Éditions Médiaspaul

  • Vivre en dieu - propos sur la vie religieuse au xxie siecle Nouv.

    Dans la tradition chrétienne, diverses formes de vie consacrée sont apparues pour répondre à la quête humaine et spirituelle. Certaines ont développé davantage le service évangélique de la charité envers les pauvres. D'autres se sont tournées résolument vers la recherche d'absolu inscrite dans nos coeurs. Toutes, à leur source, ont bénéficié d'une expérience bouleversante des fondateurs et des fondatrices. Au cours des siècles, ces formes ont subi plusieurs réformes et adaptations.

    Aujourd'hui, le manque de relève, dû en partie à un modèle de vie consacrée qui ne consonne plus, pose de nouvelles questions. Parmi elles, il s'en trouve une, permanente et intemporelle. Elle s'adresse à chacun.: «.Toi, m'aimes-tu.?.» (Jn 21, 15-25). Question toujours à reprendre et à actualiser. La réponse, pour celles et ceux qui s'engagent sur le chemin de la consécration, est le choix d'un style de vie qui soit le signe du Royaume à venir et de l'amour inconditionnel de Dieu pour les humains. Dans ce livre, l'auteure s'applique avec bonheur à dévoiler les nouveaux visages de la vie consacrée, précieux trésor dans des vases d'argile. Elle ouvre à une vision plurielle et créatrice, où la quête de l'Absolu est première.

  • Grande marie ou le luxe de saintete (la) Nouv.

    Un alliage séduisant de littérature et d'histoire
    Le portait plein d'humanité d'une figure marquante de la Nouvelle-France ainsi revisitée
    Une lecture dynamique de l'histoire et une réflexion sur la société contemporaine

    Imaginons une barque qui remonte le fleuve Saint-Laurent, entre ses rives escarpées, depuis Tadoussac et accoste à Québec le 1er août 1639 après une escale à l'île d'Orléans. Dans cette barque, éprouvées par trois mois de traversée depuis Dieppe, trois religieuses ursulines, dont l'une, ayant quitté son couvent de Tours, dotée d'un fort tempérament, aussi bien tourné vers l'action que vers la mystique, apparaît déjà comme une figure centrale : Marie de l'Incarnation. N'imaginons plus. À quatre siècles de distance, c'est son portrait que brosse ici, d'une main leste, d'un oeil admiratif, l'écrivain Carl Bergeron, séduit par la force de caractère, les qualités d'organisatrice et le grand talent d'épistolière d'une femme portée par un désir d'absolu et celui, tout aussi impérieux, qui la poussera à faire corps avec ce pays de froid dément, de rochers austères et de forêts implacables, à apprendre les langues autochtones, à y bâtir un monastère, à enseigner, à s'abandonner à l'Amour avec des élans que nous savons plus comprendre. Ce faisant, Carl Bergeron tend à la religieuse de fer et de chair un miroir qui fera paraître étriquées notre époque, ses lâchetés, son amnésie souvent. Il prend la mesure de son legs, interroge la société québécoise issue de la Nouvelle-France. D'un même coup de fleuret, il égratigne l'université quand elle n'est que refuge, l'esprit bourgeois quand il n'est que calcul. Plus que tout, son chant d'amour à la «Grande Marie», aussi beau que nécessaire, est tourné vers l'avenir : «N'allons pas croire, naïfs que nous sommes, que Marie est morte en 1672 et qu'elle s'est arrêtée là. [...] Il se pourrait que le XXIe siècle fasse de Marie de l'Incarnation une contemporaine, et la ressuscite plus proche et vibrante à notre conscience qu'un Proust, un Céline ou un Joyce.»

  • La pandémie de COVID-19 est une épreuve au long cours pour le lien social. Le complotisme, l'isolement et différents enjeux de solidarité nous sont déjà familiers. Mais à moyen terme, les séquelles de la crise accentueront encore les écarts sociaux. On peut craindre la faillite de nombreuses petites entreprises, le chômage, la fragilisation de secteurs importants de l'économie et peut-être même des États. Les problèmes environnementaux et leurs conséquences pour les populations vulnérables risquent d'être négligés. La question sociale va redevenir cruciale. Irons-nous vers de nouveaux conflits, vers des tensions aggravées, ou vers de nouvelles formes d'engagement ?

