Sciences humaines & sociales

  • La domination masculine n'existe pas Nouv.

    L'homme (avec un petit h et un pénis de taille variable) est une pourriture : c'est lui qui vole, viole, tape, tue, refuse de laver ses slips et préférerait crever plutôt que de vivre dans un monde où des bonniches ont le droit de devenir PDG. Voici la « version officielle » de notre histoire. L'histoire humaine est, dit-on, l'histoire d'une domination masculine, faite par et pour des hommes prêts à tout pour tenir les faibles femmes à leur botte.
    Sauf que cette histoire est fausse. Du moins en partie.
    Si les hommes ont le pouvoir, c'est parce que les femmes l'ont bien voulu, tout au long des 99,98 % de l'histoire de notre espèce. Et ces millions d'années qui nous ont vus devenir lentement ce que nous sommes, elles les ont passés à frétiller du derche au moindre indice de force, de puissance et de brutalité. Pourquoi ? Parce lorsque votre organisme renferme des ovaires et un utérus, que votre reproduction vous fait courir un danger vital aussi extrême qu'indispensable, et que vous vivez dans un environnement hostile, de tels attributs sont encore les meilleurs pour vous protéger, vous et le fruit de vos entrailles, et vous aider à transmettre vos gènes aux générations suivantes.
    En d'autres termes, il n'y a pas de domination masculine. Un tel système oppresseur, vertical et unilatéral n'existe pas. Ce qui existe, c'est une histoire évolutive qui aura poussé les deux sexes à des stratégies reproductives distinctes.
    En décortiquant les principaux territoires de la « domination masculine » - les inégalités scolaires et professionnelles, le harcèlement, les violences familiales et conjugales, le viol et les violences sexuelles, la culture de l'honneur, l'agressivité, la guerre et le terrorisme -, cet ouvrage non seulement les éclaire d'une lumière radicalement nouvelle dans notre paysage intellectuel, mais il permet surtout de mieux les comprendre et de les expliquer, quitte à risquer de saisir, au passage, que les femmes ne s'en sortent vraiment pas si mal.
    Peggy Sastre est docteur en philosophie des sciences, spécialiste de Nietzsche et de Darwin. Ses travaux s'orientent principalement autour d'une lecture biologique des questions sexuelles. Elle a notamment signé Ex utero - pour en finir avec le féminisme (2009, La Musardine) et Le Sexe des maladies (2014, Favre). En tant que chroniqueuse et traductrice, elle collabore à divers titres de presse (Slate, L'Obs). Elle a également publié aux éditions Anne Carrière "Comment l'amour empoisonne les femmes" et "La haine orpheline".

  • Le cout de la virilite. ce que la france economiserait si les hommes se comportaient comme les femm Nouv.

    En France, les hommes sont responsables de l'écrasante majorité des comportements asociaux : ils représentent 84 % des auteurs d'accidents de la route mortels, 92 % des élèves sanctionnés pour des actes relevant d'atteinte aux biens et aux personnes au collège, 90% des personnes condamnées par la justice, 86 % des mis en cause pour meurtre, 97 % des auteurs de violences sexuelles, etc.
    La liste semble inépuisable. Elle a surtout un coût. Un coût direct pour l'État, qui dépense chaque année des milliards d'euros en services de police, judiciaires, médicaux et éducatifs pour y faire face. Et un coût indirect pour la société, qui doit répondre aux souffrances physiques et psychologiques des victimes, et subit des pertes de productivité et des destructions de biens. Pourtant, cette réalité est presque toujours passée sous silence.
    Lucile Peytavin, historienne et membre du Laboratoire de l'égalité, s'interroge sur les raisons de cette surreprésentation des hommes comme principaux auteurs des violences et des comportements à risque, et tente d'estimer le coût financier de l'ensemble de ces préjudices pour l'État et donc pour chaque citoyen.ne. Quel est le coût, en France, en 2020, des conséquences de la virilité érigée en idéologie culturelle dominante ? L'autrice nous pose la question : n'aurions-nous pas tous intérêts à nous comporter... comme les femmes ?!
    Lucile Peytavin est historienne, spécialiste du travail des femmes dans l'artisanat et le commerce. De 2013 à 2017, elle est chargée des questions d'égalité professionnelle et de dialogue social pour l'U2P, syndicat représentatif des TPE-PME, puis rejoint en 2016 le Laboratoire de l'égalité où elle travaille sur la lutte contre la précarité des femmes. Le Coût de la virilité est son premier essai.

