Sciences humaines & sociales

  • La Première Guerre mondiale reste profondément ancrée dans la mémoire collective nationale en raison de son impact sur l'ensemble de la société française.
    1914 marque la fin d'un long XIXe siècle et les quatre années de cette guerre contribuent à faire basculer la France dans le XXe siècle et la modernité. Face à la violence de ce conflit industriel, le pays a su politiquement et économiquement s'adapter pour supporter une part importante de la guerre sur le front occidental. De même, l'armée française de 1918 n'est plus celle de 1914 : il s'agit toujours de la « guerre des tranchées » mais bien des choses ont changé, tant dans les matériels employés que sur la tactique et la stratégie.
    L'auteur cherche ainsi à montrer, à travers les grands aspects de ce conflit et aussi bien des détails, comment la France a surmonté ses divisions pour éviter un effondrement semblable à celui de 1870, comment la population a su s'adapter à l'épreuve d'une guerre longue, comment les « poilus » ont pu vivre cette guerre et pourquoi 14-18 résonne encore dans l'esprit de nombre de Français.

  • Anne, fille du duc François II de Bretagne, est née en 1477 à Nantes. Elle succède à son père en 1488 à l'âge de 11 ans. Alors qu'elle avait été mariée par procuration à un archiduc d'Autriche, elle est contrainte d'épouser le roi de France Charles VII qui vient d'envahir son duché. À la mort de ce dernier, elle épousera son successeur Louis XII et sera ainsi reine de France pour la deuxième fois.
    Mais avant ce second mariage, Anne négocia l'indépendance de la Bretagne dont elle demeurera la duchesse jusqu'à sa mort à Blois en 1514. Frédéric Morvan nous raconte la vie de cette reine au caractère fort, à la fine intelligence politique autour de laquelle se développera une cour raffinée encourageant un renouveau des arts.

  • « Vauban, dont il suffit de prononcer le nom ». Alors qu'ils utilisent plusieurs lignes pour présenter les sept autres grands-croix originels, en mai 1693, du nouvel ordre royal et militaire de Saint-Louis, c'est par cette expression liminaire et incantatoire qu'Alexandre Mazas et Théodore Anne présentent Vauban dans leur histoire de cet ordre au milieu du XIXe siècle. Un nom ayant valeur de talisman national, 150 ans, alors, après sa mort.
    La figure de Vauban a été utilisée a posteriori comme celle d'un avant-gardiste proto-révolutionnaire, du modèle du serviteur et du défenseur de l'État. Mais fut-ce le cas et en avait-il conscience lui-même ? Cette biographie se veut une histoire sous forme de tableaux reconstituant et racontant la formation, le caractère, la personnalité, les actions et les récompenses de Vauban, qui, replacés dans leur époque, souhaitent faire comprendre en quoi il fut une figure sollicitée et respectée dès son vivant et dont la mémoire s'est perpétuée plus de trois cents ans après sa mort.

  • Le procès engagé par le roi de France Philippe le Bel contre les Templiers et la suppression de leur ordre par le concile de Vienne en 1312 ont été à l'origine du développement d'une pseudo-histoire et de légendes qui ont totalement occulté l'histoire de ce qui a été le premier ordre religieux-militaire de la chrétienté médiévale. Né vers 1120 en Terre sainte et pour la Terre sainte, le Temple est le fils de la chrétienté latine d'Occident ; l'Occident dynamique du XIIe siècle. Il tirait de l'Occident, où il était solidement implanté, une grande partie des revenus et des moyens matériels et humains dont il avait besoin pour remplir sa mission en Orient : la protection armée des pèlerins visitant Jérusalem et le Sépulcre du Christ ; la défense des Etats latins d'Orient (Antioche, Tripoli, royaume de Jérusalem) établis après le succès de la première croisade et bien évidemment confrontés à leurs voisins musulmans. Il s'engagea aussi, quoi qu'avec prudence, sur le terrain de la reconquête en péninsule Ibérique : on y trouve aujour-d'hui les plus beaux exemples de son architecture militaire. L'ordre du Temple n'a jamais failli dans sa mission et sa fin tragique ne doit pas grand chose à son histoire. Il a été un bouc-émissaire, un pion - opportuné-ment disponible - dans le violent conflit, très idéologique qui, durant le règne de Philippe le Bel, a opposé le roi de France et le pape, l'Etat et l'Eglise. Alain Demurger, est maître de conférences honoraire de l'Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne, où il a enseigné l'histoire du Moyen Age. Il a orienté ses recherches sur l'Histoire du Temple et des ordres religieux-militaires, ainsi que sur la croisade et l'histoire politique de la France à la fin du Moyen Age.

