Champ social

  • Présentation de l'ouvrage : À l'issue de ce séminaire, les participants ayant pris le temps d'en faire le bilan, avaient jugé intéressant de rassembler toutes les communications pour la publication en versions électronique et imprimée.
    Même si l'idée avait fait l'unanimité, la réalisation n'en aura pas été facile pour autant, cela pour plusieurs raisons dont notamment la difficulté de recueillir les écrits des uns et des autres dans les délais alors convenus. Ainsi, de la vingtaine de communications partagées au cours du séminaire, nous n'avons pu recueillir et formaliser qu'une partie d'entre eux, suffisamment significatifs cependant pour pouvoir apprécier la densité et l'intensité des échanges ayant prévalu au cours de cette rencontre.
    Cette publication vient renforcer l'idée que le partenariat ENTSS-IFRASS se conçoit comme une plateforme de partage de savoir et de savoir-faire dans le domaine des formations sociales, d'entrée ouvert à l'ensemble de nos partenaires. Elle apporte ainsi un support aux échanges qui entendent se poursuivre et s'approfondir dans les jours et années à venir, dans l'intérêt réciproque de nos établissements et de leurs principaux acteurs que sont les étudiants et enseignants ou formateurs.
    Cette publication offre en outre l'occasion de relancer la revue de l'ENTSS « Les Cahiers Africains du Travail Social » qui n'était plus éditée depuis plusieurs années. Il s'agit d'un numéro spécial qui en augure d'autres très certainement et dont l'édition, tout au moins électronique, est confiée à Champ Social de Toulouse pour la version électronique.

  • Ca y est vous partez, ou vous allez partir, enfin c'est décidé ! Que vous partiez pour poursuivre vos études ou pour travailler à l'étranger, que vous partiez pour une mission de volontariat international ou, plus modestement, que vous partiez pour aller rejoindre un autre coin de la France, ce livre est fait pour vous. En effet il serait dommage de passer à côté du petit bijou que vous offre cette expérience de changement de culture et de milieu de vie. Ce trésor c'est votre capacité à vous (re) découvrir, à mettre au jour le lien intime entre vous et votre culture maternelle, à vivre une formation par l'expérience qui vous permettra de vous réaliser pleinement, en un mot d'ETRE. A l'heure où l'on relativise le parcours académique en le complétant par des stages et autres formations terrain, c'est à vous de ne pas passer à côté des acquis que vous fournira l'expérience que vous souhaitez vivre. Ce modeste ouvrage souhaite, tel un guide, baliser les incontournables, les chemins de traverse et les spécificités de ce voyage que vous entreprenez car comme l'a affirmé Lors d'une interview dans l'émission envoyé spécial sur France 2, Bernard Lavilliers : "le voyage est un endroit où tout peut arriver " et encore : « Ce n'est pas moi qui ai fait les voyages, c'est les voyages qui m'ont fait. » dans la chanson : Voyageur de l'album Carnets de bord, Edition BBC et encore « Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait ». (Nicolas Bouvier, in 'L'usage du monde')

  • Présentation du numéro : De quelle manière est-il appréhendé ou contourné par les institutions ? De quelle façon les questions posées par la référence (ou la revendication) de nombreux jeunes à l'Islam dans le discours, les pratiques, les revendications, les usages impactent-elles les processus de réflexion, de gestion, de problématisation des institutions de l'intervention sociale et médico-sociale ?
    Qu'en est-il, du point de vue de l'action de terrain (intervenants médicosociaux, cadres de l'intervention sociale, etc.), lorsque ces derniers rencontrent chez des personnes accompagnées ou dans des combinaisons communautaires (familles, quartiers, etc.) des
    revendications ou des pratiques religieuses que la responsabilité professionnelle invite à recadrer par la laïcité des institutions de l'aide sociale et médico-sociale ? Comment démêler et reconstruire ce que des personnes perçoivent comme un conflit de valeurs en faisant de la laïcité une morale athée qui s'opposerait aux morales religieuses ? Où est la dynamique de l'émancipation et de la justice sociale en ce cas ? En même temps, loin de nous l'idée de faire croire que la religion musulmane pour ceux qui y croient ou qui la pratiquent dans l'hexagone est plus déterminante et aurait beaucoup plus de sens pour ses fidèles que les autres formes de croyance ou de valeurs ( la laïcité, l'hédonisme, l'argent, l'attrait de la modernité, le savoir...). Aussi, souhaitant ne pas enfermer « l'islam pluriel » (A. Rouadjia) dans une essence et le réduire à un bloc monolithique, il nous apparaît pertinent de nous interroger également sur la spécificité de l'islam transplanté, sur son caractère pluriel, voire même sur la diversité ethnique et nationale de ceux qui s'en recommandent.

