Editions François Bourin

  • La gourmandise Nouv.

    Souvenirs d'enfance et rages du moment ; visites dans des restaurants fameux ou oubliés ; odes à l'andouillette, la nèfle, le sablé à la confiture, la figue, les vins du Rhône, les Haribo ; tête de veau et Kinder ; déjeuners de conféries aussi secrètes que savoureuses ; critiques gastronomiques plus ou moins fréquentables, ogres, poètes et cannibales... Il y a tout cela, et bien plus, dans l'arborescence mémorielle et gourmande de Nicolas d'Estienne d'Orves. Le tout saupoudré de colère, de coups de sang, d'images parfois lointaines, d'une foi qui sait être mauvaise et d'un amour sincère, réel, jamais repu, pour les joies de la gueule. Si la gourmandise est universelle, le goût est singulier. Aujourd'hui, celui de « NEO » vous invite à sa table et vous souhaite bon appétit.

    Né en 1974, Nicolas d'Estienne d'Orves est écrivain et critique d'opéra. En vingt ans, il a publié une trentaine de livres : romans (Les Fidélités successives), thrillers (Les Orphelins du mal), nouvelles (Narcisse et moi), récits (Je pars à l'entracte), biographies (Jacques Offenbach, Marthe Richard)... Passionné par Paris, il lui a consacré un guide de promenades et un Dictionnaire amoureux. Lorsqu'il n'écrit pas, il mange. Sans doute trop.

  • Le 31 décembre 2020, le Royaume-Uni sortira du l'union douanière et du marché unique, plus de de quatre ans et demi après le référendum du 23 juin 2016.

    Un homme a influencé puis façonné ce tournant majeur : l'actuel Premier ministre britannique, Boris Johnson. Élevé par un père employé à la Commission européenne puis élu au Parlement, il n'en a pas moins été l'un des principaux critiques de l'organisation européenne et incarne à lui seul les relations tourmentées entre le Royaume-Uni et l'organisation européenne.

    Observateur averti de la politique britannique, l'auteur a pu discuter avec plusieurs dizaines de politiciens, diplomates, journalistes et universitaires pour analyser la relation complexe entre Boris Johnson et l'Europe, et plus largement entre le Royaume-Uni et l'Europe.

    Journaliste correspondant au Royaume-Uni depuis décembre 2009 pour plusieurs quotidiens de presse nationale - La Croix et L'Opinion (France), La Libre Belgique (Belgique), La Tribune de Genève et 24 Heures (Suisse) -, Tristan de Bourbon Parme couvre l'actualité britannique, avec un accent placé depuis 2015 sur la relation du Royaume-Uni avec l'Union européenne. Il a auparavant été correspondant pour divers quotidiens francophones en Australie, en Corée du Sud et en Chine.

  • « Il y a eu la vie d'après. L'histoire d'après, ou peut-être la fin de l'histoire parce qu'il faut bien mettre un point final aux histoires qu'on raconte. Comment relater l'échec annoncé d'une vie policée. Une vie sacrifiée sur l'autel de la maternité. Me faudra-t-il commencer par les larmes ou les matins couchés, le sang noir dans le fond de ma culotte ou la porte claquée en dépit des corps qui tremblent. Me faudra-t-il raconter ma vie réussie d'être une mère à terre, dévouée, en morceaux. Me faudra-t-il avouer l'inaltérable violence.
    Oui. »

    Après Le Corps d'après, Virginie Noar montre dans ce deuxième roman les difficultés d'une mère célibataire à s'en sortir, sa tentation de la fuite, son amour inconditionnel mais si imparfait pour ses deux enfants... et son chemin vers la résilience.

    Virginie Noar, pigiste et travailleuse sociale, a trente-cinq ans. Elle exerce notamment dans un espace de rencontre parents-enfants. Elle a publié son premier roman, Le Corps d'après, aux éditions François Bourin en 2019.

  • Lorsqu'il envoie à Hergé ses dessins inspirés de l'univers de Tintin en décembre 1960, le jeune Jacques Langlois n'imagine pas qu'il vient d'initier une correspondance qui durera plus de vingt ans. Spectateur privilégié de nombre d'événements ayant marqué l'univers de Tintin, il rend ici hommage à ce petit monde en feuilletant, en même temps que les 23 albums de la collection, celui de ses souvenirs.