  • Les crimes et les horreurs ont accompagné en grand nombre l'histoire de France au fil des siècles. Ce livre en présente une trentaine d'exemples. On y retrouvera des criminels restés célèbres jusqu'à nos jours, comme François Ravaillac, Charlotte Corday, les soeurs Papin, Violette Nozière, et d'autres qui eurent leur heure de gloire en leur temps : les empoisonneuses Marie-Madeleine de Brinvilliers et Hélène Jégado, le régicide Robert-François Damiens, le parricide Pierre Rivière, le violeur d'enfant Albert Soleilland, le psychopathe Ange Soleil, ou encore les impitoyables assassins de l'Auberge rouge, pour n'en citer que quelques-uns... À la description de crimes et d'horreurs à la Cour, succède celle de crimes et d'horreurs au village, puis en ville, enfin en justice. Illustres ou moins connus, tous ces événements sont révélateurs d'une ambiance et de certaines manières (bien peu conviviales, on en conviendra...) de se comporter en société. L'ouvrage s'achève par l'évocation de l'angoisse du bourreau, car ce n'est pas une sinécure de faire passer des êtres humains de vie à trépas.À la description de crimes et d'horreurs à la Cour, succède celle de crimes et d'horreurs au village, puis en ville, enfin en justice. Illustres ou moins connus, tous ces événements sont révélateurs d'une ambiance et de certaines manières (bien peu conviviales, on en conviendra...) de se comporter en société. L'ouvrage s'achève par l'évocation de l'angoisse du bourreau, car ce n'est pas une sinécure de faire passer des êtres humains de vie à trépas. Agrégé d'histoire et docteur ès lettres, Benoît Garnot est professeur d'histoire moderne à l'université de Bourgogne. Spécialiste de l'histoire de la justice et du crime, il a publié une cinquantaine d'ouvrages, dont une Histoire de la Bourgogne (avec Alain Rauwel) aux éditions Gisserot.

  • Les trois siècles que couvre la période viking entre 750 et 1050 marquent une étape importante dans la formation politique de l´Europe. Tout à la fois pirates et guerriers redoutés mais aussi navigateurs, marchands et colons efficaces, leurs traces peuvent encore se lire dans la géographie et la géopolitique contemporaine depuis le Groenland jusqu´à l´Ukraine. L´éclairage renouvelé, que nous offre ici l´auteur, retrace l´histoire passionnante des expéditions vikings, en les replaçant dans leur contexte, et jette un éclairage sur chaque région concernée (Îles britanniques, Normandie, Islande, Russie). Une large place est également accordée aux témoignages directs sur les Vikings (chroniques, inscriptions runiques, poèmes scaldiques), ainsi qu´aux interactions entre ceux-ci et l´Europe chrétienne.

