Odile Jacob

  • à la vie !

    Jean-Claude Carrière

    Voici le dernier livre de Jean-Claude Carrière, rédigé quelques mois avant sa mort. Questionnement sur le monde à venir, par un homme qui s'apprête à le quitter, l'ayant intensément connu et parcouru et qui a passionnément aimé la vie. Il est question de l'humanité, du bruit très doux de l'âme, de ce à quoi nous croyons, de tout ce que nous devrions et pourrions faire ensemble. Un très beau texte, un hymne à la vie, un message d'espoir par un grand écrivain qui nous aide à croire encore et toujours en l'avenir. Scénariste, dramaturge, écrivain, Jean-Claude Carrière a eu une vie de créateur. Il est l'auteur de grands succès comme Einstein, s'il vous plaît, Fragilité, Tous en scène, Croyance et, plus récemment, La Paix, La Vallée du Néant, Ateliers et Un siècle d'oubli, le XXe. Il s'est éteint en février 2021. 

  • Aron-Sartre, Foucault-Deleuze, Ricoeur-Derrida, Derrida-Lévinas... D'où sont nées ces amitiés entre des philosophes qui ont marqué leur temps?? En quoi ces «?couples?» sont-ils absolument singuliers et que nous disent-ils de leur époque et de ses enjeux intellectuels?? «?Parce que c'était lui, parce que c'était moi?», écrivait Montaigne à propos de l'amitié qui le liait à La Boétie, s'exclamant également?: «?O mes amis, il n'y a nul amy?!?» S'appuyant sur leurs correspondances, des écrits peu connus, des récits de témoins, François Dosse lève le voile sur l'intimité de ces relations marquées par une proximité affective qui n'exclut pas jalousies et rivalités, rancoeurs et haines recuites. L'intensité des joutes le dispute au caractère spectaculaire des réconciliations, parfois à titre posthume. À travers ces itinéraires croisés, c'est toute la seconde partie du xxe siècle qui nous est restituée, avec ses controverses, ses déchirures, ses explosions sociales... François Dosse est professeur émérite d'histoire contemporaine, spécialiste de l'histoire des idées au xxe siècle. Il est l'auteur de plusieurs essais sur la vie intellectuelle française ainsi que de biographies qui font référence. 

  • D'où viennent nos stratégies de pensée?? Pourquoi est-on curieux, pourquoi ne veut-on rien savoir, pourquoi a-t-on l'impression d'avoir raison là où on a tort?? Penser par soi-même suppose de savoir ce que l'on sait ou ne sait pas, de choisir entre les arguments valides et les faux-semblants. Mais comment faisons-nous le tri, dans le feu des urgences?? Spontanément, avant toute réflexion, telle affirmation nous paraît plausible, telle autre indubitable. Ce livre montre que la décision comporte une part émotionnelle qui dicte ce qu'il faut approfondir ou négliger, qui discerne si nous pouvons nous rappeler un nom, résoudre un problème, gagner une partie d'échecs. Mais elle peut être socialement manipulée?: encourager nos réactions spontanées, réduire nos capacités critiques, étouffer celles de nos enfants. Comment résister au déferlement de la pensée impulsive?? En sachant de quoi elle est faite. Joëlle Proust expose ici le compromis que l'évolution de la pensée et de la cognition nous pousse à négocier à tout instant entre penser vite et penser bien. Elle propose de nouvelles pistes pour aider chacun à éduquer sa capacité de raisonnement, donner aux enfants l'envie d'apprendre, permettre aux agents collectifs de parvenir aux décisions les plus informées, et comprendre pourquoi la postvérité en séduit plus d'un. Joëlle Proust est philosophe, directrice de recherche émérite au CNRS, membre de l'Institut Jean-Nicod et du Conseil scientifique de l'éducation nationale. 

