Armand Colin

  • La collection «  Ma dose quotidienne  » vous embarque pour un tour du monde de la philosophie en 365 jours  ! Au fil des pages, retrouvez les idées clés et les personnages connus ou anonymes les plus marquants.
    Pouvez-vous prouver que votre réalité n'est pas un rêve  ? d'où vient l'expression «  avoir des atomes crochus  »  ? Machiavel était-il vraiment machiavélique  ? quelle place ont occupé les femmes philosophes  ? Des présocratiques aux contemporains, en passant par la Chine et l'Inde, Hélène Soumet vous racontera comment les philosophes ont perçu et compris le monde à travers les époques.
    Ponctué d'anecdotes ou de citations édifiantes, ce livre est à dévorer d'une seule traite ou à picorer en fonction de vos envies  !

  • La subjectivité moderne commence avec Descartes. La modernité n'est pourtant pas restée fidèle à la lettre de l'idéalisme cartésien. Chacun en hérite pour le modifier (Malebranche, Spinoza, etc.) ou le critiquer (Locke, Kant, etc.). C'est qu'en effet quelque chose ne fonctionne pas dans les Méditations de Descartes. Ce n'est pas le cogito. Le cogito est vrai, on n'avait d'ailleurs pas attendu Descartes pour s'en rendre compte  : saint Augustin et Avicenne l'avaient vu avant lui. Ce qui ne fonctionne pas, c'est le doute hyperbolique. Cet essai montre que tous les lecteurs attentifs de Descartes, depuis le XVIIe  siècle jusqu'à nos jours, ont vu le défaut du doute. Le problème, c'est qu'ils ont, à peu près tous, fait comme si cela n'avait pas d'importance. Compte tenu des conséquences du doute pour la constitution de l'idéalisme subjectif moderne, ce défaut de la méthode devait être mis en évidence.

  • De l'Antiquité à nos jours, les philosophes les plus importants dans l'histoire de la philosophie occidentale, leur vie, leur pensée, la portée de leur doctrine.· Les oeuvres principales de chacun d'entre eux, classées chronologiquement, avec les éditions de référence.· Les études, les critiques et, éventuellement, les satires publiées sur chacun d'entre eux (éditeurs, années et pages), classés par ordre alphabétique.· Les concepts clés et corrélats particuliers à chaque philosophe.

  • Nombreux sont ceux qui désormais se réclament sans cesse "de vérité" ou encore d'"authenticité" pour assoir leur légitimité alors même que se joue une glorification de la transparence. Que ce soit dans le management au coeur des organisations ou du point de vue politique ou encore dans nos échanges les plus simples avec les autres, la sincérité est devenue un véritable "prétexte" qui garantirait le bien-fondé de certaines décisions ou actions.
    Ansi en est-il de celui qui, parlant ou agissant sous couvert de "sincérité", devient légitime, intouchable, crédible. Pour autant, qu'est-ce qu'être sincère? Est-ce seulement possible? A l'heure des réseaux sociaux, entre illusion et vérité, quel sens donner à la sincérité, cette valeur-refuge incontournable, voire une vertu capable de "panser" notre contemporain.
    L'auteur nous donne à travers son essai les clefs pour mieux vivre le virage, parfois douloureux, de la contemporénéité. Elle nous livre ici une véritable éthique de vie.

  • «  C'est Lady Gaga, Socrate, Kant et Schopenhauer qui sont au bord de la piscine, chez la pop star. Elle a invité les trois philosophes pour savoir ce qu'ils pensent de son art, de son génie et de sa folie. En effet, Lady Gaga sait que certaines personnes disent d'elle qu'elle est géniale et d'autres disent d'elle qu'elle est complètement folle. Elle voudrait savoir.  » À travers quinze thèmes, Pop philo stories interroge le sens philosophique des pratiques populaires d'aujourd'hui, de la pop musique à Game of Thrones en passant par le triathlon, les textos et les tendances vegan. Pop philo stories est la rencontre des penseurs et des stars de la pop culture, dans des dialogues et des circonstances inattendus, une mise en situation de la philosophie permettant de mieux la saisir. De mieux saisir également l'intelligence de certaines pratiques de notre époque, parfois décriées.