  • Le monde du travail évolue considérablement à partir de l'an mil. L'innovation technique ne cesse de bouleverser l'organisation des métiers. Dans les villes, le métier apporte à l'artisan identité et solidarités. Dès les XIIe et XIIIe siècles, ces métiers commencent à s'organiser. L'échoppe ouvre sur la rue, la petite entreprise y ctoie les grands marchands qui dominent certaines productions. À la campagne, les hommes et et les femmes ne vivent pas que des travaux des champs. On y trouve des potiers, des verriers, des charbonniers, des hommes du fer. Mais n'oublions pas les maîtres d'école, les notaires et les sages-femmes.Faire l'histoire des métiers, c'est aussi faire dialoguer archéologie, histoire de l'art, histoire des techniques et histoire sociale. C'est tenter ainsi de retrouver les gestes de nos ancêtres et d'éclairer la vie quotidienne des hommes du Moyen-Âge.
    Jean-Louis ROCH est maître de conférences honoraire en histoire médiévale à l'Université de Rouen. Ses recherches portent sur l'histoire de la pauvreté et les mendiants, ainsi que sur le monde du travail et la draperie normande au Moyen Âge.

  • Autrefois passe-temps aimable pour rentiers fortunés, l'archéologie est aujourd'hui une discipline scientifique à part entière, école de rigueur et de réflexion mise au service d'une meilleure connaissance des hommes et femmes du passé, de leur environnement naturel, de leurs activités quotidiennes, de leurs façons de vivre, de croire et de mourir.Puisant aux ressources des sciences naturelles et physiques, elle a mis au point des méthodes de prospection, de fouille, de datation et d'investigation sans cesse plus précises, et ouvert le champ de son étude à tous les vestiges laissés par l'homme ou liés à celui-ci. Tout en s'attachant à explorer tous les territoires qui furent habités ou fréquentés par des communautés humaines, elle a su prendre en compte la totalité de l'aventure qu'a connue notre espèce, des périodes les plus reculées jusqu'aux frontières du présent, s'affirmant ainsi comme l'une des principales clés d'une compréhension de notre histoire commune. Patrick GALLIOU, né en 1947, agrégé d'anglais, docteur en anglais et en histoire ancienne, est Professeur émérite à l'université de Bretagne Occidentale (Brest). Membre du Centre de recherche bretonne et celtique, Fellow de la Society of Antiquaries de Londres, il a participé à de nombreux chantiers de fouille et publié plus de trente ouvrages, dont beaucoup sont consacrés au passé de la Bretagne. Parmi ses principales publications : L'Armorique romaine (1983) (Prix de l'Institut), Carte archéologique de la Gaule : Le Finistère (nouvelle édition 2010), The Bretons (1991) (en collaboration avec Michael Jones), Les fouilles du Yaudet en Ploulec'h (2004-2007) (en collaboration avec Barry Cunliffe).

  • Vengeances des orgueils bafoués, crimes de miséreux, parricides ou bourreaux d'enfants... De ces faits de violence qui ont secoué la société finistérienne au XIXème siècle, Annick Le Douget a dégagé les thèmes universels de la haine, de l'honneur, de la folie, de l'amour contrarié. Elle a pu vérifier dans les dossiers des archives judiciaires l'influence de la misère ou de l'alcool sur le passage à l'acte criminel et loin d'être une épopée du crime, cette étude passionnante ouvre une fenêtre inédite sur les moeurs et les mentalités bretonnes à cette époque.

  • La croisade est l´un des phénomènes historiques les mieux attestés de l´histoire. Elle a opposé pendant deux siècles, pour la «libération de la Palestine», les forces armées de la chrétienté occidentale et de l´islam, occupé les esprits des chrétiens tout au long du Moyen Age et même des Temps modernes, créé des mythes et forgé des idéologies durables chez les chrétiens comme chez les musulmans. C´est aussi, malgré l´abondance des sources et des travaux qui lui ont été consacrés, l´un des thèmes les plus controversés de l´histoire : pèlerinage armé ou guerre sainte ? Élan de foi ou exemple parfait du fanatisme et de l'obscurantisme ? Guerre de libération ou prémices du colonialisme ? La croisade est-elle seulement dirigée vers la Terre Sainte, ou doit-on la replacer dans le vaste mouvement de l´expansion occidentale ? Est-ce une guerre missionnaire ? Quel rôle y ont joué la papauté et les mouvements populaires ? Quels sont ses rapports avec le jihad, l´antisémitisme, l´attente des derniers Temps ? Jean Flori, Docteur d´État es Lettres et Sciences Humaines, est depuis 1987 directeur de Recherche au CNRS ; il exerce au Centre d'Études Supérieures de Civilisation Médiévale de Poitiers. Spécialiste de l´histoire des mentalités et des idéologies, en particulier de la chevalerie, de la guerre sainte et de la croisade, il a consacré à ces thèmes une dizaine d'ouvrages et une centaine d'articles.