  • Depuis cinquante ans, la consommation d'alcool a beaucoup baissé en France, sauf chez les jeunes.

    Ils boivent de plus en plus tôt, sont plus nombreux à le faire de manière régulière (plus de 10 fois par mois), et le nombre d'ivresses augmente. Avec des conséquences à court terme : coma parfois mortel, accidents de la route, agressions, rapports sexuels non consentis et non protégés ; ou à long terme : risque de dépendance, atteintes au cerveau, maladie psychique.
    Malgré les mesures de prévention mises en place par le législateur, cela ne suffit pas, le phénomène prend de l'ampleur.
    Les parents ont un rôle essentiel à jouer, mais souvent ils ne le savent pas, tant l'alcool est une substance "normalisée" dans notre pays. En outre, ils n'imaginent que très rarement les liens de leur enfant avec cette substance.
    Ce livre vise à :
    - leur apporter des éléments de compréhension de ce phénomène ;
    - leur expliquer l'importance de ne pas habituer leur enfant, jeune, à l'alcool ;
    - leur donner des clés pour dépister une consommation d'alcool régulière, une ivresse ;
    - les aider à en discuter avec leur enfant et leur fournir des réponses concrètes à des questions pratiques.
    Par exemple, "mon fils de 15 ans organise une fête pour son anniversaire et veut qu'il y ait de l'alcool".
    Que répondre ?
    Non - au risque que cet alcool soit introduit en douce ?
    Oui - au risque de banaliser cette consommation ?
    Marina Carrère d'Encausse est docteur en médecine. Elle présente Le Magazine de la santé et Allô docteurs sur France 5, ainsi que des émissions spéciales et des enquêtes de santé. Elle a également publié aux Éditions Anne Carrière Une femme entre deux mondes et Une femme blessée.

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    Plus jeune, Camille Emmanuelle voulait être un homme pour ne pas avoir à s'épiler, ne pas devoir faire la taille de jean de Kate Moss, jouir facilement à chaque rapport sexuel, ne pas entendre de remarques sexistes au boulot...

    La journaliste raconte, à travers des chroniques aussi drôles qu'informées, intimes ou nourries d'observations, comment et pourquoi la libération des femmes (et des hommes) se gagne, aujourd'hui, en se débarrassant des injonctions de la société sur le corps, la sexualité et le genre. Son discours intègre aussi bien les questions du clitoris, des poils pubiens, de la prostitution que celles de la Manif pour tous.

    Un manifeste pour un nouveau féminisme : incarné, contemporain et sex-positif.

    "La sexualité décomplexée, abordée sans fard ni fausse honte." - Marie Claire.
    "Un essai qui détonne et qui décape." - Cosmopolitan.
    "Un point de vue documenté, libéré et joyeux sur la sexualité. Une nouvelle parole féministe." - Glamour.

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    À la naissance, le bébé ne fait qu'un avec sa mère. C'est le temps de la fusion, indispensable, où il puise assurance et force.

    Cependant, il faut grandir et, pour cela, prendre de la distance, afin de gagner de nouveaux territoires d'autonomie et de liberté. Tout le développement psychomoteur de l'enfant, toute vie humaine apparaissent comme une suite d'attachements et de détachements, de conquêtes et de séparations.
    Mais peut-on se séparer sans peine ? Pourquoi la séparation fait-elle naître en nous un sentiment d'abandon ? Qu'est-ce que le travail de deuil, et est-il jamais terminé ? À quoi servent les souvenirs ? Sommes-nous vraiment nostalgiques de la fusion première avec notre mère ?
    Le Pr Marcel Rufo répond ici avec la chaleur et l'humanité qu'on lui connaît, et une grande empathie pour nos fragilités, nous tendant ainsi un miroir où chacun retrouvera ses interrogations, ses doutes, ses appréhensions face à la séparation.
    Avec, en filigrane, ce constat : on ne peut pas vivre sans lien mais, dès lors qu'il devient trop exclusif, ce lien menace de nous étouffer. Il faut donc pouvoir le desserrer, se détacher, afin de trouver la juste proximité entre les autres et soi.
    Longtemps chef de clinique à l'hôpital Sainte-Marguerite, à Marseille, le Pr Marcel Rufo, pédopsychiatre, dirige la Maison des adolescents à Paris.