    Observateur aguerri, André Beauchamp offre son regard sur le présent et l'avenir. Il démasque les visions inspirées par la peur et propose une analyse apaisée des véritables enjeux. Le grand défi, dit-il, est celui de l'amitié sociale, clé d'un avenir collectif plus humain dont la crise peut aussi devenir l'occasion.

    Un livre qui ouvre la réflexion sur les grands enjeux sociaux de la pandémie, écrit sous la plume d'un auteur apprécié tant pour sa compétence que pour sa pensée personnelle. Des textes limpides et concis, agréables à lire, couvrant l'étendue du sujet.

    André Beauchamp est prêtre, théologien et consultant en environnement. Il a été secrétaire du ministère de l'Environnement du Québec et président du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Il est l'auteur de nombreux ouvrages.

  • Qui de nous, au cours de son histoire, n'a jamais frappé un mur ? Échec, deuil, maladie ou fragilité intime, il s'imposait, immuable, en travers de notre route. A nous de nous ajuster. Ce scénario se répète chaque fois que nous sommes confrontés à des limites importantes marquant pour nous, non pas la fin du monde, mais la fin d'un monde.

    Ce livre propose une série de réflexions autour de paroles prononcées par des femmes placées devant l'ultime limite, celle de leur mort prochaine. Plus que jamais, elles ont dû composer avec l'inéluctable. En refusant de s'y laisser réduire, en s'y adaptant et en y découvrant peu à peu l'occasion d'une authenticité et d'une profondeur nouvelles, elles ont fait l'expérience d'un surcroît de vie. Les mots de ces soeurs en humanité forment un testament qui peut nous aider à surmonter nos propres impasses.

    Pendant féminin de l'essai A l'école de la fragilité, qui recueillait les témoignages d'hommes en fin de vie, ce livre dégage la sagesse propre des femmes devant les grands enjeux de l'existence. Il ne se lit pas nécessairement de façon continue, mais selon l'inspiration du moment et les besoins créés par la vie.

    Gilles Nadeau est prêtre et accompagnateur spirituel à la Maison Michel-Sarrazin. Ce livre est né de son expérience d'animation de groupes de prise de parole composés de femmes en phase palliative de cancer. Son précédent livre A l'école de la fragilité (Médiaspaul 2019) a été chaleureusement accueilli.

  • La bonté existe et est essentielle en notre monde. Elle a le pouvoir de guérir, de stimuler, de réjouir, d'ouvrir à plus grand que soi. En ces temps où les mauvaises nouvelles font la manchette, nous avons grand besoin de la voir à l'oeuvre, sans quoi nou

  • Dans cet ouvrage posthume, l'abbé Gérard Marier présente ses réflexions personnelles sur un sujet qui, surtout durant ses dernières années de vie, lui semblait être devenu une grande préoccupation, sinon une obsession, pour beaucoup de ses contemporains :

  • La pandémie de COVID-19 a secoué le monde entier, mais elle a aussi été une crise personnelle, intime pour plusieurs d'entre nous.

    Rupture abrupte du fil de nos vies, solitude, confrontation à nous-mêmes, conscience soudaine de notre fragilité et de notre finitude, autant d'expériences qui nous laissent ébranlés, en quête de sens et de nouveaux repères. En sortirons-nous diminués ou plus humains ?

    Alors que nous sommes privés autant des richesses du monde extérieur que de ses artifices, ce livre nous propose de renouer avec notre vie intérieure, terreau des valeurs sûres qui nous aideront à reprendre notre route. Il nous invite du même souffle à un dialogue avec l'histoire, la philosophie et la spiritualité, pour élargir nos perspectives et retrouver ainsi un regard confiant sur l'avenir.
    Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir transformateur d'une crise. Une parole intérieure l'habite et cache en elle un trésor à découvrir, un élan de vie à saisir. L'épreuve peut alors devenir un « moment d'éternité » qui transcende les circonstances particulières que nous vivons et nous relance vers de nouveaux horizons.

    Jean-François Gosselin, marié et père de famille, mathématicien de formation, a connu une riche carrière dans le monde de la statistique. La découverte de la théologie a profondément changé son regard sur la vie. Professeur auxiliaire à l'Université Saint-Paul d'Ottawa, il détient un doctorat en théologie qui lui a valu la Médaille du Gouverneur général du Canada. Il a publié plusieurs ouvrages dont L'éternité, rêve ou réalité ? (Médiaspaul 2018).