  • La Rochelle bâtit sa fortune à l´époque médiévale sur le commerce du sel et du vin et devient rapidement l´une des places économiques les plus dynamiques du royaume. Avec l´adhésion de ses habitants à la Réforme, la ville se transforme en bastion du protestantisme. La soumission de la cité, à l´issue dramatique du Grand Siège de 1627-1628 marque la ruine du parti protestant dans le pays. Mais les Rochelais relèvent leurs ruines et font du port dans la seconde moitié du XVIIe siècle, l´un des plus actifs du royaume. La prospérité de La Rochelle repose désormais sur le commerce avec la Nouvelle-France et surtout les Antilles. Cette prospérité est détruite par la révolte de Saint-Domingue au début de la Révolution puis par le blocus continental qui condamne la cité à l´assoupissement. Il durera une grande partie du XIXe siècle jusqu´à la construction du port en eau profonde de La Pallice à la fin du siècle. La base sous-marine que les Allemands y construisent entraîne pour La Rochelle une nouvelle épreuve lors de la seconde guerre mondiale : de nouveau un long siège qui lui vaudra d´être la dernière ville de France libérée. Pascal Even, né en 1955 à La Rochelle est conservateur général du patrimoine et docteur es lettres. Après ses études à l´Ecole nationale des chartes, il a dirigé successivement le Centre des Archives diplomatiques de Nantes et les Archives départementales de Charente-Maritime, il occupe actuellement un poste de sous-directeur aux Archives de France. Couverture : La Tour Saint-Nicolas et la Tour de la Chaîne à l´entrée du Vieux port.?En vignette : Le Vieux Port. En dos : Bas-relief d´une poupe dans la cour de la Bourse de Commerce.?En quatrième : Statue de Jean Guiton. Photographies Christophe Renault.

  • En matière de sexualité, il existe des Moyen Ages et non un seul. Sur le fond commun d'une infériorisation de la femme plus ou moins marquée selon les milieux, les perceptions de la chair et de ses faiblesses, en un premier temps rigoureusement condamnées, évoluent, avec les comportements et les pratiques sociales. Aux moines, recteurs des moeurs, succèdent - vers 1200 - des théologiens attentifs à la nature et à ses impératifs. Alors s'épanouit, dans le cadre du mariage (seul espace d'abord consenti à la « charnalité » humaine) puis bien souvent en dehors de lui, une sexualité mâle fort libre à condition qu'elle demeure naturelle. Le présent ouvrage s'efforce d'expliquer cette évolution des moeurs en ménageant leur place aux amours sodomitiques et homosexuelles progressivement rejetées dans l'ombre, mais partout discernables. Jacques Rossiaud est professeur émérite à l´Université Lyon 2 et historien médiéviste. Il s´est intéressé parallèlement à l´histoire urbaine et aux représentations et pratiques sexuelles des citadins des XIIIe-XVIe siècles.