  • Pour les parents d'aujourd'hui, l'école est un sujet sensible, prioritaire.

    Ils attendent d'elle que leurs enfants s'y épanouissent, y réussissent, et qu'ils en sortent avec un diplôme. L'école est aussi la source de préoccupations, de questionnements et d'angoisses qui conduisent ces parents à consulter un pédopsychiatre. Troubles des apprentissages, décrochage et phobie scolaires, précocité intellectuelle, pression des notes, redoublement, orientation...
    Marcel Rufo nous parle des points faibles du système éducatif et fait des propositions concrètes pour y remédier.

    À l'injonction de la réussite à l'école il oppose la confiance.

  • Alors que de nombreux spécialistes s'interrogent aujourd'hui sur la place et le rôle du père, soulignent sa supposée défaillance, Marcel Rufo fait entendre ici une voix singulière.
    Selon lui, c'est grâce aux fragilités paternelles que l'enfant peut se construire.
    Au fil du temps, il apprend à composer avec son père tel qu'il est dans la réalité, même s'il n'oublie jamais tout à fait le héros qui lui a transmis des rêves de gloire, et il tente de le retrouver dans d'autres figures, comme autant de « suppléments » de père qui l'aideront à renforcer sa confiance en soi.
    Avec la chaleur et l'empathie qu'on lui connaît, Marcel Rufo met en évidence une vérité essentielle : le père est toujours une mosaïque d'images mêlant réel et imaginaire.
    Mais cette mosaïque n'est jamais complète, et chacun passe sa vie à chercher la pièce manquante, celle qui viendra parfaire le tableau.

  • Depuis quelque temps, les deux sexes semblent s'affronter et la masculinité toxique est au coeur de tous les débats. Mais qu'en disent les hommes ? Que veulent-ils ? Quels rapports entretiennent-ils aux femmes, et à eux-mêmes ?
    Aurélie Lévy s'appuie sur son expérience de réalisatrice de documentaires et décide de leur donner la parole, pour tenter de les comprendre, sans parti pris et sans jugement. Ils sont artiste, universitaire, paysan, banquier, chômeur, détective privé...
    Dans une enquête aux allures de road trip, elle met à nu l'homme sous toutes ses facettes, à travers vingt témoignages, saisis dans l'époque.
    Et quelque chose de fort se produit : ils livrent tous, avec une désarmante sincérité, leurs espoirs, leurs doutes, leurs contradictions, leurs limites - et parfois leurs secrets les plus intimes.

    Une chose est sûre, le contenu de ce livre ne laissera personne indifférent.

  • " Des récits à la sincérité évidente, qui décrivent la magie d'une rencontre. " - Anne Le Pennec, L'École des parents
    " Un livre très émouvant. Vivifiant. " - Isabelle Vial, Pèlerin Magazine
    À travers le récit des consultations qui ont l'ont le plus bouleversé dans sa pratique, le pédopsychiatre Philippe Duverger, s'interroge sur la notion de "rencontre de l'autre" et l'impact profond et mystérieux qu'elle a parfois dans notre vie.
    Mon métier m'amène à voir beaucoup d'enfants et d'adolescents. Certains me marquent de manière indélébile et la seule évocation de leur nom suffit à dérouler une histoire, pour moi inoubliable.
    C'est pour tenter de comprendre pourquoi le souvenir de ces enfants s'est gravé en moi que je raconte ici leurs histoires. Chacune est singulière, mais toutes parlent d'une même chose : la rencontre.
    Il ne s'agit en aucun cas de théoriser, mais plutôt de saisir de manière impressionniste ce qu'elle est et ce qui s'y joue. Est-elle un jeu de miroirs ? Une illusion ? Une rêverie ? Un moment de vérité ?
    La rencontre est un peu tout cela à la fois mais ne se laisse enfermer dans aucune définition. Elle comporte toujours une part d'indicible et de mystère qui en fait la richesse.
    À la lecture de ce livre, chacun pourra repenser aux rencontres de sa vie et revisiter ces instants, uniques, où le destin s'est joué... Car notre vie est structurée par des rencontres, bonnes ou mauvaises, belles ou horribles, traumatiques ou mystérieuses, dangereuses ou rassurantes... Mais qui peut dire ce qui se passe exactement dans ces moments-là ?
    Philippe Duverger est pédopsychiatre, chef du service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent au CHU d'Angers, professeur des universités.