  • Les crises sont un temps d'épreuve mais, en rebrassant les cartes de nos vies, elles offrent aussi l'occasion d'un renouveau. La pandémie de COVID-19 nous a frappés de plein fouet aux plans personnel et collectif. Elle aura ainsi été un vaste laboratoire qui nous montre d'autres possibles.

    Nous avons renoué avec notre vulnérabilité, avec notre finitude, avec notre besoin les uns des autres et avec notre soif de sens ; nous avons été confrontés aux inégalités sociales et à la fragilité de groupes importants de notre population. Au plan spirituel, nous avons redécouvert le prix de la prière, des rassemblements, des sacrements, et les liens intimes qui unissent ces différentes réalités.

    Tirerons-nous de ce vécu des leçons durables pour notre mode de vie, nos relations, notre société, notre économie mondialisée ? L'auteur s'attarde aussi aux défis que crée ou révèle la pandémie pour l'Église, fragilisée comme institution, et pour les communautés chrétiennes, appelées à se renouveler dans un contexte de changements sociaux accélérés.

    Nous avons quelque chose à recevoir de cette tranche de vie. Seule la certitude d'être faits pour aimer et pour être aimés donne son sens profond à l'aventure humaine.

    Évêque auxiliaire pour l'archidiocèse de Québec, Marc Pelchat est aussi un ancien professeur et doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval.

  • Ce livre dévoile l'itinéraire hors du commun et la réflexion originale d'un jeune prêtre d'aujourd'hui. Édouard Shatov est né en 1973 dans une famille chrétienne orthodoxe, en plein coeur de la Russie communiste. Sa conversion au catholicisme et sa vocation l'ont conduit en France et en Angleterre, où il a fréquenté de grands spirituels juifs et anglicans, puis au Québec, où il exerce maintenant son ministère.
    Au gré de ses pérégrinations, il a pu approfondir sa foi née au carrefour de plusieurs mondes et s'est peu à peu forgé une pensée chrétienne à la fois enracinée et ouverte, capable d'embrasser la diversité contemporaine. Responsable du Centre culture et foi Montmartre, engagé dans les milieux du dialogue interreligieux et chroniqueur à Radio VM, il y déploie dynamisme, bienveillance et une vive intelligence.
    Quel regard ce jeune prêtre venu d'ailleurs porte-t-il sur l'Occident laïcisé, sur sa culture, ses débats sociaux, ses questions existentielles et spirituelles ? Selon lui, la foi chrétienne peut-elle y retrouver une place et s'y renouveler ? Et au coeur d'un Village planétaire marqué par le brassage des croyances, comment aborder la réalité des autres religions ?
    C'est à de telles questions que répond Édouard Shatov au fil de ces entretiens avec l'éditrice Sophie Brouillet. Il livre du même coup un témoignage de foi éloquent.

  • Une invitation à dépasser un regard uniquement négatif sur la mort et à accueillir son ultime appel.

    L'aide médicale à mourir est désormais une pratique admise dans les législations canadienne et québécoise. Pour plusieurs, le geste demeure suspect aux plans éthique et religieux. D'où l'importance d'en approfondir les grands enjeux, en réfléchissant positivement sur la souffrance et la mort humaines : elles sont toujours une expérience tout à fait personnelle, singulière, unique. Elles nous invitent à examiner avec ouverture d'esprit le défi que pose la misère incontrôlable de personnes en attente de compassion.

    L'auteur souligne le lien étroit entre le mystère de la mort et le mystère de la liberté, qui nous renvoient à celui de Dieu lui-même. Comment s'articulent le devoir de vivre, la souffrance, le rôle de la conscience, le sens de la dignité, le temps de la mort, et la pensée biblique sur la mort ? Lorsque la souffrance devient absurde, la mort n'est-elle pas un don du Dieu libérateur, et l'aide médicale à mourir comme la manifestation d'une compassion fondamentale à l'égard des souffrants ?


    « Je trouve ce texte remarquable. Il est clair et précis tout en étant nuancé. Il s'agit d'une synthèse très complète qui prend vraiment en compte l'essentiel des grands enjeux. Au-delà de "l'aide médicale à bien mourir", l'auteur propose, autour de la souffrance et de la mort, une qualité de réflexion qui devrait rejoindre et animer bien des débats d'actualité. »
    - Gabriel Ringlet

    Jean Desclos est prêtre du diocèse de Sherbrooke, au Québec. Après son doctorat en théologie morale à Rome, à l'Alfonsiana, il a été professeur titulaire et doyen de la faculté de théologie de l'Université de Sherbrooke. Vice-recteur de la même université de 2001 à 2008, il a ensuite pris charge d'une paroisse de la ville de Sherbrooke (Saint-Charles-Garnier). Il est l'auteur de nombreuses publications, monographies et articles dans diverses revues.