  • Fils bâtard du duc de Normandie Robert, orphelin dès son enfance, celui que l'histoire connaît sous le nom de Guillaume le Conquérant dut très tôt faire preuve d'énergie et de courage pour surmonter les nombreuses oppositions à son pouvoir dans le duché et à l'extérieur. Ses victoires lui valurent une réputation de guerrier invincible, doublé d'un administrateur habile. Mais c'est la conquête de l'Angleterre en 1066, la dernière en date à avoir été couronnée de succès, qui lui a assuré une place à part dans l'histoire de l'Europe et lui a valu de susciter jusqu'à nos jours l'admiration des uns et la condamnation des autres : un personnage à (re)découvrir. Ancien élève de l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm, agrégé d'histoire, Yann Coz est docteur en Histoire, Université Paris - Sorbonne (Paris IV). Sa thèse est consacrée à « l'Image de la Rome antique dans l'Angleterre anglo-saxonne (VIIe siècle - 1066) ».?Ses recherches portent sur l'Angleterre médiévale et sur l'histoire culturelle du Haut Moyen Âge. Photo de couverture : « Détail de la Tapisserie de Bayeux - XIe siècle : Guillaume se fait reconnaître pour démentir la fausse nouvelle de sa mort ». Avec autorisation spéciale de la Ville de Bayeux. En vignette : Le château de Falaise - Calvados.?© www.calvados-tourisme.com.

  • Des citadins, de tous les milieux, des gens de passage se rencontrent, travaillent, conversent, s'amusent ou se querellent à l'intérieur de ces cadres restreints que constituent les habitations et les chaussées des villes françaises au Moyen Age. La restitution d'un vécu quotidien fait l'objet de cet ouvrage où se mêlent l'histoire, la sociologie, l'examen du bâti et de l'environnement, la littérature et l'imaginaire. Des " honorables personnes ", marchands fortunés, titulaires d'offices ou hommes de loi, des maîtres artisans avec leurs familles, des compagnons et des apprentis, le commun des ouvriers ou " gens mécaniques ", des bandes de miséreux, de gredins ou de batteurs de pavé s'y côtoient dans une promiscuité parfois redoutable. L'examen des contrats d'embauche, les tâches quotidiennes, les promotions internes, l'évaluation des salaires ou des gains, les attitudes face à l'adversité, les relations entre voisins ou entre parents sont les jalons d'une enquête qui s'efforce aussi de reconstituer les propos anodins échangés sur le pavé, de décrypter les mécanismes mentaux de nos ancêtres à travers les rires, les potins et les rumeurs dévastatrices, les cris et les multiples bruits de la rue. Jean-Pierre Leguay, Professeur émérite de l´Université de Rouen-Haute Normandie est l´auteur de nombreux ouvrages qui font autorité sur le Moyen Âge, traitant en particulier de la pollution, des catastrophes (éditions Gisserot), de l´eau (P.U.Rennes), des Mérovingiens et des Carolingiens (éditions Belin), pour ne citer que les plus récent

  • Dès le renouveau urbain du Xème siècle jusqu´à la fin du XVème siècle Florence s´est attachée à éliminer ses rivales (Lucques, Sienne, Pise) pour dominer l´ensemble de la Toscane et se donner les moyens du grand commerce maritime. Elle se hisse, ainsi, sur le plan de la puissance financière et temporelle au niveau des plus grandes places économiques de l´Italie du Nord et de la Chrétienté (Milan, Gênes, Venise...) L´attachement passionné des Florentins à leur liberté leur permit de conserver à leur ville bien aimée son indépendance face à l´Empereur, au Pape et au roi de France dans le cadre d´un gouvernement communal que les Médicis eux-mêmes durent ménager avant d´établir leur seigneurie héréditaire (1570). Mais Florence est sans rivale à travers les siècles par l´exceptionnel éclat de sa culture qui fit d´elle, après l´Athènes de Périclès, le premier foyer de l´humanisme européen. Dans ce livre d´une rare densité mais d´une lecture aisée, l´auteur, éminent spécialiste des hommes d´affaires et des villes italiens du Moyen-Age, permet à chacun, qu´il soit étudiant, passionné d´histoire ou touriste cultivé, de comprendre l´apport exceptionnel de la ville du Lys et de Saint-Jean Baptiste tant à l´Italie - à qui Dante et Boccace donnèrent sa langue et sa prose et dont elle fut la capitale - qu´au monde occidental auquel l´Esprit, qui a soufflé à Florence aux XIVème et XVème siècles plus qu´il ne fit jamais en aucune ville du monde, a, notamment, donné la peinture moderne (Giotto), la pensée technique moderne (Vinci) la pensée politique (Machiavel), Michel-Ange et d´innombrables génies... alors que le Nouveau Monde prenait son nom du florentin Amerigo Vespucci... Né en 1908, Yves Renouard, ancien élève de l´Ecole normale supérieure, après avoir été reçu premier à l´agrégation d´Histoire et géographie, fut membre de l´Ecole française de Rome, puis professeur à l´Institut français de Florence avant d´être nommé à la chaire d´Histoire du Moyen-Age de la Faculté des Lettres de Bordeaux dont il fut le doyen de 1946 à 1955, date de son élection à la chaire d´histoire économique du Moyen-Age à la Sorbonne. Président du Comité français des sciences historiques, Président du jury de l´agrégation d´histoire, le grand historien est mort en 1965. En couverture : réplique du David de Michel-Ange devant le Palazzo Vecchio à Florence.?Photo Claudio Cozzi.