  • Le godemiché est-il un révolutionnaire qui a retourné sa veste ? Quels sont les bons conseils avant de copuler avec un extraterrestre ? L'auto-fellation peut-elle sauver l'Humanité ?
    Qu'a donc à nous confier un anus d'actrice X ? Les poupées sexuelles vont-elles nous réduire en esclavage ?
    Toutes ces questions et bien d'autres encore trouveront en ces pages des réponses cohérentes.
    Après avoir eu un problème d'évier et enquêté sur le rôle fondamental du plombier dans le porno, l'auteur s'est en effet lancé dans une suite d'investigations sexuelles à haute teneur journalistique.
    Si certains passages de ce livre sont d'un humour absolument navrant, d'autres vous permettront d'acquérir une solide porn culture pour briller en société.
    Michael Petkov-Kleiner est diplômé d'un master 2 en philosophie. Il a été rédacteur en chef de Playboy France et collabore régulièrement en tant que reporter pour Technikart, Brain Magazine, Trax, Néon...
    Sa passion pour le gonzo (ou journalisme ultra-subjectif) l'a entre autres mené à ingérer du micro-LSD pendant un mois, à parler avec des fantômes ou à agrandir son sexe.


  • Nous sommes à l'âge de la colère.

    La formule vient de l'intellectuel indien Pankaj Mishra et beaucoup de nos contemporains partagent ses idées : nous serions au bord d'une « guerre civile mondiale » parce qu'on se rendrait compte que la modernité n'a pas tenu ses promesses.
    Je partage le constat de Mishra sur le caractère pour le moins tendu de notre époque, mais mon diagnostic est aux antipodes : si nous sommes aujourd'hui aussi à cran, ce n'est pas parce que notre civilisation issue des Lumières n'a pas tenu ses promesses.
    Au contraire, c'est qu'elles se sont tellement bien réalisées que nous ne savons plus à quoi pourrait ressembler des épreuves proprement existentielles.
    Pourquoi ? Parce que nos perceptions, comme souvent, nous trompent. Nous avons peut-être l'impression que les périls se suivent, se répètent et empirent, mais c'est surtout parce que nous ne cessons d'élargir la définition du périlleux et transformons en catastrophique ce qui était anodin voici encore peu.
    Deux questions animent ce livre :
    - Pourquoi avons-nous le conflit si facile, l'hostilité si séduisante, l'affrontement si confortable ?
    - Pourquoi tant de gens semblent incapables d'exister s'ils ne s'imaginent pas avoir des ennemis à anéantir ?
    Son programme est celui d'un « pacifisme appliqué » : plonger au plus profond de notre nature conflictuelle grâce aux apports des sciences comportementales darwiniennes.
    Peggy Sastre est docteur en philosophie des sciences, spécialiste de Nietzsche et de Darwin. Ses travaux s'orientent principalement autour d'une lecture biologique des questions sexuelles.
    Elle a notamment publié aux Éditions Anne Carrière, La Domination masculine n'existe pas (2015) et Comment l'amour empoisonne les femmes (2018).
    En tant que chroniqueuse et traductrice, elle collabore à divers titres de presse (Le Point, Slate, L'Obs).

  • Philosophe de formation, Florence Ehnuel découvre, dans sa jeunesse, l' "approche centrée sur la personne", doctrine de Carl Rogers, psychologue américain déterminant du 20e siècle. Elle suit alors une formation au cours de laquelle elle se rend compte que les manières courantes de communiquer ne favorisent pas toujours la compréhension mutuelle.
    Dans cet ouvrage, elle expose le cheminement personnel qui l'a familiarisée avec le ressort majeur de l'écoute empathique : la reformulation. Elle détaille les formes diverses de jugements qu'on a intérêt à éviter et expose la mise en oeuvre de cette reformulation empathique à travers des chapitres explicatifs, mais également grâce à des dialogues variés. Au fil de ces observations et de ces considérations pratiques, elle dessine une philosophie de la communication et du rapport à l'autre.
    Ce livre s'adresse à ceux qui ont plaisir à écouter les confidences d'un ami, qui veulent être utiles à leurs proches lorsqu'ils sont dans la peine, ceux qui prônent les échanges d'idées libres et propices à la réflexion.
    Née en 1966, Florence Ehnuel est normalienne et agrégée de philosophie.

