Éditions Somme toute

  • Plaidoyer pour un syndicalisme actuel Nouv.

    Est-ce que c'est normal que je me sente si loin de mon organisation syndicale nationale ? Quand j'écoute les représentants nationaux, j'ai vraiment l'impression qu'ils sont déconnectés de notre réalité. Pour quelles raisons ne sait-on pas vraiment ce qui se passe aux tables de négociations ? Pourquoi utilise-t-on toujours les mêmes moyens de pression ?

    Ces questions qui reviennent sans cesse dans la bouche des membres témoignent des difficultés que rencontrent aujourd'hui les grandes organisations syndicales. Si elles ont, pendant longtemps, occupé un rôle important dans la vie de leurs membres et au sein de la société québécoise, force est de reconnaître qu'elles sont de plus en plus considérées comme de simples négociatrices de conventions collectives.

    Selon Éric Gingras, président du Syndicat de Champlain, il est temps que les pratiques de ces instances changent pour s'adapter aux nouvelles attentes des membres qu'elles représentent. Dans ce livre, il en appelle à plus de leadership : revoir les façons de communiquer, cesser d'utiliser les médias comme seule courroie de transmission possible, impliquer davantage les membres lors des processus de négociation, rendre les structures organisationnelles plus flexibles... Les solutions sont nombreuses, ne manque plus qu'un peu d'audace.

  • Toucher au cinéma Nouv.

    Toucher au cinéma est un recueil de textes (essais, réflexions, carnets, analyses, etc.) et de dessins de Pierre Hébert réalisés au cours des dix dernières années. Certains d'entre eux sont parus dans des revues québécoises (Hors champ, 24 images), ont été prononcés lors de colloques (au Québec et en France) ou ont accompagné desinstallations et des performances. D'autres sont des inédits, des réflexions du cinéaste et animateur sur sa pratique, sur l'évolution de l'image en mouvement, sur le cinéma de ses contemporains (jeunes et vieux) et sur la lecture et relecture de figures totémiques du 7e art (André Bazin, André Martin).

  • L'aventure de la génétique Nouv.

    Les recherches scientifiques sur le clonage et le génome humain pourraient-elles être mieux encadrées ?
    Devrait-on éliminer les maladies génétiques et autres particularités héréditaires ? Dolly fut-elle la mère des monstres en série ?

    Depuis les dernières décennies, les prouesses et les maladresses de certains scientifiques ne cessent de nous surprendre : clonage d'animaux de ferme, dépistage de maladies, exploitation d'organismes génétiquement modifiés, développement de la chirurgie du génome, création de singes fluorescents... Si les percées dans le domaine sont appelées à occuper une place grandissante dans nos vies, les critères moraux devant encadrer leur développement sont loin d'être déterminés. Alors que des humains songent à en créer artificiellement d'autres ou à les rendre plus performants que nature, le débat sur le clonage et le génie génétique nous concerne toutes et tous, de près ou de loin.

    Dans L'aventure de la génétique humaine, Jean Bergeron nous invite à réfléchir aux portées - morale, juridique et scientifique - de ces entreprises. Comme le docteur Frankenstein qui rassemble les pièces pour construire son monstre, l'auteur regroupe ici réflexions éparses, exemples inspirants et données surprenantes pour offrir un panorama diversifié et personnel de ce vaste sujet.

  • j'ai montré toutes mes pattes blanches je n'en ai plus prend la forme d'une longue lettre qu'écrit l'artiste et autrice Sylvie Laliberté à son frère, mort depuis peu. Elle y raconte son deuil, sa difficulté de vivre sans lui, de le savoir seul parmi les autres morts qu'il ne connaît pas. Elle y raconte aussi leur enfance, cette enfance privée de réalité par un père qui n'allait pas bien, à une époque où on évitait de parler des gens qui n'allaient pas bien. Dans les banlieues, les enfants de ces hommes souffrants devaient s'accrocher et espérer que tout ne s'enfuit pas au pays de ça-ne-va-vraiment-pas-bien-du-tout.

    Dans ce nouveau livre, Sylvie Laliberté lève un voile sur un pan de sa vie familial, celui de la maladie de son père. Avec ce ton inimitable que les lectrices et lecteurs ont pu découvrir dans Je suis formidable mais ça ne dure jamais très longtemps, Je ne tiens qu'à un fil mais c'est un très bon fil et Quand j'étais Italienne, l'autrice remonte à nouveau le fil de sa vie pour livrer un récit empreint de douleur, de honte, de compassion et de douceur.