  • Au Moyen Âge, ce sont essentiellement des hommes, et particulièrement des clercs soucieux en principe d´éviter les contacts avec le sexe faible, qui parlent des femmes. Ces sources définissent un idéal sans indiquer en quoi consiste la réalité. Les documents s´intéressent, surtout pour le haut Moyen Âge, à deux catégories de femmes, les moniales qui se sont consacrées à Dieu et les grandes dames qui manifestent des qualités viriles. Il faut attendre les derniers siècles de cette période pour qu´apparaissent vraiment des femmes de basse condition, en particulier dans les lettres de rémission. L´histoire de la femme au Moyen Âge comporte de nombreuses spécificités et Jean Verdon ne manque pas ici de mettre en valeur une thématique riche, allant des invasions barbares aux grandes découvertes. Jean Verdon, professeur d´histoire du Moyen Âge à l´Université de Limoges, est l´auteur de nombreux ouvrages : Les Loisirs au Moyen Âge (1980) ; Isabeau de Bavière (1981) ; Les Françaises pendant la guerre de Cent Ans (1991 - couronné par l´Académie Française) ; Voyager au Moyen Âge (1998) ou encore Les Femmes en l´An Mille (1999).

  • C´est un Moyen âge surprenant, tourné vers une culture populaire, que décrit ici J.P. Leguay à partir de sources narratives, de farces, de miniatures.  L´auteur  fait revivre de drôles d´individus, farceurs,  polissons  paillards, la faune des pavés, des

  • Le but de ce livre est d´aborder les questions, concrètes et quotidiennes, que se posent les hommes sur la mort. C´est une histoire des morts plus que de la Mort, même si les objets de la mort débordent largement sur le « sacré ». L´avertissement est encore nécessaire sur les limites chronologiques du thème. Seul le temps de la mort « personnifiée » est envisagé, disons pour simplifier du XIIIe siècle au XVe siècle, lorsque émerge le « macabre », que se généralise le testament et qu´avec lui s´expriment les exigences particulières des hommes. Tous les hommes ? Non ; les « masses » laissent peu de traces. Aussi est-il essentiellement question de ceux que les textes, les sources iconographiques et l´archéologie nous ont appris. Mais cela n´exclut pas l´homme ordinaire. C´est lui qui nous a intéressé, au détriment des élites. Mais n´étaient-ce pas elles qui donnèrent le ton ? Jean-Pierre Deregnaucourt est Docteur en histoire et civilisations médiévales de l´Université Charles de Gaulle/Lille III où il fut Maître de conférences avant d´être Directeur adjoint de l´Institut Universitaire de Formation des Maîtres Nord/Pas-de-Calais et Directeur du centre IUFM de Lille.

