Écosociété

  • Pédagogie pour des temps difficiles ; cultiver des liens qui nous libèrent Nouv.

    Le futur est dans l'enfance. Pas seulement parce que le futur appartient aux enfants, mais surtout parce que l'enfance est le seul état dans lequel l'humain fait profondément alliance avec l'univers qui l'entoure. Or, en ces temps difficiles que nous traversons, notre principale possibilité d'un futur émancipé réside précisément dans cette alliance avec l'univers que portent en eux les enfants. Si la pédagogie est le soubassement essentiel à toute entreprise d'émancipation de l'enfant, elle doit l'accompagner dans sa création de liens avec tout ce qui vit autour de lui. Autrement dit, la pédagogie doit cultiver des liens qui libèrent. Ce n'est pas seulement une question de formation des nouvelles générations, c'est toute notre culture et notre futur qui sont en jeu.

  • L’automobile a transformé radicalement nos villes, au point de s’imposer comme l’étalon de mesure de la planification urbaine. Architectes et urbanistes ont embrassé cette vision de la ville qui mène à des espaces pollués, peu sécuritaires, et dont les infrastructures pèsent lourd sur le trésor public. Devant l’urgence climatique, Olivier Ducharme veut renverser ce modèle pour redonner au piéton la place qui lui revient. Il livre une charge pour sortir de nos villes ces « requins d’acier », qu’ils soient électriques ou à essence, et remettre la vie de quartier et le transport collectif au centre de l’aménagement urbain. Pour se libérer des embouteillages et amorcer la transition écologique, nous devons avoir le courage politique de bannir l’auto solo de nos villes. L’automobile est un piège, il est temps de s’en libérer.

  • Lorsque deux bombes nucléaires sont tombées sur Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945, le monde entier a réalisé que l'humanité avait atteint un point de non-retour dans sa capacité d'autodestruction. Aujourd'hui, l'Anthropocène est en train de provoquer la sixième extinction de masse et tous les signaux sont au rouge: hausse des émissions de GES, fonte des glaciers, feux de forêt, inondations, réfugiés climatiques...
    Pour Chomsky, ces deux menaces exigent une réponse qui ne peut être que de portée mondiale. Dans un contexte de montée en puissance des grandes entreprises mondialisées qui ont privé les États de leur capacité de façonner l'avenir, il plaide pour la signature urgente de traités internationaux contraignants sur le climat et l'armement, et lance un appel à une mobilisation populaire sans précédent.
    «Seul Noam Chomsky a su communiquer avec une telle passion les liens qui unissent les deux catastrophes d'origine humaine auxquelles fait face la civilisation, soit le bouleversement du climat et l'apocalypse nucléaire, et jamais n'a-t-il lancé ses mises en garde et ses appels à l'action de façon aussi impressionnante.»
    - Daniel Ellsberg, lanceur d'alerte des Pentagon Papers

  • Prendre le temps de cuisiner peut parfois paraître laborieux. Horaire chargé, recette compliquée, ingrédient introuvable pour accomplir le plat de tel ou telle chef réputé.e... le prêt-à-manger semble soudain si simple. Et si on apprenait à cuisiner sans recettes? Véronique Bouchard nous propose de libérer le créateur culinaire qui dort en nous et d'adapter notre alimentation à la saisonnalité et la disponibilité des aliments. Il est temps de reconquérir notre autonomie alimentaire!
    Dans un contexte de changements climatiques, d'épuisement des ressources,
    de risques de pandémie et d'inégalités sociales grandissantes, il devient urgent de réapprendre à consommer, à cuisiner et à conserver les aliments produits localement. Véritable anti-livre de cuisine traditionnel, Cuisiner sans recettes donne tous les conseils et techniques pour développer de bons réflexes culinaires et favoriser notre résilience alimentaire. Au menu:
    - Les grands principes culinaires pour sortir du prêt-à-penser et du prêt-à-manger, et (re)découvrir les vertus de la saisonnalité, du local et du bio.
    - Les bases d'une saine alimentation, pour le corps et l'environnement.
    - Des conseils en matière de congélation, de mise en conserve, de lacto-fermentation et de déshydratation.
    L'ABC pour faire pain, kombucha, kéfir, pousses et germinations.
    Une cartographie du terroir québécois.
    Des variations culinaires autour de 27 thèmes: salades, risottos, tartes, croquettes, crêpes, sauces diverses, pesto, potages, végépâté, muffins, pâtes, sautés, etc.
    Cuisinier sans recettes pourrait bien être votre dernier livre de cuisine! Véritable ode aux artisan.e.s qui nous nourrissent, ce guide est l'outil idéal pour développer votre confiance et adapter vos repas au rythme des saisons, tout en contribuant à une culture alimentaire plus écologique, solidaire, résiliente et nourrissante.