  • Ce livre dresse le portrait d'une ville ce qu'elle fut, ce qu'elle ne sera plus jamais à travers les récits entremêlés de ses habitants, contraints à l'exil par les violences et la guerre.
    La ville, c'est Alep. La grande cité marchande, riche, cosmopolite. Alep la pieuse et la conservatrice. Plus précisément, c'est son coeur historique que l'on entend battre dans ces pages : les vieux quartiers du centre et de l'est qui, au terme d'un soulèvement populaire, eurent cette terrible arrogance d'imaginer qu'ils allaient pouvoir contrôler leur destinée.
    C'était le lieu de vie de milliers de familles. Une ville détruite, cassée, réduite à l'inexistence, sauf à la chercher dans la mémoire des vivants. Ce sont leurs voix que ce livre recueille, leurs souvenirs de ce monde disparu, de ses traditions perdues. Les récits d'enfance, des projets d'adolescents, du quotidien s'égrènent dans les ruelles du vieil Alep, se répondent parfois, sans jamais être à l'unisson. Cet effet kaléidoscope s'amplifie au moment d'évoquer la révolution, la guerre et la survie selon les moyens propres à chacun.
    Les mots de ceux qui ont embrassé la voie du changement, qui se sont engagés pour elle à n'importe quel prix, n'occultent pas les mots de ceux qui n'eurent d'autre choix que de subir.
    Joie, solidarité, amour, illusions, peur, confusion... L'arrivée des "soldats de la liberté" entraîna la division de la ville en Est et Ouest, telle une fracture irréparable, séparant amis, familles et amoureux. Désillusions, colère, dégoût. Dieu fit une entrée fracassante avec ses cavaliers noirs. Foi, enfermement, incompréhension.
    Puis le pilonnage au hasard des explosions de bombes barils faucha les vies, les foyers. Deuil, douleurs, abandon. La plupart du temps : se relever. Dans une trame d'événements surréalistes à force d'être monstrueux percent partout les élans vitaux d'une communauté.
    Dans ce livre, cette communauté se penche sur la terre où s'arrimait l'arbre de ses ancêtres et, par les paroles qu'elle choisit, le relève fragilement au-dessus des décombres tout en interrogeant le ciel et les hommes.
    "Un récit poignant." - ELLE
    "On ne peut s'empêcher de penser au travail de Jean Hatzfeld sur le Rwanda: une même force, un même respect de ceux qui vous confient le pire et l'indicible." - France Info
    "Un chef-d'oeuvre, un souffle à la Svetlana Alexievitch" - Livres Hebdo

  • Mal en point, la sexualité contemporaine ? Désenchantée, tout au moins.

    Perturbée par les questions soulevées par le mouvement MeToo, mais aussi par la baisse internationale de libido, les enjeux de pouvoir, les injonctions irréalistes.
    Avec, pour résultat, une immense lassitude.
    La faute à qui, à quoi ? À une sexualité pensée comme une affaire d'orifices, à un imaginaire qui réduit les femmes à un vide à combler, alors qu'elles possèdent un sexe, pulsant, puissant.
    La première partie de cet essai, Sortir du trou, analyse comment l'Histoire, la culture et la psychanalyse ont réduit nos pratiques à peaux de chagrin.
    Mais parce qu'un pamphlet ne nous fera pas retrouver le chemin de la joie et du plaisir, la seconde partie de ce livre, Lever la Tête, propose une ars erotica optimiste, pratique, ambitieuse, centrée sur la fantaisie et l'éthique. Au programme : une sexualité solaire, radieuse, à la portée de chacun.
    Une autre sexualité est possible, il suffit de la faire advenir. Sortir du trou explique pourquoi. Lever la tête révèle comment.
    « Un pamphlet détonnant, nous invitant à prendre la voie d'une sexualité pleine et solaire. » - Elle Magazine
    « Les chroniques de Maia Mazaurette sur le sexe dans le Monde sont célèbres. Littéraires, drôles, astucieux, les billets de cette madame Sexe sont tous des collectors. » - Marie France
    Maïa Mazaurette est autrice, chroniqueuse et illustratrice. La majeure partie de son travail tant éditorial que fictionnel porte sur les questions de sexualité et de la place du corps dans les sociétés.
    Elle tient notamment des chroniques régulières dans Le Monde, GQ Magazine, Usbek & Rica et Le Temps, où elle décrypte les normes, les injonctions et les représentations stéréotypées liées à la sexualité et au genre. Expatriée depuis douze ans et nomade acharnée, elle réside actuellement à Brooklyn.

