius et Fannius sur l'amitié. Cicéron écrit alors un traité où se mêlent dialogues et récits sur le sens que doit avoir l'amitié, et la conduite qu'elle dicte aux hommes qui se réclament d'elle. Ce texte, écrit en 44 avant J.-C., s'inspire de la philosophie stoïcienne, d'Aristote et de Théophraste, et montre toute la force et la vertu qu'il y a à nourrir et choyer ses amitiés.

  • De tous les philosophes antiques, Épicure est peut-être celui dont la pensée a été la plus déformée. Pour y remédier, Walter F. Otto, avec un évident talent d'écrivain, révèle dans cet essai un nouvel Épicure, et rend sa pensée accessible à tous.

    Si le fondement de l'épicurisme est la recherche du plaisir, la recette pour y accéder n'est pas celle que l'on pourrait croire : l'épicurisme est une apologie de la simplicité. Mais la véritable singularité d'Épicure réside dans le rapport qu'il entretient avec le divin. Il parvient à faire coexister son matérialisme avec l'absolue certitude de l'existence des dieux. Les dieux épicuriens n'éprouvent pas d'animosité envers les hommes. Ce n'est que dans la conscience de leur indifférence à son endroit que l'homme accomplira sa liberté.

    Le philosophe et historien des religions Walter Friedrich Otto (1874-1958) est l'auteur de deux chefs-d'oeuvre, Les Dieux de la Grèce (1929) et Dionysos, le mythe et le culte (1933). Il est l'une des grandes figures de la philologie allemande. Son approche originale du paganisme et des mythes, ancrée dans la vie quotidienne, a permis de renouveler la connaissance de la civilisation grecque. Essais sur le mythe a paru aux éditions Allia (2017).

  • Aristote de A à Z

    Daniel Larose

    Disciple de Platon, précepteur d'Alexandre le Grand, Aristote intimide. Il est de ces penseurs qui nous rappellent que nous ne sommes que des « nains sur les épaules de géants ». Physique, métaphysique, biologie, zoologie, éthique, logique, rhétorique, politique, poétique... À croire qu'aucun domaine du savoir ne lui est resté étranger. De fait, à ses yeux, la philosophie est la connaissance des connaissances. Difficile donc de prendre pied dans cette oeuvre foisonnante qui est pourtant une référence obligée pour quiconque veut s'initier à la philosophie ou mettre à l'épreuve sa pensée. Pour s'y retrouver, Daniel Larose a retenu dans cet abécédaire une centaine de mots caractéristiques du vocabulaire aristotélicien, suivis de l'explication qu'en propose Aristote lui-même dans ses traités. Une bonne manière d'explorer une pensée qui choquera parfois notre sensibilité contemporaine, mais qui ne cessera de stimuler notre réflexion. Acte, cause finale, catégories, forme, matière, puissance, substance, syllogisme... « À la lettre » : une collection pour revisiter ses classiques « dans le texte »

  • Physique

    Aristote

    BnF collection ebooks - "Or il n'en est pas dans la nature de plus certain ni de plus évident que le mouvement sous toutes ses formes ; et voilà comment la Physique d'Aristote n'est au fond qu'une théorie du mouvement. C'est une étude sur le principe le plus général et le plus important de la nature ; car sans ce principe, ainsi qu'Aristote l'a dit bien des fois, la nature n'existe pas ; elle s'identifie en quelque sorte avec lui."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Phédon

    Platon

    "Phédon" est un dialogue de Platon écrit vers -383 et qui décrit les derniers moments de Socrate, suite à sa condamnation, et avant son suicide forcé, après absorption de la ciguë. Entouré par ses proches, amis et disciples, Socrate résiste à la tentation de s'échapper, refuse de céder à la crainte de la mort, et expose ses théories sur la séparation du corps et de l'âme intervenant avec la mort. Le corps appartient au monde sensible, sa perte n'a guère d'importance. L'âme est immortelle et, séparée du corps, elle rejoint le monde intelligible, le monde des Idées, c'est-à-dire pour Platon ce qui constitue le monde réel. Profonde réflexion sur le sort du corps et de l'âme, Phédon serait la suite de Apologie de Socrate. Près de vingt siècles avant Montaigne, c'est une étonnante réflexion sur la mort et l'attitude que l'on doit adopter à son égard : «Le vulgaire ignore que la vraie philosophie n'est qu'un apprentissage, une anticipation de la mort.». Cette édition numérique inclut une préface et une biographie originales.