  • C’était un consensus scientifique avant même l’apparition de la COVID-19: 90% des épidémiologistes avaient prédit qu’un virus ou une bactérie causerait une pandémie planétaire. Avec l’éclosion de plus de 300 maladies infectieuses ces dernières décennies, la prévision paraît logique. Mais d’où viennent les coronavirus, les maladies comme Ebola, le paludisme ou le choléra, une des plus mortelles de l’histoire? Et si la santé mondiale dépendait de l’équilibre écologique mis à mal par des siècles de développement industriel? Des bidonvilles de New York au XIXe siècle aux marchés d’animaux sauvages en Chine, en passant par Port-au-Prince et les forêts centrafricaines, la journaliste Sonia Shah est partie sur les traces des épidémies dans cet essai digne d’un polar scientifique. Véritable voyage dans le corps, le temps et l’espace, Pandémie démontre avec brio le lien entre épidémie et écologie, mais aussi entre maladies infectieuses et conditions de vie des populations. De quoi regarder d’un autre œil la défense de la biodiversité et de la justice sociale.   Les pages qui suivent racontent l’histoire des pandémies à travers le prisme de l’action humaine. C’est une histoire où l’avenir des pandémies, tout comme leur passé, est mêlé au nôtre. Nous le tenons entre nos mains. — Sonia Shah  

  • Le lien entre l’exposition aux écrans et les impacts négatifs sur le cerveau des enfants fait désormais l’objet d’un large consensus scientifique. Troubles du sommeil, sautes d’humeur, problèmes d’attention, hyperactivité, difficultés sociales, isolement, baisse des résultats scolaires… pour la pédopsychiatre Victoria Dunckley, ces symptômes sont majoritairement le fruit de ce qu’elle appelle le «Syndrome de l’écran électronique» (SEE). Les écrans sont à mettre sur le même pied d’égalité que des stimulants comme la caféine, la cocaïne et les amphétamines: en provoquant une forte excitation du cerveau des enfants encore en construction, ils perturbent rapidement leurs comportements.

    Télévision, ordinateur, jeux vidéo, tablette, téléphone portable, comment gérer ces écrans qui ont pris une place grandissante dans la vie des jeunes, à l’école comme à la maison? Aux parents souvent découragés, Victoria Dunckley propose un programme de sevrage électronique de quatre semaines qui a largement fait ses preuves. S’appuyant sur de nombreux cas de jeunes qu’elle a elle-même pris en charge, elle aborde de front toutes les questions et réactions des parents, et ce, en évitant tout jugement.

    Véritable outil pratique, ce livre présente une analyse fouillée des effets des écrans sur les enfants ainsi qu’un programme complet pour réduire pas à pas la dépendance au quotidien et ainsi «réinitialiser» leur cerveau. Il est temps que la place des écrans devienne un enjeu de société: il en va de la santé et de la vie sociale de toute une génération.

  • Il y a une dizaine de milliers d'années, la sédenta­ri­sation des groupes humains, l'émergence de l'agriculture et l'établissement des premiers États ont jeté les bases de notre civilisation. Et si cette «révolution néolithique» n'était qu'une parenthèse malheureuse dans le cours de l'histoire humaine, comme le prétendent les primitivistes ? Et si ces événements, loin d'être «civilisateurs», avaient précipité l'humanité dans un processus écocide et autodestructeur dont nous mesurons seulement aujourd'hui toute la gravité? Stimulé par ces questions qui imprègnent les débats écologistes depuis les années 1960, Pierre Madelin examine d'un regard critique les fondements historiques et anthropologiques de cette théorie selon laquelle les multiples formes de domination ne sont pas inhérentes à la vie sociale, mais résultent de cette «catastrophe fondatrice» du Néolithique. Or le primitivisme se révèle une impasse politique, affirme l'auteur: plutôt que de mythifier la vie préhistorique en anticipant l'effondrement de la civilisation industrielle, ne vaudrait-il pas mieux se mobiliser pour une transition vers une société agroécologique?

