• Depuis les forêts du Yellowstone aux crêtes du Kirghizstan, des steppes du Haut-Var à la terrasse de son appartement, Baptiste Morizot nous invite à partir sur les traces d'êtres hors du commun, souvent mythifiés : les grands prédateurs - ours, loups, panthères des neiges... À travers différents récits de pistage, l'auteur nous propose ainsi de porter notre attention sur le vivant simultanément autour de nous et en nous, et apprendre à cohabiter avec lui.

  • Passant en revue tous les grands milieux naturels français, de la montagne à la mer, cet ouvrage propose un éventail de solutions simples afin de ménager une place pour le bien-être et l'épanouissement de tous, hommes, plantes et animaux.

  • Pour une forêt primaire en Europe de l'ouest Nouv.

    En Europe, les forêts primaires, sommets de la biodiversité et joyaux de la nature, ont disparu depuis 150 ans. Or ses bénéfices sont inestimables : captation du CO2, régulation du climat, réserve de biodiversité, reconstitution des réserves hydriques...sans oublier la beauté, qui nous est indispensable. À l'initiative du botaniste Francis Hallé, une association s'engage pour en faire renaître une sur 70 000 hectares laissés en libre évolution pendant plusieurs siècles. Ce projet suscite aujourd'hui un très vif intérêt du public, pour des raisons à la fois écologiques et philosophiques.

  • Les sorties, en solo ou en famille, sont l'occasion d'explorer, d'apprendre, de goûter... Mille et une astuces vous attendent au tournant : comment fabriquer un chewing-gum avec de la résine, imiter le brame du cerf à l'aide d'une feuille de hêtre, tailler des sifflets dans des branches de saule. Comment éviter de se mouiller les pieds. Déjouer mouches, taons et autres tiques. Identifier des empreintes dans la boue. Installer un nichoir. Ou encore couper soi-même son bois de chauffage.
    Les humains font partie intégrante de l'écosystème forestier. Encore faut-il qu'ils y trouvent leur juste place. Ce livre, richement illustré, s'emploie à les y aider, avec beaucoup d'entrain et quelques maîtres mots : respect, curiosité, liberté.

  • Que diraient les arbres si on les écoutait ? A la suite de son premier livre «Et si on écoutait la nature ?» (Payot), Laurent Tillon s'attache aujourd'hui à raconter l'histoire d'un chêne pédonculé bien particulier de la forêt de Rambouillet. Alliant une sensibilité naturaliste développée depuis l'adolescence aux découvertes scientifiques les plus récentes, l'auteur est pour la première fois en mesure de réaliser la biographie de cet arbre majestueux en pleine force de l'âge. A travers la vie pleine de suspense et de rebondissements de ce chêne, c'est l'occasion de brosser, avec tendresse et humour, les portraits étonnants de toute une galerie d'êtres qui interagissent avec lui, du champignon invisible (mais néanmoins indispensable) au cerf et au loup en passant par le capricorne, le mulot et bien d'autres encore. Bien qu'en apparence parfaitement immobile, «Quercus» tisse des liens indéfectibles avec tous les habitants de la forêt. Prédation bien sûr, mais surtout coopération et alliances à tous les étages, du sous-sol à la canopée. Ayant dressé ses premières feuilles quelques décennies avant la Révolution française, dans un paysage de lande arborée difficilement imaginable aujourd'hui, «Quercus» raconte aussi un volet de l'histoire tumultueuse des hommes à travers leurs relations complexes et ambigües aux arbres. De la forêt royale vouée au seul divertissement de la cour jusqu'au souci du végétal qui irrigue maintenant des pans entiers de la société, Laurent Tillon évoque avec empathie l'émergence et l'évolution de la sensibilité au vivant.

  • Cet ouvrage présente une analyse innovante des nouveaux modes de production et d'organisation économique ayant émergé ces cinquante dernières années et montre qu'ils forment une seule et même économie, apparue de façon cohérente et non concertée dans le monde. Réinscrivant les activités humaines dans les grands cycles de la planète, couplant leur productivité à la régénération des écosystèmes et des liens sociaux, ils forment ensemble une économie que l'on peut qualifier de symbiotique.