    Coordonné par Nordine Hamed Touil, sociologue, formateur en intervention sociale à l'IREIS Rhône-Alpes, membre du LIRDEF (EA 3749) - Université Montpellier

  • Présentation du numéro : Ce numéro thématique de la revue Phronesis fait suite à un symposium intitulé « Observation et mise en mots des pratiques dans le cadre des recherches collaboratives : Quelles finalités ? Quels dispositifs ? Quels impacts ? » (Structure Fédérative OPÉEN & ReForm, Université de Nantes, 8-10 juin 2016). Il rassemble des réflexions épistémologiques et méthodologiques sur les recherches collaboratives qui se sont développées en Europe et en Amérique du Nord pour interroger la collaboration entre chercheurs et professionnels dans le cadre des recherches en éducation et en formation. Les textes qui composent ce numéro, dont la provenance s'étend bien au-delà des participants au symposium qui en constitue l'origine, visent ainsi à questionner les finalités, les dispositifs et les impacts de recherches collaboratives qui se centrent sur les pratiques d'éducation et de formation dans différents champs professionnels. Par-là, ce dossier entend ainsi contribuer au domaine des recherches collaboratives en réfléchissant aux difficultés qu'elles posent selon les étapes des démarches qu'elles empruntent, de même qu'aux enjeux qu'elles suscitent (éthiques, pragmatiques, théoriques, etc.), et ce, afin d'alimenter un débat constructif alors qu'elles connaissent une popularité grandissante. Il entend également contribuer à la mise en place d'un dialogue fécond entre les travaux de recherche en Europe et en Amérique du nord dans ce domaine ainsi qu'à l'analyse de leurs influences réciproques.

  • Présentation de l'ouvrage : Récit éclairé sur l'histoire d'un homme, Jean Oury et d'une pratique d'accompagnement de personnes en difficulté psychique, située entre attention individuelle et pratique du collectif.
    Le collectif est soignant, la moindre des choses, un sourire, est au coeur du soin. L'ouvrage est un hommage à cette pratique de soin en la situant sur le plan historique,
    clinique et culturel. Face à la folie, dont nous ne savons pas grand-chose, la psychothérapie institutionnelle prône la créativité, l'analyse institutionnelle (c'est-à-dire l'analyse de l'aliénation), la libre circulation, le collectif, l'écoute, la relation qui soigne, la veillance, la disponibilité, la non intrusion, et l'entraide ; plutôt que la rééducation psychosociale d'orientation comportementaliste, de plus en plus présentée comme le seul modèle possible des bonnes
    pratiques, en psychiatrie. La psychothérapie institutionnelle est une forme de la psychiatrie, une alter-psychiatrie.
    Auteur : Serge Didelet a été éducateur auprès de jeunes, puis formateur. Titulaire d'un d'un master de recherche en sciences sociales (le D.H.E.P.S, analyse des pratiques professionnelles par la recherche-action), psychanalyste, il anime actuellement des groupes de parole et de supervision dans le champ social et médico-social.