    Qu'est-ce que la « tintinologie » ? Comment Hergé a-t-il créé son personnage ? D'où vient le nom « Haddock » ? Un Tchang en cacherait-il un autre ? Tintin a-t-il un avenir ?

    Entre souvenirs et analyse personnelle d'un monument de la bande dessinée, ce Petit éloge de Tintin fera l'effet d'une madeleine de Proust à plus d'un lecteur...

    Né en 1950, Jacques Langlois adresse à Hergé ses premiers dessins imités de Tintin en 1960, inaugurant une correspondance de plus de vingt ans, ponctuée de plusieurs rencontres.
    Après la disparition du dessinateur, tout en poursuivant une carrière professionnelle sans relation avec la BD, il reste proche du monde des tintinophiles, devenant un collectionneur et exégète de son oeuvre.
    Il est administrateur de l'association Les Amis de Hergé et membre du comité de rédaction de la revue éponyme.

  • En 2011, dans Ma petite entreprise a connu la crise, Nicolas Doucerain, jeune président de Solic, entreprise au bord de la faillite, racontait son combat pour permettre à sa société de survivre.
    Très bien reçu par la presse et les médias, le livre a fait l'objet d'une édition augmentée en 2012. Alors que la crise sanitaire de 2020 menace de nombreuses entreprises, Nicolas Doucerain reprend la plume pour compléter son ouvrage et le mettre à jour. Il raconte notamment comment il a rebondi après la faillite de son entreprise Solic en créant une structure d'accompagnement des entrepreneurs confrontés à des difficultés, analyse la crise sanitaire actuelle et ses conséquences pour les entreprises, et propose des solutions pour changer nos paradigmes entrepreneuriaux et nos façons de travailler.

    Né en 1976, Nicolas Doucerain est un entrepreneur autodidacte. Après la faillite de son cabinet de recrutement Solic à la suite de la crise financière de 2008, il a partagé son expérience dans son livre, Ma petite entreprise a connu la crise, et lors de conférences auprès d'entreprises, de grandes écoles, d'associations, etc. En 2019, il crée Valumen, un cabinet spécialisé dans le management de transition premium. Il est également chroniqueur sur BFM Business.

  • Plus qu'une simple compétition, le Vendée Globe est devenu un phénomène de société qui attire, tous les quatre ans, plus de deux millions de passionnés aux Sables d'Olonne. Mais que sait-on vraiment de cette course mythique, de son histoire, de son fonctionnement ?

    À la veille de sa neuvième édition, en novembre 2020, Mon Vendée Globe de A à Z remonte le temps depuis sa création en 1989, scrute les coulisses et les moments forts qui ont bâti sa légende, éclaire son histoire par de nombreuses anecdotes et s'interroge sur l'avenir de l'une des compétitions sportives les plus étonnantes de notre époque.

    Par des entrées aussi diverses que « Abandons, naufrages et chavirages », « Diplomatie », « Environnement » ou encore « Réseaux sociaux », l'auteur nous raconte « son » Vendée Globe.

    Navigateur, marin-pêcheur, skipper, Denis Horeau a été le directeur de course de la première édition du Vendée Globe en 1989 et a repris ce poste de 2004 à 2016. Il a également dirigé plusieurs courses autour du monde, mais il se consacre désormais à la création de grands événements internationaux en faveur de l'environnement, qui mettent la créativité et l'intelligence humaines au service de solutions concrètes pour diminuer notre impact sur la planète.

  • Mars 1919 : la première organisation patronale française, la Confédération générale de la production française, réunissant l'ensemble des corporations et de la production du pays, naît. Elle deviendra le CNPF en 1946, puis le Medef en 1998.

    Retracer le destin de ce mouvement, c'est évoquer les grands évènements qui ont marqué la France du XXe siècle : le Front populaire et les premiers accords de Matignon en juin 1936 ; la reconstruction au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ; la grande crise de 1968 ; l'arrivée de la Gauche au pouvoir en 1981 ; la mise en place des 35 heures en 1998 ; les nouvelles lois sur le travail entre 2016 et 2018.

    C'est à ce voyage historique que ce livre convie, où témoignent la plupart de ceux qui ont dirigé le CNPF puis le Medef.