  • En quelques décennies seulement, le Québec est passé d'une mentalité de « porteurs d'eau » à celle d'une nation dont les individus, affranchis, savent qu'ils ont tout pour réussir... et en français! Si les générations précédentes ont donné au Québec les moyens de ses ambitions, il faut maintenant nourrir une ambition à la hauteur de nos moyens.

    À travers ce manifeste hors norme, l'équipe fondatrice du projet Ambition Québec (Catherine Fournier, Pierre Marois, Geneviève Dubé-Marcil, Guillaume Gringras, Jean Pierre Kayihura, Odette Lavigne, Lou-Joris Lavoie-Rondeau, Élodie Lussier Piché, Carl Paquet, Karolanne Perreault, Shophika Vaithyanathasama, Jean-Christophe Verbert) explique pourquoi elle choisit de miser sur le principe de proximité pour amorcer cette démarche. Les régions, les municipalités, les communautés et les différents milieux de vie doivent être au coeur du renouvellement de l'action souverainiste. C'est ainsi que nous paverons la voie vers un pays au sein duquel chaque Québécoise et chaque Québécois pourra s'épanouir pleinement.

    Récits, discussions, poèmes et illustrations se mélangent ici pour proposer une vision rassembleuse et inclusive de la lutte pour l'indépendance.

  • D'horizons et d'estuaires : entre mémoires et créations autochtones est une collection d'essais réunissant les voix de 16 artistes, commissaires, historien·ne·s de l'art et travailleur·se·s culturel·le·s autochtones, tant francophones qu'anglophones, oeuvrant dans les territoires que l'on nomme Québec. Faisant suite à des expositions, des performances, des résidences d'artistes et des discussions mises en place lors du Projet Tiohtià:ke (2017-2019) du Collectif des commissaires autochtones, ces textes honorent les relations et les affinités qui sont au coeur de ces pratiques en arts
    visuels.

    Quelle place occupe actuellement les créations visuelles autochtones dans la société québécoise? Comment les créateur·trice·s imaginent-iels le futur de leurs expressions culturelles? Par la diversité des points de vue et les enjeux soulevés par ces écrits, ce livre pose des questions cruciales sur l'avenir des arts autochtones et ouvre la porte à des dialogues longtemps attendus au Québec qui, nous l'espérons, permettront de créer de réels changements positifs. Il est maintenant temps de plonger dans ces imaginaires collectifs éblouissants et de nager dans les eaux ondulantes de ces mémoires résilientes.

  • Fuite des revenus publicitaires, méfiance du public, fake news, virage numérique, compressions budgétaires, réduction des effectifs, fermetures... dire qu'une crise secoue les médias relève aujourd'hui de l'euphémisme. Disons-le franchement : le milieu journalistique est en chute libre.

    Si aucun coup de barre n'est donné, les entreprises médiatiques continueront de fermer les unes après les autres. Bientôt, il ne restera que quelques structures dans les mains de deux ou trois milliardaires en quête d'influence. Ou encore, une poignée de petits organismes sans moyens. L'infospectacle, les chroniques et les réseaux sociaux resteront les seules façons de s'informer et les assises de la démocratie s'effriteront peu à peu.

    Dans Tombée médiatique, Mickaël Bergeron dresse un portrait de la situation en distinguant trois priorités sur lesquelles travailler : le modèle de financement doit être repensé, les médias ont à assumer leurs responsabilités sociales, les salles de nouvelles doivent reconnaître l'importance de la diversité. Au carrefour de l'essai et du manifeste, du personnel et de l'universel, du découragement et de l'espoir, l'ouvrage se veut un plaidoyer pour que cette crise se transforme en opportunité.

  • Les mois se suivent et se ressemblent : scandales, outrances, tweets vénéneux, faits alternatifs, bouffonneries et autres gâchis se succèdent à la Maison-Blanche comme si Donald Trump refusait qu'une seule journée soit consacrée à autre chose qu'à rendre son mandat présidentiel le plus extravagant de l'histoire américaine. Sur fond de racisme décomplexé, de conflits d'intérêts, de magouilles électorales et de haine grimpante, le chef de l'exécutif refuse, rage, invective, méprise, renvoie, bouscule, trafique, ment, insulte, détruit.

    Mais quels intérêts Trump cherche-t-il vraiment à défendre? Et comment y arrive-t-il? Doit-on simplement voir en lui un grotesque milliardaire ou encore un fin manipulateur?