  • La fortune de Paris tient à sa destinée de capitale d'un grand pays centralisé. C'est pourquoi cette " Histoire de Paris " est d'abord une histoire politique, qui retrace les rapports entre la ville et les pouvoirs successifs qui y ont siégé. De la bourgade celtique à la mégalopole mondialisée, du règne de l'empereur Tibère au second mandat de Bertrand Delanoë, ce livre s'attache à l'empreinte que ces pouvoirs ont laissée dans l'espace urbain. Rois, empereurs et présidents ont couvert Paris de monuments ; ils ont façonné la trame même de la cité. Symbole de l'Etat, la ville est depuis huit siècles le coeur de l'Etat ; l'histoire de France s'est en grande partie déroulée sur les rives de la Seine et c'est là que se joue encore, pour une bonne part, l'avenir de la France. " C'est surtout une grande capitale, écrit Montesquieu, qui fait l'esprit général d'une nation : c'est Paris qui fait les Français ".

  • Plus de 150000 exemplaires vendus, toutes éditions confondues!!!!!!! L´histoire de la France est à la fois riche et dramatique, passionnante et complexe. En retrouvant les grands moments d´une longue évolution qui a modelé l´identité nationale, ce livre cherche ainsi à dégager les traits essentiels qui font aujourd´hui le visage de ce pays.?C´est l´occasion de souligner toutes les interrogations, tous les débats, toutes les incertitudes du passé.?Cette France n´existe pas sans les Français, sujets du roi autrefois, puis citoyens de la république française, et c´est leur vie qui est présentée ici.?Une telle histoire doit laisser aussi une place importante aux hommes et aux femmes qui ont eu la charge de gouverner, de décider et de guider leurs compatriotes, qui ont fait l´événement ou l´ont subi, qui ont accompagné ou suscité les mouvements collectifs.?Enfin il a semblé bon de situer en permanence la France dans l´Europe et le monde, et de ne jamais oublier le regard que les autres peuples ont porté et portent sur elle. Lucien Bély est né à Lyon en 1955.?Ancien élève de l´Ecole normale supérieure, il est agrégé d´histoire, docteur ès lettres et professeur à la Sorbonne.

  • La Fin du Monde a longtemps été un sujet tabou, fleurant bon le fanatisme sectaire ou l´obscurantisme. Même les religieux n´osaient plus guère y faire allusion. Trois faits majeurs, pourtant, conduisent à réviser cette attitude : depuis Hiroshima, tous les hommes, gens ordinaires ou grands scientifiques, savent que l´humanité est capable de détruire la vie sur la terre. Depuis peu, on sait aussi que celle-ci peut être anéantie par la pollution, un changement climatique ou une collision avec une météorite. La "Fin du monde" est désormais perçue comme inéluctable à long terme, probable à moyen terme, possible dans quelques années. Au Moyen Age, et même dès la naissance du christianisme, les hommes vivaient avec cette certitude de la "Fin des Temps" annoncée par les textes sacrés: la création avait eu un début; elle aurait donc une fin, aussi inéluctable pour l´humanité que la mort pour chaque individu. Leur attente inquiète était aussi une espérance, celle de la victoire du Christ revenu sur les forces du Mal incarnées par l´Antichrist. Il convenait donc de scruter les signes de son apparition. Jean Flori, Docteur d´État es Lettres et Sciences humaines a été directeur de recherche au CNRS.?Il est l´auteur de nombreux ouvrages, dont La chevalerie et Les croisades aux éditions Gisserot, ainsi que d´une centaine d´articles.

  • The history of France has been eventful and dramatic, exciting and complex. By looking at the most outstanding moments in the long process of evolution which has shaped national identity, this book attempts to highlight the main traits that have made the

  • Lorsque des écrivains flatteurs parlaient de Louis XIV comme du plus grand roi du monde, le monarque lui-même, ses sujets et nombre de ses contemporains n´étaient pas loin de penser de même. La France étant alors un pays peuplé aux armées puissantes, son

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