  • Tout le monde parle de culture, de formation, d'éducation. C'est devenu une doctrine laïque du salut permettant de résoudre tous les problèmes - de la lutte contre la pauvreté à l'intégration des migrants, du changement climatique à la lutte contre le terrorisme. Mais alors que la culture est devenue un slogan omniprésent dans notre société, les revendications culturelles sérieuses sont paradoxalement ressenties comme des provocations élitistes issues d'un âge révolu.  Konrad Paul Liessmann, philosophe autrichien dont ce livre est la première oeuvre traduite en français, dénonce la barbarie intellectuelle engendrée par le primat de l'économie et de la technologie, particulièrement dévastateur depuis l'avènement du réseau informatique mondial. Réfléchissant au discours moralisateur du politiquement correct, qui confond instruction et compétences, il pointe un renversement des valeurs - mortel pour l'Europe - conduisant à une véritable haine de la formation classique du citoyen à la liberté.

  • La philosophie indienne représente l'une des réalisations majeures de l'esprit humain : les doctrines qui sont nées sur la terre de l'Inde recèlent des trésors spéculatifs et spirituels, que l'Inde a légués à la philosophie universelle. Cet ouvrage offre un panorama concis de la philosophie indienne (écoles, courants, oeuvres majeures) ; dégage l'originalité de la philosophie indienne en la distinguant de la philosophie occidentale ; apprécie ses contributions à la philosophie universelle.

  • Cet ouvrage de référence présente l'état actuel de la philosophie de l'esprit en introduisant les positions majeures dans un ordre systématique, en exposant les arguments principaux pour chaque position ainsi que les éléments de critique, et créant de cette manière un fil conducteur. S'y associent un appareil didactique fouillé avec résumés des points centraux, suggestions de lecture, questions de contrôle et propositions de travail.

  • Il semble entendu de nos jours que la pensée chinoise est radicalement différente de la philosophie occidentale. Il est même proposé à cette dernière de s'appuyer sur ce décalage pour mettre en cause l'évidence de ses principes et apprendre à s'orienter autrement dans la réalité. On se réfère habituellement pour cela au taoïsme (très critique à l'égard des conventions) plutôt qu'au confucianisme (toujours suspect de moralisme), malgré l'importance primordiale de Confucius aux yeux des penseurs chinois eux-mêmes. L'intention de cet essai est d'établir des rapprochements entre la tradition de pensée issue de Confucius et la philosophie occidentale d'origine grecque, principalement la philosophie socratique.

  • Nietzsche qui se voulait à la fois de son temps et contre son temps, a posé à notre modernité les questions les plus fondamentales et soulevé autant de polémique que d'enthousiasme. Après avoir rappelé les principales difficultés d'interprétation, cet ouvrage s'efforce de faire le point. 
    Dans une première partie, le sens de la tragédie grecque et celui de la sagesse socratique se trouvent renouvelés à partir de la dualité de l'équilibre apollinien et de l'ivresse dionysiaque. 
    Une deuxième partie montre comment une critique généalogique retrouve sous le problème du fondement de la morale, celui, critique, de la valeur des valeurs c'est-à-dire de leur hiérarchie. La célèbre volonté de puissance, si souvent abusivement interprétée, est ici précisée. 
    La troisième partie décrit l'anthropologie de Nietzsche, le développement du «  type de l'homme  » du nihilisme jusqu'à l'homme supérieur et enfin le «  surhomme  » dont l'interprétation a donné lieu à tant de contresens. 
    Reste à affronter dans une dernière partie la pensée de l'éternel retour, la plus mystérieuse, la plus difficile, pleinement accessible seulement au surhomme, ultime approfondissement du dionysisme. 