  • Phèdre

    Platon

    Comment parler, pourquoi écrire ? En cette fin du Ve siècle avant notre ère, voilà de quoi discutent deux Athéniens étendus près d'un gattilier en fleur, à l'ombre d'un platane sous lequel coule une source, tout près de l'Acropole. Mais comment évoquer la puissance du langage sans parler de l'âme humaine ? Résidu de ce principe qui meut les corps célestes et même l'univers en son entier, elle produit le discours et en subit les effets.
    Extraordinairement riche par sa forme - on y trouve descriptions, discours, mythes et prières -, le Phèdre aborde des thèmes très variés : la rhétorique, l'écriture, la mort et l'amour. Il déploie tout l'art littéraire de Platon et constitue l'un de ses plus grands dialogues.

    Dossier :
    1. Rhétorique et philosophie
    2. Parole et énonciation
    3. Parole et dialectique
    4. Oralité et écriture.

  • Platon vs Aristote : une initiation joyeuse à la controverse philosophique Nouv.

    Un livre facile à lire sur les philosophies de Platon et Aristote et pourquoi aujourd'hui elles sont toujours pertinentes pour comprendre le Monde.
    " Platon et Aristote... Ce sont deux géants, et nous sommes d'une certaine manière tous leurs enfants. Même s'ils ont vécu dans l'Antiquité, même si nous ne les avons pas lus, même si nous ne savons pas grand-chose d'eux, ils influencent encore aujourd'hui nos manières quotidiennes de raisonner, d'imaginer, de classer ou d'argumenter. Ces deux intelligences aussi immenses que différentes ont construit un socle sur lequel s'est développée toute la philosophie occidentale. Quoiqu'en désaccord profond, ils ont néanmoins, à deux, délimité le terrain et établi les règles du jeu de la pensée tel que nous le pratiquons depuis.

    Mais, pourquoi passer du temps avec ces deux philosophes qui ont pourtant tout aussi faux que les autres savants de leur époque ? Parce que ce qu'il faut partager avec Platon et Aristote, ce ne sont pas leurs idées, mais la démarche rigoureuse avec laquelle ils ont voulu les élaborer. "

    Luc de Brabandere nous emmène à travers ce livre dans un voyage philosophique, une joyeuse initiation, démontrant que Platon et Aristote sont aujourd'hui, et depuis toujours, incontournables pour penser les grandes questions du Monde, et que leur rigueur peut éclairer les problèmes qui nous concernent aujourd'hui et nous préoccuperont demain.

  • Dans ce dialogue empli de sagesse, Caton est désigné comme l'avocat de la vieillesse contre quatre chefs d'accusation : elle empêcherait de briller dans la vie publique, affaiblirait le corps, interdirait les plaisirs et ferait sentir l'approche de la mort. Pour Caton au contraire, la vieillesse est l'âge le plus propice aux oeuvres accomplies de l'esprit, le corps étant délivré de la servitude des sens. Elle prépare l'âme à la libération totale procurée par la mort. Caton suggère une attitude exemplaire et loue l'expérience. Celui qui n'attend que de lui-même n'a rien à craindre des lois de la nature : "La faiblesse convient à l'enfance ; la fierté à la jeunesse ; la gravité à l'âge mûr ; la maturité à la vieillesse : ce sont autant de fruits naturels qu'il faut cueillir avec le temps."

    Né en 106 av. J.-C., mort en l'an 43, Cicéron put très jeune démontrer ses talents d'orateur, devenir grand avocat de Rome et connaître la gloire, lors du procès qui conduisit à la condamnation de Caius Verrès, gouverneur concussionnaire de la Sicile. Consul, il écrivit des oeuvres de philosphie politique (De oratore, De re publica et De legibus) et un Brutus. Défenseur d'un idéal de formation universelle, il est souvent placé à l'origine de l'humanisme tel que conçu à la Renaissance.

  • Manuel

    Epictète

    Petit guide de philosophie pratique, le Manuel est destiné à quiconque souhaite progresser sur la voie de la sagesse. Selon Épictète, nous devons distinguer ce qui est en notre pouvoir de ce qui ne l'est pas. Ainsi, nous ne maîtrisons pas le cours des événements, mais nous sommes entièrement responsables de la façon dont nous y réagissons. Tempérer nos désirs, vivre en accord avec la Nature, comprendre le monde et le rôle que nous y jouons : tels sont les préceptes que nous exhorte à suivre Épictète, afin de connaître bonheur et vertu.