  • La raison, dit-on, est ce qui rend les humains supérieurs aux autres animaux. Si elle est un tel atout, pourquoi n'a-t-elle évolué que dans notre espèce?? Pourquoi nos opinions et nos actions sont-elles si souvent irrationnelles?? Hugo Mercier et Dan Sperber s'attaquent à ces énigmes. S'appuyant sur des exemples historiques, des anecdotes du quotidien et les derniers résultats de la psychologie expérimentale, ils critiquent l'idée selon laquelle la fonction de la raison serait de permettre à chacun de parvenir à une meilleure connaissance du monde et à des décisions plus justes. Pour eux, la raison est avant tout à usage social?: elle nous aide à nous justifier aux yeux d'autrui, à argumenter pour convaincre et à évaluer les arguments des autres. Elle facilite la communication, les actions collectives et la vie sociale. Elle peut aussi polariser les antagonismes. En bref, la raison a pour fonction première de permettre aux humains de tirer le meilleur parti de leurs inter- actions, riches et complexes. Cette conception explique comment la raison a pu évoluer, et ce qu'on peut - ou non - en attendre. Ambitieux, provocateur, passionnant, ce livre donne aux lecteurs des ressources pour penser leur propre façon de penser. Hugo Mercier est chercheur en sciences cognitives à l'Institut Jean-Nicod (CNRS, ENS) à Paris. Il se aspécialise dans l'étude du raisonnement et de la communication humaine. Dan Sperber est chercheur en philosophie, sciences cognitives et sciences sociales à l'Institut Jean-Nicod (CNRS, ENS) à Paris. Il est aussi professeur à la Central European University à Vienne et a enseigné aux universités de Princeton, du Michigan, de Chicago et de Londres. Parmi ses livres, aux éditions Odile Jacob, La Contagion des Idées (1996), et, avec Roger-Pol Droit, Des idées qui viennent (1999). 

  • Le temps : quoi de plus familier ? quoi de plus insaisissable ? Daniel Sibony en donne dans ce livre des aperçus pénétrants. Il est question du temps complexe et rationalisé de la physique ou de la métaphysique, abordées sans lourdeur, mais non sans payer son tribut au mystère. Il est question aussi du temps de la mémoire et de la nostalgie, cet « effort pour remonter le désir épuisé vers les lieux d'autrefois où il était plein de lui-même ; comme des poissons remontent le flux vers des lieux où se reproduire ». Au fil des pages, Daniel Sibony dit la place qu'occupe le temps dans nos vies : chacun est concerné, entre le désir de « prendre son temps », la crainte d'être « pris » par le temps et l'angoisse de vieillir. Le propos est riche des multiples ressources de l'auteur : mathématicien, physicien, théologien, psychanalyste exposant des cas très parlants. Avec un art consommé du verbe, il exploite en virtuose la façon propre qu'a le langage d'ensemencer et d'éclairer la réflexion. Rien d'étonnant si, dans sa préface, le grand mathématicien Alain Connes invite à lui prêter « la plus grande attention ». Daniel Sibony est psychanalyste et écrivain. Il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages dont, aux éditions Odile Jacob, Don de soi ou partage de soi ?, Lectures bibliques, De l'identité à l'existence et, plus récemment Le Grand Malentendu. Islam, Israël, Occident. 

  • « On ne descend pas deux fois dans le même fleuve », disait Héraclite le ténébreux. Car tout s'écoule en un flux permanent : l'eau, les vivants, le temps... C'est le début du cheminement philosophique auquel nous convie Anne Fagot-Largeault. Le devenir paraît impensable dès l'origine de la philosophie. Ce qui devient ne cesse de changer : comment connaître ce qui n'est ni stable ni régulier ? Comment constituer une science du vivant si tout est en mouvement, les individus comme les espèces ? »  Sous la plume d'Anne Fagot-Largeault, des thèmes classiques - l'être et le devenir, le temps, le vivant, l'évolution, l'individu - sont revisités avec une maîtrise qui les rend simples. Elle organise un dialogue passionnant avec et entre les auteurs, anciens et modernes, scientifiques et philosophes, condense en quelques citations lumineusement expliquées des argumentations complexes. L'analyse englobe les sciences, jusqu'à l'astrophysique contemporaine : l'Univers aussi est en devenir. En fin de parcours, bien sûr, c'est de l'homme qu'il est question. Par la science et par l'action, il change la marche des processus naturels, et la question du devenir prend une tournure éthique. Rien de mieux, pour réveiller le goût de la philosophie, que cette pensée de plain-pied avec la vie, qui est au coeur de ce livre. Anne Fagot-Largeault est philosophe et psychiatre, professeure honoraire au Collège de France, où elle a occupé la chaire « Philosophie des sciences biologiques et médicales ». Elle est membre de l'Académie des sciences. 