  • Ce véritable guide pédagogique apporte méthode et règles de travail pour guider le bon déroulement de la dissertation et du commentaire de texte philosophiques. 
    Après une partie théorique synthétique analysant le concept de méthode philosophique, l'auteur reprend les différentes démarches à effectuer pour composer de bons devoirs : 
    - distinguer les différents types d'énoncés et les différents types de plans, 
    - canaliser son attention, organiser une stratégie conceptuelle, 
    - respecter les principes directeurs du travail préparatoire, 
    - élaborer une problématique organisée, 
    - construire un plan cohérent, etc.

  • L'épreuve de dissertation de philosophie figure aux examens à l'université et aux concours aux grandes écoles. Elle exige une attention soutenue, fait appel à une culture générale, et demande de suivre une démarche rigoureuse.
    Mais avant tout, l'exercice de dissertation philosophique est l'occasion de se former à la vie intellectuelle. On ne disserte pas seulement en répétant ce qu'on a appris : on y apprend à conduire sa pensée de manière autonome.
    o Dans la première partie, vous trouverez une méthode et des conseils pour aborder les sujets, construire des plans et composer vos dissertations.
    o La seconde partie propose de comprendre les enjeux de la philosophie à partir de dissertations intégralement rédigées, accompagnées d'analyses conceptuelles et de remarques de méthode.
    L'ouvrage vous donne aussi accès à des compléments en ligne :
    o un lexique des concepts utilisés dans les dissertations ;
    o ainsi que des textes de référence à connaître.

  • Comme l'indique son titre, cet ouvrage comporte deux types d'entrée : des notions et des concepts.
    Les notions sont des termes d'usage courant sans spécialisation philosophique, ainsi par exemple du terme « paix ». Dans ce cas, le vocabulaire vise à introduire un certain discernement et à permettre de distinguer l'usage courant d'une signification de son traitement par une tradition et par les théories philosophiques.
    Les concepts en revanche correspondent d'avantage à des termes internes au vocabulaire philosophique, ainsi par exemple le « vouloir-vivre », qui a besoin d'une clarification relevant de l'histoire de la philosophie. Beaucoup d'entrées sont à la fois des notions et des concepts, ainsi du terme « temps ». Dans ce cas de figure, le but de la notice est d'abord d'introduire du discernement dans l'utilisation d'un terme d'usage courant, mais elle est aussi de dévoiler les enjeux philosophiques que recèle ce terme et de faire le point sur le traitement et les analyses dont il a fait l'objet dans l'histoire de la philosophie.
    Il y a plusieurs manières de consulter un vocabulaire de philosophie. On peut le faire pour son travail, dans le cadre d'un devoir. Mais on peut le faire aussi pour sa culture personnelle, et c'est là que le système de renvoi permet de relier entre eux des concepts pour atteindre une certaine cohérence philosophique générale.
    Ce livre est précieux pour la formation intellectuelle et philosophique :
    - d'étudiants en philosophie
    - d'élèves des classes préparatoires
    - d'un public plus large

  • Cet ouvrage, devenu référence, synthétise les multiples spécificités de la phénoménologie dans une logique dynamique, en apportant un éclairage inédit sur des thèmes majeurs : la nécessité de la relation à l'expérience, la description comme mode de formulation philosophique, la recherche d'une méthode sans présuppositions. Elle permet aux  étudiants de s'approprier cette démarche philosophique dans sa mise à l'épreuve pratique, et en relation avec d'autres disciplines et champs d'expérience.
    Natalie Depraz est professeur de philosophie à l'université de Rouen.

