Calmann-Lévy (réédition numérique FeniXX)

  • Mexico 86 : un grand moment de bonheur Nouv.

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Mai 1989 : le corps calciné d'un jeune Allemand de l'Ouest est retrouvé près de la frontière avec la RDA. Cet ancien pirate informatique a pénétré les ordinateurs de la NASA pour le compte du KGB, avant d'être « retourné » par les services secrets occidentaux. Aux États-Unis, la Mafia tranche le doigt d'un ingénieur IBM : l'honorable société a besoin de l'empreinte de son index pour utiliser son ordinateur. En Israël, un virus détruit des programmes militaires à la veille du quarantième anniversaire de la fondation de l'État hébreu. La France n'est pas épargnée : Philips, Thomson, le Commissariat à l'énergie atomique - ou le CNRS - ont aussi été pris pour cibles. En 1988, la criminalité informatique a coûté quatre milliards de francs aux entreprises françaises. Deux journalistes d'Europe 1 ont rencontré les pirates et leurs victimes. Ils ont entendu les spécialistes qui élaborent les parades techniques, policières, et judiciaires de demain. Des récits et des entretiens captivants. Une lumière crue sur des dangers qu'il n'est plus temps d'ignorer.

  • Mai 1989 : le corps calciné d'un jeune Allemand de l'Ouest est retrouvé près de la frontière avec la RDA. Cet ancien pirate informatique a pénétré les ordinateurs de la NASA pour le compte du KGB, avant d'être « retourné » par les services secrets occidentaux. Aux États-Unis, la Mafia tranche le doigt d'un ingénieur IBM : l'honorable société a besoin de l'empreinte de son index pour utiliser son ordinateur. En Israël, un virus détruit des programmes militaires à la veille du quarantième anniversaire de la fondation de l'État hébreu. La France n'est pas épargnée : Philips, Thomson, le Commissariat à l'énergie atomique - ou le CNRS - ont aussi été pris pour cibles. En 1988, la criminalité informatique a coûté quatre milliards de francs aux entreprises françaises. Deux journalistes d'Europe 1 ont rencontré les pirates et leurs victimes. Ils ont entendu les spécialistes qui élaborent les parades techniques, policières, et judiciaires de demain. Des récits et des entretiens captivants. Une lumière crue sur des dangers qu'il n'est plus temps d'ignorer.