  • Produire une recherche-action constitue une expérience nouvelle pour l'auteur. Ces deux niveaux conduisent au titre « Avoir l'expérience pour la recherche / Faire l'expérience de la recherche ».
    Au-delà de cette désignation, le LaboPraxéo s'est interrogé sur la dimension épistémologique de l'expérience dans la production de connaissances. Plusieurs questions à l'origine de son travail ont soustendu sa réflexion : qu'est-ce que l'expérience d'un acteur? Pourquoi faire appel à l'expérience pour engager une recherche ? Quelle valeur a l'expérience de l'auteur dans la production de sa recherche ? Comment définir l'expérience acquise par l'auteur de sa recherche ? Une recherche fait-elle expérience dans l'action et comment ?
    L'objet des journées ToPos s'ancre dans ces questionnements issus des expériences professionnelles et personnelles. En tant qu'adultes qui « ont cumulé, souvent parcimonieusement, parfois fastidieusement, toujours laborieusement, au long d'une expérience de vie active, sociale comme professionnelle, un potentiel culturel et praxéologique, nous sommes taraudés par le besoin ou l'aspiration à accoucher cette expérience dans une expression adéquate pour s'élucider et se communiquer » (Desroche H. 1990). Au cours de ces journées ToPos, les membres du LaboPraxéo, des praticiens-chercheurs et des universitaires relèvent, sous l'emploi courant du terme d'expérience, les configurations épistémologiques qui se dessinent, entrecoupées des tracés singuliers des acteurs/auteurs de recherche-action, qui comme une légende topographique de l'expérience, dégagent l'éprouvé de cette double articulation - expérience/recherche/expérience.
    Ainsi se dégage une praxis constitutive et spécifique à la recherche-action.
    De cet espace réflexif, tant épistémologique que pédagogique, nous en communiquons le contenu dans ce numéro de la revue FORUM, pour tous ceux qui ont intérêt à travailler et interroger la valeur de l'expérience dans et par la recherche.

  • S'agit-il d'un simple glissement sémantique ou n'est-ce pas le signe d'un délitement du lien social ? La cohésion sociale signe-t-elle la fin de l'état providence, remettant en chantier ses modalités d'action devant la montée des logiques de privatisation du risque ? La cohésion sociale serait-elle seulement le parent pauvre de la solidarité née de la volonté collective des citoyens ? Ne serait-elle pas aussi l'occasion de nouveaux débats sur l'implication citoyenne où l'on retrouve les valeurs qui nourrissent nos pratiques ? Quelle peut-être dans ces débats la place des plus fragiles, celles et ceux qui sont malades et/ou en situation de handicap psychique ? Quels liens pouvons-nous construire pour renforcer cette cohésion ? Que pouvons-nous changer dans nos pratiques pluriprofessionnelles ou nos rencontres singulières, pour créer ces liens au quotidien, avec ceux que nous appelons patients ou usagers ? L'enjeu n'est-il que participatif ou doit-il concerner pleinement la représentativité des usagers citoyens ?
    Autant de questions que les journées de Santé mentale France ont travaillées lors des journées annuelles qui se sont déroulées à Rennes en septembre 2016. À partir de tous les lieux, dans la cité ou dans les services de santé mentale, qui proposent de « petites fabriques de liens » les participants ont essayé de repérer et de promouvoir tout ce qui peut être facilitateur de cette cohésion sociale.

  • De nombreux enfants grandissent avec un parent atteint d'une maladie mentale ou somatique, ou porteur d'un handicap. L'ouvrage se compose de trois parties : la première porte sur l'impact des pathologies psychiques telles que les troubles psychotiques et bipolaires, la deuxième aborde les maladies somatiques comme le cancer, alors que la troisième explore l'impact des handicaps moteurs et sensoriels et de la déficience mentale. L'ouvrage formule également des recommandations sur des actions préventives et de soutien destinées aux parents confrontés à une maladie ou handicap et à leurs familles.

  • Ce livre en deux parties, constitue une synthèse des réflexions d'un psychologue clinicien, acteur de terrain sur plus de quarante ans de pratiques institutionnelles dans une maison d'éducation et de soins pour enfants (Institut-Médico-Pédagogique).
    La première partie tente de définir le travail psychique spécifique que réalisent les intervenants de manière individuelle et collective pour assurer une fonction contenante et s'ajuster aux besoins des bénéficiaires.
    La seconde partie se centre sur l'institution en tant que ressource pour soutenir, dynamiser et orienter le travail de l'intervenant.
    La notion de créativité, force mobilisatrice, est articulée à l'enjeu éthique, coeur du dispositif institutionnel.
    Comment mobiliser nos inerties, traverser nos peurs et nous détacher des négativités induites par des situations profondément déstabilisantes et interpellantes ?
    Des illustrations cliniques et des récits inspirés de la vie institutionnelle viennent illustrer ces processus complexes.