  • Qu'est-ce qui fait de nous des hommes ? Le privilège d'être dotés d'une conscience ? Antonio Damasio propose une nouvelle théorie permettant d'expliquer en termes biologiques le sentiment de soi. Comment le cerveau engendre t-il les structures mentales qui nous donnent à voir des images ? Comment crée t-il ce sentiment de nous-mêmes dont nous faisons l'expérience lorsque nous pensons quelque chose, percevons quelque chose, imaginons quelque chose ? Non, la conscience de soi ne tombe pas du ciel. Oui, elle peut s'expliquer, presque se montrer, et nous pouvons la connaître. Nous savons enfin ce que nous sommes et pourquoi. Une révolution.« Ce livre nous dévoile pour la première fois les fondements neurobiologiques du Soi. » Jean-Pierre Changeux « Antonio Damasio est probablement l'un des plus brillants neurologues au monde. » David Hubel, prix Nobel« Voici un livre sans équivalent » Jerome Kagan« Ce livre est une merveille qui mêle avec brio intuition poétique et précision dans l'analyse. » Peter BrookAntonio R. Damasio dirige le département de neurologie de l'Université de l'Iowa et enseigne à l'Institut Salk d'études biologiques de La Jolla, aux États-Unis. Il est l'auteur de L'Erreur de Descartes, qui a connu un très grand succès et a été traduit en dix-huit langues.

  • L'humanité est-elle prête à vivre avec d'autres intelligences ? Dans ce livre, Pascal Picq analyse la coévolution de l'espèce humaine et de ses proches - les australopithèques d'hier comme les chimpanzés d'aujourd'hui - avec les innovations techniques et culturelles actuelles. Retraçant les fondements des intelligences animales, humaines et artificielles dans une approche évolutionniste, il nous explique comment elles ont émergé, en quoi elles diffèrent fondamentalement et pourquoi certaines d'entre elles sont plus performantes que d'autres. Une nouvelle phase de l'évolution se dessine en ce moment, dont il est urgent de prendre la mesure : il nous faut apprendre, et vite, à vivre en bonne intelligence avec toutes ces intelligences. En attendant les promesses du transhumanisme, une décennie de tous les possibles s'ouvre à nous. Les technologies ne suffiront pas si l'humanité ne s'inscrit pas dans une véritable vision évolutionniste qui associe les intelligences humaines, animales et artificielles. Pascal Picq Pascal Picq est paléoanthropologue, maître de conférences au Collège de France. Il est l'auteur d'Au commencement était l'homme, de Lucy et l'obscurantisme, de De Darwin à Lévi-Strauss et, plus récemment, de Qui va prendre le pouvoir ?, qui sont de très grands succès. 