  • Travailleuse d'usine mexicaine, cultivateur de riz indien, ménagère ougandaise, fermière aymara: ces personnes ont en commun d'être nées dans des nations exploitées ou opprimées. C'est le résultat de l'ordre mondial institutionnalisé : la prospérité de l'Occident vient en grande partie de l'appauvrissement du reste du globe. Pourtant, les positions antimondialisation actuelles sont trop souvent synonymes de fermeture des frontières et de repli sur soi. Pour faire contrepoids, Maïka Sondarjee développe une position internationale pour la gauche qui est réellement solidaire avec les nations du Sud: l'internationalisme radical. Avec cette vision anticapitaliste, décoloniale et féministe de la coopération internationale, elle souhaite intégrer l'Autre au coeur de nos préoccupations. Une invitation à décoloniser la solidarité internationale et à envisager une transition globale juste, seule façon de ne pas perdre le Sud.

  • «Dès l'enfance, on nous peint un portrait consensuel et idyllique de la vie des animaux de ferme, entre autres à travers les livres [...]. On finit par y croire.»
    À partir d'une expérience concrète et anodine, alors qu'elle prépare machinalement un repas, l'autrice se heurte à une contradiction fondamentale: elle, pourtant si empathique, s'apprête à consommer un être doué de sensibilité, qui a souffert toute sa vie pour lui procurer quelques instants de saveur. C'est le point de départ pour elle d'une série de réflexions engageantes sur notre rapport à l'animal, sur les pratiques cruelles des abattoirs, sur notre dissonance cognitive, mais aussi sur les problèmes environnementaux auxquels nous faisons face.
    À travers un argumentaire rafraîchissant qui anticipe toute critique, Comment (et pourquoi) je suis devenue végane s'adresse à toute personne préoccupée par les conséquences de ses choix alimentaires, curieuse d'en comprendre plus précisément les enjeux et soucieuse d'adopter des comportements plus cohérents avec ses valeurs éthiques.

  • Si les sciences ont généré des progrès indiscutables, elles suscitent aussi des inquiétudes. Auraient-elles trahi nos attentes? Seraient-elles responsables, en nous instituant «maîtres et possesseurs de la nature», du dérèglement climatique, de la pollution et de la destruction de la biosphère? L’accusation est trop simpliste, car la science n’est pas indépendante de son contexte socioéconomique et ses applications techniques sont d’abord inscrites dans des choix de société. La science peut tout à fait nous aider à construire un monde où il fait bon vivre, mais l’expérience a montré que le primat du profit la détourne d’un tel objectif.
    En sa qualité de citoyen et d’enseignant-chercheur, Jean-Marie Vigoureux dénonce ainsi le détournement de la science et la marchandisation non régulée de ses applications. Il nous montre comment sciences et techniques servent davantage la finance et la grande industrie que le développement humain, mais aussi pourquoi les valeurs développées par la pratique des sciences sont tout aussi indispensables à notre humanité qu’elles sont essentielles à la démocratie.
    À l’heure où la crise environnementale menace l’humanité dans son existence même, l’émergence d’une réelle science éthique et citoyenne requiert donc la remise en cause du libéralisme et la refondation de nos démocraties autour de l’idée d’un progrès véritable qui ne peut se concevoir que dans la justice et le partage. Comme aimait le rappeler Albert Einstein: «Il est illusoire et dangereux de tout attendre de la science, car la connaissance de ce qui est ne nous renseigne jamais sur ce qui doit être. […] La science peut nous permettre de réaliser les buts que nous nous fixons, mais la détermination de ces buts est en dehors de son domaine. Pour décider du changement, il faut faire appel à des objectifs qui relèvent d’un choix volontaire.»