    Dans ce deuxième opus de sa série sur Trump, Serge Truffaut propose le récit des 15 mois qui forment le coeur de sa présidence (mars 2018 à mai 2019). En livrant un portrait exhaustif de ce mandat hors norme, ce livre permet de mettre en évidence et de relier les lignes de fracture, les tensions, les abus et les révoltes qui le ponctuent.

  • De quoi se composent nos excréments ? Crocodiles, serpents et autre bêtes immondes peuplentils réellement nos égouts ? L'eau que l'on retrouve dans notre toilette est-elle vraiment la même que celle qui coule de nos robinets ?

    Pour la majorité d'entre nous, notre connaissance des déjections humaines se limite à ce que contient notre cuvette et se termine une fois la chasse d'eau tirée. Toutefois, c'est toute une aventure qui commence à ce moment, aventure durant laquelle les eaux usées se mêlent aux éléments les plus divers - lingettes nettoyantes, mégots, bâtons de hockey, etc. -, sont traitées dans différents types de stations d'épuration, puis rejetées dans nos rivières. Cet ouvrage est non seulement une plongée dans nos égouts, mais aussi une histoire de l'hygiène publique, un panorama des avancées scientifiques et technologiques ayant permis de limiter la propagation de nombreuses maladies et un manifeste pour une meilleure gestion des eaux usées.

    Combien de temps encore des surverses comme celle ayant eu lieu à Montréal en 2015 et ayant entraîné le déversement de 8 milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve seront-elles nécessaires ?

  • Sous-financement chronique de l'éducation, locaux vétustes, diminution des services spécialisés, augmentation de la charge de travail, précarisation des emplois...tout semble vouloir amener le personnel enseignant à l'épuisement professionnel, au burn-out. Pour plusieurs, le dilemme devient critique : il devient nécessaire de choisir entre 1) sacrifier sa santé mentale ou 2) changer de profession.

    Les téméraires qui font le premier choix et qui tombent d'épuisement se font dire qu'il s'agit avant tout d'adapter leurs comportements, de prendre du temps pour respirer. Mais la solution repose-t-elle vraiment sur des stratégies de survie ?

    Capucine Esther Beauchemin est le nom de plume d'une enseignante qui pratique à Montréal depuis une dizaine d'années Pour elle, le burn-out, loin d'être un problème d'adaptation de l'individu, est plutôt, dans bien des cas, le résultat logique d'une société axée sur la performance et fondée sur le mythe du self-made man, d'une société patriarcale où les principes d'efficacité et de prospérité économique prime sur la santé des personnes. Faire école est le récit d'une enseignante épuisée, mais aussi la dénonciation du discours néolibéral qui s'insinue à la fois dans la gestion nos écoles, dans nos approches thérapeutiques et dans nos mythes individuels et collectifs. Ainsi, sauver le personnel enseignant (et, plus largement, l'ensemble des travailleurs et travailleuses) ne passe pas seulement par la promesse d'investissements économiques, mais aussi par une inévitable refonte de nos récits et de notre rapport à l'autre.

    Faire école se veut un essai aux formes hybrides, mêlant intime et statistiques, témoignages et analyses, poésies et éditoriaux.

  • Les activités entourant la production de films pour adultes se sont accrues au Québec, au point où Montréal est devenue une plaque tournante de ce commerce international qui engrange annuellement des milliards de dollars. Portait ludique et sans concession de l'industrie pornographique, Pornodyssée donne la parole à ceux et celles qui font jouir nos écrans. À la fois reportage, essai littéraire et confession biographique, ce livre est le fruit d'une enquête basée sur de nombreuses entrevues avec les Québécoises et les Québécois qui façonnent le porno d'ici et d'ailleurs, qu'ils travaillent devant ou derrière la caméra. Il s'agit d'une invitation à passer au-delà de l'écran pour visiter les coulisses de la fabrique de l'érotique, avec ses rêves et ses cauchemars.

  • Ayant conservé journaux intimes, lettres, travaux universitaires, agendas de boulot, discours, coupures de journaux et notes personnelles depuis son enfance, Micheline Savoie parcourt, dans ce récit autobiographique, l'histoire de trois générations de femmes : celle de sa mère, la sienne et celle de sa fille. S'adressant à cette dernière, elle retrace un itinéraire mouvementé entre Campbellton, Montréal, Ottawa et Québec, la frénésie et l'essoufflement, l'ardeur et les tourments, elle raconte le sexisme en milieu de travail, la barbarie du viol, la complexité des rapports familiaux, l'amour, la tendresse et la détermination. Elle témoigne de sa vie en tant que mère, fille et femme, et de son expérience à la direction des communications d'institutions d'envergure (Radio-Canada, le Conseil consultatif canadien de la situation de la femme, l'ONF, Loto-Québec).