  • Les héros de Le ciel est bleu sont des adolescents, mais ces adolescents ne sont ni des dévoyés, ni des invertis, ni des malades. Ils ne haïssent pas leurs parents. Ils ne maudissent pas le destin qui les a fait naître. Ils ne sont ni révoltés, ni désespérés. Ce ne sont pas, on le voit, des héros à la mode. Et non pas seulement parce que leur existence se déroule dans une petite ville de province, mais surtout parce que, semblables à l'immense majorité de notre jeunesse - il faut l'affirmer avec force -, ils ne sont pas atteints de cette morbidité qui, à en croire certains, serait la caractéristique de la jeune génération. Certes, les jeunes gens et les jeunes filles de Le ciel est bleu subissent, eux aussi, le douloureux passage de l'état de l'enfance à celui de l'adolescence. La vision qu'ils ont du monde, se modifie et se précise. Les rapports humains leur apparaissent sous un jour nouveau, parfois assez sordide. Ils font un choix parmi les êtres qui les entourent. Ils éprouvent de la méfiance, ou de la répulsion, pour quelques-uns ; de l'indifférence, du mépris ou de la pitié pour d'autres ; mais ils découvrent aussi l'amitié et l'amour. Il est vrai qu'ils accèdent à l'état d'hommes par la révélation qui leur est faite des défauts, des faiblesses, en un mot, des imperfections de ceux qui les touchent de plus près : parents et maîtres. Et, certes, cela ne va pas sans conflits et sans heurts, sans désenchantements, sans crises de colère ou de tristesse. Mais ces crises n'aboutissent pas, fatalement, au désespoir ou à la révolte. Le recours au suicide ou au crime, peut être une tentation mais combien vague et lointaine, une espèce de jeu malsain et bien vite reconnu comme tel. Cette jeunesse, forte et saine, a le goût du sérieux, le souci de l'avenir. Elle prend parti pour la loyauté, pour la pureté, pour la vertu. Elle a horreur des tricheurs. Elle ne professe ni optimisme béat, ni un pessimisme désespéré. Elle découvre qu'il y a des heures sombres, des jours sans joie, mais elle sait aussi que, malgré cela, Le ciel est bleu.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les héros de Le ciel est bleu sont des adolescents, mais ces adolescents ne sont ni des dévoyés, ni des invertis, ni des malades. Ils ne haïssent pas leurs parents. Ils ne maudissent pas le destin qui les a fait naître. Ils ne sont ni révoltés, ni désespérés. Ce ne sont pas, on le voit, des héros à la mode. Et non pas seulement parce que leur existence se déroule dans une petite ville de province, mais surtout parce que, semblables à l'immense majorité de notre jeunesse - il faut l'affirmer avec force -, ils ne sont pas atteints de cette morbidité qui, à en croire certains, serait la caractéristique de la jeune génération. Certes, les jeunes gens et les jeunes filles de Le ciel est bleu subissent, eux aussi, le douloureux passage de l'état de l'enfance à celui de l'adolescence. La vision qu'ils ont du monde, se modifie et se précise. Les rapports humains leur apparaissent sous un jour nouveau, parfois assez sordide. Ils font un choix parmi les êtres qui les entourent. Ils éprouvent de la méfiance, ou de la répulsion, pour quelques-uns ; de l'indifférence, du mépris ou de la pitié pour d'autres ; mais ils découvrent aussi l'amitié et l'amour. Il est vrai qu'ils accèdent à l'état d'hommes par la révélation qui leur est faite des défauts, des faiblesses, en un mot, des imperfections de ceux qui les touchent de plus près : parents et maîtres. Et, certes, cela ne va pas sans conflits et sans heurts, sans désenchantements, sans crises de colère ou de tristesse. Mais ces crises n'aboutissent pas, fatalement, au désespoir ou à la révolte. Le recours au suicide ou au crime, peut être une tentation mais combien vague et lointaine, une espèce de jeu malsain et bien vite reconnu comme tel. Cette jeunesse, forte et saine, a le goût du sérieux, le souci de l'avenir. Elle prend parti pour la loyauté, pour la pureté, pour la vertu. Elle a horreur des tricheurs. Elle ne professe ni optimisme béat, ni un pessimisme désespéré. Elle découvre qu'il y a des heures sombres, des jours sans joie, mais elle sait aussi que, malgré cela, Le ciel est bleu.

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  • Le pacte atlantique a dix ans. Conçu aux pires moments de la guerre froide pour protéger l'Europe occidentale contre la menace d'une agression soviétique, a-t-il encore un sens aujourd'hui, alors que l'on parle un peu partout de « détente » ? Plus personne, de toute façon, ne croit que notre continent constitue l'objet essentiel de la pression soviétique, ni que la guerre soit la carte essentielle sur laquelle le Kremlin compte pour faire avancer ses pions. Cette double constatation a été faite depuis un certain temps déjà, et par les voix les plus autorisées. Il a fallu cependant l'avènement de la Ve République pour que l'un des pays membres de l'O.T.A.N. pose ouvertement, et l'on peut dire brutalement, la question de l'adaptation du système défensif occidental aux nécessités nouvelles. Que vaut aujourd'hui, sur le plan militaire, politique, économique, l'alliance atlantique ? Quelles sont ses perspectives d'avenir ? Quelles sont les solutions préconisées par le général de Gaulle et leurs chances d'être prises en considération ? Telles sont les principales questions auxquelles s'efforce de répondre l'étude d'André Fontaine. Jusqu'à présent, l'O.T.A.N. a répondu aux buts essentiels qui lui avaient été assignés ; elle a su préserver l'intégrité territoriale et les libertés politiques de ses membres. Mais elle ne saurait se contenter de cette tâche de simple conservation. Il lui faut ressaisir l'initiative. Il lui faut imaginer les solutions constructives qui lui vaudront seules l'appui de l'opinion mondiale. C'est ainsi seulement, qu'elle a une chance de réussir assez pour devenir tout à fait inutile.