  • Pourquoi revenir à Kierkegaard ? Dans le contexte présent de désarroi de la pensée, sa philosophie, naguère rangée au rayon d'un existentialisme ou d'un pré-existentialisme dont les pensées de transformation du monde auraient eu raison, a retrouvé une franche actualité - que signe l'inscription de Kierkegaard dans la liste des auteurs susceptibles d'être étudiés dans les classes de terminale. Beaucoup moins diluée et « littéraire » qu'on s'est plu à le croire, sa pensée demande désormais tant un effort d'exégèse qu'une approche résolument orientée par un souci de confrontation au contemporain. C'est à cette double exigence que répond le présent ouvrage.
    Au fil d'un parcours herméneutique de haute tenue, France Farago montre combien Kierkegaard, philosophe de la genèse de soi, sait retrouver la valeur de l'intériorité et de la subjectivité vivante. Déjouant l'abstraction de la rationalité moderne qui stérilise notre rapport au monde, cet exégète parmi les plus éclairants du christianisme réactualise le message existentiel de la tradition spirituelle occidentale et répond à notre angoisse d'hommes tardifs écartelés entre la déconstruction des modèles et la volonté de réédification.
    Ce livre, accessible à ceux qui s'initient à la philosophie comme aux littéraires, s'adresse aux étudiants et aux enseignants du secondaire soucieux de faire connaître Kierkegaard à leurs élèves ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent de près à cet auteur ou réfléchissent en général sur les réponses à apporter au malaise contemporain de la pensée.France Farago, agrégée de philosophie, enseigne en classes préparatoires aux ENS au Lycée Chaptal à Paris.

  • «  Il est peu de questions relatives à la société humaine qui aient été posées avec autant de persistance et qui aient fait l'objet, de la part de théoriciens réputés, de réponses aussi différentes, étranges et même paradoxales que la question "Qu'est-ce que le droit ?"  ». Telles sont les lignes inaugurales, en 1961, de l'un des ouvrages marquants de la philosophie du droit au XXe siècle, celui de H.L.A. Hart : Le concept de droit.Qu'est-ce, en effet, que le droit ? Une telle question générique implique immédiatement une réflexion philosophique, dès lors que l'on décide de ne pas se satisfaire des définitions sans doute partielles que tel ou tel système de droit peut donner tout à la fois de lui-même et du droit en général.Que cette question difficile soit persistante, comme le dit Hart, le lecteur s'en convaincra en lisant cette étude qui tente de retracer les grands moments de l'histoire de la philosophie du droit occidentale depuis l'Antiquité. Que les réponses proposées au long des siècles soient parfois «  étranges et paradoxales  », le lecteur pourra également en juger en saisissant cependant en quoi leur éventuelle étrangeté peut résider, du moins en partie, dans leur insertion clans des contextes historiques fort éloignés du nôtre. Mais le plus grand des paradoxes est sans doute que des réponses historiquement éloignées peuvent encore nous parler : c'est qu'elles dessinent de grandes options qui peuvent encore habiter nos débats actuels.Le but de ce livre est donc essentiellement d'introduire à la philosophie du droit du XXe siècle, par une mise en perspective historique de celle-ci, en remontant jusqu'à ses lointaines racines dans l'Antiquité gréco-romaine et dans le judéo-christianisme.Cet ouvrage s'adresse aux philosophes, aux juristes, mais aussi aux citoyens désireux d'approfondir leur réflexion sur le droit : il est animé par la double conviction qu'une compréhension affinée du droit, voire du monde contemporain, est facilitée et enrichie par une introduction aux grandes doctrines de la philosophie du droit, et qu'une connaissance développée de la philosophie politique générale et des sciences politiques passe par l'examen des théories du droit.Jean-Cassien Billier, professeur agrégé de philosophie après des études à l'université de la Sorbonne Paris I et à l'Institut Universitaire Européen de Florence, a notamment publié Kant et le kantisme (Armand Colin, 1997) et Le pouvoir (Armand Colin, 2000).Aglaé Maryioli, avocate, est docteur en droit de l'Institut Universitaire Européen de Florence. Elle a enseigné à l'université catholique de Louvain-la-Neuve et à l'université de Rouen.
    La fondation gréco-latine (Jean-Cassien Billier). La fondation grecque. Figures de la théorie, grecque du droit. La voie romaine. L'arché judéo-chrétienne et la construction de la modernité (Jean-Cassien Billier). L'arché judéo-chrétienne. La construction de la modernité. La crise du droit au XXe siècle (Aglaé Maryioli). Les théories formalistes. Les théories antiformalistes. Les théories idéalistes du droit. La renaissance du droit naturel. Les métamorphoses du positivisme juridique.