  • Vous avez un peu d'espace dans votre cour arrière ou votre jardin et vous avez envie d'avoir des oeufs frais au quotidien? Que vous soyez en ville ou en banlieue, ce rêve n'est pas si utopique. À l'heure où nous nous soucions davantage de l'environnement et où nous souhaitons privilégier une alimentation saine et locale, l'installation d'un poulailler en milieu urbain s'inscrit résolument dans les réalités citadines d'aujourd'hui et de demain.
    Grâce à l'expérience de l'auteure avec des poules pondeuses et à l'ensemble de ses recherches sur le sujet, les personnes ne sachant pas trop par où commencer trouveront dans ce guide pratique toute l'information et le savoir-faire nécessaires pour cohabiter harmonieusement avec des poules (Gallus gallus domesticus). En plus de vous familiariser avec leur anatomie et leur comportement, ce manuel de garde vous apprendra notamment à:
    - respecter le bien-être animal;
    - planifier votre projet;
    - choisir des poules pondeuses saines;
    - construire ou acheter un poulailler adéquat pour 3 à 5 poules;
    - prendre soin de vos poules en hiver;
    - respecter leurs besoins nutritionnels;
    - réduire les risques de maladies par la prévention et la biosécurité;
    - comprendre la formation d'un oeuf et les principes de la ponte.
    Vous apprendrez également à approcher les élu.e.s et les représentant.e.s de votre municipalité pour collaborer à la mise en oeuvre de projets de poulaillers urbains, de projets communautaires ou de projets thérapeutiques avec les personnes âgées. Ce manuel vous offre tous les outils et les meilleurs conseils pratiques afin de pouvoir réaliser votre projet dans les règles de l'art. Les poules étant possiblement parmi les meilleures représentantes du mouvement «manger local», Des poules dans ma cour est une invitation à ce qu'elles fassent désormais partie de la grande mosaïque de l'agriculture urbaine et des principes de la permaculture.

  • Nous le constatons tous les jours: la nouvelle économie numérique qui carbure aux algorithmes et aux mégadonnées (Big Data) pose des défis de plus en plus préoccupants à nos sociétés, surtout en ce qui a trait à la protection de la vie privée, au travail ou au vivre-ensemble. Au-delà des promesses de progrès et de liberté que nous chantent ses principaux laudateurs, dont Google, Amazon et Facebook, quelles logiques, quels intérêts se cachent dans la lumière de nos écrans? Qui possède nos donnée? Quels dangers recèle la rencontre de l'automatisation du travail, de la cybernétique, de la quantification et du néolibéralisme à travers le Big Data?
    Ces logiques numériques capitalistes participent à l'amenuisement, voire à la suppression de l'espace politique, à l'érosion de la pertinence économique et sociale du travail humain et à la destruction de la société comme lieu de mutualisation des activités, des projets et des risques. Les moindres aspects de nos existences sont paramétrés en données, c'est-à-dire en marchandises ou en outils de surveillance. Il s'agit de tout mesurer, de numériser le réel et de réduire la vie à des indicateurs: seul ce qui est compté compte. Qui plus est, ces dynamiques accélèrent la mise en place d'oligopoles de la donnée d'une puissance financière et technologique sans précédent. En un mot, elles menacent ni plus ni moins nos sociétés de dissolution.
    Pierre Henrichon déploie une analyse percutante des dynamiques sous-jacentes à ce véritable complexe sociotechnique et financier qu'est le phénomène du Big Data, mais offre également un vibrant plaidoyer contre cette tendance à réduire l'humain à une forme de capital dont il faut uniquement mesurer le rendement.

  • Vos proches et vous vivez dans un environnement stressant et pollué? Vous vous inquiétez pour un parent fragile? Vous prenez soin d'un enfant hypersensible? La toux ne vous lâche pas, l'anxiété vous tenaille? Vous souhaitez peut-être simplement écouter et fortifier votre corps, réapprendre à vous servir des plantes qui poussaient dans le jardin de votre grand-mère ? Nous avons tous et toutes de bonnes raisons de nous tourner vers le soin par les plantes et de mieux connaître l'herboristerie.
    Cet héritage précieux, ce savoir construit pendant des millénaires sur tous les continents s'est vu longtemps marginalisé par la médecine moderne. Aujourd'hui, les médecines naturelles commencent à être reconnues, étudiées et enseignées. Ce livre participe à cette émancipation en nous encourageant à retrouver un contact direct avec les plantes afin de développer notre autonomie par rapport à l'industrie pharmaceutique.