  • Si l'Exhortation apostolique Amoris laetitia a été violemment prise à partie, on peut également dire qu'elle n'a pas été prise au sérieux et bien peu mise en oeuvre. Plusieurs, après l'avoir lue, sont restés fort silencieux et très peu actifs, se contentant d'une réception molle. Seuls quelques épiscopats - dont celui de l'Argentine - y a donné un écho significatif. On attendait du pape François une directive magistérielle universelle alors que, adoptant une approche inédite, il renvoie chacun à la responsabilité et au discernement et invite à pratiquer le dialogue pastoral pour créer des processus et des itinéraires adaptés.
    Le moment est venu de tirer de l'oubli cette Exhortation et d'en reprendre sereinement la lecture pour en comprendre le sens et la portée, mais également pour en saisir les interpellations et toute la fécondité potentielle. Il faut se rapproprier ce texte et mettre en oeuvre localement des chemins qui permettent à des personnes de retrouver la joie de l'amour. Six théologiens et pasteurs, de l'Europe et du Québec, ont entrepris de relire Amoris laetitia et d'en faire ressortir les voies d'avenir. L'Église est fermement exhortée à prendre en compte la situation réelle des familles et à écouter avec elles l'Évangile afin de discerner des voies de croissance. Parce que, nous dit le pape François, les processus et les démarches pastorales comptent plus que les savoirs et les législations.
    DIRECTEURS DU PROJET
    Gilles Routhier est le Doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval (Québec). Spécialiste de Vatican II et de sa réception, il s'intéresse au devenir de l'Église catholique depuis Vatican II, notamment la métamorphose des paroisses, les défis de la transmission et l'émergence des nouveaux ministères.

    Arnaud Join-Lambert, né en France, est marié et père de trois enfants. Docteur en théologie, il est professeur à l'UCL (Université catholique de Louvain) en Belgique. Il y enseigne la théologie pratique et la liturgie. Ses recherches actuelles portent sur la synodalité dans les Églises particulières ; les mutations des paroisses et du ministère des prêtres ; la prière des Heures ; les liens entre culture, spiritualité et théologie.

  • Le système d'éducation tend à s'éloigner de sa mission la plus profonde au profit de fonctions techniques et souvent superficielles. Évitant le ton de l'expert, malgré sa formation et ses trente ans d'expérience, François Gervais passe par son parcours personnel, composé d'obstacles et de défis, pour nous proposer des pistes d'espérance. Prenant appui sur de nombreux succès inattendus, l'auteur montre comment l'impossible devient possible quand on se donne la peine d'aller au-delà des apparences. Plutôt que de critiquer les échecs, il privilégie la lumière des victoires, éclairant ainsi des chemins vers une éducation humaniste. Dyslexique et souffrant de diverses difficultés de langage, François Gervais est un véritable témoin de la résilience. Son engagement dans le milieu de l'éducation plaide pour la croissance globale des jeunes. On découvrira dans ce livre des pistes de réponse à la quête de repères et de sens de notre époque.

    François Gervais publie ce livre à sa 28 e année en tant qu'animateur de la vie spirituelle et de l'engagement communautaire à l'école secondaire d'Oka (Québec). Formé aussi en relations d'aide, il a publié plusieurs livres recelant des perles de sagesse. Ce conférencier de plus en plus recherché est considéré comme un vrai mentor spirituel.

  • Dans les résidences pour personnes âgées ou dans l'espace public, on croise de nombreux aînés. Un regard rapide voit surtout ce qu'ils ont en commun : la vieillesse. Qui s'attarde à la richesse, à l'épaisseur et à la variété de leurs histoires de vie, ainsi qu'à la sagesse qui en est le fruit ? L'auteure de ce livre est allée à la rencontre d'hommes et de femmes nés dans les années 1920 et 1930. Ils ont exercé des métiers aujourd'hui disparus et vécu les mutations historiques du 20e siècle. Ils ont connu de grandes amours, de grosses épreuves. Dans une société rangée, ils se sont frayé un chemin d'aventure, de courage et de créativité. Les confidences sereines qu'ils nous livrent au soir de leur existence ont de quoi nous inspirer sur notre propre route. Jouer avec ferveur la carte que le jeu de la vie nous a distribuée, tel est l'enseignement qu'ils veulent nous transmettre.