    Le récit qui se tisse devient ainsi non seulement un dialogue entre une femme et son passé, mais aussi un portrait unique et intime de son cheminement professionnel. Acadienne d'origine, Micheline Savoie est une féministe audacieuse, qui a su défendre la place des femmes et des minorités dans le cadre de ses fonctions.

  • Un régiment indocile. Ainsi peut-on envisager ces générations de créatrices et de créateurs, prospecteurs de fulgurances imagières, qui ont donné naissance à un cinéma exploratoire dont le grand récit québécois de l'image en mouvement a trop longtemps fait l'économie. Premier ouvrage du genre, ce livre collectif sur le cinéma expérimental québécois traverse - à grand renfort d'essais, d'entretiens, de photographies, de manifestes et de témoignages - plus de 75 ans d'avant-garde.

  • En janvier 1994, Gary Lawrence est parti pendant huit mois explorer l'Europe et l'Afrique du Nord, sac au dos, fuyant une morne carrière juridique. Il est revenu de ce périple avec des kilos de calepins noircis, quantité de rouleaux de bobines exposées et la ferme volonté de raconter ses histoires à qui voudrait bien les lire.

    Depuis, il a foulé du pied plus de cent pays et territoires et pondu des centaines de textes, entre autres publiés dans L'actualité, Le Devoir et Espaces. Il regroupe dans cet ouvrage 50 de ses meilleurs écrits, qui forment autant de plongeons saisissants aux quatre coins de la Terre, de Tétouan à Berlin, en passant par le mont Kenya, Reykjavik ou encore le Mékong. Lieux paradisiaques ou pestilentiels, paisibles ou abasourdissants, périlleux ou hospitaliers, sont réunis ici pour livrer un tour du monde sans complaisance qui rend visible les variations et les similitudes, les fractures et les connexions entre les peuples. Le texte est accompagné de photographies de Gary Lawrence.

  • Alors que Justin Trudeau dépense des milliards de dollars pour l'achat d'un pipeline, Bolsonaro brûle la forêt amazonienne, François Legault se peint en défenseur de l'identité québécoise et la haine formate dans les journaux, gangrène les réseaux sociaux. En ce début du 21e siècle, les fins du monde sont nombreuses, diverses, empruntent la forme de l'apocalypse climatique, du populisme décomplexé, du virus ravageur ou du barbarisme médiatique.

    Recueil de chroniques publiées au cours des deux dernières années, La terre est une poubelle en feu se veut un cri d'alarme, une complainte tragique dans laquelle l'accumulation de prophéties dantesques devient un électrochoc contre l'apathie. Frédéric Bérard y jette un regard indigné sur les élites, qu'elle soit politique, économique ou médiatique, et dénonce la passivité qui caractérise notre époque. Si Frédéric Bérard se déclare pessimiste quant à la suite du monde, il refuse d'opter pour la résignation et de taire la duplicité des élus, la violation des droits fondamentaux ou l'aveuglement volontaire face aux enjeux environnementaux.

    En introduction, deux lettres que s'échangent l'auteur et Ève, sa fille, viennent insister sur le fait que les générations, plutôt que de s'accuser, doivent maintenant s'unir et travailler ensemble pour régler ces crises et empêcher que le monde ne s'effondre.

  • Sa voix unique, son franc-parler, son authenticité et sa volonté de repousser les limites de la radio ont fait de Robert Blondin un des animateurs et des réalisateurs les plus marquants de Radio-Canada. Pour toute une génération, ses émissions ont été incontournables et innovatrices, tant sur le plan du contenu que sur celui de l'expérimentation et du développement technique. Toutefois, Robert Blondin est bien plus qu'un homme de radio et son parcours éclaire tout un pan de l'histoire culturelle du Québec.