    Vous y trouverez entre autres:
    o 50 fiches techniques de plantes, en priorité non menacées et indigènes d'Amérique du Nord ou d'Europe;
    o des conseils pour prévenir et soulager plus de 40 pathologies simples et courantes, allant des maladies infantiles aux rhumatismes en passant par le syndrome prémenstruel, la nausée et l'eczéma;
    o des explications sur les manières de choisir, cueillir, préparer et utiliser ces plantes (huiles florales, décoctions, etc.);
    o des avertissements sur les effets secondaires et des contre-indications;
    o des sections consacrées aux huiles essentielles et aux suppléments couramment utilisés en naturopathie.
    Ce livre prodigue une multitude de conseils pour la prévention et le soin, dans un langage simple et précis. Il comprend tout ce qu'il faut savoir pour composer sa pharmacie familiale à la maison. L'auteure partage ses connaissances professionnelles avec rigueur et sagesse et nous fait en outre bénéficier de son regard unique, dû à son expérience sur plusieurs continents, qui allie anthropologie, travail au champ, études théoriques et soin des malades. Ce parcours donne à son travail une profondeur exceptionnelle et contribue à redonner à l'herboristerie ses lettres de noblesse.

  • Considérant les ravages du tourisme et les effets délétères de son industrie, il est généralement de bon ton d’opposer à la figure du touriste celle du voyageur, dont les intentions seraient nobles et les agissements respectueux des populations et des environnements. Or, est-il encore possible de concevoir le voyage comme mode d’être au monde et comme moyen d’aller à sa rencontre? Et d’où nous vient ce «besoin» de voyager? C’est à partir de ces questions d’ordre philosophique que Rodolphe Christin nous invite à penser le voyage, lui pour qui cette notion doit avant tout constituer «un acte de l’esprit, une expérience particulière de la pensée et du corps. Autrement dit, une certaine expérience du monde que les infrastructures touristiques mettent à mal et qu’il conviendrait cependant de sauver».

  • Hollywood règne sur les salles de cinéma, tant aux États-Unis qu’ailleurs dans le monde. Bien qu’ils vendent du rêve et du divertissement, les films hollywoodiens traitent aussi de questions sociales et politiques. Comment décoder les messages politiques véhiculés par cet imaginaire? Hollywood et la politique est un guide critique du cinéma étatsunien des années 1980 à aujourd’hui, illustré par de nombreux exemples, de V for Vendetta aux documentaires de Michael Moore, en passant par les blockbusters les plus significatifs.

    Forgé au cœur même de l’empire américain, le cinéma hollywoodien est une industrie puissante qui carbure au capitalisme et a tout intérêt à le défendre. Dans ce contexte, les artisans du septième art jouissent-ils de la liberté de créer des œuvres réellement critiques ou sont-ils condamnés à produire des films de propagande? Traitant du politique dans son sens large, Claude Vaillancourt classe les films en trois grandes catégories: le cinéma du statu quo, qui se contente de répéter les discours officiels; le cinéma du questionnement, qui dénonce certains problèmes, mais sans remettre en cause l’ordre social; et le cinéma subversif, où le documentaire occupe une place de premier plan.

    L’auteur démontre en quoi le cinéma hollywoodien, malgré la montée des Netflix et autres Amazon ainsi que  les répercussions de l’affaire Weinstein, demeure un instrument privilégié pour transmettre les valeurs américaines (individualisme, famille, respect des institutions, distinction entre le Bien et le Mal), contribuant à «fabriquer le consentement». Il reconnaît en même temps à certains films une grande liberté de ton. Une analyse tout en nuances qui assume pleinement la subjectivité du jugement sur l’art.