    Enseignante de formation, MADELEINE PICARD a fait carrière dans la fonction publique, auprès du personnel des services de garde ainsi qu'à l'accueil des immigrants. Après avoir voyagé dans plusieurs pays et rédigé des chroniques de voyage, elle a senti le besoin de revenir aux origines des gens d'ici pour mieux comprendre la génération qui l'a précédée.

  • Pour prendre toute la mesure d'un drame complexe qui demande à être mieux compris.

    Les abus sexuels perpétrés par des membres du clergé sont une profonde blessure pour les victimes et un révélateur pour l'Église. Ce livre a donc deux volets. En premier lieu, il s'intéresse aux personnes ayant vécu ces agressions. L'auteur documente les conséquences humaines et spirituelles des abus et encourage à cheminer sur la voie de la guérison. L'Église peut-elle contribuer à cette guérison ? Les personnes blessées et le personnel ecclésial soucieux de les accueillir trouveront dans la première partie du volume un soutien précieux.

    Spécialiste des questions de sexualité en lien avec les religions, Jean-Guy Nadeau situe ensuite les abus dans le contexte de l'Église. Comment de telles horreurs ont-elles pu s'y produire et surtout, y être couvertes et de ce fait perpétuées? Quelles conversions spirituelles et quelles réformes structurelles s'imposent pour les empêcher à l'avenir ?

    L'AUTEUR
    Professeur honoraire de la Faculté de théologie de l'Université de Montréal, Jean Guy Nadeau est un des premiers experts dans le domaine des abus sexuels du clergé, qu'il étudie depuis de nombreuses années. En 2017, il collaborait au Centre for Child Protection de l'Université Grégorienne de Rome. Il a été président de la Société internationale de théologie pratique.

  • Depuis le Concile Vatican II, l'Église encourage les chrétiens à retourner à la lecture de la Bible. En particulier, les papes des dernières années les ont invités à prier les évangiles en recourant à la lectio divina, pratique d'origine monastique qui comporte des étapes de lecture, de méditation et de prière. Le pape François parle en ce sens d'un « besoin urgent de devenir familiers et intimes de l'Écriture sainte ».

    Ce petit livre se veut un compagnon pour une telle démarche. À partir de textes de l'Évangile de Marc, il nous convie à un dialogue avec Dieu où alternent les temps d'écoute et les temps de réponse. S'y dessine peu à peu le visage de Jésus qui, Fils de l'homme et Fils de Dieu, dut passer par l'humiliation de la croix avant de parvenir à la gloire de la résurrection. Entre puissance et dépouillement, sa vie trouve des résonances dans la nôtre et inspire notre prière.

    Michel Proulx, o.praem., est professeur en études bibliques à l'Institut de pastorale des dominicains. Maître de formation chez les Prémontrés pendant 19 ans, il est maintenant prieur de sa communauté. Il détient aussi une formation en psychologie.

  • J'ai soif

    Roger Ebacher

    Chaque année, le carême et Pâques offrent l'occasion de plonger au coeur de la foi chrétienne. Pour ce faire, il est bon d'accompagner au désert Celui qui s'apprête à donner sa vie par amour pour l'humanité. Une démarche qui provoque le coeur à un sursaut de confiance, d'abandon et de vitalité.

    Ce livre contient 40 méditations sur la Passion et la mort de Jésus et 8 sur sa résurrection. Il peut accompagner le lecteur chrétien durant les 40 jours de carême, puis durant la semaine qui va de Pâques au dimanche suivant. Mais il peut tout aussi bien nourrir la vie intérieure tout au long de l'année. La croix glorieuse est toujours érigée sur notre monde !

    Un outil qu'apprécieront ceux et celles qui souhaitent vivre plus pleinement le carême et Pâques
    Des textes courts et accessibles propres à soutenir la vie spirituelle au quotidien

    Roger Ébacher a été évêque du diocèse de Baie-Comeau et est archevêque émérite de celui de Gatineau. Il a présidé, entre autres, la commission des affaires sociales de la Conférence des évêques catholiques du Canada. Son engagement social lui a valu un doctorat honoris causa de l'Université du Québec en Outaouais. Il a publié chez Médiaspaul Il nous aima jusqu'au bout (2017) et Devenir enfant de Dieu (2015).