  • Présentation de l'ouvrage : L'empathie, mais, quelle est-elle ? Une donnée anthropologique fondamentale de l'être humain, un levier d'éducation à la civilité, voire à l'humanité par delà les frontières nationales, une arme de stratégie persuasive, une compétence professionnelle nécessaire ? Dans le contexte actuel néolibéral, où logique gestionnaire et technocratique et « bio-pouvoir » usent de rhétoriques habiles à masquer son utilitarisme idéologique, il importe d'autant de chercher à comprendre le sens et les enjeux de l'empathie, à travers plusieurs auteurs et dans plusieurs champs disciplinaires, en privilégiant toutefois la philosophie. Il s'agit ensuite d'en repérer les contours à travers les visages de ceux qui la mettent en pratique, notamment dans le cadre des activités conduites pour accueillir un jeune enfant en situation de handicap. Enfin, il est question d'appréhender une théorisation des étapes du processus d'empathie visant à en approcher son opérationnalité in situ.
    Auteur : Martine Janner-Raimondi, professeure des Universités en sciences de l'éducation à l'Université Paris 13, membre du laboratoire Experice (Centre de Recherches inter-universitaires, expérience, ressources culturelles), a publié plusieurs articles et chapitres d'ouvrages relevant de la philosophie du handicap et de la grande difficulté scolaire avec des ancrages notamment en phénoménologie et en éthique. Elle a co-dirigé, avec Diane Bedoin, l'ouvrage Petite enfance et handicap. Famille, crèche, maternelle publié aux éditions des Presses Universitaires de Grenoble dans la collection « Handicap, vieillissement, société » en 2016.

  • Présentation de l'ouvrage : En 2006, L'accueil en pratique institutionnelle (Champ social) tentait de renouveler l'approche clinique de ce qu'il est convenu d'appeler « psychothérapie institutionnelle » à partir d'une relecture de certaines propositions théoriques de Winnicott plutôt audacieuses et controversées notamment l'hypothèse d'un féminin non pulsionnel. Le présent ouvrage reprend ce point de départ théorique et le prolonge pour mettre en tension deux paradigmes : le précoce (early) et le profond (deep), en s'appuyant sur une notion winnicottienne particulièrement négligée malgré ses conséquences épistémologiques et thérapeutiques, celle de la double dépendance ou dépendance absolue des premières semaines de la vie. Si la discontinuité de la présence de l'objet est fondatrice de l'accès à la représentation, c'est en personne et en présence que l'autre secourable, le Nebenmensch, le care-giver, se doit aussi de se manifester. Dimension incontournable dans la clinique institutionnelle des psychoses, illustrée par quelques vignettes. Cette clinique de l'en-deçà interroge, à travers la non demande des patients, la légitimité de notre offre et de nos dispositifs. Dès lors, il sera tout aussi incontournable de ne pas négliger les conditions préalables au soin psychanalytique. De psychiatrie en psychanalyse avec Winnicott, c'est donc depuis l'extérieur qu'est abordé l'espace analytique, le bord externe du cadre en quelque sorte.
    Auteur : Martine Girard, psychiatre des hôpitaux, membre de la Société psychanalytique de Paris dirige depuis trente ans l'Unité de soins ambulatoires du Service de psychiatrie, psychothérapies et art-thérapie du CHU de Toulouse.