    François Roche est journaliste et auteur. Il a dirigé plusieurs titres de la presse économique (La Tribune, L'Expansion). Il a également fondé une revue géopolitique spécialisée sur la zone d'influence russe (Russia, Ukraine & Central Asia Intelligence). Il est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment Le Hold-Up du Siècle (Le Seuil, 1999), Les Cuisines du Kremlin (Le Seuil, 2004), Le Miel. Enquête sur le nouvel or jaune (François Bourin, 2017) et La Danse de l'ours et du dragon (2018).

  • En quelques années, le marché du cachemire a explosé. De matière de luxe, réservée à une élite, le cachemire est devenu un produit de grande consommation. Or, de la chèvre des steppes mongoles qui produit cette fibre pour se protéger du froid, jusqu'aux boutiques de luxe de Paris ou New-York, c'est toute une filière industrielle et commerciale qui s'est organisée, largement inconnue du grand public.

    Le cachemire illustre parfaitement les problématiques actuelles de la mode et du textile, stigmatisés pour leur impact écologique, les maltraitances animales et leur manque de transparence.

    Cette enquête au coeur de l'industrie du cachemire fait la lumière sur la façon dont celle-ci est organisée, sur les grands acteurs qui la dirigent, sur les problèmes auxquelles elle fait face.

    Jeune entrepreneur et voyageur, Victor Chevrillon, diplômé de HEC, appartient à cette jeune génération sensibilisée aux enjeux liés à la mondialisation. Sur la route du cachemire est son premier livre.

  • Une femme s'apprête à faire un voyage. Elle n'a pas besoin de bagage, elle ne part que pour une nuit. Une seule chose l'obsède : emmener Ida, sa fille de 18 mois, à la mer. C'est nécessaire, vital presque. Ida n'existe pas, Ida n'a jamais existé. Des voix ne cessent de le lui répéter. Pourtant, elle l'a porté ce bébé, serré contre elle, changé, nourri au sein. Elle l'aime d'un amour animal. Un amour comme ça, on n'y est pas préparé. C'est trop puissant un amour comme ça. Ida n'existe pas est une plongée dans la psychologie trouble d'une mère prête à commettre l'irréparable, mais aussi l'histoire d'un corps féminin qui cherche à se libérer de ses démons, d'une féminité complexe en quête d'apaisement.

    Adeline Fleury a été reporter pour le Journal du Dimanche et cheffe du service culture du Parisien Week-end. Ida n'existe pas est son sixième livre. Elle est notamment l'auteure, aux Éditions François Bourin, du roman Je, tu, elle (2018).

  • Avant de devenir un scientifique reconnu, Joël de Rosnay découvre le surf à la fin des années 1950. C'est le début d'une passion qui le conduit à lancer ce sport en France, avant d'en devenir un des champions. Le surf est aussi, pour lui, un style de vie, une symbiose avec la nature et une philosophie fondée sur le concept de « glisse », qui enseigne à négocier les difficultés de la vie comme on apprivoise la vague. S'appuyant sur l'histoire du surf depuis sa découverte à Hawaï au XVIIIe siècle, convoquant ses personnalités, de Duke Kahanamokou à Kelly Slater en passant par les frères Lartigau, racontant ses beautés et ses dangers, jouant avec les références à la surf culture, de la musique des Beach Boys au film culte Point Break, Joël de Rosnay signe un éloge épique, drôle et émouvant.

    Scientifique spécialiste de la chimie organique et du vivant sous toutes ses formes, conférencier et vulgarisateur, Joël de Rosnay a publié une vingtaine de livres devenus des références autant que des succès, parmi lesquels La Symphonie du vivant (Les liens qui libèrent, 2018) ou Surfer la vie. Comment survivre dans la société fluide (Les liens qui libèrent, 2012). Quand il n'étudie pas nos cellules, il s'adonne à son autre passion, le surf.

  • Depuis les années 1950 la sexualité des jeunes inquiète les autorités. À l'heure d'internet, l'accès facilité à la pornographie, l'exposition de la sexualité sur les réseaux sociaux ou le cyberharcèlement angoissent car ils s'exerceraient dans des espaces incontrôlables.Mais sait-on vraiment ce que les jeunes font sur internet en matière de sexualité ? Et en quoi ces pratiques influent sur leur vie ? C'est à ces questions que répond ce livre, fruit d'une enquête menée auprès de 1 500 Français de 18 à 30 ans. Prenant en compte l'âge, la classe ou le genre des personnes interrogées, il en résulte une analyse des relations que les jeunes entretiennent avec la sexualité qui va souvent à l'encontre des préjugés. Une réflexion passionnante sur les frontières de l'intime à l'heure du numérique.