  • Les employés du gag vous les connaissez. Ce sont ces farfelus qui, chaque jour, se réveillent avec la pensée (heureuse) de vouloir nous distraire ; ce sont ces inventeurs de la gaieté qui, un matin, eurent l'idée de hisser le canular à la hauteur d'une émission radiophonique ; ce sont ces comédiens modestes et dignes qui, pour servir la cause du rire, vont frapper à la porte du crémier ou du tailleur, du serrurier ou de la vieille fille, pour faire d'eux leurs partenaires dans cette gigantesque et inénarrable Comédia del Arte des temps modernes, cette farce pour millions d'auditeurs ou de téléspectateurs. Mais ce que vous ne connaissez pas, ce sont les tics de chacun d'eux, les paniques de Jacques Legras, l'assurance de Jean Yanne, l'invention imperturbable de Jean Francel, ce sont les aventures imprévues que, ni la radio ni la télévision, n'ont pu vous montrer, ce sont les embarras et les rires de ceux qui se sont fixés pour mission d'embarrasser et de faire rire et qui, parfois, furent pris à leur propre piège. Ces gags inattendus, ces « chutes » imprévisibles, Jacques Rouland nous les révèle ici et, lisant son livre, on a l'impression de vivre à sa suite dans cette farandole de « canulars » que l'on retrouve, ou que l'on découvre, avec plaisir. Coulisse turbulente des émissions « Gardez le sourire » et « La caméra invisible », Les employés du gag constitue mieux qu'une anthologie des farces réalisées pour la radio ou la télévision : c'est, en soi, un excellent livre, où l'on découvre le comportement des êtres humains devant une situation inattendue, un merveilleux divertissement.

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  • Le pacte atlantique a dix ans. Conçu aux pires moments de la guerre froide pour protéger l'Europe occidentale contre la menace d'une agression soviétique, a-t-il encore un sens aujourd'hui, alors que l'on parle un peu partout de « détente » ? Plus personne, de toute façon, ne croit que notre continent constitue l'objet essentiel de la pression soviétique, ni que la guerre soit la carte essentielle sur laquelle le Kremlin compte pour faire avancer ses pions. Cette double constatation a été faite depuis un certain temps déjà, et par les voix les plus autorisées. Il a fallu cependant l'avènement de la Ve République pour que l'un des pays membres de l'O.T.A.N. pose ouvertement, et l'on peut dire brutalement, la question de l'adaptation du système défensif occidental aux nécessités nouvelles. Que vaut aujourd'hui, sur le plan militaire, politique, économique, l'alliance atlantique ? Quelles sont ses perspectives d'avenir ? Quelles sont les solutions préconisées par le général de Gaulle et leurs chances d'être prises en considération ? Telles sont les principales questions auxquelles s'efforce de répondre l'étude d'André Fontaine. Jusqu'à présent, l'O.T.A.N. a répondu aux buts essentiels qui lui avaient été assignés ; elle a su préserver l'intégrité territoriale et les libertés politiques de ses membres. Mais elle ne saurait se contenter de cette tâche de simple conservation. Il lui faut ressaisir l'initiative. Il lui faut imaginer les solutions constructives qui lui vaudront seules l'appui de l'opinion mondiale. C'est ainsi seulement, qu'elle a une chance de réussir assez pour devenir tout à fait inutile.