  • Présentation de l'ouvrage : La présence du chercheur n'est-elle pas porteuse de dérangements aussi minimes soient-ils ? Les chercheurs qui contribuent à cet ouvrage partagent ce constat et construisent en conséquence leurs dispositifs de recherche. Plutôt que de chercher vainement à se faire les plus discrets ou transparents possible, plutôt que de se croire neutres ou objectifs, ils cherchent à tirer les conséquences méthodologiques, éthiques et épistémologiques du fait que leur travail de recherche intervient sur les pratiques et situations qu'ils étudient. Bien que venant d'origines nationales (France, Brésil, Canada) et théoriques (analyse institutionnelle, anthropologie sociale, psychanalyse, psychologie sociale et institutionnelle, santé collective...) différentes, ils adoptent des dispositifs qui associent les sujets (adolescents, parents, professionnels, malades...) de leurs recherches à la réalisation de celles-ci. Le fait qu'enquêter puisse aussi être intervenir n'est plus alors un problème à neutraliser mais une opportunité d'accéder à une analyse plus complexe des pratiques et situations sociales.
    Auteur : Gilles Monceau est Professeur des universités au Laboratoire EMA, Université de Cergy-Pontoise. Il est co-président du Comité scientifique du réseau international interdisciplinaire « Recherche avec ». Il développe une démarche socio-clinique institutionnelle qu'il mobilise dans l'analyse des pratiques professionnelles en éducation, santé et action sociale et l'étude des dispositifs et politiques de la parentalité.
    Contributeurs : Patricia Bessaoud-Alonso, Pascale Breugnot, Arnaud Dubois, Dominique Fablet, Cinira Magali Fortuna, Laurence Gavarini, Solange L'Abbate, Lucia Cardoso Mourão, Maria Livia do Nascimento, Tuany Nobre Soussume, Cláudia Maria Filgueiras Penido, Sébastien Pesce, Bruno Robbes, Roberta Carvalho Romagnoli, Anna Rurka, Marguerite Soulière, Silvia Tedesco.

  • Présentation de l'ouvrage : Depuis que la loi du 11 février 2005 sur l'égalité des droits et des chances de la participation et de la citoyenneté des personnes handicapées reconnait les troubles psychiques comme une des causes possibles d'un handicap, le handicap psychique questionne autant la société civile que le monde du sport handicap.
    Les personnes en situation de handicap psychique constituent une population spécifique dont l'approche catégorielle - handicap psychique - demande, notamment dans le champ du sport, à repenser les actions et les dispositifs en adéquation avec les caractéristiques singulières de ce public.
    Cet ouvrage nourrit de contributions et de témoignages donne la mesure de la complexité du phénomène.
    Auteurs : Isabelle Caby est Maître de conférence. membre de la commission recherche de la Fédération Française du Sport Adapté. Roy Compte est sociologue, vice-Président de la Fédération Française du Sport Adapté.

  • Le titre implique la joie que tout professionnel peut éprouver au contact du désir d'éduquer, de soigner ou de gouverner qui l'aura conduit « là »... comme son envers de désillusion et d'encombrement d'un quotidien renforcé par la démarche qualité, l'approche DSMiste, l'évaluation renforcée ou autres niaiseries managériales. Peut-être parce que le sujet freudo-lacanien comme le sujet marxiste ont été reniés par la logique de marché, le discours capitaliste et avec lui le sujet du politique et de la démocratie. Il en va de même pour « le sujet éthique et moral » (Arendt) : l'implication est supplantée par l'application, la réflexion et le positionnement éthique par une injonction de bonne exécution de la tâche. Notre salut, comme nous en a instruit la psychothérapie institutionnelle, et comme nous le déclinerons ici, viendra surement du fait qu'il s'agit d'un seul un même sujet, regroupant l'individuel et le collectif, l'inconscient et le social. Lacan n'affirmait-il pas que « l'inconscient c'est la politique » ?
    Le pari de l'ouvrage, dans le sillage de ces deux courants [pourtant « non consensuels » !], est de participer au renouvèlement des dimensions éthique, politique, et clinique qui la différencie de la logique d'établissement ou mieux d'entreprise. C'est bien le nouage des deux, Freud et Marx, sujet de l'inconscient et du social, sur lequel porte l'ouvrage. Les apports de l'un (la plus-value, la lutte des classes, la valeur travail, la question du pouvoir, l'aliénation au travail, le désir émancipatoire, la grève...) nourrissant ceux de l'autre (la dimension du symptôme, de la jouissance, le rapport de l'humain au sexuel et à la mort, la notion de discours, de désir du soignant, la catégorie du sujet dans son rapport à l'Autre, le Collectif, la relation de transfert, création et sublimation, la folie aliénante ...) et réciproquement, donc !