  • Le mystère d'être un corps, un corps qui interprète et vit sa vie, est partagé par tout le vivant : c'est la condition vitale universelle, et c'est probablement elle qui mérite d'appeler le sentiment d'appartenance le plus puissant. Ainsi, les animaux sont pour nous à la fois des parents et des étrangers d'une profonde altérité. Baptiste Morizot approfondit ici une série d'enquêtes philosophiques fondées sur la pratique du pistage. Il s'agit de pister à la fois les vivants sur le terrain et les idées que nous nous faisons d'eux dans la forêt des livres et des savoirs... Ce livre approche les animaux, humains compris, comme autant de «manières d'être vivant».

  • Une aventure homme-animal extraordinaire.
    L'histoire se passe en Normandie, dans la grande forêt domaniale de Louviers. Photographe, conférencier et amoureux de la nature, Geoffroy Delorme n'a pas encore vingt ans quand il rencontre un jeune brocart qui va changer sa vie. Il lui donne envie de s'installer en forêt pour vivre au contact des chevreuils. Cette immersion va durer dix ans.
    Vivre seul en forêt sans tente, ni abri, ni même un sac de couchage ou une couverture, c'est surtout apprendre à survivre. Geoffroy Delorme suit l'exemple des chevreuils. Il adopte leur mode de vie, apprend à manger comme eux, à dormir comme eux. Il acquiert une connaissance unique de cet animal et son mode de vie.
    Vivre en forêt est un apprentissage difficile. Il faut apprendre à se nourrir et apprendre à stocker. Au printemps, Geoffroy Delorme cueille des feuilles : ortie, menthe, origan, lamier, reine des prés, achillée millefeuille, angélique.... Il les fait sécher en évitant les moisissures et les attaques d'insectes. Pour les protéines, il y a les fruits à coques qu'il ramasse à l'automne et stocke comme les écureuils dans un tronc d'arbre ou dans une cavité rocheuse. Enfin, il y a les vitamines qu'il puise abondamment dans les fruits en été, mais dont il prive son corps en hiver.
    L'homme-chevreuil est l'histoire d'une quête ancienne et qui reste fascinante : renouer avec la vie sauvage.

  • Agir pour le vivant #1

    Collectif

    La crise intellectuelle, morale, sociale, politique et écologique exacerbée par la pandémie de Covid-19 a renforcé notre conviction de l'urgence à faire vivre l'action pour le vivant et à rendre compte que d'autres voies sont possibles. En août 2020, Arles a accueilli pour la première édition de cet événement plus d'une centaine de scientifiques, artistes, romanciers, philosophes, économistes, militants, politiques pour réfléchir, débattre, exposer et imaginer ensemble, durant toute une semaine, les solutions pour accompagner la transition qui doit advenir. Julie Pasquet et Tanguy Descamps, deux étudiants engagés à la pointe des luttes pour l'environnement, introduisent l'ouvrage et extraient les meilleurs moments de plus de cinquante heures de débats passionnés. Pour témoigner de la richesse des échanges, six acteurs privilégiés nous font part à leur tour de leurs enthousiasmes, de leurs émotions et de leurs rencontres. Anne-Sophie Novel, Lionel Astruc, Aude Massiot, Lionel Bordeaux, William Suerinck et Sophie Marino-poulos ont chacun animé une journée sur des thématiques aussi variées que :
    - Pour une nouvelle alliance entre humanité et biodiversité - La médecine du vivant - Pour une économie régénérarive - Pour un nouvel État providence - Nourrir la planète, soigner les hommes - La création au coeur de l'action

  • Dans cet essai, le sociologue et philosophe américain George Marshall propose une nouvelle approche à l'une des plus épineuses questions de notre temps : alors que le réchauffement climatique est une réalité, comment se fait-il que nous puissions encore ignorer son impact ? S'appuyant sur des années d'études, Marshall soutient que notre négation des changements climatiques repose sur la manière dont nos cerveaux sont formatés, et nous amène à envisager des solutions concrètes.

  • Le livre du film réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent. Un voyage dans dix pays, des dizaines de solutions pour construire le monde de demain.

  • Raviver les braises du vivant ; un front commun Nouv.