  • « Je souhaite que la Parole de Dieu soit toujours davantage célébrée, connue et diffusée » (Misericordia et misera, 7). À la conclusion du Jubilé de la Miséricorde, le pape François invitait l'Église à placer au centre de sa vie et de son action pastorale l'Écriture Sainte. Car la Parole de Dieu possède ce « dynamisme... et ce potentiel que nous ne pouvons pas prévoir » (cf. Evangelii gaudium, 20.22) et qui touchent le coeur des humains et leur fait découvrir l'amour miséricordieux de Dieu (cf. Evangelii gaudium, 128). Pour cette raison, dans la Lettre apostolique Misericordia et misera (n. 7), le pape François souhaitait que « dans un dimanche de l'année liturgique, chaque communauté puisse renouveler son engagement à diffuser, faire connaître et approfondir l'Écriture Sainte : un dimanche entièrement consacré à la Parole de Dieu pour comprendre l'inépuisable richesse qui provient du dialogue permanent entre Dieu et son peuple. »

    Pour que toute l'Église, dans sa grande richesse de traditions et d'initiatives locales chemine ensemble en « unité d'intentions », le pape François a institué le Dimanche de la Parole de Dieu. Chaque année, il sera célébré le troisième dimanche du Temps Ordinaire et sera consacré « à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu » (Aperuit illis, 3).

    - Un Guide pratique pour faire de ce dimanche un moment solennel pour toute la communauté chrétienne.

    - Des suggestions concrètes pour la célébration eucharistique, mais aussi pour des activités spirituelles, culturelles, sociales, ludiques en lien avec le monde de la Bible.

    - Une occasion de célébrations oecuméniques puisque ce dimanche tombe à proximité de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens.

    - Une sélection de textes des Pères de l'Église et des derniers Papes qui soulignent la centralité de la Bible dans la vie chrétienne.

    - Le Guide propose des activités qui peuvent alimenter sur la durée des programmes d'animation biblique des communautés paroissiales.

    Le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation a pour mission d'approfondir le sens théologique et pastoral de la nouvelle évangélisation, en promouvant auprès des Conférences épiscopales l'étude, la diffusion et la mise en oeuvre du Magistère pontifical. En particulier, le Conseil est appelé à encourager l'utilisation des nouveaux médias dans l'annonce de l'Évangile. Le président du Conseil pontifical est Mgr Rino Fisichella.

  • Vieillir n'est plus synonyme de déclin et de fin prochaine. À la faveur d'une bonne santé, plusieurs aînés abordent le troisième âge dans toute la force de leur maturité, aspirant à y trouver un surcroît de vie. Mais des questions se posent pour y arriver : que reste-t-il d'essentiel après avoir élevé une famille, satisfait à des engagements sociaux, oeuvré et créé professionnellement ? Dans quelles valeurs ancrer le présent ? Et sur quoi miser pour continuer à grandir intérieurement malgré les diminutions physiques ?

    Ces pages d'un aîné, qui tiennent à la fois du témoignage, de la réflexion et du regard sur le monde, accompagnent le cheminement de notre société vieillissante. Les harmoniques du passé, du présent et de l'avenir s'y fondent en une musique des mots qui nous conduit dans les profondeurs de la vie, là où tout reprend sens.

    La beauté de l'écriture et la finesse des observations
    Un questionnement qui refuse les réponses trop rapides mais qui ouvre des brèches de sens

    Natif de France, Roland Bourneuf s'est établi au Québec dans les années 60 après avoir enseigné à Paris. Il a été professeur de littérature à l'Université Laval et a publié une vingtaine d'ouvrages (fiction, essais, études sur la peinture). Il a reçu plusieurs prix littéraires.

  • Un jeune couple doit décider de faire baptiser ou pas son enfant. Entre les parents, au bagage religieux différent, s'engage un dialogue sur la nature de la foi chrétienne qui s'étend peu à peu à leurs proches aux itinéraires spirituels tout aussi variés. A partir de cette mise en scène inspirée d'histoires vraies, et qui vise à demeurer au plus près de l'expérience, l'auteure développe sa réflexion sur la transmission de la foi dans une société plurielle et laïcisée. Les personnages sauront-ils retrouver l'essentiel du christianisme et sa pertinence à même leurs vies modernes ? Sous quelles formes ? Ce livre qui jette des ponts entre tradition et modernité pose des bases solides pour repenser l'initiation chrétienne dans le contexte actuel.