  • Présentation de l'ouvrage : Dans cet ouvrage l'auteur reprend le déroulement de quelques séances, où il nous livre sa façon de voir, de ressentir, d'analyser le dessin au fur et à mesure de sa construction. On assiste aux effets de ses interprétations sur le dessin. Son analyse du dessin ne se limite pas aux dires de l'enfant. Il propose une nouvelle façon de le regarder, en repérant dans la structure du dessin ce qu'il nomme les « formes énigmatiques ». Véritable signifiant archaïque qui permet de repérer comment le dessin, dans une relation transférentielle, permet de métaphoriser et symboliser les éléments traumatiques de l'histoire de l'enfant, et de sa famille, avec leurs effets thérapeutiques.
    Auteur : Michel Fruitet est pédopsychiatre, psychanalyste. Thérapeute d'enfants depuis trente-cinq ans, le dessin est son quotidien. Il s'inscrit dans la lignée de F. Dolto, de D.W. Winnicott, mais aussi de S. Tisseron. Ce livre participe à un travail de transmission entrepris depuis plus de dix ans.

  • À partir d'un ancrage en philosophie et en sociologie du handicap, nous proposons d'explorer ce moment charnière des premières heures, premiers jours, premiers mois de l'accueil. Outre les discours et les représentations sur l'école inclusive, ce sont les pratiques et les interactions au quotidien qui sont interrogées à travers l'analyse d'observations de classe filmées sur une année. Il s'agit d'identifier les leviers et les freins à l'inclusion scolaire de ces jeunes enfants en situation de handicap. Les résultats de cette recherche intéresseront les parents, les professionnels de la petite enfance et de l'éducation, les enseignants et les accompagnants d'élèves en situation de handicap. Cet ouvrage s'adresse également aux étudiants se destinant à ces métiers et aux chercheurs travaillant dans ce champ.

  • Présentation du numéro : La démocratisation voulue par les pères fondateurs de la psychiatrie moderne a abouti à une pratique professionnelle qui reste encore très (trop) largement hospitalo-centrée. Bien que la clinique soit née dans l'intimité de la chambre du malade, aller aujourd'hui à domicile ne va plus de soi : les livres et articles de recherche scientifiques consacrés aux équipes mobiles sont rares, les DU et DIU consacrés à la psychiatrie communautaire et au travail en équipe mobile sont encore moins fréquents, les enseignements universitaires dispensés à ce sujet dans les facultés de médecine se comptent sur les doigts de la main. La création du secteur a voulu marquer la fin du monde asilaire en se fondant non seulement sur la fermeture des asiles et l'ouverture des lieux de proximité, mais avant tout sur la pratique de la psychiatrie au sein de la communauté. Ses promoteurs ont voulu remettre au goût du jour cette évidence hippocratique que le concept du « lit-du-malade » ne se réduit pas à un « lit-meuble-d'hôpital », pas plus que la constellation du chien n'est semblable à l'enclos d'un éleveur de canidés. Le lit du malade est là où le malade est alité : à son domicile, dans la rue, à l'école. Le « lit-du-malade » est le loco doloris, le « lit-lieu-de-douleur » où la personne révèle - et souvent cache - sa souffrance. En amont des symptômes manifestes du patient. C'est à ce lieu unique que s'attachent les équipes mobiles de psychiatrie. Ces équipes interviennent pour tous les âges de la vie : de la petite enfance à l'âge avancé, elles peuvent être spécialisées pour la prise en charge d'enfants autistes ou de patients vivant dans la rue, ou être généralistes, représenter une activité spécifique rattachée à un CMP ou être constituées sur le modèle d'un service hospitalier. Sans prétention à l'exhaustivité, ce numéro propose un panorama sur des pratiques paradoxalement connues et reconnues mais encore trop fréquemment ignorées de l'enseignement universitaire.