  • « Nous avons besoin aujourd'hui d'un humanisme vital. Et cela nous ramène à la "valeur" de l'humain qui est la condition de tout humanisme et sur laquelle on s'est beaucoup trompé. Car cette "valeur" n'est pas une propriété simple qui excepterait l'humain du vivant ou qui pourrait être écrasée par lui. Elle réside plutôt dans des inventions humaines, réponses toujours perfectibles à tous les dangers vitaux à la fois. Ainsi, cet humanisme est vital non seulement parce qu'il situe l'humain dans le vivant, mais parce qu'il le considère comme nécessaire et urgent, pour la vie de tous les vivants. L'humanisme suppose encore autre chose : un accès universel à tous les humains. Or, ici, nous partageons bien quelque chose mais n'est-ce pas d'abord une inquiétude ? Oui, en effet. C'est même ce qui m'a poussé à vous écrire. Mais je savais, dès que je m'y suis engagé, que cela nous permettrait aussi de rejoindre nos joies. » F. W. Dans ces lettres adressées à une amie « inquiète et qui sait penser », Frédéric Worms explique pourquoi l'humanisme vital est la réponse philosophique aux dangers de notre temps. Frédéric Worms est professeur de philosophie contemporaine à l'École normale supérieure, dont il est directeur adjoint depuis 2015, et l'auteur remarqué d'ouvrages de philosophie. Il est membre du Comité consultatif national d'éthique et l'un des producteurs, sur France Culture, de l'émission Matières à penser. 

  • « Mon âme est un orchestre caché, écrivait le poète Fernando Pessoa. Je ne me connais que comme symphonie. » D'où vient donc cette musique si particulière qui se joue en nous et nous accompagne à chaque moment ? D'où vient que nous soyons des êtres conscients, éprouvant toujours, dès que nous ouvrons les yeux et quoi que nous fassions, le sentiment inébranlable d'être toujours les mêmes ? Et quels sont, au tréfonds de nos cellules, les mécanismes qui permettent l'émergence de ce qu'il y a de plus humain en nous, nos sentiments, nos pensées, nos créations ?Antonio Damasio, l'un des spécialistes des neurosciences les plus importants et les plus originaux, lève ici le voile sur la fabrique de la conscience. Au sein du cerveau, bien sûr, et qui plus est dans ses parties les plus profondes, si intimement liées au corps et à la régulation de la vie biologique. Non, la conscience et le soi ne sont pas une « chose », une « substance », une « entité » en nous, comme on l'a longtemps postulé. Bien au contraire, ils forment un ensemble dynamique de processus nés petit à petit au fil de l'évolution biologique. Pour autant, les « naturaliser » ainsi, est-ce rabaisser l'homme ? Sûrement pas, pour Antonio Damasio, tant on peut s'émerveiller de la mécanique rendant possible la symphonie dont, à chaque instant de notre vie, nous sommes le chef d'orchestre. Une approche très originale, qui renouvelle en profondeur la science de la conscience. Antonio Damasio est professeur de neurosciences, de neurologie et de psychologie. Il dirige l'Institut du cerveau et de la créativité à l'Université de Californie du Sud et est professeur adjoint au Salk Institute de La Jolla. Ses ouvrages ont été traduits dans une trentaine de langues ; il est notamment l'auteur de L'Erreur de Descartes et de Spinoza avait raison, qui ont connu un immense succès.

  • Voici un livre unique pour qui veut découvrir, comprendre ou approfondir la philosophie. Il est constitué d'une série de leçons consacrées aux grandes questions philosophiques, que l'on pourra lire dans l'ordre que l'on voudra, selon ses goûts, ses besoins ou ses choix. Ces leçons mobilisent les apports des philosophes les plus précieux, des classiques aux contemporains : Platon, Aristote, Descartes, Spinoza, Hegel ou Nietzsche, mais aussi Arendt, Rawls, Levinas, Foucault, Derrida ou Habermas. L'ouvrage aborde également les débats les plus actuels : découvertes scientifiques, bioéthique, environnement, retour du religieux, bouleversements artistiques, mutations sociales et politiques... Chaque leçon dégage ainsi un bilan des contributions de la philosophie à l'état actuel de la réflexion. Un avant-propos nourri fournit des fils conducteurs pour que le lecteur puisse s'orienter dans les questionnements philosophiques. Une conclusion très ouverte s'interroge sur les avenirs possibles de la philosophie dans la culture contemporaine. Alain Renaut est professeur émérite de philosophie politique et d'éthique à Sorbonne Université. Il est également directeur du Centre international de philosophie politique appliquée. Jean-Cassien Billier est maître de conférences à l'UFR de philosophie de la faculté des lettres de Sorbonne Université. Patrick Savidan est professeur d'éthique et de philosophie à l'université Paris-Est-Créteil et président de l'Observatoire des inégalités. Ludivine Thiaw-Po-Une est docteur en philosophie politique et ingénieure de recherche à Sorbonne Université. 