  • André Jacob est connu de tous comme initiateur et directeur de L'Encyclopédie philosophique universelle. Depuis L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, au XVIIIème siècle, jamais une oeuvre aussi considérable n'avait été mise sur pied. Grâce à cette oeuvre, la pensée française du dernier quart du XXème siècle est présente aux quatre coins du monde. Ces actes de colloque célèbrent l''oeuvre d'André Jacob à la manière de philosophes, c'est-à-dire en l'examinant et en retenant d'elle, ce qui y semble important et ce que chaque penseur lui doit.

  • La philosophie moderne a rejeté l'inspiration pour délimiter l'usage sain d'une raison autonome. N'est-ce pas méconnaître l'éblouissement de certaines idées ou lectures, le saisissement du penseur mobilisé pour y répondre, la force d'appel d'une philosophie qui sait aussi inspirer ses lecteurs ? Affrontant ces questions, cet essai réévalue l'inspiration par-delà les suspicions. Certaines expériences philosophiques décisives prouvent sa vigueur, celles de Socrate, Pascal, Rousseau ou Nietzsche entre autres. En témoignent aussi le surgissement d'idées inopinées, le processus rythmé d'une pensée fait de vigilance et d'intuition, de surprises et de reprises, de lectures méditées et d'inventivité. De l'extraordinaire à l'ordinaire, ce livre réhabilite l'épreuve vivifiante de l'inspiration philosophique.

  • Parménide, Platon, Aristote, Descartes, Leibniz, Kant, Hegel, Schopenhauer, Nietzsche, Heidegger : c'est en se référant en particulier à ces auteurs que sont étudiées les problématiques essentielles de la métaphysique.La métaphysique n'est-elle qu'un abus de langage ? Peut-elle prétendre à une science supérieure, fondatrice des autres sciences ? Peut-elle parvenir à se critiquer elle-même ? À se dépasser elle-même ? Il semble bien que l'interrogation métaphysique reste sous-jacente à notre modernité.Dans cet ouvrage, plus particulièrement destiné aux étudiants en philosophie des 1er et 2e cycles universitaires et des classes préparatoires aux Grandes Écoles, les notions fondamentales (être, idée, substance, sujet ...) et les grandes positions doctrinales sont caractérisées dans leur origine et leur évolution.Jean Lefranc est maître de conférences honoraire à l'université de Paris-Sorbonne, dont il fut à la tête, pendant plusieurs années, de l'unité d'enseignement et de recherche de philosophie. Il a publié récemment L'esprit des Lumières et leur destin (A. Colin, 1997), La philosophie en France au XIXe siècle (PUF, 1998) et dirigé un important Cahier de l'Herne sur Schopenhauer (1997).La métaphysique comme langage : Qu'est-ce que la métaphysique ? Critique de la langue du métaphysicien. Des mots premiers d'abord grecs. La métaphysique comme science fondatrice : L'énigme de l'être et du mouvement. Être et paraître : l'idée. Être et devenir : la substance. Être et penser : le sujet. La métaphysique comme interrogation fondamentale sur elle-même : La métaphysique de la métaphysique. Métaphysique et objectivité : l'idéalisme transcendantal. Métaphysique et historicité : le système dialectique. Métaphysique et critique de la subjectivité : le « dépassement » de la métaphysique. La métaphysique comme généalogie de la modernité.