    Face à la crise écologique actuelle, nos actions semblent impuissantes. Mais c'est peut-être qu'on protège mal ce qu'on comprend mal. Nous ne sommes pas des Humains face à la Nature. Nous sommes des vivants parmi les vivants. Nous ne sommes pas face à face, mais côte à côte face au dérobement de notre monde commun. Que devient l'idée de "protéger la nature" quand on a compris que le mot "nature" nous embarquait dans une impasse dualiste, et que "protéger" était une conception paternaliste de nos rapports aux milieux ? Cela devient «raviver les braises du vivant», c'est-à-dire lutter pour restituer aux dynamiques du vivant leur vitalité et leur pleine expression. L'ancienne protection de la nature était confisquée par les experts et les États ; cet ouvrage se penche sur des initiatives qui révèlent un mouvement puissant, qu'il faut accompagner et nourrir : la réappropriation de la défense du tissu du vivant, du soin des milieux de vie. Nous sommes le vivant qui se défend.

  • Dans la première édition de ce livre, Aurélien Barrau nous disait : « La vie, sur Terre, est en train de mourir. L'ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité. L'ignorer serait aussi insensé que suicidaire. Plus qu'une transition, je pense qu'il faut une révolution. Et c'est presque une bonne nouvelle. » Dans cette nouvelle édition, il complète et affine son propos en analysant la nature des oppositions à la pensée écologique et en suggérant de nouvelles voies de résistance pour dépasser l'immobilisme suicidaire.

  • Comment agir pour la planète ? C'est la question posée par cette exposition et son catalogue qui s'articulent autour de la rencontre du personnage du Petit Prince et de l'univers didactique des planches Deyrolle. 10 auteurs ont été sollicités pour faire le point sur leur parcours de vie et leurs enseignements tout en retrouvant leurs rêves d'enfant pour la planète. Parmi eux : Baptiste Morizot, Coline Serreau, François Sarano,... Le livre, comme l'exposition, doit permettre un dialogue intergénérationnel dans lequel celui qui pose la question n'est pas forcément celui que l'on imaginerait, car parfois, c'est l'adulte qui doit fournir le plus d'efforts pour s'ouvrir à la conscience écologique qui, pour l'enfant, est déjà une évidence.

  • Préserver la mer pour mieux nous protéger. Ce livre vous explique pourquoi l'océan est la clef de notre avenir climatique, et pourquoi, à condition de savoir le préserver et l'exploiter durablement, il nous offre toutes les solutions. Parce que la mer sait nous nourrir, épancher notre soif et nous soigner. Elle peut aussi nous offrir de nombreuses solutions technologiques pour relever les défis de demain.
    La mer est une bibliothèque à ciel ouvert, un bien commun de l'humanité. La possibilité d'une économie positive et bienveillante. Dans le sillage de son précédent livre à succès Bleu. Un océan de solutions, (Belin, 2020) Maud Fontenoy nous invite à passer à l'action et nous livre le mode d'emploi. Des chapitres courts parfaitement accessibles, illustrés par les illustrations inspirées de Joséphine Jobard.
    La mer au secours de la terre est une bouffée d'espoir.

  • Mer Libre est un mook de 200 pages consacré exclusivement à l'océan. C'est un magazine qui traite des mers avec les méthodes du nouveau journalisme : récits, longues histoires, enquêtes, portraits. Un journalisme et une littérature d'immersion. Il s'attache aussi bien aux plages de nos vacances, qu'aux profondeurs de l'océan, convoque la peinture, la photo pour ouvrir notre regard et tous nos sens. Les mers françaises y seront traitées du Nord-Pas-de-Calais en passant par la Normandie, La Bretagne, le Sud-Ouest, la Méditerranée et la Corse. Il y aura aussi des sujets sur des mers exotiques puisque nous ne pouvons plus voyager.
    Des écrivains, des chanteurs, des scientifiques, des peintres, des philosophes, des marins y participeront.
    Le mook s'ouvrira sur des photos impressionnantes de mer. Il y aura ensuite des récits : Port-la Forêt (Finistère), berceau d'entrainement du Vendée des Globes, la saga de L'Optimist (bateau de l'enfance et véritable mythologie maritime), l'humour et la mer d'Alphonse Allais à Jean le Cam, les calanques de Cassis photographiées par ses alpinistes, les îles Eparses : journal de bord de Sylvain Tesson. Sempé et la mer. Une interview de Christophe Miossec. Pourquoi la mer est-elle rouge par le biologiste de Marine et directeur de recherches au CNRS Laurent Chauvaud (L'auteur de La Coquille St-Jacques, sentinelle de l'océan) ? Le trafic de la cocaïne sur le port du Havre. Une station balnéaire racontée de chambre de l'hôtel de la plage. La presqu'île de Crozon (Bretagne), le lieu le plus demandé en 2021 sur Airbnb, Les sorcières et la mer, Erbalunga, le port le plus philosophique de Corse, les secrets du premier marégraphe de Marseille etc ...