  • Bienvenue à Knigsberg ! Emmanuel Kant reçoit chez lui sept de ses collègues et amis, qui ont traversé siècles et frontières pour assister à une journée de discussion philosophique autour du thème universel qu'est l'amour.
    Socrate, Augustin, Kierkegaard, Freud, Max Scheler, Simone de Beauvoir et Iris Murdoch exposent leurs thèses, les discutent, se chamaillent... La sagesse de l'amour, le désir, le plaisir et la libido, la difficulté d'aimer dans une société patriarcale, le droit à l'amour Les échanges sont vifs, instructifs et divertissants : l'amour restreint-il l'autonomie individuelle ? Faut-il s'oublier pour aimer vraiment ? Les applis de rencontre signent-elles la fin de l'amour ?
    Un dialogue philosophique fictif, pimpant, accessible et enlevé, qui offre un aperçu des réflexions les plus brillantes des philosophes ayant exploré la question du plus beau des sentiments.

  • Le livre Bêta de la Métaphysique examine une quinzaine d'apories consacrées à la science première, à la réalité, à l'être, aux principes qui constituent toutes choses. Ce sont des difficultés, dont Aristote soutient que l'on ne pourra philosopher convenablement, selon les termes du programme qu'il a établi dans le livre Alpha, qu'en les examinant minutieusement. Non pas simplement en leur apportant une réponse, comme d'autres ont pu le faire avant lui, mais en étudiant la manière dont des penseurs ont abordé ces difficultés et dont ils en ont fait des problèmes, avec plus ou moins de succès. La philosophie, montre Aristote en faisant dialoguer et se confronter des opinions philosophiques opposées, trouve son excellence dans son aptitude à poser les bonnes questions et à forger les problèmes à même de satisfaire le désir de connaissance qui est le propre de notre nature.

  • La République ; livre v

    Platon

    Athènes, Ve siècle avant notre ère. Lors d'une discussion sur la justice, Socrate, Glaucon et Adimante réfléchissent à un modèle de cité idéale. Qu'est-ce qu'une cité juste ? Quel rôle chaque individu doit-il y jouer ? Et par qui doit-elle être dirigée ? À travers cette utopie, Platon formule son programme : communauté des biens, égalité des hommes et des femmes, exercice du pouvoir réservé aux philosophes... Autant de questions politiques, sociales et éducatives qui éclairent d'une lumière crue nos démocraties actuelles.

  • Parcourez vingt-deux siècles de pensée philosophique !
    Le sens de la vie, la beauté, la mort : pour comprendre ces concepts, il n'est pas nécessaire d'avoir fait dix ans d'études, ni de connaître le grec et l'allemand. Cet ouvrage vous invite à dialoguer avec les plus grands penseurs. Basé sur de nombreux exemples et anecdotes, il présente dans un langage accessible un panorama de l'histoire de la philosophie, afin que Socrate, Platon, Rabelais ou encore Montaigne n'aient plus de secrets pour vous !Découvrez comment :o La philosophie est néeo Comprendre les grands courants de l'époque hellénistiqueo Les grands philosophes chrétiens, juifs et musulmans se sont imposéso Aborder le brahmanisme, le bouddhisme et la philosophie chinoise

  • Épicure est le philosophe du plaisir : il proclame, contre les parangons de vertu, que le plaisir est à la fois le but de toutes nos activités et le critère auquel nous reconnaissons qu'elles sont bonnes. Pour nous en convaincre, il fallait qu'il soit un théoricien du juste calcul des plaisirs et des peines, et un penseur de l'amitié, condition de la félicité. Mais aussi un philosophe de la nature - parce qu'il n'y a pas de sérénité possible pour qui vit dans l'ignorance des causes, dans l'angoisse de la mort et dans la crainte superstitieuse des châtiments divins. Il nous enseigne ainsi que la philosophie est un tout, que l'éthique se fonde sur une véritable science du bonheur, et que le savoir lui-même, s'il ne nous rendait pas plus heureux, ne servirait à rien...

  • Qu'est-ce que le temps ? Comment définir cette réalité inconsistante, qui passe et disparaît ? Augustin apporte à cette énigme une solution originale : le temps n'existe que dans son passage, et c'est seulement dans notre esprit que nous pouvons le mesurer. Ainsi, c'est par notre souvenir du passé, notre attention au présent et notre attente de l'avenir que nous avons conscience de ce qu'est le temps.