  • Les employés du gag vous les connaissez. Ce sont ces farfelus qui, chaque jour, se réveillent avec la pensée (heureuse) de vouloir nous distraire ; ce sont ces inventeurs de la gaieté qui, un matin, eurent l'idée de hisser le canular à la hauteur d'une émission radiophonique ; ce sont ces comédiens modestes et dignes qui, pour servir la cause du rire, vont frapper à la porte du crémier ou du tailleur, du serrurier ou de la vieille fille, pour faire d'eux leurs partenaires dans cette gigantesque et inénarrable Comédia del Arte des temps modernes, cette farce pour millions d'auditeurs ou de téléspectateurs. Mais ce que vous ne connaissez pas, ce sont les tics de chacun d'eux, les paniques de Jacques Legras, l'assurance de Jean Yanne, l'invention imperturbable de Jean Francel, ce sont les aventures imprévues que, ni la radio ni la télévision, n'ont pu vous montrer, ce sont les embarras et les rires de ceux qui se sont fixés pour mission d'embarrasser et de faire rire et qui, parfois, furent pris à leur propre piège. Ces gags inattendus, ces « chutes » imprévisibles, Jacques Rouland nous les révèle ici et, lisant son livre, on a l'impression de vivre à sa suite dans cette farandole de « canulars » que l'on retrouve, ou que l'on découvre, avec plaisir. Coulisse turbulente des émissions « Gardez le sourire » et « La caméra invisible », Les employés du gag constitue mieux qu'une anthologie des farces réalisées pour la radio ou la télévision : c'est, en soi, un excellent livre, où l'on découvre le comportement des êtres humains devant une situation inattendue, un merveilleux divertissement.

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  • Il se peut que le R.P. Pierre Teilhard de Chardin soit le saint Thomas d'une époque, dont Einstein, Heisenberg et le prince Louis de Broglie seraient les Aristotes. Il fallut plusieurs siècles de théologie, après saint Thomas, pour que la pensée chrétienne s'accommodât de la révolution copernicienne. Il n'est pas sûr qu'aujourd'hui elle ait tout à fait assimilé les conceptions découlant de la théorie de la relativité. On ne pouvait donc s'étonner, du vivant du Père Teilhard, de ses démêlés avec la Curie romaine, qui n'étaient plus un secret pour personne. Qui est Teilhard de Chardin ? Probablement un des plus grands esprits qui fut jamais. En lui, l'homme et l'oeuvre ne font qu'un. Loin de prôner l'angoisse, tellement à la mode en notre siècle, il est le plus consolant des prophètes. Paléontologue émérite, géologue, philosophe, sociologue, théologien, Teilhard de Chardin évoque à la fois les grandes figures de la Renaissance et les encyclopédistes. Il a entrepris une synthèse exhaustive entre la religion, la destinée socialiste de l'humanité et la découverte scientifique. Il est, avant tout, un humaniste. Depuis la mort du Père, presque tous ceux qui ont analysé son oeuvre ne pouvaient risquer de déplaire à la hiérarchie ecclésiastique. Il était donc souhaitable qu'un esprit inasservi, impartial, libre penseur - et romain - procédât à une tentative d'exégèse du système teilhardien, ainsi qu'à l'esquisse de la biographie de ce grand Français, d'une manière sincère, objective et désintéressée - comme c'est le cas dans l'ouvrage de Robert Teldy Naim. L'étude intégrale de l'ensemble des écrits de Teilhard de Chardin demande un temps peu en rapport avec le rythme de la vie moderne. Cependant, il est aussi impossible d'en igorer les « lignes de force » qu'il est inconcevable de ne pas connaître les bases du marxisme. L'étendue, la portée, les répercussions du message teilhardien se font chaque jour plus évidentes. L'auteur de Faut-il brûler Teilhard de Chardin ? a schématisé un examen « panoramique » des problèmes posés par Teilhard, en essayant de fixer l'essentiel de sa fulgurante vision, de ses vastes et profondes coordonnées. Loin de s'avérer une dissertation aride, c'est là un voyage d'un intérêt palpitant.