    Professeure à l'Institut de pastorale des dominicains (Montréal) depuis plus de 20 ans, Sophie Tremblay est spécialiste de la pastorale du baptême et de l'initiation chrétienne. Elle est récipiendairede la Médaille d'or du Gouverneur général du Canada pour son doctorat en théologie.

  • Tout au long de sa vie de religieuse et de théologienne, Marie-Thérèse Nadeau n'a eu de cesse de faire rayonner, par l'enseignement et l'écriture, la foi qui l'animait. De livre en livre, cette auteure généreuse et polyvalente aura composé une sorte de somme théologique pour aujourd'hui.
    Ce recueil reprend ses propos sur l'amour, l'espérance, la foi, la fidélité, l'Eucharistie, l'Église, la souffrance et la sainteté. On peut le lire pour réfléchir sur ces thèmes névralgiques du christianisme ou comme introduction à l'oeuvre d'une théologienne aussi stimulante qu'accessible.

    Membre de la Congrégation de Notre-Dame, Marie-Thérèse Nadeau, décédée en 2018, a été professeure et doyenne au Collège universitaire dominicain à Ottawa. Docteure de l'Institut catholique de Paris et de la Sorbonne, elle est l'auteure d'une vingtaine de livres publiés aux Éditions Médiaspaul.

  • Refuges

    Frances Greenslade

    La région de la Chilcotin, au nord de Vancouver, fin des années 1960. Deux soeurs, Maggie et Jenny. Elles n'ont qu'une dizaine d'années quand leur mère, jeune et veuve depuis peu, les confie à un vieux couple de sa connaissance et s'en va gagner sa vie comme cuisinière dans les camps de bûcherons. Elle a promis de revenir les chercher bientôt. Le temps passe. Elle ne revient pas. Où est leur mère ? Pourquoi les a-t-elle abandonnées ? Avec pudeur et une grande tendresse, Refuges est le roman d'une enfance enfuie, d'une adolescence inquiète. Il raconte une histoire d'amour filial, celui de deux petites soeurs à l'endroit de leurs parents humains, trop humains. Une histoire de deuil et d'abandon qui révèlera un drame, mais tout aussi bien une histoire d'anges gardiens croisés sur la route, de femmes fortes ayant appris à la dure à ne dépendre de personne. S'ajoute la présence bienveillante, discrète et palpable des peuples autochtones Chilcotins et Carriers. Et puis, les animaux, la forêt, les saisons, la solitude et son corollaire, la liberté, qui s'épanouit parfois dans l'amour très pur entre deux adolescents.

    FRANCES GREENSLADE est née à Saint Catharines, en Ontario, au Canada. Refuges est son troisième livre, le premier à être traduit en français. Elle enseigne l'anglais au Collège Okanagan à Penticton, en Colombie-Britannique.

  • Pour enfants de 5 à 9 ans.
    Encore un livre qui raconte Noël! Comme s'il n'y en avait pas déjà assez! Mais chacun, chacune de nous, n'avons-nous pas notre manière de comprendre Noël, de nous l'approprier et de le raconter?
    Ce livre possède au moins trois particularités. D'abord, il fait commencer Noël là où il a vraiment commencé, c'est-à-dire dans le coeur de Dieu. Il évoque aussi les personnes qui ont préparé Noël.
    Ensuite, cette narration de Noël est servie en 24 brefs épisodes, comme autant de petites cuillerées adaptées à l'appétit des enfants. Certaines sont épicées d'humour, d'autres riches de mystère, d'autres enfin éveillent le goût à la prière.
    Enfin, la plupart des épisodes offrent une brève intégration sous forme de question à laquelle répondre ou d'activité à accomplir. Ainsi, l'enfant (ou même l'adulte!) est invité à entrer dans l'histoire de Noël et à la faire sienne.
    « Il est né le divin Enfant! Jouez hautbois, résonnez musettes! »
    Que ce récit rehaussé des magnifiques illustrations de Claude Cachin vous aide à l'accueillir avec la joie et l'étonnement de Marie, de Joseph et des bergers.