  • Quand peut-on dire de sa vie qu'elle est accomplie ? François Galichet met en balance deux représentations de la vie. On peut la tenir pour un bien absolu à préserver à tout prix. On peut aussi l'envisager à la manière du peintre ou de l'écrivain, comme une oeuvre dont on est l'auteur, que l'on peut façonner dans la mesure où l'on est maître de soi. Ce livre est une méditation sur ce thème. Il naît d'un paradoxe : dans nos sociétés, la vie est devenue la valeur suprême, la plus sacrée, et en même temps certains - beaucoup - souhaitent pouvoir en sortir quand ils considèrent qu'elle est accomplie, que la prolonger la dégrade. D'où ces questions, qui nous concernent tous : qu'est-ce qu'une vie digne et digne d'être vécue ? Quel sens lui donnons-nous ? Qu'est-ce qui fait sa qualité et son intensité ? Voudrions-nous être immortels ? L'auteur recueille le témoignage de personnes disposant d'un moyen de mourir volontairement de façon douce. En examinant le prix que nous accordons à la vie et la définition de ce qu'est une vie digne d'être vécue, il nous invite avec délicatesse à une réflexion sur la vie, sur la mort et sur l'exercice de la liberté. Un livre clair et lumineux sur la joie de vivre en disposant de soi. François Galichet est philosophe, professeur honoraire à l'université de Strasbourg. Il a publié, aux éditions Odile Jacob, Vieillir en philosophe. 

  • En cinq petits ouvrages très accessibles (Le Sujet, La Culture, La Raison et le Réel, La Politique, La Morale), voici un outil complet pour mieux comprendre la philosophie. Constitué d'une série de leçons que l'on peut lire dans l'ordre que l'on voudra, selon ses goûts, ses besoins ou ses choix, chaque volume présente les oeuvres des plus grands penseurs, des classiques aux contemporains. Il ne traite pas seulement de l'histoire de la philosophie, mais aborde des questions liées aux grands sujets actuels : biologie, astronomie, éthique, anthropologie, religion, etc. Pour le lecteur curieux de s'initier, pour l'élève et l'étudiant soucieux de compléter sa formation, un panorama des grandes questions philosophiques mêlant histoire de la pensée et problématiques d'aujourd'hui. Alain Renaut est professeur à l'université Paris-VI, titulaire de la chaire de philosophie morale et politique.

  • Les avancées de la biologie contemporaine posent de façon nouvelle des problèmes philosophiques anciens, tels que ceux des rapports entre le vivant et l'inanimé, entre le corps et l'esprit, l'erreur et la vérité. La philosophie de Spinoza, bien que datant du XVIIe siècle, apporte à ces problèmes des solutions plus pertinentes que la plupart des philosophies plus récentes, développées dans les siècles qui l'ont suivie. En retour, les acquis actuels des sciences physiques et biologiques, notamment des neurosciences cognitives, permettent de porter un nouveau regard sur certaines notions propres à la philosophie de Spinoza, telles que sa « petite physique », la nature cause de soi, la notion de matière, l'essence des choses, les genres de connaissance, qui acquièrent de ce fait un surcroît d'actualité. Une approche tout à fait nouvelle de la philosophie, et de Spinoza en particulier, grâce à la biologie et aux sciences cognitives. Henri Atlan est à la fois médecin, biologiste et philosophe. Ancien chef de service à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu à Paris, il est professeur émérite de biophysique, fondateur et ancien directeur du Centre de recherche en biologie humaine à l'hôpital universitaire Hadassah de Jérusalem. Il est également directeur d'études en philosophie de la biologie à l'EHESS. Il a notamment publié Entre le cristal et la fumée, Les Étincelles de hasard, ainsi que, aux éditions Odile Jacob, Le Vivant post-génomique, qui ont été de grands succès. 