  • Epicure (-342/341-270 av. J.C.) est un philosophe grec et l'épicurisme un art de vivre. Il faut distinguer l'Epicurisme issu de la doctrine d'Epicure et l'épicurisme: vivre voluptueusement selon son bon plaisir. Dans un monde chaotique, lors de la fin de l'hégémonie grecque, Epicure propose une conception scientifique du monde, conception atomiste suivant la pensée de Démocrite qui permet à l'homme de se débarrasser de tout obscurantisme. Délié de toute crainte et de toute croyance infondée, l'homme se recentre sur lui-même, mais pas au sens narcissique. Conscient d'être un condensé d'atomes perdu dans l'infini, d'être né par un hasard extraordinaire, conscient que la vie est quasi miraculeuse, l'Epicurien refuse l'hypothétique bonheur futur, évite l'ajournement de la joie, se réjouit de cette vie-là, de l'instant présent "ici et maintenant" et vit tel un dieu parmi les hommes.
    L'auteure nous propose dans son ouvrage de revisiter la vie et l'oeuvre d'Epicure en insistant sur l'importance de son oeuvre en son temps mais également dans la philosophie contemporain (il a notamment influencé K. Marx et plus près de nous M. Onfray).

  • Timée - Critias

    Platon

    Comment parler des origines ? Comment dire ce que furent la naissance de l'univers, celle de l'homme, celle de la société ? Du Timée au Critias, la réponse ne varie pas : c'est à un discours qui constitue son objet que revient la tâche explicative. D'un côté, la cosmologie du Timée qui cherche les conditions d'une connaissance du monde sensible. De l'autre, le récit de la guerre qui opposa l'Athènes ancienne à l'Atlantide, relaté par deux fois (Timée, Critias) ; ou comment naît un mythe toujours présent à notre imaginaire d'hommes modernes.
    Platon raconte ici des histoires et fonde la méthode scientifique. Poète ou philosophe ? Il ne choisit pas. « Ayant été doté des vivants mortels et immortels et ayant atteint ainsi sa plénitude, il est né notre monde, vivant visible comprenant les vivants visibles, dieu sensible, image d'un dieu intelligible, très grand, très bon, très beau, et très parfait, ciel unique qui est le seul de sa race. »

  • Dans son précédent ouvrage, Lumières du Moyen Âge (2015), Pierre Bouretz rouvrait à nouveaux frais un dossier capital pour l'histoire occidentale : les relations entre philosophie et théologie.
    La raison ou les dieux s'ancre dans l'Antiquité tardive "néoplatonicienne", souvent décrite à grands traits comme celle d'un retour à Platon, d'une "divinisation" de celui-ci et d'un tournant "théologique" du rationalisme grec. Est-ce à dire que ce moment fut celui d'un choix entre la raison et les dieux ?
    Platon déjà voyait chez les Barbares des formes de sagesses supérieures à celle des Grecs. Plutarque pouvait sans embarras servir Apollon dans son temple de Delphes, admirer Isis et cultiver le platonisme. Jusqu'à la fin de l'Antiquité, les plus grandes figures de la philosophie se nourrirent de théologies allogènes. Mais le rapport de ces philosophes à leurs dieux nous demeure mystérieux. Plus mystérieuse encore, une affaire inaugurée dans la génération des successeurs de Plotin par Porphyre et Jamblique, sous couvert d'une fiction égyptienne et autour d'un mot neuf : celui de "théurgie". Fallait-il compléter la vie théorétique par un rapport actif avec les dieux ? Était-il question de les soumettre au bon vouloir des hommes ? Des pratiques étranges et venues d'ailleurs étaient-elles autre chose qu'une forme de la magie depuis toujours condamnée par les philosophes ?
    Pierre Bouretz construit une vaste enquête au travers de laquelle on découvre Plotin combattant les gnostiques, Porphyre ferraillant contre les chrétiens, les derniers philosophes platoniciens en quête de vestiges des dieux anciens. Il remonte à l'origine de leur admiration pour les "sagesses barbares", décrit l'entrée dans l'imaginaire des Grecs de Mages disciples de Zoroastre, de théurges chaldéens et d'Hermès Trismégiste, interroge leurs visions concurrentes de la "voie qui mène au bonheur". Il montre enfin qu'après une éclipse d'un millénaire environ, cette histoire se rejouerait dans des conditions nouvelles à la Renaissance.

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