    Yaelle Amsellem-Mainguy est chargée de recherche à l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP). Elle a publié l'Atlas des jeunes en France (Autrement, 2012) et Enqueter sur la jeunesse (Armand Colin, 2018, avec Arthur Vuattoux).Arthur Vuattoux enseigne la sociologie à l'Université Paris 13 et est chercheur à l'INJEP. Il a travaillé sur le genre et la sexualité et a notamment traduit Raewyn Connell, Masculinites. Enjeux sociaux de l'hegemonie (Amsterdam, 2014).

  • L'Europe n'est pas un rêve dépassé au bilan décevant. Non, elle n'est pas déclassée par le glissement des pouvoirs vers une Asie toute-puissante. Elle reste la plus grande aventure pacifique et démocratique de l'Histoire. Réussir à faire cohabiter plus de 500 millions d'individus divisés par d'innombrables contentieux, avec 27 nationalités différentes et parlant plus d'une vingtaine de langues, et ce depuis soixante ans, n'est pas une réussite négligeable. Mais comment cela est-il possible ?

    C'est que les membres de l'UE persévèrent dans le dialogue, malgré les contentieux, les désaccords et les tensions, grâce à ce que Dominique Wolton nomme l'« incommunication ». Et c'est bien là que réside toute sa force, et son avenir.

    Directeur de recherche au CNRS en sciences de la communication, fervent défenseur de la démocratie, Dominique Wolton est l'un des plus grands spécialistes français des médias, de l'espace public et de la communication publique. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages remarqués, notamment Communiquer, c'est vivre (entretiens avec Arnaud Benedetti, Le Cherche-midi, 2016) et Politique et société, rencontres avec le Pape François (L'Observatoire, 2017).

  • Dans une résidence pour personnes âgées, Alexandrine, quatre-vingt-cinq ans, Gisèle, quatre-vingts ans et Marie-Thérèse, cent ans, fomentent des idées de vengeance contre des hommes qui les ont maltraitées : un mari, un voisin, un gendre. Les histoires du passé et les projets de meurtre s'entremêlent alors aux parties de scrabble, promenades dans le parc, séances de kiné, bisbilles avec l'aide-soignante, déjeuners infects... et tout ce qui fait le quotidien des résidents. On rit de la mort, on s'indigne sans larmoyer, et l'on se révolte patiemment...

    Conjuguant récit à énigmes et satire sociale, Marie Laborde décrit, dans un style direct et avec un humour cinglant, les aléas du grand âge à travers le destin de ces trois héroïnes qui vont prouver qu'elles n'ont désormais plus rien à perdre.

    Après avoir signé plusieurs romans dans les années 1970 à 2000, parmi lesquels Violette sur cour (Éditions Libres/Hallier, 1978), Bébé d'amour (Stock, 1979) ou Le Poids du cartable (Albin Michel, 1996), Marie Laborde a pris un long congé de l'écriture. Elle revient aujourd'hui avec Si belle en ce mouroir, né de ses propres observations lors de visites à des amies résidant en maison de retraite.

  • Au fil du temps, alors que l'ampleur de la pollution et de l'épuisement des ressources liés à l'activité humaine sur terre étaient révélés, climatosceptisme et théories de l'effondrement ont gagné du terrain. « Foutu pour foutu... » Et les jeunes générations de se sentir perdues entre ces deux extrêmes, qui dominent nombre de débats publics actuels sur le climat. Qu'en est-il réellement ? Faut-il croire que tout est perdu ? Et si non, quels sont les leviers d'action ? Le « lobby citoyen » a-t-il un rôle à jouer ? Autant de questions que Baptiste Denis, vingt-cinq ans, a posé à Jean Jouzel, l'un des plus grands climatologues français. Il en résulte un dialogue passionnant, vivant, concret. Non, il n'est pas trop tard pour changer les choses. Mais il est plus que temps de passer à l'action.

    Directeur de Recherche émérite au CEA, Jean Jouzel y a fait l'essentiel de sa carrière scientifique, consacrée à l'étude de l'évolution du climat. En 2012, il a reçu le Prix Vetlesen, considéré comme le « Nobel des Sciences de la Terre et de l'Univers ». Il est membre de l'Académie des Sciences et de l'Académie d'Agriculture, et membre étranger de celle des États-Unis.