  • En cinq petits ouvrages très accessibles (Le Sujet, La Culture, La Raison et le Réel, La Politique, La Morale), voici un outil complet pour mieux comprendre la philosophie. Constitué d'une série de leçons que l'on peut lire dans l'ordre que l'on voudra, selon ses goûts, ses besoins ou ses choix, chaque volume présente les oeuvres des plus grands penseurs, des classiques aux contemporains. Il ne traite pas seulement de l'histoire de la philosophie, mais aborde des questions liées aux grands sujets actuels : biologie, astronomie, éthique, anthropologie, religion, etc. Pour le lecteur curieux de s'initier, pour l'élève et l'étudiant soucieux de compléter sa formation, un panorama des grandes questions philosophiques mêlant histoire de la pensée et problématiques d'aujourd'hui. Alain Renaut est professeur à l'université Paris-VI, titulaire de la chaire de philosophie morale et politique.

  • En cinq petits ouvrages très accessibles (Le Sujet, La Culture, La Raison et le Réel, La Politique, La Morale), voici un outil complet pour mieux comprendre la philosophie. Constitué d'une série de leçons que l'on peut lire dans l'ordre que l'on voudra, selon ses goûts, ses besoins ou ses choix, chaque volume présente les oeuvres des plus grands penseurs, des classiques aux contemporains. Il ne traite pas seulement de l'histoire de la philosophie, mais aborde des questions liées aux grands sujets actuels : biologie, astronomie, éthique, anthropologie, religion, etc. Pour le lecteur curieux de s'initier, pour l'élève et l'étudiant soucieux de compléter sa formation, un panorama des grandes questions philosophiques mêlant histoire de la pensée et problématiques d'aujourd'hui. Alain Renaut est professeur à l'université Paris-VI, titulaire de la chaire de philosophie morale et politique.

  • 11 septembre 2001 : l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center met fin aux espoirs de paix nés de la chute du communisme. Le monde est à nouveau déchiré. Mais les conflits d'aujourd'hui échappent au modèle de la guerre classique. Créant des lignes de fracture qui débordent les États et les territoires, ils s'immiscent dans l'intime de la sphère privée, au coeur des rapports sociaux, ou couvrent la planète d'attentats aveugles. Contre les idées reçues et les constructions spéculatives, l'ouvrage s'interroge sur ce que l'on peut apprendre de ces conflits eux-mêmes. Comment penser les violences qui déchirent les sociétés au XXIe siècle au point de faire douter de l'humanité ? Partant du génocide, forme extrême de la violence entre humains, pour en révéler les ressorts, les auteurs y trouvent des outils d'analyse pour comprendre la structure des nouvelles conflictualités. Exclure l'autre de la « vraie » humanité est le mécanisme fondamental. On le retrouve à l'oeuvre dans les autres formes de conflictualité étudiées ici : violences religieuses et djihadisme, violences liées au genre et aux comportements sexuels, violences sociales et populisme. Avec les ressources de la philosophie et une attention minutieuse aux faits, Alain Renaut et Geoffroy Lauvau s'efforcent d'identifier le péril et d'en tirer des enseignements pour penser l'humanisme à partir de son contraire. Alain Renaut est professeur émérite de philosophie politique et d'éthique à Sorbonne Université. Geoffroy Lauvau est professeur de première supérieure au lycée Bellepierre de Saint-Denis de la Réunion. 

  • En cinq petits ouvrages très accessibles (Le Sujet, La Culture, La Raison et le Réel, La Politique, La Morale), voici un outil complet pour mieux comprendre la philosophie. Constitué d'une série de leçons que l'on peut lire dans l'ordre que l'on voudra, selon ses goûts, ses besoins ou ses choix, chaque volume présente les oeuvres des plus grands penseurs, des classiques aux contemporains. Il ne traite pas seulement de l'histoire de la philosophie, mais aborde des questions liées aux grands sujets actuels : biologie, astronomie, éthique, anthropologie, religion, etc. Pour le lecteur curieux de s'initier, pour l'élève et l'étudiant soucieux de compléter sa formation, un panorama des grandes questions philosophiques mêlant histoire de la pensée et problématiques d'aujourd'hui. Alain Renaut est professeur à l'université Paris-VI, titulaire de la chaire de philosophie morale et politique.