    Dans cet ouvrage, Luc Gonthier revient sur la trajectoire de ce touche-à-tout, depuis ses débuts dans les radio-théâtres de Radio-Canada jusqu'à ses expéditions à travers le monde, en passant par ses expériences dans une commune d'Outremont, ses émissions marquantes et son amour pour la musique classique. Cette biographie laisse la parole à Robert Blondin, mais aussi à sa famille, à ses proches et à ses collègues (Michel Garneau, Louise Forestier, Serge Cabana, Jean Fugère, Pierre Dupras, Odile Chenevez et plusieurs autres) qui unissent leur confidence pour livrer un portrait sensible et étonnant de vérité de cet homme pluriel.

  • Le faubourg à m'lasse, témoin du passé ouvrier de Montréal, a été démoli au début des années 1960 pour faire place à la tour de Radio-Canada et ses mille stationnements.

    Aujourd'hui, ce projet grandiose, à la fois témoin et reflet d'un Québec alors en pleine effervescence, doit déménager. Élaborée à partir d'une démarche personnelle de documentation et de rencontres, l'autrice partage avec nous sa lecture de trois époques charnières qui ont vu notre rapport à l'information se transformer, souvent simultanément aux grands bouleversements sociaux et politiques. Elle questionne notre place, comme citoyen.ne, dans ces grands mouvements et propose de réinvestir le présent, ici et maintenant, pour que l'avenir ne nous transforme pas en de simples consommatrices et consommateurs.

    /> De 1890 à aujourd'hui, trois histoires se succèdent, s'entremêlent et nous font traverser l'histoire sur le territoire actuel du quartier centre-sud. Une fille d'ouvriers blessée à l'usine, un jeune garçon vivant l'effervescence de la Révolution tranquille et une jeune actrice qui peine à trouver sa place et ce qu'elle a à dire dans ce présent essoufflé. Leurs existences se croisent et s'entrelacent dans cette recherche, parfois inconsciente, de la citoyenneté et ce désir puissant d'écrire une histoire qui résisterait aux pelles des promoteurs de l'uniformisation.

    Avec une préface d'Alain Saulnier.

  • Axe, Fluke, Monk.e, Wüna. Leurs noms résonnent comme autant de cris dans
    la guerre qu'ils mènent contre l'ennui et l'anonymat. Avec Le chrome et le
    noir, Jean-Marc Beausoleil mène une enquête qui lui permet de rencontrer
    certains des artistes les plus influents et les plus prolifiques d'une culture à la
    fois clandestine et commerciale. Dans une prose vive et alerte, Beausoleil livre
    les portraits d'individus, hommes et femmes, jeunes et vieux, dont le destin
    est marqué par l'amour de l'aérosol. Détenu à la prison de Bordeaux, élu à
    l'hôtel de ville, intervenante sociale, muraliste globetrotteur, que leur quête
    soit esthétique ou existentielle, ils unissent leurs confidences pour créer un
    portait unique de Montréal dans sa diversité culturelle et politique, dans
    /> ses ruelles les plus intimes.

  • Depuis sa création en 1940, l'assurance-chômage a évolué au rythme des changements de gouvernement, des crises
    économiques et des combats menés par la population. Renommé « assurance-emploi » en 1996, cet important maillon du filet social demeure gravement amputé en raison de coupures draconiennes effectuées au cours des années 1990. Si la mission première de ce programme devait être d'assurer la protection de l'ensemble des travailleurs et travailleuses, force est de remarquer qu'ilnn'est aujourd'hui plus adapté aux réalités du monde du travail.

    Dans cet essai, Pierre Céré propose un survol historique de la création et de l'évolution du programme d'assurance-chômage en insistant sur les luttes qu'ont dû mener les syndicats et les groupes de défense des droits des chômeurs et chômeuses. Actif au sein des groupes de sans-emploi depuis une quarantaine d'années, l'auteur entremêle finement sa propre histoire militante à celle de ce programme pour livrer un portrait détaillé de cette protection sociale essentielle que l'on tient trop souvent pour acquise.

  • Les temps sont durs pour les souverainistes sur la scène politique québécoise. Fragmentation et polarisation de l'électorat, manque de préparation et de discipline, ultrapartisanerie, tous ces facteurs ont contribué au recul du mouvement, selon la désormais députée souverainiste indépendante, Catherine Fournier.

    Celle qui a quitté le caucus du Parti Québécois en mars 2019 afin d'avoir les coudées franches pour « brasser la cage » ne sombre pas dans le défaitisme pour autant. Au contraire, la plus jeune députée de l'Assemblée nationale croit toujours dur
    comme fer que l'indépendance est un projet d'avenir. Dans ce livre, Catherine Fournier propose des pistes de solution à
    mettre en oeuvre pour que le mouvement souverainiste puisse s'organiser de sorte à retrouver sa capacité de gagner. L'angle à
    privilégier ? Celui de l'ambition.