  • En 2008, Dominic Lamontagne et sa conjointe Amélie décident de s'installer à Sainte-Lucie-des-Laurentides avec leurs deux enfants, motivés par le désir de fuir le bitume, de prendre la clef des champs et d'apprendre à se nourrir par leurs propres moyens. À leur grande surprise, le projet rencontre de nombreux obstacles réglementaires. En dépit de ces contraintes, ils arrivent à bâtir sur moins d'un hectare de terre défriché une ferme de production vivrière composée d'un nombre restreint de chèvres laitières, de poules pondeuses et de poulets de chair.
    Étape par étape, en tenant compte du cadre législatif et des normes environnementales en vigueur, ce guide pratique, comportant plus de 250 illustrations de l'auteur, vous apprend comment:
    - élever poules pondeuses, poulets de chair et chèvres laitières sur une terre de moins d'un hectare;
    - privilégier l'élevage saisonnier au pâturage;
    - construire une cage mobile pour l'élevage du poulet de chair et un poulailler mobile pour celui de la poule pondeuse, une table pour traire les chèvres et un petit poste d'abattage à volailles, illustrations à l'appui;
    - produire, transformer et cuisiner vos propres oeufs, volailles et produits laitiers;
    - préparer du fromage frais et fabriquer du savon au lait de chèvre;
    - créer un écosystème autonome pour assurer votre subsistance.
    Que vous soyez intéressés par une agriculture à l'échelle humaine ou que vous rêviez d'avoir une petite ferme et d'y pratiquer une agriculture vivrière diversifiée, non mécanisée et écologique, L'Artisan fermier est une source de renseignements d'une ampleur sans précédent. Mangeons libres!

  • «Jusqu'où suis-je prête à aller pour être libre d'écrire? Quelle est ma responsabilité d'éditrice de livres qui dérangent? Si ma parole et celles que je défends blessent tout en prenant soin, puis-je prétendre encore qu'elles sont bonnes? Le bien que l'on fait en ne se taisant pas compense-t-il pour l'outrage de l'écrit? Comment défendre le métier d'éditrice, celui d'écrivaine?
    J'ai décidé d'avouer. Rien que de la vérité. De cette vérité dont une cour ne voudrait pas et que j'ai le bonheur de partager avec vous, celle qui a des doutes qui dépassent, celle qui glisse, la vérité désirée qu'en littérature je poursuis sans pouvoir la garder contre moi, la vérité horizon à laquelle nous contribuons en marchant vers elle.»
    Dans ce récit en forme de procès, qui déjoue habilement les codes du droit avec les armes de la littérature, Valérie Lefebvre-Faucher revient sur son parcours d'éditrice, d'écrivaine et de féministe pour réfléchir à l'épineuse question de la liberté d'expression. Contrôle de la parole par l'État, par l'argent, par les pairs... Toutes les pièces à conviction sont exposées à votre jugement. Il en résulte un plaidoyer magistral, à la croisée de l'essai et de la fiction, en faveur de l'art comme levier de résistance politique.

  • Alors que les écosystèmes se dégradent à un rythme sans précédent, on réalise que les humains confondent moyens et fins, argent et richesse, croissance économique et bien-être. Comment mettre l'économie au service du bien commun afin qu'elle opère à l'intérieur des limites planétaires? Par où commencer pour transformer un système qui a institutionnalisé la cupidité?
    Au contact de citoyennes et de citoyens issu.e.s de tous les milieux, Laure Waridel trace les chemins d'une réelle transition vers une économie écologique et sociale. Son constat est clair : les solutions sont déjà là, à notre portée. L'auteure identifie les lignes de force qui permettent d'investir autrement, de tendre vers le zéro déchet, de se nourrir autrement, d'habiter le territoire intelligemment et de se mobiliser par tous les moyens. Elle met en lumière de nouveaux paradigmes qui transforment le monde en misant sur la création de liens entre les humains et avec la nature, cette nature que nous habitons et qui nous habite tout autant. On constate alors qu'il est possible de créer une richesse inconnue de la finance: une richesse qui ne ruine pas les bases de la vie sur Terre.
    Avec La transition, c'est maintenant, Laure Waridel nous démontre que tout est encore possible. Elle fait la preuve que nous avons tous et toutes un rôle important à jouer, quelle que soit la place que l'on occupe dans la société.
    À nous de choisir aujourd'hui ce que sera demain.