  • En cinq petits ouvrages très accessibles (Le Sujet, La Culture, La Raison et le Réel, La Politique, La Morale), voici un outil complet pour mieux comprendre la philosophie. Constitué d'une série de leçons que l'on peut lire dans l'ordre que l'on voudra, selon ses goûts, ses besoins ou ses choix, chaque volume présente les oeuvres des plus grands penseurs, des classiques aux contemporains. Il ne traite pas seulement de l'histoire de la philosophie, mais aborde des questions liées aux grands sujets actuels : biologie, astronomie, éthique, anthropologie, religion, etc. Pour le lecteur curieux de s'initier, pour l'élève et l'étudiant soucieux de compléter sa formation, un panorama des grandes questions philosophiques mêlant histoire de la pensée et problématiques d'aujourd'hui. Alain Renaut est professeur à l'université Paris-VI, titulaire de la chaire de philosophie morale et politique.

  • L'analogie est le mécanisme qui, sans que nous en ayons conscience, dicte le choix de nos mots et notre compréhension des situations les plus quotidiennes. Elle nous guide face à des circonstances inattendues, inspire notre imagination et est même à la source des découvertes d'Einstein. La logique est-elle le fondement de notre pensée ? Réhabilitant les pouvoirs et la richesse créatrice de l'analogie, cet ouvrage montre qu'il n'en est peut-être rien. Trente ans après Gdel, Escher, Bach (prix Pulitzer 1980), dont l'influence et le succès ont été considérables, ce nouveau livre, totalement révolutionnaire, écrit à quatre mains dans un langage non technique et illustré d'une foule d'exemples empruntés à tous les champs de la vie, propose une nouvelle théorie de la pensée. Douglas Hofstadter est professeur de sciences cognitives à l'Indiana University et directeur du Center for Research on Concepts and Cognition. Il est notamment l'auteur de Je suis une boucle étrange (2008) et de Gdel, Escher, Bach (1979), immense succès. Emmanuel Sander est professeur de psychologie à l'université Paris-VIII, où il dirige l'équipe « Compréhension, raisonnement et acquisition des connaissances ». Il a notamment publié Les Connaissances naïves (2008) et L'Analogie. Du naïf au créatif (2000). 

  • Tout va-t-il de plus en plus mal ou de mieux en mieux ? Si tout le monde se plaint, personne ne souhaite pourtant revenir en arrière. Entre nostalgie du passé et crainte du futur, nous adorons détester notre époque. Comment expliquer ce paradoxe ? C'est l'objet du nouveau livre de Pierre-Henri Tavoillot. Crise de l'autorité, montée des peurs et des fondamentalismes, troubles dans la laïcité, déclin de la culture générale, illusions du jeunisme et phobie du vieillissement : sur tous ces sujets, il s'agit de proposer une clé qui permette non pas nécessairement d'aimer notre époque si complexe, mais de la comprendre. Car c'est poser un regard adulte sur notre temps que d'accepter qu'aucun progrès jamais ne pourra abolir le tragique. Pierre-Henri Tavoillot est maître de conférences en philosophie à l'université Paris-Sorbonne et président du Collège de philosophie. Il a notamment publié, avec François Tavoillot, L'Abeille et le Philosophe. Étonnant voyage dans la ruche des sages, qui a connu un grand succès. 