    Auteurs : Pierre Adrian, Le´a Brassy, Laurent Chauvaud, Nicolas Cornet, Aure´lie Darbouret, Ste´phane Dugast, Loi¨c Finaz, Olivier Fre´bourg, Jacques Gamblin, Sarah Gysler, Dieu Hoang Xuan, Philibert Humm, Adrien Jaulmes, Isabelle Joschke, Jean-Paul Kauffmann, Daniel du Lac, Arnaud de La Grange, Jean Louis Marzorati, Lucas Menget, Eric Neuhoff, Aline Pe´nitot, Jeanne Pham Tran, Catherine Poulain, Anne Que´me´re´, Hugo Roellinger, Nicole Strasser, Sylvain Tesson, Marcelino Truong, Sigole`ne Vinson, Anne-Lise & Fre´de´ric Worms

  • Je crois aux arbres Nouv.

    Je crois aux arbres

    Jacques Tassin

    Nous ne doutons plus aujourd'hui de notre dépendance aux arbres. Mais nous ne mesurons peut-être pas assez combien nous sommes aussi dépendants de leur présence et de leur beauté. Pour le comprendre la raison ne suffit pas. Aussi, ce livre, nourri de science, de littérature et de philosophie, est tout autant une promenade contemplative qu'une expérience sensorielle. De page en page, au fil d'une nouvelle «?rêverie d'un promeneur solitaire?», Jacques Tassin jette sur l'arbre un éclairage parfois métaphysique, parfois naturaliste, toujours sensible, voué à révéler notre intimité profonde avec lui.
    « Je m'en serais voulu si ce livre ne proposait un regard autre sur la figure singulière de l'arbre, sur sa primauté au sein du vivant, et sur la relation profonde qui nous lie à lui. ?» J. T.
    Un texte d'une grande force poétique, qui saisit l'essence même de la relation qui se noue entre l'arbre et nous. Il nous invite à renforcer ce lien.

  • Ce livre est le récit de l'aventure extraordinaire qui a conduit Pierre Rabhi, au début des années quatre-vingt, à la rencontre du Burkina Faso, où il a enseigné ses méthodes d'agroécologie auprès des paysans les plus pauvres.
    Cette expérience lui a permis de mettre en regard la désertification des sols et celle de l'âme. Il appelle à une évolution des consciences pour que l'être prenne le pas sur l'avoir. Les pénuries et les famines ne peuvent être une fatalité alors que notre planète recèle de quoi satisfaire les besoins de l'ensemble de l'humanité.
    Véritable hymne à la vie et à la terre-mère, L'offrande au crépuscule a reçu le prix des Sciences sociales agricoles du ministère de l'Agriculture en 1989.
    « L'avenir est plus que jamais au respect du vivant, avec un humanisme construit sur la solidarité des êtres humains. »

  • L'écologie du XXIe siècle Nouv.

    La grande affaire du xxie siècle sera l'écologie : comment, face à une dégradation de la biosphère jamais observée dans l'histoire, allons-nous empêcher le désastre et refaire une société juste et pacifiée ? Ceux qui tiennent aujourd'hui les manettes de la société n'ont pas la réponse à cette question cruciale. Mais une nouvelle génération arrive aux commandes et donne le ton de ce que seront les décennies à venir.

    Ces femmes et ces hommes ont tous moins de 45 ans. Nous leur avons demandé comment elles et ils étaient arrivés à l'écologie, quelle était leur vision du monde et comment, au quotidien, changer la vie. Ensemble, ils dessinent un nouveau monde, où la nature, la justice sociale, le bien commun, la sobriété, la technique retrouvent leur juste place.

    Collectif de l'équipe de Reporterre présenté par Hervé Kempf. Avec les contributions de Matthieu Amiech, Angélique Huguin, Jade Lindgaard, Corinne Morel Darleux, Claire Nouvian, Fatima Ouassak, Jon Palais, Alessandro Pignocchi, Pierre Rigaux, Juliette Rousseau, François Ruffin et Pablo Servigne.

  • Pour un changement de CAP radical , écologique et solidaire.