  • Toute l'histoire de la philosophie occidentale a sa source dans les dialogues de Platon qui ont donné lieu à de multiples interprétations.Cet ouvrage précise :· les notions fondamentales depuis Platon comme idée, dialectique, âme, éros, être et non-être ;· les thèses politiques de Platon, encore discutées de nos jours ;· le néo-platonisme et ses rapports avec le christianisme ;· le platonisme de la Renaissance dans la science et l'art.Jean Lefranc est agrégé de philosophie et maître de conférences honoraire à l'université Paris-Sorbonne. Il a publié récemment aux Éditions Armand Colin L'Esprit des Lumières et leur destin (1997) et La Métaphysique (1998).
    La théorie des idées : L'être comme idée. Voir et dire. La dialectique. L'intermédiaire mathématique. L'idée de bien. Les mythes de l'âme : L'âme et idée. L'amour et la mort. Le problème politique : Le philosophe dans la cité. Les gouvernements imparfaits. La cité idéale. Cité idéale et réalité historique. Le problème ontologique : Les apories de la participation. Les genres de l'être. Cosmologie mythique. Le platonisme dans l'Antiquité : Les successeurs de Platon. Le néo-platonisme. Christianisme et néo-platonisme. Le platonisme à la Renaissance : Humanisme et platonisme. Le platonisme des savants. Le platonisme des artistes.

  • Armand ColinSchopenhauer est le plus méconnu des grands philosophes du XIXe siècle. L'influence de son pessimisme a été considérable chez les philosophes (Nietzsche), les musiciens (Wagner), les artistes, les écrivains russes (Tolstoï), allemands (Mann), anglais (Conrad), français (Maupassant, Mallarmé, Proust...)Pourtant, la portée de son oeuvre, malgré ou à cause de ses qualités littéraires, à très souvent été appréciée à contre-sens. On a vu en lui un romantique, un irrationaliste, un contempteur des sciences, un moraliste pénétrant mais amer, misogyne et réactionnaire, et, de plus, peu conséquent avec lui-même. Les wagnériens en ont fait le prophète d'une religion de la musique et de l'art total. Plus récemment, il est devenu un précurseur de l'existentialisme ou d'une philosophie de l'absurde.Le présent ouvrage entend rectifier cette image. Schopenhauer, successeur authentique de Kant, prolonge la critique de la raison par elle-même et en tire toutes les conséquences. Sa métaphysique de la volonté correspond bien à la physique des forces contemporaine et ne se confond ni avec une philosophie de la décadence ni avec une exaltation mystique. Son pessimisme, ni psychologique ni historique, mais métaphysique, reste une instance critique radicale. Son renversement des philosophies de la conscience ouvrant sur Freud, comme confrontation de la tradition biblique occidentale et de la pensée religieuse de l'Inde se sont avérés riches de prolongements. Jean LEFRANC, agrégé de philosophie, est maître de conférences honoraire à l'université de Paris-Sorbonne dont il a dirigé plusieurs années l'UFR de philosophie. Il a publié sur la philosophie française du XVIIIe et XIXe siècle, sur Kant, Schopenhauer, Nietzche, Freud.
    Un philosophe inactuel. Critique du théisme occidental. La résolution métaphysique de la crise kantienne. La métaphysique à la rencontre des sciences. La destinée du sujet humain. Le déchiffrement du monde.