    - Un langage simple et poétique, un style dynamique, renforcé par les activités et réflexions proposées à l'enfant.
    - Des illustrations aux couleurs chaudes et aux traits délicats qui contribuent à faire de cette lecture un moment privilégié.
    - Une ressource précieuse et originale pour ceux qui désirent éveiller la foi des enfants.

    Georges Madore, prêtre de la Congrégation des Missionnaires Montfortains, est connu pour ses livres et ses articles qui visent à présenter de façon accessible la richesse de la foi chrétienne. Il est animateur de retraites paroissiales, tâche héritée de son fondateur, Louis-Marie Grignon de Montfort, qui voulait par cette pratique « renouveler l'esprit du christianisme » dans la France de Louis XIV.

    Claude Cachin est né à Pau. Illustrateur freelance, il travaille aussi bien pour l'édition et la presse jeunesse (romans, albums, documentaires, scolaires) que pour les adultes à travers des illustrations presse, cartes postales, calendriers, affiches, packaging... Il a été publié, entre autres, par Bayard, Gallimard Jeunesse, Milan, Albin Michel.

  • La Dévotion moderne (Devotio moderna) est un courant spirituel né vers la fin du 14e siècle initié par Gérard Groote, converti néerlandais. Il s'agissait d'une nouvelle voie spirituelle à l'encontre de celle de type monastique jusque-là dominante. Elle fut bien accueillie tout d'abord en raison de son caractère éminemment pratique, réaliste. Les réalités concrètes, ordinaires, voire banales de la vie de tous les jours devaient s'intégrer à l'itinéraire des chercheurs d'intériorité. En d'autres termes, il s'agissait d'assumer pleinement son humanité, c'est-à-dire le caractère singulier de chaque personne dans son expérience spirituelle. La connaissance de soi était le pilier de cette spiritualité.

    Ce courant exprimait, du côté religieux, les valeurs humanistes de la Renaissance. Gérard Groote avait saisi les attentes de clercs et de laïcs issus, comme lui, de milieux bourgeois porteurs de valeurs nouvelles telles, entre autres, subjectivité, efficacité, liberté. Un texte emblématique, toujours réimprimé, est L'Imitation de Jésus Christ dont le titre rappelle l'orientation christologique du courant. Par la suite, la spiritualité ignacienne, centrée sur la personne et le discernement spirituel, sera l'aboutissement naturel de la dévotion moderne.

    L'auteur du présent ouvrage fait le pari que, six siècles plus tard, cette « dévotion » qui met au centre la personne dans la quête spirituelle, peut répondre aux attentes des nouveaux chercheurs de sens.

    Pierre Hurtubise, spécialiste d'histoire religieuse, sociale et culturelle, membre de la communauté des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, est professeur émérite à l'Université Saint-Paul à Ottawa après avoir été de 1985 à 1994 recteur de celle-ci. Il y est actuellement titulaire de la Chaire de recherche en histoire religieuse du Canada.

  • Le Livre de Job, l'un des plus célèbres de l'Ancien Testament, aborde le mystère de la souffrance avec une profondeur et une finesse sans pareilles. La foi en Dieu permet-elle d'expliquer la souffrance ? Celle-ci serait-elle une punition destinée à la personne éprouvée ? À cette hypothèse souvent révoltante, s'oppose la figure du juste qu'incarne Job. Mais alors, comment continuer à croire en un Dieu à la fois bon et tout-puissant ? C'est pourtant ce que fait Job, réclamant d'être entendu, questionnant Dieu avec vigueur sans pour autant le maudire, se tenant debout devant lui. Cette hardiesse lui vaudra finalement, contre toute attente, la faveur de Dieu. Job aura aussi droit à une réponse singulière. La souffrance demeurera pour lui mystère, mais deviendra en même temps espace de relation et lieu de passage.

    Chef-d'oeuvre de sagesse, le Livre de Job garde toute son actualité. Jérôme Martineau le relit à l'aune de la sensibilité contemporaine, ouvrant ainsi de lumineuses brèches de sens en temps d'épreuve.

    « Le livre de Job, d'un bout à l'autre, est une pure merveille de vérité et d'authenticité. Au sujet du malheur, tout ce qui s'écarte de ce modèle est plus ou moins souillé de mensonge. »
    - Simone Weil

    Diplômé en communications et en théologie, Jérôme Martineau a enseigné à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Il a dirigé la revue Notre-Dame-du-Cap durant près de 30 ans. Il a reçu en 2012 le prix Marie-Guyart en reconnaissance de son travail dans le domaine médiatique.

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