    Créé en 2007 sous l'impulsion de Pierre Rabhi et quelques proches, le mouvement Colibris se mobilise pour la construction d'une société écologique et solidaire, où le vivant est au coeur de chacune de nos décisions.

    Notre mouvement se base sur la philosophie suivante : nous pouvons toutes et tous faire notre part en nous engageant dans une démarche de transition à la fois individuelle et collective. Aujourd'hui, il nous semble également nécessaire d'engager un changement d'échelle, dans lequel transition écologique et justice sociale sont indissociables, et d'aller l'expérimenter dans les territoires avec tous les acteurs qui les composent.

    Ainsi, pour y contribuer, nous nous sommes donné pour mission d'inspirer, de relier et de soutenir les individus, les collectifs et les territoires afin d'engager notre société dans un changement de cap à 90° : radical et systémique.

    Parce que nous avons la conviction qu'ensemble, nous pouvons écrire l'histoire que nous voulons vivre, nous souhaitons contribuer à l'émergence de ce nouveau récit racontant la transition écologique et sociale que des milliers de personnes inventent déjà chaque jour, et donner envie à toutes les autres de rejoindre l'aventure. C'est avec cette ambition, un peu folle, que nous vous présentons 90°, la revue pourpenser et raconter ce changement de cap.

    Dans chaque numéro, consacré à un sujet essentiel de notre vie quotidienne, nous allons mettre en lumière de nouvelles façons de vivre, de travailler, de faire société, de penser et d'agir.

    Comme une invitation au voyage...

  • Après un coup de tonnerre du destin, Édouard Cortès choisit de se réfugier au sommet d'un chêne, de prendre de la hauteur sur sa vie et notre époque effrénée. À presque quarante ans, il embrasse femme et enfants, supprime ses comptes sur les réseaux sociaux et s'enfonce dans une forêt du Périgord pour un voyage immobile. Là, dans une cabane construite de ses mains, il accomplit son rêve d'enfant : s'enforester, rompre avec ses chaînes, se transformer avec le chêne, boire à la sève des rameaux. Ce printemps en altitude et dans le silence des bois offre une lecture de la nature qui ne se trouve dans aucun guide ou encyclopédie. Le chêne si calme abrite un cabinet de curiosités et accorde pen­dant trois mois à l'homme perché une rêverie sous les houppiers et les étoiles. Il faut savoir parfois contempler une colonie de fourmis savourant le miellat, écouter un geai ou un couple de mésanges bleues, observer à la loupe des champignons et des lichens pour comprendre le tragique et la poésie de notre humanité. Afin de renouer avec l'enchantement et la clarté, l'homme-arbre doit couper certaines branches, s'alléger et se laisser traverser par la vie sauvage avec le stoïcisme du chêne.

  • L'humanité détient une arme secrète : son cerveau. Longtemps notre meilleur allié, notre cerveau risque aujourd'hui de causer notre perte. Car il existe un défaut de conception, un véritable bug, au coeur de cet organe extraordinaire : les neurones en charge d'assurer notre survie ne sont jamais rassasiés et réclament toujours plus de nourriture, de sexe et de pouvoir. Comment se fait-il que, ayant conscience de ce danger, nous ne parvenions pas à réagir ? Peut-on résoudre ce bug et redevenir maîtres de notre destin ? Oui, à condition d'analyser en chacun de nous ce mécanisme infernal qui pousse notre cerveau à en demander toujours plus !

  • La situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.
    Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.
    L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ?
    Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ?
    Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...

    Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants.

  • L'année sauvage

    Mark Boyle

    • Arenes
    • 3 Juin 2021

    Une année dans les bois : sans technologies, pouvons-nous réapprendre à vivre ?.
    En 2016, fort du succès de son année sans argent, racontée dans son premier livre (devenu culte chez les décroissants), l'écrivain Mark Boyle décide de renoncer à courir derrière le progrès. En gagnant en confort, qu'avons-nous perdu ?
    Durant quatre saisons, il raconte sans fard les difficultés et les joies de la vie dans une maison de bois en pleine nature, où l'homme recommence doucement à se fondre dans le paysage, où les outils les plus simples sont souvent les plus ingénieux.
    L'Année sauvage installe Mark Boyle dans la tradition des écrivains de nature. Il raconte son renoncement aux commodités du téléphone, de la voiture, à posséder une montre, des clefs de maison, un réveil. Alors qu'il oublie le temps industriel, mécanique, il observe que le corps et l'esprit prennent le relai.

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