    Baptiste Denis a étudié à l'ISCOM-Paris puis à l'ESJ-Paris.

  • Sybille compte les tic-tac de l'horloge, comme les cachets qu'elle doit prendre. Pourtant, il y a peu encore, elle fut sacrée « Reine de la pub » par son boss, sa Sainteté P.Y. « Conservez comme vous aimez » : le slogan qu'elle avait proposé pour promouvoir des boîtes de conservation lui avait valu d'être portée aux nues dans toute l'agence. Mais elle fut bien vite supplantée par la Belle Capucine, Princesse Commerciale... Alors, ce fut le renvoi.Depuis Sybille déraille, en proie à des troubles obsessionnels, mais Sybille s'accroche, s'échinant à court-circuiter le hasard. Jusqu'à ce qu'elle décide de planifier sa vengeance...Une satire moderne et cinglante, scandée comme une prophétie infernale, sur l'inhumanité du monde moderne, dont on ne ressort pas indemne.

    Martine Roffinella est écrivain. Son premier roman, Elle, a été publié par les éditions Phébus en 1988 et a connu une grande notoriété. Elle a depuis publié une vingtaine d'ouvrages, notamment L'Impersonne (François Bourin, 2017, sélection Prix Marie-Claire).

  • Cette Histoire des banlieues est née d'une colère face à l'incapacité de la société française à reconnaître l'histoire des enfants de l'immigration postcoloniale et des territoires où ils résident, qui s'est manifestée lors de la commémoration des 30 ans de la Marche « des Beurs » en 2013.

    Pour rendre justice à cette histoire et esquisser un récit national qui intègre cette épopée, il fallait raconter le parcours d'une génération de Français et l'émergence des banlieues, depuis les années 1970 et la fin de la construction des grands ensembles, le regroupement familial, la crise économique, l'émergence des cultures urbaines, jusqu'aux attentats de 2015. Une aventure encore jamais racontée de manière globale, qui décrit les fractures de la France d'aujourd'hui et dessine un nouvel avenir.

    Erwan Ruty est responsable associatif en banlieue, actif dans des médias de proximité depuis la fin des années 1990. Il est aujourd'hui le directeur du Médialab93, un incubateur qui soutient les jeunes créatifs de la Seine-Saint-Denis.

  • Aujourd'hui méconnu, Sri Aurobindo fut une des figures les plus influentes de l'Inde du XXe siècle. À vingt ans, diplômé de l'université de Cambridge, il retrouve son pays soumis au joug britannique et s'enflamme pour l'indépendance. En 1906 il fonde un journal et pose les bases d'une action politique, reprise dix ans plus tard par Gandhi, qui y ajoutera le pacifisme et la non-violence, alors que lui appelle à la lutte armée.Sa passion pour l'Inde l'éveille aussi à la sagesse millénaire de son pays et, retiré à Pondichéry, ville française, il consacre le reste de sa vie au yoga et à une importante oeuvre écrite où il prône l'émergence d'une humanité nouvelle. En 1926, il fonde un Ashram avec Mirra Alfassa, sa compagne française, où affluent encore de nombreux disciples du monde entier.

    Né à Paris en 1943, Luc Venet découvre l'Inde et la pensée de Sri Aurobindo en même temps qu'il assiste dans la rue aux manifestations de mai 1968. Jeune agrégé de mathématiques en quête d'idéal, il comprend que battre le pavé ne sera pas suffisant pour faire sa « révolution ». À 26 ans, il s'envole donc pour Pondichéry où il rencontre La Mère, la compagne de Sri Aurobindo, alors âgée de quatre-vingt-onze ans. C'est le début d'une longue aventure spirituelle.

  • En 2012-2013, la France connaît un vif débat autour du projet de loi dit du « mariage pour tous ». En 1999, la polémique avait déjà fait rage lors de l'adoption du pacte civil de solidarité. Si elle n'est donc pas nouvelle, son intensité surprend beaucoup d'observateurs. Les militants des causes homosexuelles bien sûr, mais aussi des chercheurs en sciences sociales, français et étrangers, qui avaient sous-estimé les résistances à la diversification des modes de vie amoureux et familiaux en France.

    Que s'est-il passé ? L'homoparentalité marque-t-elle une révolution anthropologique majeure ou bien est-elle le prolongement d'une histoire ? Et qu'en disent les enfants concernés ? Avec le recul nécessaire, c'est à ces questions brûlantes que répondent deux anthropologues spécialistes du genre.