  • Le travail détermine toute notre existence. Sa réalité obsédante, l'impossibilité croissante où nous sommes d'en faire abstraction pour penser le devenir du monde et de l'humanité lui donnent un statut de fausse évidence qui contribue à en occulter la compréhension et lance un défi majeur au philosophe.Analyse de la notionAu-delà de la nécessité vitale, le travail est à l'origine des transformations de l'homme et de son environnement. Loin d'assurer la répétition d'un rapport identique de l'homme à la nature, il en détermine une évolution sans répit et rejaillit constamment en travail de l'homme sur soi tout autant qu'il s'impose comme l'enjeu central des conflits et des partages souvent douloureux de la richesse produite dont nos sociétés sont le reflet.Étude de textesDans la 3e partie des Principes de la philosophie du droit, Hegel propose une synthèse remarquable du rôle pivot du travail au sein de la société civile. Marx, dans Le Capital, reprend l'idée hégélienne de la nature dialectique du travail, mais en la rapportant à un postulat matérialiste : le passage du livre I où sont envisagés le développement de la valeur-travail et le « fétichisme de la forme marchandise » en fournit une illustration exemplaire. Max Weber, dans L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme, offre un contrepoint intéressant au matérialisme marxiste.
    Enfin, l'étude d'Hannah Arendt sur La condition de l'homme moderne aide à repenser la réalité désormais omniprésente d'une activité laborieuse où l'homme court le risque de se perdre lui-même.
    Christophe Rogue, ancien élève de l'École Normale Supérieure, est agrégé et docteur en philosophie. Spécialiste des origines de la pensée économique, il a collaboré à divers ouvrages de philosophie. Il est l'auteur chez Armand Colin d'un livre de présentation de la philosophie platonicienne (Comprendre Platon, 2002).

  • Il n'est pas de société sans normes. Mais sont-elles simplement des contraintes imposées par les activités des autres, des règles pour des comportements sociaux, ou bien sont-elles liées aux valeurs de notre société ?
    Analyse de la notion
    Le juriste pense pouvoir décrire les normes d'un système juridique sans se poser la question de leur valeur. Le philosophe communautariste pense à l'inverse que nous devons nos évaluations aux normes de notre communauté de vie.
    L'un comme l'autre sous-estiment le fait que les normes sont instituées. Créer et accepter une institution, c'est supposer qu'une fois devenue le cadre de nos activités, elle modifiera en retour les motivations qui guident les actions de chacun, rendant par là possibles des interactions qui ont pour nous une valeur. Dans cette perspective de l'institution, il est possible de distinguer les normes des valeurs, des règles et des conventions, et de se poser la question d'une vérité des normes.
    Étude de textes
    Nous irons des fondations conceptuelles de la règle aux mises en jeu des normes : de Wittgenstein, qui dans ses Recherches philosophiques insiste sur le lien des normes à leur usage, à Leibniz qui dans son Des conditions envisage des obligations conditionnelles à des faits ; puis de Kelsen, qui pense les normes à la fois dans leur positivité et leur caractère d'obligation, à Aristote (Éthique à Nicomaque) qui nous montre sur quels principes de justice peuvent reposer les normes.
    Pierre LIVET, professeur de philosophie à l'université d'Aix-Marseille I, est directeur du CEPERC et auteur de nombreux ouvrages et articles en philosophie de l'action et des sciences sociales.

  • « Moi, je ne suis pas marxiste. » Cette boutade de Marx, lancée contre certains de ses partisans, doit être prise au sérieux. Pour lire Marx et tenter de le comprendre, il faut délaisser toutes les reconstructions : on n'a pas affaire à un système achevé mais à des niveaux de réflexion et d'argumentation différents, loin d'être toujours cohérents les uns avec les autres. 
    Critique virulent des philosophies systématiques, de ces représentations du monde qui prétendent avoir réponse à tout, Marx n'a pas laissé de système. Par conséquent, comprendre Marx, ce n'est pas le résumer en quelques thèses, prêtes à la vulgarisation, mais suivre pas à pas une démarche essentiellement critique. 
    À l'heure où la « fin de l'histoire » a été décrétée, où le conflit social est sciemment ignoré au motif de son archaïsme, Marx nous invite à déchiffrer l'antagonisme radical au sein de la « société ». 
    De la question de la durée du travail à celle des formes de propriété nées du développement du capital financier, la critique marxienne de l'économie politique reste d'une brûlante actualité. Et après la faillite tragique du « marxisme historique », c'est encore dans la lecture de Marx qu'on trouvera les pistes les plus stimulantes pour la reconstruction d'une pensée de l'émancipation humaine. 

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