  • Économistes et journaliste le répètent : l'économie du Québec se porte bien et le taux de chômage n'a jamais été aussi bas. Ainsi, rares sont ceux qui remettent aujourd'hui en question notre rapport à l'emploi. Pourtant, il y a encore près d'un million de pauvres au Québec. La robotisation, l'émergence des plateformes électroniques et l'arrivée de l'intelligence artificielle menacent désormais des centaines de milliers d'emplois, autant en usine que dans le commerce ou les services professionnels. Comme notre économie va bien, nous avons maintenant les moyens de repenser notre rapport au travail et à l'utilité sociale.

    Pierre Sormany propose dans ce livre le résultat de ses réflexions entreprises il y plus de 25 ans alors qu'il était journaliste à Radio-Canada. En analysant différentes solutions proposées pour venir en aide aux travailleurs et travailleuses, telles que la hausse du salaire minimum, le revenu minimum garanti ou les crédits d'impôts, Sormany rend visible les avantages et inconvénients de ces différents formes d'interventions étatiques. Ce livre est ainsi un précieux instrument pour réfléchir aux façons d'aider les secteurs d'activité subissant aujourd'hui différentes tensions, tels que les médias, les industries culturelles et le milieu communautaire.

  • Dans ce récit intimiste, Jean Levasseur lève le voile sur la violence psychologique et physique que son père lui a fait subir et dévoile la souffrance qui a déchiré - et continue de déchirer - sa famille. Ça sent le chien sale propose un portrait de famille sans compromis où l'on dit, répète, martèle, ce qui devait rester secret; où le mutisme peut être dénoncé et le rejet, renversé.

    En présentant successivement chaque membre de sa famille, Jean Levasseur révèle leurs cicatrices et leurs stigmates. Il y a les silences de sa mère; la « folie » de sa soeur; la colère de son frère. Il y a aussi Monique, l'« agace-pissette » qui découvre « ce qu'est un homme », et Paul, le demi-frère caché.

    L'auteur dresse ainsi le portrait d'une famille brisée, mais aussi le portrait d'une époque, celle où les pères de famille régnaient en maître dans les foyers.

  • Le photographe Sébastien Raymond signe un essai sur les habitudes photographiques des gens. Sur comment l'arrivée du numérique a changé que ce soit les habitudes des professionnels du médium photographique que celles des amateurs. Il ne suffit que d'aller au centre-ville pour remarquer la quantité incroyable de photos qui se prend à l'aide de téléphones cellulaires. Mais qu'arrive-t-il de ces photos? La plupart d'entre elles ne seront jamais regardées. Vivons-nous encore le moment présent? Choisissons-nous réellement ce que nous voulons prendre en photo ou sommes-nous seulement rendus avides de quantité? Est-ce que ces photos servent seulement prouver que nous existons, en les partageant sur les réseaux sociaux? Pourquoi prenons-nous toutes ces photos? Un petit essai personnel levant voile sur notre désir constant d'être en représentation, sur notre façon de lire les images et sur les mutations du métier de photographe. Le texte est accompagné de photographies de Sébastien Raymond.

  • Impetus

    Jennifer Alleyn

    Force de mouvement, élan, impulsion.

    Une cinéaste en plein tournage se questionne sur l'origine de l'impulsion. Alors que son acteur principal quitte le tournage, elle devra faire preuve d'ingéniosité afin de mener son projet à terme. Entre fiction et documentaire, New York et Montréal, Impetus est une réflexion sur la création et la remise en mouvement. Mariant l'essai poétique et l'autofiction, c'est aussi un film sur un film en train de se construire sous nos yeux; une ode aux possibilités qu'offrent les interstices entre réel et imaginaire.

    Sous la forme d'un journal de bord, la cinéaste Jennifer Alleyn partage ses réflexions, les idées maintenues et abandonnées en cours de fabrication. Le livre prolonge ainsi l'expérience du film et réactualise le questionnement initial du projet : d'où naît l'impulsion? Qu'est-ce qui nous anime, nous fait agir?

    Incluant le scénario du film, ainsi que des scènes inédites, ce livre permet d'entrer au coeur du mouvement créateur d'Impetus et de son défi de réactualiser le « rêve fou » du cinéma direct.

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