Filtrer
Rayons
Support
Éditeurs
Langues
Prix
Trident
-
Harmonies sociales ; spoliations et dissonances
Frédéric Bastiat
- Trident
- 12 Décembre 2013
- 9782848800608
Ce volume fait suite à celui des Harmonies économiques. Les Harmonies sociales, écrit posthume, rédigé à Rome et publié par ses amis en 1851, étayent véritablement le legs intellectuel de Frédéric Bastiat. Elles répondent à la question des causes des dissonances observables dans la société réelle et qui résultent de l'action du Spoliateur, ce que nous nommerions aujourd'hui le fiscalisme Voici comment l'auteur les présente :
Nous avons vu toutes les Harmonies sociales contenues en germe dans ces deux principes : propriété, liberté. Nous verrons que toutes les dissonances sociales ne sont que le développement de ces deux autres principes antagoniques aux premiers : spoliation, oppression.
Et même, les mots propriété, liberté n'expriment que deux aspects de la même idée. Au point de vue économique, la liberté se rapporte à l'acte de produire, la propriété aux produits.
Et puisque la valeur a sa raison d'être dans l'acte humain, on peut dire que la liberté implique et comprend la propriété.
Il en est de même de l'oppression à l'égard de la spoliation.
Liberté ! Voilà, en définitive, le principe harmonique.
Oppression ! Voilà le principe dissonant ; la lutte de ces deux puissances remplit les annales du genre humain.
Et comme l'oppression a pour but de réaliser une appropriation injuste, - comme elle se résout et se résume en spoliation, c'est la spoliation que je mettrai en scène.
Notre tâche ne sera donc accomplie que lorsque nous aurons fait la complète monographie de la spoliation.
-
Tout le monde en France paye trop d'impôts et supporte trop de charges.
Certains ne le savent même pas. Ils supportent d'énormes taxes au quotidien, et chaque mois leur salaire est amputé de cotisations colossales.
Mais ils croient que la fiscalité est l'affaire des seuls riches.
On cherche d'ailleurs à leur représenter que la solution consisterait à taxer encore plus les très riches.
Et pourtant, diminuer la dette, en finir avec les déficits, et alléger le tribut supporté par le pays, c'est indispensable et c'est possible. Cela suppose de remettre en cause avant tout la dépense publique qui absorbe 56 % de la richesse créée par les Français. Un record. Mais la dénonciation des gaspillages aura été la grande absente de la campagne présidentielle de 2012.
Le titre de ce livre bleu en fait, notamment, une réponse au livre rouge de l'équipe de gauche dirigée par Thomas Piketty Pour une révolution fiscale. En effet la dangereuse révolution que cette équipe préconise est approuvée par les socialistes mais également par une partie de l'UMP.
La libération fiscale pointe, au contraire, les voies de réformes possibles de la très lourde fiscalité française, et les réductions nécessaires de la dépense publique.
Tout examen des doctrines fiscalistes doit commencer par la considération de la finalité précise des contributions, des cotisations et des charges supportées par les citoyens. L'impôt vise en effet un seul objectif : la couverture des dépenses de l'État. Une certaine utopie de gauche en fait au contraire l'instrument d'une réforme égalitaire de la société. Cette illusion fonctionne au service d'une classe politique essentiellement prédatrice et dont la devise pourrait être : Je dépense donc je suis. Dénonçant tout cela, ce livre invite à un nécessaire courant d'opinion et il propose des ébauches de solutions alternatives de liberté.