  •  Faire découvrir en Montaigne un penseur de la vie en société, de ses contraintes et de ses libertés : telle est l'ambition, originale et audacieuse, de l'ouvrage de Philippe Desan. Les Essais ne se résument pas à un récit de soi, d'où l'appartenance sociale aurait été totalement effacée. Le moi de Montaigne est un moi en société. Et le but des Essais est de penser le rapport entre l'existence singulière et le social, l'individuel et le collectif. C'est donc à la sociologie bien plus qu'à la psychologie qu'il nous faut avoir recours pour comprendre l'oeuvre de Montaigne. Les grands thèmes de sa pensée, scepticisme et curiosité, relativisme culturel et civilité, se trouvent dès lors éclairés d'un jour nouveau, qui leur confère toute leur portée sociale et historique. On découvre un Montaigne inattendu, loin de l'image du sage réfugié en sa bibliothèque, coupé du monde et de la vie en société. C'est à une leçon inédite de sociologie que l'on assiste alors, capable d'articuler ensemble individu et société, dans un monde de conflits et de violences où l'idéal d'honnêteté toutefois n'est pas totalement oublié. Philippe Desan est spécialiste de l'histoire des idées et de la Renaissance. Il occupe la chaire Howard L. Willett en histoire de la culture à l'Université de Chicago et dirige la revue Montaigne Studies. Il est l'auteur de Montaigne. Une biographie politique qui a fait date et qui a obtenu le prix Pierre-Georges-Castex de l'Académie des sciences morales et politiques. Il a reçu le Grand Prix de l'Académie française pour ses travaux sur Montaigne.

  • « Si je n'avais plus qu'une heure a` vivre, une heure seulement, exactement, ine´luctablement, qu'en ferais-je ? quels actes accomplir ? que penser, e´prouver, vouloir ? quelle trace laisser ? car dès lors tout devient plus intense, plus urgent et plus dense il faut e´carter les illusions, les trompe-l'oeil, ôter le superflu, aller à l'essentiel, direct, mais il est ou`,  l'essentiel ? » R.-P. D. Chacun de vous y a déjà songé au moins une fois. Roger-Pol Droit propose ici un exercice radical, de´cisif, qui vaut toutes les leçons de philosophie et de sagesse. Et si, à votre tour, vous n'aviez qu'un moment pour dresser le bilan, pour vous souvenir, pour chercher ce qui, pour vous, compte le plus ? Roger-Pol Droit est écrivain-philosophe. Il signe re´gulie`rement des articles dans Le Monde, Le Point, Les Échos, Clés. Il a publie´ une trentaine d'ouvrages, dont plusieurs sont traduits dans le monde entier, notamment La Compagnie des philosophes et l'immense succès 101 Expe´riences de philosophie quotidienne. 

  • « Le point de départ de ce livre est une conférence dans laquelle j'ai présenté à un large public les points essentiels de mon livre, Apprendre à vivre. On y trouvera une réflexion sur ce qu'est la philosophie, sur ce qu'elle peut nous apporter en termes de sagesse pratique, sur les temps forts qui ont marqué son histoire. J'y développe l'idée selon laquelle les grandes philosophies sont, pour l'essentiel, des doctrines du salut sans Dieu, des tentatives de nous sauver des peurs qui nous empêchent de parvenir à une vie bonne, sans l'aide de la foi ni le recours à un Être suprême. Mais le propos de ce livre n'est pas seulement pédagogique. J'ai cherché ici à expliciter la perspective philosophique à partir de laquelle je raconte et m'approprie en quelque façon cette histoire. L'humanisme postnietzschéen que je professe forme ainsi le fil conducteur principal de ce texte - ce qui permettra à mon lecteur de se situer lui-même plus aisément. La deuxième partie, directement liée à la première, relève d'un genre ancien : celui des "réponses aux objections". Certaines d'entre elles m'ont semblé si intéressantes que j'ai souhaité les publier pour tenter, en y répondant, de préciser et d'approfondir la perspective philosophique esquissée dans la conférence. Enfin on trouvera dans la troisième partie, présentées sous forme de petits exposés, quelques-unes des idées que je conseillerais à tout un chacun d'emporter, comme on dit, sur l'île déserte... » L. F. ?Luc Ferry est philosophe. Il est traduit à l'étranger dans plus de vingt-cinq pays.

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