  • « Il ne faut point mettre le ridicule où il n'y en a point ; c'est se gâter le goût, c'est corrompre son jugement et celui des autres ; mais le ridicule qui est quelque part, il faut l'y voir, l'en tirer avec grâce et d'une manière qui plaise et amuse ». Yves Jamiaque a suivi ce conseil de La Bruyère pour présenter aux auditeurs de Dimanche dans un fauteuil les dialogues de Louis XIV et Racine qu'interprètent avec talent Jean-Pierre Darras et Philippe Noiret. Aujourd'hui, ces dialogues sont devenus un livre, Le grand Sire, où l'on retrouve tout ce qui a fait le succès de l'émission : la vivacité du style, le piquant de la satire et, surtout, cet esprit frondeur qui, sous Louis XIV comme sous Charles de Gaulle, reste le propre des Français.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • « Je croyais m'en tirer avec le coup du magnétophone, j'aurais vidé mon sac devant l'intellectuel en chaise longue, on aurait recopié mes grinçantes clowneries sur du papier chic... Eh ben non. » Eh ben non, en effet. Bien que selon lui cela soit « vachement douloureux les accouchements d'homme », Guy Bedos a écrit son livre, tout seul, comme un grand. Un livre doux-amer, sucré-salé, triste-drôle, figue-raisin, une vraie « dragée au poivre », en somme. Qui surprendra. Ça a tellement de choses à dire un rigolo ? Mais oui. Ça peut souffrir un rigolo ? Avoir envie de mourir avant d'avoir mission de faire rire ? Mais oui. Oh ! vous savez, ça mord aussi, ces bêtes-là, c'est méchant parfois, mais seulement avec les méchants, alors... Entre pluie et soleil, entre cour et jardin, voici ses femmes et ses copains. Voilà, parmi d'autres plus anonymes, les ennemis qu'il se crée (Guy Lux, Jean Cau) et les amis qu'il se choisit (Simone Signoret, Jean-Paul Belmondo, Jean-Loup Dabadie). « Oui, dit Guy Bedos, je suis cet animal inconsolable et gai. Mais je ne demande qu'à être consolé. » Son livre est à son image, tendre et caustique, « mélancomique ».

  • Dans Trente ans de frousse ou Les mémoires d'un tueur, l'auteur s'attaque avec humour, et une verve sans cesse rebondissante, à l'auréole de gloire si indûment décernée par les romans noirs aux « durs de dur » et aux « vrais de vrai ». En effet, si Little-Cæsar est tueur professionnel, c'est tout simplement parce que son cerveau est réduit « aux proportions ridicules d'une petite éponge imbibée de whisky ». Si La Rafale joue facilement de la mitraillette, il vit par contre dans une telle peur des représailles, qu'il en a contracté une maladie de coeur et des tics nerveux. De même Hot-Dog, gros et gras, passant son temps à confectionner avec de vieux réveille-matin des machines infernales qui éclatent toujours ou trop tôt, ou trop tard, ne cesse de déplorer d'être « par sa superficie peu commune » une cible facile à atteindre, même de loin et par un maladroit ! Quant à Romeo Romani, le chef de la bande, qui, du fond d'une geôle de Sing-Sing, rédige ces Mémoires, il reconnaît bien volontiers qu'il est avant tout un timide et un tendre. Aussi malchanceux dans ses expéditions contre les coffres-forts que dans ses aventures avec Su, la secrétaire du Sénateur, ou avec Jessie, la femme-panthère, il n'a d'autre consolation que d'évoquer la Première Communion de sa fille Claudia et le repas de famille au cours duquel il dégusta son dernier spaghetti d'homme libre, puis, sans l'avoir fait exprès, abattit Eugenia, sa redoutable belle-maman. Farfelus et pourtant troublants de vérité, couards et bornés mais cependant sympathiques, les héros de Jean Giltène nous font rire aux éclats tout en nous laissant bonne conscience. Pour une fois le rieur est du bon côté !

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