  • Nous sommes de plus en plus nombreux à comprendre qu'il n'y aura pas de « développement durable » et à envisager la « décroissance » comme seule manière d'arrêter la catastrophe en cours. Mais que porte ce mouvement et courant de pensée aux visages multiples? Synthèse claire et originale des réflexions qui s'inscrivent dans cette perspective, Guérir du mal de l'infini est aussi un convaincant plaidoyer pour refuser la croissance et envisager la transition d'un monde essentiellement basé sur l'entreprise vers un monde fondé sur les communs. Car le problème que pose la course à la croissance illimitée n'est pas seulement qu'elle détruit ce qui rend nos vies possibles, c'est aussi qu'elle nous éloigne sans cesse davantage de la liberté et de l'égalité qui nous ont été promises. Tel est le « mal de l'infini ». Pour en guérir, les prières aux gouvernements et les incantations vertueuses ne suffiront pas. Une vraie bataille est à mener, sur plusieurs fronts, et ce livre offre un moyen de s'armer pour avancer sur celui des idées.

  • Le plastique est désormais omniprésent. On connaît tous ces images spectaculaires de tonnes de déchets flottant en mer ou de carcasses d'oiseaux le ventre rempli de plastique. On en retrouve aussi des particules microscopiques là où on s'y attendait le moins: dans les profondeurs marines jusqu'aux cimes des plus grands sommets en passant par l'ensemble de la chaîne alimentaire... et nos propres corps. Couramment utilisés dans une multitude d'emballages et de produits du quotidien, la plupart des plastiques peuvent en effet libérer des substances chimiques et persister très longtemps dans l'environnement. Pour atténuer les effets de ce matériau toxique et polluant, on fait miroiter les promesses du recyclage qui tiennent plutôt du mirage.Et si nous prenions le problème à sa source? Et si nous devenions les protagonistes de notre consommation? La surabondance de particules plastiques qui étouffent la nature et mettent en péril notre santé est telle que nous ne pouvons l'éradiquer complètement. Ce que nous pouvons faire, par contre, c'est freiner l'afflux de nouveau plastique dans nos vies, ce à quoi nous invitent justement les auteur.e.s de ce guide en nous donnant tous les outils pour y arriver.Ouvrage de vulgarisation qui nous permet de mieux connaître les différents plastiques et leurs dangers à court et à long terme, Vivre sans plastique est aussi une véritable boîte à outils pour parvenir à nous en passer au quotidien. Chantal Plamondon et Jay Sinha montrent comment analyser notre utilisation personnelle de plastique et donnent des idées de substituts sûrs, réutilisables et abordables, confirmant ainsi que nos choix personnels représentent une puissante force de changement.

  • Depuis l'élection d'Evo Morales à la présidence en 2006, la Bolivie constitue un formidable laboratoire de la gauche latino-américaine. Défense des droits autochtones, promotion du concept du vivir bien («bien vivre»), constitutionnalisation des droits de la Pachamama («Terre-Mère»), organisation d'une Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques: ce gouvernement issu des mouvements sociaux a clairement affiché sa volonté de rupture avec le néolibéralisme. Mais en parallèle, il n'a pas résisté à la tentation d'intensifier l'exploitation des ressources naturelles du pays, tout en soutenant l'agriculture intensive et transgénique et en accordant de faibles budgets à la protection de la nature. Tension créatrice ou paradoxe irréconciliable?
    S'interrogeant sur les dynamiques politiques à l'oeuvre dans ce processus de transition, Dimitri de Boissieu a sillonné les aires naturelles protégées de la Bolivie pour rencontrer divers acteurs sur le terrain. Sa vaste enquête révèle que le gouvernement d'Evo Morales, loin d'avoir renoncé aux dogmes de la croissance économique, n'a pas réussi à mettre en place un État véritablement écosocialiste comme plusieurs l'espéraient. Malgré ce désenchantement, nombreux sont ceux et celles qui cultivent encore l'utopie de bâtir des civilisations capables de vivre en harmonie avec la nature.