  • Comme beaucoup de couples de femmes, Anabelle et Pinky veulent un enfant. Elles se mettent alors à la recherche du donneur idéal.
    À l'occasion d'un apéritif bien arrosé, elles se confient sans retenue à Jérôme, un ami hétéro, père de famille qui propose spontanément son aide. BINGO !
    Le lendemain, dégrisé, il commence à hésiter, se renseigne, tergiverse un peu et finalement accepte de leur donner une de ses précieuses petites graines... et ça marche !
    Commence alors le cycle habituel de ce genre d'heureux événement : grossesse, naissance, vie en rose puis en « blues », car tout n'est pas si simple entre un couple de lesbiennes en osmose et ce géniteur devenu envahissant.
    Papa Graine, c'est un récit à trois voix, tendre et sincère.
    Pudique, mais pas trop... Où l'on rigole souvent de ce trio improbable.
    L'amour et l'amitié s'accordent pour accompagner un enfant bien dans ses baskets sur les chemins de la vie.
    Isabelle Maltese est actrice, réalisatrice, musicienne et coach sportive.
    Audrey Hervé est professeur de mathématiques et photographe.
    Guillaume Chérel est journaliste, auteur d'une quinzaine de livres dont Un bon écrivain est un écrivain mort (Éditions Mirobole, 2016).

  • Les femmes ont acquis le droit de travailler, de voter, de faire ou non des enfants, de disposer de leur corps et de leurs ressources matérielles.
    Bref, la libération féminine a eu lieu.
    Sauf que, dans un monde qui traque les différences sexuelles empêchant les femmes d'atteindre, en proportions équivalentes aux hommes, les positions sociales les plus élevées, il est un élément qu'à peu près personne n'a la présence d'esprit d'interroger. Ce grand absent du débat, c'est le boulet amoureux. Cet essai jette un éclairage drôle et décapant sur la dépendance affective dont souffrent encore trop souvent les femmes.

    La question n'est pas d'opposer émancipation et amour, mais de comprendre ce que les sciences ont à nous dire sur la toxicité du surinvestissement amoureux.

  • En dix ans, l'humanité a regardé l'équivalent de 1,2 million d'années de vidéos pornographiques et 95 % de cette consommation passe par ce que l'on appelle " les tubes ", des sites de streaming gratuits. Jamais l'accès au porno n'aura été aussi facile : des millions de contenus sont à disposition de façon permanente, sans restriction d'âge, sans aucune forme de contrôle quant à la violence des contenus diffusés. La gratuité combinée à l'immédiateté du streaming fait de ces sites un moyen prisé pour accéder aux images explicites, tant par les adultes que... par les mineurs. Car depuis la démocratisation du smartphone, l'âge moyen de la découverte du porno est descendu à 9 ans.
    70 % des consommateurs mineurs ont accès à ces contenus, non pas à partir de l'ordinateur de la maison, comme trop de parents l'imaginent, mais tout simplement à partir de leur téléphone. Ce même téléphone qu'ils emportent chaque jour à l'école et auquel ils ont libre accès lorsqu'ils sont seuls dans leur chambre.
    Mais pourquoi ces plateformes ne proposent-elles pas de système de filtrage ? Et surtout, pourquoi personne n'en demande-t-il la régulation ?
    Alors que ces sites figurent parmi les plus fréquentés au monde, au point d'être classés devant Apple et Microsoft, on ne peut qu'être frappé par le silence assourdissant des politiques. Les tubes agissent en toute illégalité, proposent du contenu piraté, ne respectent pas les lois européennes en termes de protection de l'enfance, agissent en toute impunité, sans qu'aucun gouvernement réagisse.
    C'est pourquoi nous devons nous réapproprier le sujet, sans panique morale mais sans minimiser non plus l'impact de la "porn culture" sur notre sexualité et sur nos rapports de genre. Il est temps pour nous tous d'en comprendre les rouages, de connaître ses moyens de diffusion, de la décoder et d'en évaluer l'impact sur notre rapport au corps et à l'Autre. Puisque nous ne pouvons revenir à une époque pré-Internet, autant analyser ce qui nous entoure avec pragmatisme et chercher les meilleures mesures de protection. Ainsi seulement il nous sera possible d'en jauger les éventuels dangers, d'avoir une conversation apaisée avec nos enfants et de faire en sorte qu'ils n'en soient pas affectés dans leur construction identitaire.

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