  • Présentation de l'ouvrage : Le corps, lieu premier de l'identité, lieu où la pensée va naître en relation avec l'environnement, participe à ce que l'on nomme le processus de psychisation du corps. Le corps vient dire la vie mais aussi le malaise, la souffrance, le défaut de pensée. Le soin va nécessairement passer par ce corps. À l'ITEP, lors de la rencontre, l'enfant, l'adolescent, montre dans et avec son corps le rapport qu'il entretient avec lui-même et avec son environnement. Les différents registres d'expression agis par le corps semblent peu accessibles au langage verbal. C'est pourtant souvent le biais par lequel chaque professionnel essaie d'accueillir ce qui est exprimé par l'enfant, afin de l'accompagner dans un travail de compréhension, et de repérage de ce qui l'agite. Que devient le corps, de quel corps disposent les enfants d'ITEP pour construire leur pensée ? Le réel revient en force sous la forme du recours au médicament, à la génétique, aux neurosciences. Les éléments fondamentaux de la construction psychique, l'espace et le temps, subissent une mutation radicale sous l'impulsion de la science et des technologies. Quel impact sur nos pratiques thérapeutiques, éducatives et pédagogiques ? Quelle place désormais pour nous adultes auprès des enfants et des adolescents ?
    Auteurs : L'Association des ITEP et de leurs réseaux (AIRe) regroupe la plupart des Instituts Thérapeutiques, Éducatifs et Pédagogiques français et belges, elle organise des journées départementales, régionales, nationales et internationales, des colloques de formation et de recherche sur les troubles psychologiques importants de l'enfant et de l'adolescent et les diverses manières de réfléchir aux modes de prise en charge de la souffrance qui leur est associée. L'Association Mètis europe accueille toutes associations, fondations, fédérations, coopératives, groupements etc., établis dans l'espace européen, poursuivant une action fédérative auprès des établissements et services s'adressant aux enfants, adolescents et jeunes adultes qui présentent des difficultés psychologiques et/ou sociales, pour favoriser le développement d'un cadre de référence, politique, social et culturel à l'échelle de l'union européenne concernant ces jeunes.

  • Présentation de l'ouvrage : Cet ouvrage est un recueil de textes choisis, qui, depuis presque vingt ans, ont été, chacun à leur époque, des Dires ; à chaque fois, un propos dans un contexte particulier du champ clinique. En effet, l'immense majorité de ces travaux sont des conférences dont le cadre varie : universitaire, confidentiel, associatif, local, régional ou international. Cela signifie que la forme orale est privilégiée dans l'écriture, et que le souci didactique y est toujours présent. Les publics auxquels se sont adressés ces Dires étaient souvent hétéroclites. La plupart du temps, l'adresse est ce que l'on appelle « grand public », autrement dit, pas spécialement initiés au discours et à la culture psy, notamment la psychanalyse.
    /> Le psychanalyste qui s'adresse au public, prend toujours le risque de faire scandale (étymologiquement parlant), et peut facilement devenir ou passer pour un fou, car il est soumis à une double contrainte paradoxale ; dire ce qu'il ne sait pas sous la forme du vrai à des gens qui ne veulent pas le savoir et qui vont le croire ; alors autant faire « simple » et ne faire que Dire... pour que ceux qui se pensent ignorants s'interrogent autant que ceux qui croient savoir.
    Auteur : Bernard Quatelas. Psychologue clinicien au CHRU de Nîmes, Service de pneumologie. Sociologue, Docteur en psychologie (PhD). Chargé de cours à l'Université Paul Valéry Montpellier III, psychanalyste en libéral.

  • Présentation de l'ouvrage : Porté par un souci constant de mieux comprendre les patients atteints de psychoses au long court, l'auteur tente d'en éclairer les mécanismes profonds en se référant aux études sociologiques et surtout psychanalytiques de diverses écoles. Le rôle des équipes infirmières, en contact plus étroit avec les patients que ne peut l'être les médecins, apparait un apport incontournable dans la cohérence théorique et la pratique des soins et du suivi des patients. Des exemples cliniques permettent de mieux comprendre l'indispensable étayage d'une psychologie des profondeurs, dont une compréhension partagée est le minimum exigible pour qu'une équipe soit solidaire et stable dans sa pratique. Trois expériences différentes en centres hospitaliers relatent les difficultés, le temps nécessaire pour atteindre cette cohérence. L'incidence de la psychanalyse sur la conduite d'un service, sur la qualité des liens qui s'y nouent et sur la vie même de l'auteur est un témoignage des modifications qu'une analyse personnelle peut induire dans la pratique des soins et le regard sur l'existence.
    Auteur : Michel Nique a été psychiatre des hôpitaux et chef de service.