  • À L'HEURE OÙ LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES commencent sérieusement à faire sentir leurs effets, nous devons nous préparer à une profonde transformation dans la façon dont nous produisons et utilisons l'énergie à travers le monde. Le passage obligé des combustibles fossiles à des sources renouvelables entraînera un changement majeur dans notre façon de vivre. À quoi pourrait ressembler un avenir 100% renouvelable? Quelles technologies joueront un rôle crucial dans notre avenir énergétique? Quels défis allons-nous devoir affronter dans cette transition? Et comment pouvons-nous nous assurer que le nouveau système énergétique soit juste et équitable?
    Dans Un futur renouvelable, Richard Heinberg et David Fridley explorent les défis et les opportunités que présente le passage aux énergies renouvelables. En brossant le portrait de notre système énergétique actuel, les auteurs examinent la question de l'offre et de la demande d'énergie dans des secteurs clés de l'économie: la production d'électricité, les transports, les bâtiments et la fabrication. Leur analyse détaillée permet d'identifier les problèmes cruciaux auxquels nous serons inévitablement confrontés, de l'intermittence des sources de combustible au stockage de l'énergie en passant par la refonte des réseaux de distribution.
    Véritable travail de prospective pour nous aider à préfigurer ce dont demain sera fait, Un futur renouvelable est un ouvrage lucide et nécessaire pour planifier la transition énergétique à venir. Soyons prêts à relever le défi.

  • Le déluge social et écologique est déjà là. Non pas après nous, mais à côté de nous. Ce phénomène ne concerne pas que les générations futures, il affecte déjà les pays pauvres du Sud. Or, en raison de notre position privilégiée au sein des sociétés riches du Nord, nous le percevons à peine. Bienvenue dans la société d'externalisation.
    Depuis l'origine de l'industrialisation capitaliste, la stratégie des pays riches du Nord a toujours consisté à faire porter le poids de leur développement à d'autres. Ainsi, en regard de la question environnementale, le problème n'est pas tant que nous vivons au-dessus de nos moyens, mais que nous vivons au-dessus des moyens des autres. Si le concept des externalités n'est pas nouveau, Stephan Lessenich fait exploser ce cadre d'analyse et montre comment les changements climatiques et la crise des réfugiés rendent matériels et visibles la société d'externalisation et son prix, la société-monde n'ayant plus d'« en-dehors » pour se maintenir.
    Riche en exemples, À côté de nous le déluge ajoute donc aux théories de l'échange inégal et du rapport centre-périphérie une dimension écologique essentielle et un ancrage dans la vie quotidienne des citoyennes et citoyens du Nord à travers la consommation de masse. En dévoilant au grand jour la violence structurelle de la société d'externalisation - nous n'externalisons pas par méchanceté individuelle mais parce que la pratique sociale le permet -, Stephan Lessenich provoque une prise de conscience nécessaire, premier pas vers une indispensable remise en question globale du capitalisme.

  • «Condamné au vagabondage pour manque de conformisme, j'ai appris les leçons silencieuses des environnements que j'ai fréquentés.»
    Dans cet ouvrage autobiographique, Thierry Pardo raconte les voyages qui ont contribué à son éducation et à celle de ses deux enfants, hors des sentiers battus de l'école. Du Népal au Nunavik en passant par La Paz et Marrakech, il décrit comment les paysages naturels et humains lui ont appris bien plus que n'importe quelle institution scolaire. Le mystère des forêts, le tumulte des villes, le silence des déserts, l'ivresse des montagnes, la profondeur des mers... Tous les éléments sont convoqués pour incarner ce pouvoir de transformation que le voyageur recherche.
    Il en ressort une méditation sur la condition humaine, le rapport à l'autre, la solitude et la liberté, mais aussi sur le tourisme de masse, les moyens de transport et la photographie. Rédigé en hommage au poète Kenneth White et inspiré d'auteurs tels que David Thoreau, Elisée Reclus ou Gaston Bachelard, cet ouvrage nous invite à retrouver notre intimité avec la nature et notre solidarité avec l'univers.
    «Le vagabondage est un cadeau que j'offre à mes enfants parce qu'au-delà des multiples apprentissages, de l'ouverture sur le monde et sa mosaïque de cultures, l'aventure au quotidien procure un rapport apaisé aux risques et aux aléas de la vie.»

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