    Jérôme Courduriès est anthropologue. Après avoir travaillé sur la conjugalité homosexuelle masculine, il s'est intéressé à ce que l'homosexualité produit sur l'expérience de la parenté.

    Flávio Luiz Tarnovski est anthropologue, professeur à l'Université fédérale de Mato Grosso, à Cuiabá, Brésil. Ses recherches portent sur les liens entre le genre, la sexualité et la parenté. Il a mené plusieurs enquêtes sur les familles homoparentales au Brésil et en France.

  • Luce : « vagabonde » ; Adèle : « voleuse » ; Émilienne : « vicieuse ». Trois mots, qui valent rappel à l'ordre, réquisitoire, sanction. Ou comment le langage, le système éducatif, la psychiatrie et l'institution judiciaire construisent le féminin, en lui opposant des contre-modèles. Dans les années 1950 et 1960, une adolescente a tôt fait de virer « mauvaise fille » : un flirt, une sortie au bal ou au café, voire une simple fugue de quelques heures peuvent suffire à enclencher l'engrenage judiciaire, qui la conduit devant le juge des enfants. Beaucoup seront ensuite placées en internat, hospitalisées, ou emprisonnées. Un mécanisme que Véronique Blanchard dévoile à travers l'analyse de centaines de documents exhumés des archives du tribunal pour enfants de la Seine. Les voix des jeunes filles qui en surgissent racontent autant de trajectoires brisées, de rêves réprimés - et de révoltes indomptées. Elles nous plongent dans les coulisses de la fabrique du genre et des inégalités. Car si les lois ont évolué, si les regards portés sur le genre ont changé, si les adolescentes d'aujourd'hui ne portent plus les mêmes prénoms, certains mécanismes, eux, perdurent : ces voix n'ont aujourd'hui rien perdu de leur force subversive.
    Véronique Blanchard est historienne. Responsable du Centre « Enfants en Justice » de l'École nationale de Protection judiciaire de la jeunesse, un lieu consacré à l'histoire de la justice des enfants, elle est co-rédactrice en chef de la Revue d'histoire de l'enfance « irrégulière », et co-auteure, avec David Niget, de Mauvaises filles. Incorrigibles et rebelles (Textuel, 2015).

    Véronique Blanchard est historienne. Responsable du Centre « Enfants en Justice » de l'École nationale de Protection judicaire de la Jeunesse, un musée consacré à l'histoire de la justice des enfants, elle est également la co-rédactrice en chef de la Revue d'histoire de l'enfance « irrégulière » (RHEI), et co-auteure, avec David Niget, de Mauvaises filles. Incorrigibles et rebelles (Textuel, 2015).

  • « Deux femmes ont été violées sur le pont qui enjambe la Seine de Croissy à Bougival. » Le narrateur se rappelle cette phrase lâchée par sa mère, un soir, au dîner, et du tourment qui l'avait saisi. Tout était remonté : les souvenirs troubles de l'enfance, les blagues salaces des copains, les évidences perverses d'un grand cousin sur les besoins sexuels masculins... Le lendemain, la traversée du pont pour aller, comme chaque jour, au lycée avait été vertigineuse. La solitude, les silences, les non-dits, les rumeurs, les demi-vérités, les fantasmes, les traumatismes... Voilà ce qui fait aussi un homme dans son rapport aux femmes. Ce dont il aurait besoin d'être délivré. Ce roman sur l'initiation sexuelle des garçons des Trente Glorieuses raconte ce que souvent les hommes n'osent pas dire.

    Jean Rainscof est né au milieu des années cinquante. Après des études universitaires, il a travaillé, jusqu'à aujourd'hui, dans le domaine de la réflexion prospective et de l'analyse des phénomènes sociaux et politiques. Ce qu'un homme est aussi est son premier roman.

  • 2015. Alexis Tsipras, candidat de Syriza, coalition de la gauche radicale, est élu pour en finir avec les politiques de l'Union européenne et du FMI. Six mois plus tard, il signe un programme du même acabit, demandant à son Parlement de ratifier un texte auquel il avoue ne pas croire.