  • Présentation de l'ouvrage : Cet ouvrage que vous tenez entre vos mains est une aventure collective, dernier né de l'atelier d'écriture Papiers de soi du centre hospitalier de Montfavet (Vaucluse).
    C'est un livre-orchestre qui réunit trente-deux auteurs, en une seule et même voix. C'est un monologue poético-chaotique, un pas de côté, du côté de l'écriture. Lui, il dit : « J'aime pas les écrivains et leur prétention. J'aime pas les bergers travailleurs et leur fumier. Sous mes chaussures, de la bouse des troupeaux du Connemara. La réalité me frappe au visage avec une tapette à mouche. Ça ne supporte pas le voyage des mots pareils. Je plante ma plume dans le bitume des fleurs de vase. J'écris dans un barrage contre le pacifique. J'écris au plus près des mots comme on regarde un inconnu. » Merci de ne pas errer au fil des pages.
    Auteur : Collectif de l'Atelier d'écriture Papiers de soi du centre hospitalier de Montfavet (Vaucluse).

  • Les textes proposés, ciblent tous les risques psychosociaux ; certes, les risques des métiers du travail social sont liés à la relation avec d'autres et on peut penser que les risques psychosociaux soient les risques majeurs ; pour autant, il apparaît bien que ce type de risques vient occuper un espace par défaut de collectifs de travail, de lieux de confrontation à l'exercice professionnel entre pairs, de sens de l'activité.

  • Cet ouvrage collectif a été envisagé afin de penser les questions majeures soulevées par l'histoire et les traumatismes du XXe siècle, à l'issue des deux grandes Guerres mondiales. À l'aube du XXIe siècle, et surtout à partir de 2015, une série d'attentats a bouleversé le monde. Ces attentats, perpétrés par de jeunes terroristes en plein Paris puis en France et ailleurs, le furent au nom d'une Guerre contre l'Occident, qui a débuté en 2001 avec la destruction des Twin Towers à New York. Ces événements et leurs effets ne peuvent qu'encourager les psychanalystes à prendre la parole. La communauté analytique, quand elle fait oeuvre et pensée commune, peut se faire entendre au sein de la cité, de façon à pouvoir penser notre civilisation et tenter d'éviter qu'elle ne devienne au XXIe siècle, celle de la « dévastation ».
    Les événements traumatiques de l'histoire du XXe siècle, qui ont amené Freud à conceptualiser la pulsion de mort, ouvrent sur des problématiques au niveau du sujet, de ses idéaux, de ses oeuvres, de la civilisation et de l'histoire de sa culture dont la psychanalyse hérite et tente ici de rendre compte. Cet ouvrage fait suite à un congrès qui s'est déroulé à Vienne, la ville de naissance de Freud, fin 2014. La culture et la civilisation sont dans une croisée, nous sommes face à des questions dont les réponses seront décisives pour le futur, engageant parallèlement l'avenir de la psychanalyse.

  • Le terme d'autonomie fait partie de la novlangue de notre société néolibérale. Il est de plus en plus couramment utilisé et l'illustration la plus évidente en est la création de la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie). Plus récemment, l'article 92 de la loi de santé du 26 janvier 2016 propose, « un accompagnement sanitaire, social et administratif des personnes souffrant d'une maladie chronique ainsi que des personnes handicapées, qui a pour but de maintenir ou d'accroître leur autonomie... et de développer leur projet de vie ».
    Ainsi, l'autonomie est utilisée aussi bien sous la forme euphémique de perte d'autonomie pour éviter de parler de dépendance, que lorsqu'il est question d'aider des personnes en situation de handicap à accroître celle-ci. Mais notre société va plus loin en faisant de l'autonomie une norme, une injonction dans une société individualiste marquée par la recherche de la performance et du profit. On peut d'ailleurs s'interroger sur le rapprochement fait par la CNSA entre autonomie et solidarité, car comme le fait remarquer J.Y. Barreyre, la solidarité qui présidait à la création de la Sécurité sociale s'est délitée et les personnes en voie de désaffiliation sociale sont de plus en plus nombreuses. En même temps qu'on leur propose un guichet unique, on leur demande d'être responsables et autonomes avec une injonction d'inclusion. Cette injonction à être autonome, à se réaliser soi-même, à devenir l'auto-entrepreneur de soi-même, imprègne les relations sociales et n'est pas sans induire de nouvelles formes de pathologies qui peuvent être considérées tout autant comme une forme de souffrance psychique qu'une pathologie de l'idéal social.

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