    Pourtant, depuis 2009, aucun autre Premier ministre grec n'était allé au terme de son mandat. Sans doute parce qu'aucun autre ne colle autant au destin de son pays. Né en 1974, au sortir de la dictature des colonels, Tsipras choisit son camp, l'eurocommunisme ; avec la crise, à la tête du combat contre l'austérité, il conquiert l'opinion publique. Ce caméléon surprend, comme son pays : son portrait sans concession dessine celui d'une Grèce qui n'en finit pas de se débattre avec ses contradictions politiques.

    Journaliste correspondant en Grèce pour plusieurs quotidiens de presse nationale (Libération pour la France, Le Soir pour la Belgique et Le Temps pour la Suisse) et régionale (Le Télégramme, Le Progrès de Lyon...), de magazines (Marianne, Télérama, Les Echos Week-end...), et collaborant avec plusieurs radios (Europe 1, Radio Canada), Fabien Perrier partage depuis plusieurs années son temps entre la France et la Grèce. Il couvre l'actualité du pays et, d'où il est, celle de l'Union européenne.

  • Le monde politique ne se résume pas à une juxtaposition d'États. Divisé en frontières linguistiques, notre univers découle aussi de Babel : 6000 langues relient l'humanité, autant de cultures. Et celles-ci ont leurs mots à dire dans le jeu géopolitique mondial : plus une langue déborde les frontières de son pays d'origine, plus celui-ci est influent.
    La France a connu, elle, un passé glorieux. Sans la francophonie, elle pèserait peu au niveau international. Certes dans la guerre des langues les États-Unis ont depuis gagné du terrain, comme la Chine...
    Le français aurait-il rendu les armes ? Ce livre, qui nous entraîne hors de France, à la découverte de la francophonie, nous convaincra du contraire : dans plusieurs régions du globe, le français est une arme de résistance. Une langue d'avenir.

    Frédéric Pennel, trente-six ans, est un journaliste français qui a notamment écrit dans Lexpress.fr, Slate, ErnestMag, Le Huffington Post, La Revue Parlementaire, Délits d'opinion. Il s'est notamment intéressé à l'univers du livre, à l'opinion publique et aux questions internationales. Il a exploré la francophonie dont il a relaté les différentes contrées dans de nombreux articles. Résultat d'une enquête menée sur plusieurs années, XXX est son premier livre.

  • La démocratie traverse une crise majeure. Les peuples doutent de leurs représentants. Certains en appellent à une démocratie « directe », sans médiation, et d'autres consentent à l'instauration de « démocraties illibérales »... Mais que recouvre en réalité le mot « démocratie » ?Dans cet ouvrage à quatre mains, Jean-François Bouthors et Jean-Luc Nancy reviennent sur ses origines et sur sa spécificité : la démocratie naît de l'effondrement d'un monde devenu caduc et elle construit le peuple comme l'être ensemble d'individus libres et égaux. Mais elle est toujours en écart avec elle-même, jamais achevée. Elle est, en elle-même, un nécessaire (re)commencement, dans une relation complexe avec la technique. Aussi doit-elle s'apprendre, hic et nunc, jusque dans ce qui la dépasse.
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    Jean-François Bouthors et Jean-Luc Nancy ont mis en commun leurs approches philosophiques, anthropologiques, historiques et géopolitiques pour décrypter ensemble les soubassements de la crise démocratique.

  • « Je suis un cannibale, habillé en costume ou avec une blouse blanche, je fabrique des traitements pour des gens plutôt riches avec la matière corporelle de gens pauvres, vous appelez ça comment ? »Un cannibale en costume : ainsi Georges, ingénieur dans l'industrie pharmaceutique, se décrit et décrit son travail - un travail qui le dégoûte, mais qu'il ne sait pas quitter.Le monde de l'entreprise est un monde cannibale où tout le monde mange tout le monde : engloutissement des ressources naturelles ; les salariés se dévorent entre eux et se dévorent eux-mêmes. Beaucoup s'effondrent ; d'autres bricolent, pour retisser des liens de solidarité nécessaires à la vie en communauté...Une enquête qui met au jour les tragédies vécues chaque jour dans le secret des ateliers et des bureaux.

    David Courpasson est sociologue, professeur à l'EM Lyon Business School et à l'Université de Cardiff (UK). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages (notamment, avec Jean-Claude Thoenig, Quand les cadres se rebellent, Paris, Vuibert, 2008, et L'Action contrainte. Organisations libérales et domination, Paris, Presses universitaires de France, 2000).

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